Bernard Bordas, la récupération comme base de l'entrainement
Bernard Bordas pratique les arts martiaux depuis l’âge de 10 ans et a été champion de karaté, avec une période au Japon de 1990 à 1998. Dans cet entretien avec Thierry, il revient sur ce que sa carrière lui a appris : la performance sportive sans récupération structurée finit par épuiser le corps, même quand l’alimentation est relativement soignée. Il décrit comment la méditation, jusqu’à cinq heures par jour à certaines périodes, lui a permis de tamponner une charge d’entraînement qui dépassait régulièrement dix heures par semaine.
Une grande partie de la conversation porte sur la charge interne et le surentraînement : ce que le corps dépense réellement pour récupérer d’une séance, comment le sommeil est le premier outil de réparation tissulaire, et pourquoi se coucher juste après un repas prive l’organisme de ce temps de réparation. Bernard illustre ce mécanisme avec des exemples concrets tirés de son travail avec des sportifs qui arrivent épuisés, couverts de tendinites, incapables de se lever avant 11 heures du matin.
La question de l’alimentation des sportifs est centrale : Bernard retrace son propre parcours, du végétarisme des années 1970 à la macrobiotique, puis vers une alimentation majoritairement crue. Il explique comment les purines issues des protéines animales et végétales concentrées s’accumulent dans un corps déjà sollicité par l’effort, et pourquoi les tendinites chroniques chez les sportifs sont souvent liées à cette accumulation acide plutôt qu’à la charge mécanique seule.
Bernard aborde aussi la dimension psychologique du culte de la performance : l’attrait pour les entraînements extrêmes, les produits dopants présentés comme des compléments, et les champions utilisés comme représentants commerciaux dans l’industrie de la diététique sportive. Il défend une pratique qui intègre le repos et la régénération comme des composantes à part entière du programme, et non comme des concessions faites à la fatigue.
📑 Au programme de la vidéo
-
🎬
0:00Présentation de Bernard BordasBernard se présente : 47 ans de pratique martiale, champion de karaté, séjour au Japon, et une approche qui intègre diététique et méditation dès le départ.
-
🧠
3:24Méditation et surcompensation de l’entraînementBernard explique comment jusqu’à cinq heures de méditation quotidienne lui permettaient de compenser une charge d’entraînement intense, et où se situe le seuil du surentraînement.
-
⚡
6:48La batterie acide : comprendre la charge interneThierry et Bernard décrivent le corps comme une batterie qu’on charge toujours en acide, et ce que ça produit quand on brûle la chandelle par les deux bouts.
-
🥦
10:12Parcours alimentaire : du végétarisme au cruBernard retrace 50 ans d’évolution alimentaire, de la macrobiotique aux céréales cuites, jusqu’au retour vers le cru lors de ses blessures et ce qu’il a observé.
-
💊
17:00Protéines, purines et tendinites chroniquesBernard explique pourquoi les sportifs qui consomment beaucoup de protéines animales ou végétales concentrées accumulent des déchets acides qui se traduisent en tendinites et fatigue persistante.
-
🌱
20:21Récupération comme partie intégrante de l’entraînementLe sommeil, la méditation et les phases de repos ne sont pas des options mais des composantes du programme, et leur absence explique l’épuisement des sportifs de haut niveau.
-
🍈
23:45Retour au cru et disparition des douleursBernard raconte comment le passage à une alimentation crue a fait disparaître ses lombalgies et ses intestins inflammés, et le lien mécanique entre digestion et douleurs dorsales.
-
💡
33:48Le mensonge des programmes de championsLes programmes d’entraînement diffusés par des champions sont conçus pour des corps sous hormones de croissance, et les appliquer sans ce contexte conduit au surentraînement.
-
🔑
37:19Cortisol, stress et récupérationBernard et Thierry abordent le rôle du cortisol dans le surentraînement et ce que le stress chronique fait à la capacité de récupération du corps.
📎 Ressources mentionnées
-
🛒
Boutique WARMCOOK (Kuvings)
10 % de réduction avec le code REGENERE10
-
🛒
Boutique VIDYA
10 % de réduction sur une sélection de produits avec le code REGENERE10
-
🛒
Extracteurs SANA (L’Échou Brave)
10 % de réduction avec le code REGENERE10
-
🛒
Application ENVOL (méditation)
30 jours gratuits avec le code REGENERE
-
🛒
Boutique du magazine Régénère
anciens numéros disponibles
📚 Tous les liens utiles RGNR
Codes promo, boutiques partenaires, réseaux sociaux, ressources : retrouvez tous les liens importants sur liens.rgnr.tv.
Transcription de la vidéo
Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.
Lire la transcription
Bonjour Bernard, bonjour Thierry, je suis ravi, on avait discuté pas mal par internet ensemble, je suis ravi de te rencontrer. Bernard, je pense qu'il y a des gens qui regardent ces vidéos qui te connaissent, d'autres qui ne te connaissent pas, est-ce que tu pourrais te présenter un petit peu ta spécialité, ton parcours un petit peu, parce que c'est particulièrement édifiant pour moi.
Mais disons que je m'appelle Bernard Bordal, j'ai 57 ans, je pratique les arts martiaux et les sport de combat depuis l'âge de 10 ans, donc j'ai eu l'approche globale de la pratique sportive et martiale en incluant la diététique, la méditation, tout le côté récupération, c'est une chose qu'on recommence à découvrir actuellement. J'ai été champion de karaté, j'ai fait de l'aïkido, j'ai été au Japon de 90 à 98.
Thierry Laleux Moi je te connaissais alors que je n'ai j'ai jamais pratiqué d'art martiaux, je connaissais tendance, c'est pour ça que j'ai été très surpris la fois où tu m'as contacté, j'ai dit wow, il y a Bernard Vandas qui me contacte, en matière d'art martiaux, tu es devenu quand même une référence en France. Bernard Vandas, j'étais beaucoup médiatisé jusqu'à il y a une dizaine d'années, après j'ai fait une tournée internationale dans les pays de l'est principalement,
et après j'ai essayé de faire du local, ça c'était une grosse erreur, j'ai essayé de faire du local en disant on va essayer d'être reconnu localement, mais nul n'est prophète en son pays, et ben là je vais repartir pour faire des tournées internationales parce que c'est beaucoup plus porteur, mais on a quand même créé un camp dans la région de Sainte, un camp qu'on appelle le camp Onoda, donc on a mis quelques vidéos sur Youtube, où justement on reprend les sportifs qui ont fait les mêmes erreurs que j'avais
fait durant mon parcours, qui est de se surentraîner, de se surcharger... Thierry, j'aimerais bien que tu m'en parles ça, parce qu'on discutait tout à l'heure et tu m'as dit un petit peu dans quel état tu récupérais les sportifs, ce que toi-même aussi tu as vécu avec le surentraînement, j'aimerais bien qu'on évoque ça un petit peu.
Thierry, c'est-à-dire qu'on a été dans la politique du no pain no gain pendant très longtemps. Thierry, ça veut dire pas de douleur, pas de profit, c'est ça ?
Thierry, en fin de compte voilà, si on n'a pas mal on n'aura pas de profit, donc si on s'entraîne et qu'on sent qu'on n'a pas mal, ce n'est pas bon. C'est pas bon, c'était une idéologie la plus prévalée.
Et puis si le lendemain dans l'entraînement on a bien mal, on s'est dit on s'est bien entraîné alors qu'en fin de compte c'est on a des inflammations, on a des micro déchirures, on a des phénomènes de surcompensation qui vont avoir du mal à se faire, et en fin de compte les chercheurs maintenant commencent à aller vers le less pain more gain, c'est-à-dire beaucoup moins de douleur, mais faire des entraînements intelligents.
On s'entraîne intelligemment et non pas on va se défouler, et justement quelqu'un qui veut se défouler, au départ c'est quelqu'un qui est stressé, qui a accumulé on va dire une charge nerveuse, voire on va dire du stress oxydatif, donc on est dans l'acidité, et le gars va se défouler encore plus.
Thierry Marceau Oui, donc ça va encore accentuer la catastrophe. Romain Collet Donc il y a ce qu'on appelle des minéraux libres qui se promènent comme ça dans la circulation, tu sais très bien, et donc le corps une fois qu'il a épuisé ces minéraux libres, ces minéraux circulants il va les chercher dans les os, dans les dents, moi ça m'a coûté toute ma dentition pratiquement, j'avais des dents à 55 ans qui étaient de 2 millimètres.
Thierry Marceau Parce que tu avais mangé littéralement tes réserves à calcium. Olivier Roland Voilà, je grinçais des dents pour libérer le calcium durant la nuit. Thierry Marceau C'est amusant parce que tu étais quand même en termes de performance sportive, tu étais quand même une sacrée référence, et il n'empêche qu'on voit que finalement il y avait la performance d'un côté, mais tu le faisais finalement au prix d'une destruction interne.
Olivier Roland Et j'avais quand même quelque chose qui m'a sauvé, c'est d'avoir, comme je te disais tout à l'heure, lancé en même temps mon besoin de performance physique, mais avec quand même la méditation qui m'a calmé, donc c'est une surcompensation en plus du sommeil.
Il y a des moments où je méditais jusqu'à 5 heures par jour, donc j'ai fait mon petit séjour au monastère, donc je parlais de Vodisalva de Muenzen, donc tu vois ce dont je parle, et puis il y a eu le côté diététique où je me suis toujours, toujours intéressé donc à ça je ne prenais pas de produits laitiers, je ne prenais pas de viande et je méditais.
Thierry Marceau Oui, donc tu avais déjà des relativement bonnes conditions, heureusement pour toi. Romain Collet C'est ce qu'on appelle aussi tamponner, tu sais, je tamponnais mon acidité par beaucoup de minéraux, donc l'équilibre acido-basique était plus ou moins compensé, mais j'avais toujours cette charge d'entraînement, je ne savais pas ne pas trop m'entraîner.
Thierry Marceau Ça représentait quoi une charge d'entraînement à une époque ? Romain Collet Alors là à la fac où j'étais à Poitiers on nous disait plus de dix heures par semaine, on rentre dans le surentraînement, c'est à dire sportif et sur le fil du rasoir, plus de 10 heures par semaine de sport intense.
Voilà, d'accord, sport intense on est plus de 10 heures par semaine en fin de compte, justement le côté sport intense est un petit peu galvaudé dans le sens où quelqu'un qui est déjà très fatigué, il n'a pas besoin de faire du sport intense pour être en acidité.
Thierry Marcet Oui d'accord, c'est par rapport là où on démarre. Paul Lemaire Par rapport à la charge interne. Thierry Marcet Oui, c'est une notion intéressante. Et ça, on n'en parlait pas, la charge interne et le surentraînement.
Là, je l'ai eu dans mon diplôme universitaire de préparateur physique et je l'ai reçu cette année encore, il y a encore trois semaines, dans mon début de nutrition, micronutrition avec le docteur Denis Richet, entre autres. Est-ce que tu peux en parler de cette charge-là?
Cette charge interne, en fin de compte, c'est une charge nerveuse. Donc, ça s'évalue avec ce qu'on appelle des pommes. Ce sont des questionnaires. on essaie d'évaluer un petit peu la charge de stress de la personne.
Par exemple, vous vous dites je vais aller à l'entraînement, j'ai la super patate, tout d'un coup vous recevez un coup de téléphone, tu sais, ton crédit est refusé ou ta voiture n'est pas prête, et là on n'a plus de jambes, on n'a plus rien, comme quoi tout est émotionné, alors d'abord ça se passe au niveau du ventre, on le sent dans les intestins, ça bloque à ce niveau-là, au sternum, on arrive à l'entraînement, la semaine avant je soulevais 60 kg, je m'étais dit je vais faire 65 parce que
j'ai surcompensé, et en fin de compte à 60 déjà je commence à trembler, et j'ai des maux de tête parce que super acidification, décalcification, on arrive à l'entraînement on est déjà fatigué, on va on baille, on a un sac de muscule on voit qu'il baille, voilà donc moi j'étais plutôt dégouté.
Thierry Marcet. Et puis l'entraînement ne vient que rajouter une charge acide à ce qui était déjà très acidifié. Olivier Roland. Tu parlais de ça, moi par exemple je donnais 20 heures de cours jusqu'à l'âge de 55 ans, je donnais 20 heures de cours par semaine, donc c'était Budo Taijutsu, Ninjutsu, Kapora, Sambo, je suis bref d'état de Sambo, la self-défense, de l'acrobatie tous les dimanches, on faisait des parcours avec les enfants, j'ai un kid, et moi-même je marchais jusqu'à la salle
de muscu tous les jours pour aller m'entraîner, donc j'avais une heure de marche, une heure et demie de muscu, une heure de marche, et je ne pouvais pas m'en passer parce qu'on est bien dans cette acidité.
C'est dans un moteur. Stimulation permanente. Je comparais à la batterie dans laquelle tu mets toujours de l'acide, Donc c'est bien, les foires sont toujours à fond, mais on brûle la chandelle par les deux bouts.
Donc on a beaucoup de lumière, parce que justement on est vraiment dans le sombre, on a beaucoup de lumière, mais par contre on brûle deux fois plus vite, et je parle d'on est dans le sombre parce que je pense que beaucoup de gens qui sont déconnectés du spirituel par exemple, d'une certaine lumière, ils vont aller chercher cette extravagance dans l'entraînement, dans la nourriture.
Oui, ce catharsis un peu. Thierry, à ton niveau, tu as pas mal évolué au cours de ces années au niveau alimentaire, j'ai l'impression même que tu as accentué là actuellement dans tes stages, tu me disais que tu mettais beaucoup plus de crues, qu'est-ce que tu as vu comme influence dans ta vie ?
Thierry, j'ai évolué et involué, je ne sais pas comment on pourrait dire ça, c'est-à-dire qu'au départ j'étais végétarien dès les années 70, 68, 69, 70 j'avais une voisine qui était professeur de yoga, et là j'étais très cru, je mangeais pratiquement que des légumes, des fruits, tout ça, je trouvais ça extraordinaire, jusqu'en 78 où là je me mettais à la macrobiotique et je me suis mis à manger tout en cuit par exemple, énormément de céréales,
et en fin de compte je n'avais pas trop compris parce qu'en macrobiotique c'est un petit bol de céréales avec une quantité de légumes cuits, crus et en pickles, et puis 10 % de produits animaux par exemple, et moi je prenais carrément un saladier de légumes, un saladier de salade avec très peu de légumes.
Thierry Samitier-Leclerc Oui, un gros saladier de céréales et très peu de légumes parce que d'abord les légumes bio on n'en trouvait pas dans les années 80 dans ma région, et donc je mangeais pratiquement au régime numéro 7, 190 % ou 100 % de céréales pendant très longtemps, et j'ai eu des limbagos, des inflammations au niveau intestinal, des gaz extraordinaires, et le mélange légumineux céréales dont tout le monde prône, et j'en entends,
j'en entends et j'en vois encore sur internet. Chez les végétariens, c'est terrible, c'est une catastrophe. Je ne trouve pas ça extraordinaire. D'ailleurs, tu parlais de surentraînement et je prends l'exemple, il y a deux ans justement, d'où mon replongement dans le cru, c'est qu'en fin de compte, il y a un an et demi, deux ans, je me remets à refaire de la musculation dans une salle Et mon bras se baisse, donc je faisais des séries de 20 kg en soulevé comme ça.
Et la troisième série, le bras s'est baissé et je m'étais carrément déchiré. Je ne sais pas si c'est le rond de bouillie ou le petit rond. A la fin, tous les kinés me disaient il faut se faire opérer, tu verras.
Alors pendant un moment, j'essayais de bloquer le bras, mais ça faisait une épaule gelée donc c'était pire. Je me réveillais à 1h, 2h du matin en hurlant toutes les nuits, toutes les nuits, toutes les nuits.
Et puis un beau jour, je me suis dit tiens si j'arrêtais le soja. parce que j'étais presque à 70 % de soja en alimentation, en yaourt, en tofu, en pousses de soja, etc. Et puis à partir de là ça allait beaucoup mieux, parce qu'il y a beaucoup étonné le docteur Denis Richet d'ailleurs qu'il m'a dit tu as tout supprimé, je lui ai dit même les protéines Sun Warrior, un masque de poids etc.
que j'ai testé, le moindre petit poids que je prends maintenant je me réveille avec la douleur. Thierry Samitier – Mais tu sais, on a fait tout un mythe de la protéine pour le corps humain, alors c'est l'un des nutriments les moins essentiels pour le corps, on en a besoin d'une petite quantité, mais c'est certainement l'un des nutriments les moins essentiels.
Thierry Marceau- Le mouche a besoin d'ATP, point. Mais pour l'ATP il va le prendre dans la glycogénèse avec le sucre qui est stocké dans le foie sous forme de glycogène, tous les fruits, tous les légumes, tout ce qui est riche en sucre il va en avoir besoin, quand il commence à faire la néoglycogénèse, ça veut dire qu'il va commencer à attaquer un petit peu les protéines, là ce n'est pas bon parce qu'il y a énormément de déchets.
Il y a énormément de produits, des déchets. Plus les déchets de la viande ou les déchets des petits poils et purines, du soja, plus l'entraînement qui fait que les sportifs qui ne sont pas végétariens, et j'en vois beaucoup qui viennent à mon camp justement en me disant je veux faire de la survie, je veux me retaper et tout, ils ont tous des tendinites, ils ont tous des maux de tête, ou alors ils sont constipés pendant 3-4 jours, ou alors ils dorment le matin jusqu'à 11 heures, ils n'arrivent pas à se lever.
Parce que quand ils arrivent à ton corps d'un seul coup la stimulation est coupée, ça doit leur faire un sacré choc. il n'y a plus d'ordinateur, il n'y a plus d'électricité, Thierry. Oui, parce que tu fais un vrai camp.
Romain. C'est un vrai camp où on a un petit bois à côté, on fait le jus à la machine, on prend les herbes au tuyau à la main, Thierry. Le jus à l'extracteur ? Romain. À la main.
Thierry. D'accord. Romain. Et ça c'est, on prend notre temps et alors... Thierry. Ça doit faire une sacrée différence, ils ne doivent pas comprendre ce qui se passe. Romain. Mais comme je disais, les parisiens quand ils arrivent ils sont étonnés parce qu'ils passent du bruit, je me souviens d'un ami qui passait ses études à Paris, quand il arrivait, il marchait dans la campagne comme ça, non-stop, il entendait encore le métro.
Il passait du, on va dire en 5-6 heures, il passait du bruit du métro à la plage ou dans les bois et il dit quand je ferme les yeux, la nuit j'entends encore le métro comme Alain Bombard qui entendait le métro sur son radeau.
Et effectivement il y a cette espèce de corps qui se purge de toutes ces toxines et le bruit c'est quand même assez l'agressivité, ça fait partie de la charge interne. D'accord, une charge interne de stimulation permanente. Tout en tout temps, donc l'ordinateur avec ses vibrations, les néons, les lumières, les affiches, les informations qu'on trouve, y compris en mettant la radio sur l'autoroute, en regardant les panneaux, tout ça, donc toutes ces informations s'accumulent en fin de compte, s'accumulent et quand on arrive dans les bois.
Ce n'est plus là et on mesure effectivement l'état interne de l'individu. Ce qui est extraordinaire aussi, c'est quand ils sont dans un coin qu'ils regardent les villages au fond, on voit les clochers sur des kilomètres, alors qu'eux ils voient toujours… – Oui, c'est une courte vue d'habitude.
– Une courte vue, et ça me rappelle une émission où ils parlaient des gens qui arrivaient en prison, ils remettaient un livret en disant vous allez être aveugle, parce que vous allez voir toujours un mur à 2 mètres, un mur à 50, 3 mètres, et donc forcément votre vision va baisser parce que vous n'aurez plus la vision du loin.
– D'accord, il y a une atrophie de cette fonction là aussi. C'est comme Véronique Logan qui dormait dans 100 jours dans des grottes, où il y a une espèce d'équilibre qui se fait, on avait des jours qui duraient 36 heures, des nuits qui duraient jusqu'à 20 heures, etc. Elle dit quand on nous lâche on est vraiment homéostasie, mais quand on va dans les grottes c'est encore une autre homéostasie.
Thierry Calvetti- Oui, d'accord, une adaptation. Et donc dans tes cas finalement il y en a qui arrivent et qui passent leur temps à dormir j'imagine. Il y en a beaucoup qui dorment, il y en a qui sont en manque de téléphone portable, qui vont dans leur voiture faire leur ordinateur parce qu'on voit que ça leur manque, ils sont stimulés, parce que la confrontation avec son réel état de fatigue est trop important finalement.
Thierry Marceau- Déjà ça, et puis comme je le disais c'est une drogue, alors il y a un truc extraordinaire, on s'est aperçu que plus un produit est toxique, plus on est accro. Ça c'est extraordinaire.
Thierry Marceau- C'est magnifique, en termes d'alimentation, en termes de mode de vie. Thierry Marceau- D'export, plus. Mais moi je pense que c'est parce que les produits qui sont antiphysiologiques quelque part, eh bien, ils étaient rares, quasiment absents dans notre environnement, donc ils jouent un rôle de fascination, tu vois, c'est fascinant parce que c'est des choses qu'on ne devrait pas avoir, les choses qu'on a, des salades ou des feuilles vertes,
tu en as partout, tu les foules tout le temps au pied, donc au niveau alimentaire ce n'est pas le truc qui va t'exciter particulièrement. Par contre un paquet de chips dans un environnement forestier c'est hyper rare, Donc là tu vas avoir un attrait, une attirance, une addiction à ça qui va être totale, parce que normalement dans l'environnement ils devraient être quasi absents, mais là comme maintenant finalement on les a rendus routiniers dans notre alimentation, on a toujours cet appel très fort vers ces produits qui devraient être
exceptionnels voire quasi absents, et par contre dans les conditions d'accessibilité ont complètement changé. Thierry Marcet-Lambert il y a plus de poison que de choses bonnes maintenant, comme je dis quand je vais dans un supermarché c'est pour acheter des lames de rasoir, Mais bon c'est quand même assez stressant et on parlait de stimulation et sur-stimulation il y a un rapport avec le déficit en dopamine par exemple, alors nous on prend l'exemple ce que j'avais trouvé extraordinaire c'est que vous avez deux personnes qui vont courir
qui se connaissent habituellement et puis il y en a un qui est en déficit en dopamine et l'autre il dit tout va bien, alors celui chez qui tout va bien au bout d'une demi-heure il dit bon moi je suis crevé j'en peux plus j'arrête alors que l'autre qui est en déficit en dopamine, au bout d'une demi-heure il dit arrête, et c'est maintenant que moi je me sens bien, et c'est là où ça ne va pas, parce que c'est là où justement il accroît à ce qui est délétère.
Thierry Marceau. Exactement, on le voit beaucoup au niveau des sportifs. Alexandre Vizorek. Et les ultras, ceux qui font beaucoup de choses comme ça, qui courent une heure tout le temps. Thierry Marceau. Je connais, quand tu me parlais de surentraînement, à un moment j'avais à peu près 3 heures de course par jour, et je ne prenais pas les jours de repos sur la semaine, donc ça faisait 21 heures de course par semaine plus, les étirements en plus.
Ceux qui font les marathons travaillent beaucoup comme ça, mais quand on leur dit qu'il faut se reposer, ils disent oui, je vais juste 5 km le matin. Non, se reposer c'est rien, ce n'est pas être devant l'ordinateur, c'est se reposer, c'est se faire un petit bain chaud, se faire une serrure de massage.
Quand on est dedans, et puis c'est vrai que c'est une boucle infernale, c'est que plus on est épuisé, plus on a besoin de cette stimulation pour arriver à survivre, et moi j'en étais arrivé, c'est la blessure qui m'a sauvé la vie en fait on va dire, parce que là je suis arrivé face à une impossibilité physique, mais effectivement j'ai connu cette spirale infernale dans laquelle finalement on sent que si on ne va pas courir, si on ne va pas s'entraîner...
Thierry Marxer-Lacroix On va perdre, c'est la peur de la perte. Thierry Marxer-Lacroix La peur de la perte, et puis on n'a pas de peps, on se traîne sur la journée, alors que là on se dit bon allez, j'y vais, je tape, et puis après ça ira mieux.
Effectivement parce qu'on stimule l'organisme qui est déjà épuisé, qui n'a plus cette ressource pour produire tous ces neurotransmetteurs, et en le forçant finalement on force la production, mais on creuse encore un peu plus, ça tombe quoi.
Thierry Pichard Et puis cet accroc aux produits toxiques, on le voit par exemple le type qui dit moi je prends de la protéine avant d'aller m'entraîner, alors je lui dis maintenant la protéine c'est quelque chose qui est dur à digérer, qui va créer des déchets, qui va fatiguer l'organisme, comment ça peut donner de la pâte ?
Thierry Pichard C'est juste un stimulant. Thierry Pichard Oui, mais en plus si tu regardes sa protéine, c'est des produits à 70 % de sucre, de glucose, de glucides et tout, et 15 % de protéines.
Thierry Pichard Donc en fait oui, c'est du sucre. C'est du sucre, sauf que c'est du sucre de relativement mauvaise qualité, alors qu'en se dirigeant vers des fruits par exemple ça donnerait...
Thierry Leccet. Oui, mais bon, il y a marqué muscu, puis il y a un type qui est comme ça, qui pose devant un produit qui vient de sortir, et que le type ça fait 12 ans qu'il se fait des piqûres d'hormones de croissance, donc il ne peut pas être le produit de ce produit-là, quelque part. Thierry Macron.
Et toi au niveau des gens que tu entraînes, que tu suis un petit peu, ce message arrive à passer, tu arrives à le faire passer, tu arrives à voir des gens qui vraiment changent, parce que le culte de la protéine en matière de sport, de sport de haut niveau il est prégnant.
Thierry Leccerci Alors quand j'ai la personne en face de moi j'arrive assez à convaincre et à expliquer, quand ça se passe sur Facebook je me fais insulter. Thierry Leccerci J'imagine, ça va gêner des gens en plus, parce que tu n'es pas sorti de nulle part, tu as un an donc quelque part tu puisses tenir ce discours, ça doit. Thierry Leccerci Alors souvent on me dit quand tu parles d'entraînement c'est bien, mais quand tu parles de diététique, tu as ton truc, alors quelle est la différence entre
l'entraînement et la diététique ? Quelqu'un qui s'entraîne 12 heures par jour et qui mange mal, il va au suicide, il va... Thierry Marceau D'autant plus que souvent les sportifs qui s'entraînent beaucoup ont besoin de consommer beaucoup, s'ils consomment beaucoup de produits délétères, alors l'accumulation de produits toxiques va être d'autant plus grande.
Moi je pensais toujours à ça quand on me disait que par exemple les coureurs du tour de France ils consommaient 11 000 à 12 000 calories par jour, je me disais si c'est 12 000 calories de produits extrêmement toxiques, l'accumulation de déchets dans l'organisme va être maximale, c'est terrible. Il y a eu des expériences où ils allaient jusqu'à bien plus que ça, voire le double de calories parce que c'était des australiens qui testaient des trucs comme ça, et en fin de compte on s'aperçoit qu'on
parle uniquement en calories, et quand on parle uniquement en calories on parle en charbon, Thierry Marc, on parle en macronutriments pas en micronutriments. C'est ce qui faisait que hier moi je disais finalement à la conférence, on est pléthorique en termes de calories et on est dénutrié en termes de nutriments, on n'a pas de minéraux, c'est vide. Thierry Marceau Si on veut des calories on boit de l'huile avec du glucose.
Thierry Marceau Et c'est réglé, on n'en parle plus. Thierry Marceau Si on ne parle que de calories, mais en fin de compte le problème c'est qu'on est un tout, et comme je dis je n'ai jamais vu un sportif qui allait essayer la méditation, les massages, le cru, la boite de musculation quand il faut, sauf à part notre ami qui fait des bars fixes, je l'ai encore vu il et j'ai parlé de son nom qui est extraordinaire.
Thierry Samitier-Richard, très impressionnant, un végétalien là, un végétalien très rasé, extraordinaire. Thierry Samitier-Richard, on m'a envoyé sa vidéo qui a une maîtrise, Thierry Samitier-Richard, je vais voir son site en Corée de l'Indonésie.
Thierry Samitier-Richard, son nom m'échappe, mais on m'a envoyé aussi une vidéo, Thierry Samitier-Richard, absolument impressionnant en termes de performance et de contrôle de... Thierry Samitier-Richard, Medrano un nom comme ça. Thierry Samitier-Richard, Medrano, Medrano, Medrano, C'est vraiment extraordinaire, donc pour moi quand je le vois, je me dis voilà, ça c'est quelqu'un à mon avis, il ne doit pas être dans la surcharge, il ne doit pas être dans le… Thierry
Marceau On ne peut pas arriver à des performances pareilles. Thierry Marceau Il arrive à faire l'équilibre, mais c'est encore une exception, l'exception ce n'est pas le sportif végétalien comme dans l'émission qui a eu sur France 2 que j'ai vu, ce n'est pas l'exception le sportif végétarien, pour moi l'exception c'est celui qui a compris qu'il ne faut pas trop s'entraîner, qu'il faut se reposer avec du vrai repos et qu'en fin de compte, il faut se mettre un temps, un temps de repos,
vraiment un temps de recharge, un temps de cicatrisation. Par exemple, si on dort juste après manger, le temps, il va être à la digestion. Si on se couche à 9h, si on mange à 9h et qu'on se couche à 11h, on va dire à la rigueur, peut-être que la personne a eu le temps de digérer. Si on mange à 7h et qu'on se couche à 9h, je pense que c'est mieux.
Et vraiment, pendant qu'on dort, on se répare. Mais quelqu'un qui se lève le matin en disant je suis fatigué, j'ai encore mal au genou, c'est quelqu'un qui s'est couché après manger et le corps il a passé son temps à éliminer les toxines de la nourriture, il n'a pas eu le temps de réparer.
Le temps de sommeil c'est un temps de réparation. Maintenant, si cette personne va se mettre à méditer une demi-heure le matin et une demi-heure l'après-midi, est-ce qu'il va rattraper son sommeil, est-ce qu'il va rattraper sa récupération, sa cicatrisation ?
S'il fait un bain chaud ? Le mieux c'est quand même de se coucher et pas tout de suite après manger. Voilà, d'arriver à combiner un petit peu, et c'est vrai qu'arriver à intégrer dans la pratique sportive non pas uniquement la recherche de la performance pure, en oubliant ce qui va venir ensuite, mais en intégrant toutes ces phases de récupération, en fait on oublie que dans l'entraînement il devrait y avoir la récupération, c'est-à-dire dans le temps d'entraînement il devrait y avoir le temps de récupération.
Thierry Marceau-La récupération fait partie de l'entraînement, c'est-à-dire dans un programme d'entraînement on fait des programmes de récupération, on s'aperçoit que les sportifs de haut niveau sont sur le fil du rasoir, ça veut dire point de vue équilibre acido-basique, que le moindre excès et boum, ils tombent, mais on s'aperçoit aussi qu'ils sont comprimés comme une éponge, et dès qu'ils arrêtent, ils gonflent. J'ai vu une photo dans le dernier numéro de Sporivy où il parle d'un sportif qui a tout de suite après sa
retraite fruit du ventre, et en fin de compte c'est ça, on est comme une éponge, et dès qu'on ne fait plus attention, on se dit bon, ce n'est pas une question de dire je mange plus, c'est une question de dire je brûle moins, je mange comme si je faisais de l'entraînement, ça c'est une grande erreur quand même.
Oui, de ne pas changer parce que le métabolisme a complètement changé, les besoins d'individus ont complètement changé. Si ils s'écoutent et s'ils mangent du cru, il n'y a pas de problème, s'ils se disent tiens je vais manger des tartines de pain beurré ou du fromage, là il y aura aussi ce côté est-ce que j'ai assez mangé, puisqu'il n'y a plus de leptine, donc est-ce que j'ai assez mangé, si je n'ai plus de voyons allumés qui me disent stop, stop, tu as assez mangé,
on continue, c'est un petit peu le principe. Oui, c'est comme ça qu'on se fait avoir. Il n'y a pas de leptine, mais en plus il y a les produits glutamate, aspartame, qui sont des exciteurs alimentaires, et puis le sel, plus de sucre, plus de sel, plus de glutamate, plus d'aspartame, bien cuit, ça c'est, on donne ça à un gamin, il va manger ça pendant des heures.
Il ne s'arrêtera pas jusqu'à ce que son ventre est explosé. Et j'ai fait une formation d'alcoologie dont j'en ai parlé tout à l'heure, et c'est vrai que le docteur Irampour nous disait, vous prenez des animaux comme ça, et vous mettez des hommes, on va dire dans des cages, expérimentation, et vous donnez tout plein d'aliments, tout plein de choses comme ça à des animaux, chaque animal va manger sa nourriture spécifique et il va boire de l'eau.
L'eau dont on a besoin. L'homme, on va lui donner de l'eau, du vin, de l'alcool, de l'alcool fort, des produits crus, des produits cuits, on peut dire presque aussitôt il va aller vers l'alcool, le sucre, les produits cuits.
Il ne va pas s'arrêter, il ne va pas dire tiens je vais en garder pour demain tout ça. Alors que même les côtés bénéfiques du vin ont été mis, je ne sais pas si c'est par l'OMS ou la Food and Drug Administration, on disait il faut prendre un peu de vin pour l'éthanol. – L'éthanol dans le jus de raisin, dans les grains de raisin c'est fallacieux.
– Alors on disait oui grâce au catecholamine, oui mais c'est quand même de l'éthanol, quoi, donc l'éthanol va bouffer tout ça, l'éthanol va purger l'estomac, c'est un produit toxique pour le corps, donc ça va direct au cerveau, ça va direct dans les intestins, ça va brûler quelques neurones, on pourrait dire.
Donc l'éthanol est un poison qui met, je ne sais plus combien de millième de seconde pour tout de suite avoir un effet sur sur la pensée. Et donc, oui, tout ce qu'on croyait, tout ce qu'on croyait être juste, qui faisait la richesse de notre cuisine.
Malheureusement, on s'aperçoit que c'est basé sur des toxiques. on va falloir y aller, un petit peu comme j'ai fait, comme je t'ai dit, j'étais vers le cru, je me suis remis quand même en étant végétarien à manger du cuit, et quand j'étais blessé, je me suis remis vers le cru, et là je n'ai plus mal du tout, j'ai repris l'entraînement, je n'ai plus de douleur, j'ai plus les intestins gonflés qui me
faisaient des lambagos, dès que je soulevais des poids trop lourds, j'avais les abdos qui se contractaient, ça me poussait la masse des intestins sur les muscles du dos, le lendemain j'avais des lambagos.
Les douleurs de dos, on en parlait tout à l'heure, mais il y a très peu de gens qui savent à quel point les douleurs de dos sont avant tout souvent des douleurs d'intestin, problème de gaz dans les intestins, problème d'inflammation. On dit 80 % des français ont les intestins inflammés ou en hyperperméabilité, et donc on fait le compte, c'est commun. Maintenant quand on voit quelqu'un, un client, un patient, on lui fait faire un questionnaire et on s'aperçoit 9 fois sur 10 il est en déficit de neuromédiateur et il est en
hyperperméabilité intestinale. Thierry Lecce L'un et l'autre étant corrélés d'ailleurs. Thierry Lecce De toute façon, de toute façon. Et au niveau de tes stages, tu arrives à proposer aux gens d'une transition alimentaire, ils le vivent comment ? Thierry Lecce Déjà quand ils arrivent on emmène des bananes, on emmène des pommes, on emmène des carottes, on découpe, on fait nos jus, on a des plantes sauvages autour, et c'est vrai que le dernier stage par exemple,
on a fait surtout des plantes sauvages, c'était extraordinaire. Alors en général on perd 5 kilos en une semaine, si on est bien en excès d'eau parce que c'est aussi ça, excès d'eau et excès d'inflammation donc d'odème et d'eau, tout est relié, tu as raison, et les gens qui viennent ils savent déjà, ils savent déjà en gros qu'il va y avoir un peu d'entraînement, il va y avoir du mouvement régénérateur, on travaille avec du mouvement régénérateur,
je ne sais pas si j'en ai parlé, on fait la machine de Kim et on le travaille avec les mains, J'avais appris ça d'Hiromu Shizuki en 71-72. Oui, la key machine c'est une machine qui donne un mouvement d'oscillation, moi j'en ai une à la maison, j'aime beaucoup. Quand ils viennent chez moi, donc ils dorment la veille chez moi, on leur fait faire la key machine, on travaille sur le mouvement régénérateur, le mouvement régénérateur c'est un petit peu remettre tout le système en héméostasie, c'est-à-dire on déconnecte ce qu'on
appelle le pyramidal, et on est conscient de ce qui se passe mais le corps se met à bouger automatiquement comme un enfant va bouger dans le lit, on va le retrouver de travers le matin.
alors on va le remettre droit, il va se remettre de travers et puis en fin de compte... Oui c'est une moustasie du mouvement. Exactement, et d'ailleurs en expérience du mouvement régénérateur, ça s'appelle le Katsuganundo qui vient du Saitai japonais, et donc il y avait une maman qui avait attaché son enfant dans le lit pour pas qu'il se retrouve de travers etc. et pourtant il tombait pas puisque c'était des foutons, des lits japonais directement posés sur le sol, mais elle avait réussi à
l'attacher et en fin de compte l'enfant tombait tout le temps malade. D'accord, et une fois qu'elle l'a libérée... Voilà, c'était le cours. Vous libérez le mouvement, libérez le potentiel de moustasie dans l'individu.
Voilà, alors il faut, si on arrive à, comme je disais dans un de mes derniers mails, plus on se sensibilise et non pas plus on cherche à se durcir, que ce soit en musculation, que ce soit en sport de combat, on cherche toujours à se durcir, et en fin de compte je pense que c'est une grosse erreur parce que comme disait la haute sœur reprise par Bruce Lee, le faible est toujours plus fort.
plus on est rigidifié, plus on est sujet aux fractures, aux blessures. Thierry Marceau On casse de la glace, mais on ne casse pas de l'eau. Thierry Marceau Tu peux taper dans l'eau, mets la glace, tu la transportes et tu la mets dans tous les récipients, alors que de l'eau, l'esprit rigide c'est de la glace aussi.
L'esprit qui est formaté, rigidifié, sclérosé, pour lui faire apprendre quelque chose. Thierry Marceau C'est un esprit aussi qui va être face à la confrontation qui peut casser d'un seul coup, parce qu'il n'a pas cette malhabilité, il n'a pas cette souplesse finalement.
Thierry Marceau- Parfois c'est salutaire parce qu'une fois qu'il a été cassé, la chaleur de l'amour, de la compréhension, c'est pour ça que d'être bien entouré c'est très important, c'est très important d'avoir cette chaleur qui va faire fondre la glace, qui va te permettre de t'adapter et de mieux comprendre, parce que tout ce qu'on apprend déjà qu'on nous force à nous apprendre, on s'est aperçu qu'on ne peut pas, ce n'est pas bénéfique, on ne retient pas si on nous gueule dessus,
si on nous oblige à faire des entraînements ils sont jamais bénéfiques et donc il faut beaucoup de compréhension et je pense que c'est quelqu'un qui vient pour apprendre il faut qu'il soit déjà dans un état d'ouverture donc je pense qu'il y a déjà un travail déjà avant petit à petit les gens arrivent et puis alors bien sûr la souplesse on la travaille dans tous les sens du terme, on la travaille physiquement, mentalement et c'est tout l'adaptation elle est là,
je ne pense pas que le maître Koshito disait en parlant du qui, il travaillait sur le qui, il disait le corps est le reflet de l'esprit, donc si vous regardez dans un miroir votre main, si votre main tombe, le reflet tombe, et si le reflet est tombé, c'est que votre main est tombée, donc si vous êtes rigide dans votre corps, c'est que vous êtes rigide dans votre tête, et si vous êtes rigide dans votre tête, c'est que votre corps aussi est rigide, on arrive à voir,
c'est pour ça que quand le stagiaire vient au camp, il ne faut pas une heure, c'est le principe du diagnostic oriental, là il y a les reins qui ne vont pas. Et puis après, il y a le test sur place, on voit que la personne a du mal à, moi je me souviens d'une personne qui est venue, on commence à faire l'entraînement le premier jour à Jean, donc puisqu'on dit attendez, jusqu'à 11 heures tu es sous cortisone, on va en profiter,
on va, et le type à 10 heures du matin, il fait 10 secondes de parcours d'entraînement, 10 secondes peut-être pareil, et puis il fait moi ce n'est pas avec la banane que j'ai mangé hier soir, la pomme et la banane et les carottes que j'ai mangé hier, non, au moins il me faut du solide.
Et le gars il est parti et puis il est revenu on va dire 2-3 stages après, il a tenu, ça a été très dur pour lui parce qu'il avait quand même pas mal, il était sous méthadone, il était sous pas mal d'autres médicaments, et je l'ai revu après, une lumière, il est venu me voir, il m'a dit qu'il m'a sauvé la vie, Moi franchement, c'est mon meilleur cadeau de passer de quelqu'un où jamais j'aurais cru que franchement, bien sûr, sinon je n'aurais pas cru,
je n'aurais pas proposé, mais tout de suite l'échec, il a eu le premier jour tout de suite l'échec, il a dit non, moi je ne peux pas, il me faut ça, il me faut, j'ai besoin de ça.
Il revient, méditation, ça allait, massage très bien, travail sur le mouvement régénérateur, ça allait. Les efforts, ça a augmenté sa charge interne donc évidemment c'était pas ça.
Mais après je l'ai revu, la peau toute lisse, il n'était plus gris, il était vraiment rosy par l'effort parce que je le voyais marcher dans les rues comme ça, excuse-moi j'ai pas le temps, je vais faire ça, mais vraiment tonique et tout, ça m'a réveillé voir au forum des associations, elle avait les larmes aux yeux.
Moi je dis bravo, franchement, parce que moi je montre la voie et je dis voilà, vous faites ça pendant cinq jours ou dix jours si vous faites de stage, après moi je suis disponible, mais c'est à vous d'entretenir ça.
Thierry Samitier de rentrer dans cette démarche de régénération, donc d'entraînement qui intègre la régénération, qui intègre le repos, c'était vraiment... Thierry Samitier La régénération et le repos, c'est comme disait Hippocrate, je veux bien vous aider à guérir mais il faut que vous arrêtez de vous rendre malade.
Donc c'est quelqu'un qui ne se repose pas et qui mange du cuit, qu'est-ce qu'on peut pour lui ? À part l'écouter, à part lui dire bon écoute, ça fait là, ça fait deux heures que je t'écoute.
Mais il ne faut pas dire toujours oui mais moi j'ai besoin de mon cuit, j'ai besoin de mes chips. Moi si je n'ai pas le café le matin, ça ne va pas. Je dis ben oui mais tu es en déficit d'opamine, il te faut quelque chose pour te lever le matin, ce n'est pas normal.
ou les gens qui me disent moi je n'arrive pas à dormir, et bien oui, mais là il y a le panneau, le sérotonin, le kétchup. Thierry Samitier-Lacroix Il y a difficilement le transmetteur là aussi.
Olivier Roland Là aussi, donc il faut enlever les poisons, il n'y a pas d'autre solution. Thierry Samitier-Lacroix Il n'y a pas d'autre solution, il faut enlever ce qui est inadapté pour l'être humain, et par rapport à l'entraînement ça m'intéresse beaucoup, et je te remercie pour ton témoignage là, parce que le message passe au niveau des sportifs, parce qu'à la fois c'est des gens qui veulent faire bien pour leur santé et pour leur corps parfois, et qui vont à l'inverse de ce qu'ils
devraient être, donc ça c'est absolument terrible. Thierry Coulon-Rachette Alors, tout à fait, il y a deux choses, il y a le sportif de haut niveau qu'on va pousser, et après on va dire merci, gentil d'être venu, et le type, bon s'il n'a pas été bourré de médicaments c'est déjà bien, sinon, si vraiment il arrête totalement, si vraiment il s'écoute, si vraiment il est suivi psychologiquement, s'il est suivi avec des bons
nutritionnistes etc. il va s'en sortir, sinon il va dépérir, c'est le kleenex qu'on a poussé à fond pour avoir une médaille, on l'a jeté après, on l'a utilisé durant 5-6 ans où il était performant et puis après on le gère, comme je disais il est sur le fil du rasoir pendant ces 5-6 ans et donc si on le libère et qu'il n'est pas suivi, il va tomber dans la drogue, dans l'alcool, dans la stimulation, il sera en ville de stimulation, il y a pas mal de sportifs qu'on retrouve
overdose cocaïne chose comme ça aussi. Donc c'est un petit peu le problème. Et puis, par exemple, ça je parle des professionnels, ça c'était pour les professionnels. Pour les amateurs, on peut dire une phrase qui a tourné pas mal durant la fac de nutrition dernièrement, c'est le sportif, s'il n'est pas coaché, s'il n'est pas suivi, le sportif amateur s'entraîne trop.
De toute façon, parce qu'il va chercher sur Internet, il va chercher des modèles professionnels, je prends simplement au muscu, le type il ouvre un livre de bodybuilding, il voit des types avec des bras comme ça, des pecs comme ça, il dit je ne m'entraîne pas assez, je ne mange pas assez, mais ce qu'il ne voit pas c'est que ces entraînements-là c'est fait par des gens qui sont sous hormones de croissance, sous théorie d'anabolisant, donc lui s'il veut faire pareil il va se
brûler parce que l'hormone de croissance se permet une récupération plus rapide, ça fait faire grossir les fibres musculaires. C'est ça un petit peu le problème, c'est que c'est du mensonge, c'est faux, ce n'est pas les produits X machin truc, c'est du business, c'est pour vendre des produits et ainsi de suite.
D'ailleurs ça a été révélé dans un livre qui s'appelle Black Prince de Robbie Robinson, un ancien culturiste, donc je ne vais pas citer la personne, mais qui dit que la telle personne a développé des chaînes de magasins, des produits diététiques et des magazines diététiques pour faire du business, mais tous ces champions...
Thierry Leccercie Oui, ce sont des représentants de commerce. C'était des représentants de commerce suivi aux anabots, aux séries de... Thierry Leccerzei C'est un appel vraiment pour une pratique physiologique du sport et de l'activité physique qui peut permettre vraiment un développement, et donc je suis ravi que tu puisses porter ce message, je te remercie.
Thierry Leccercie Je pense que c'est important pour éviter que les gens tombent dans le... Et puis qu'il se renseigne sur ce que c'est que la charge interne, ce que c'est que le surentraînement et le stress, le rôle du stress dans le surentraînement, on en a parlé hier avec le cortisol, le cortisol c'est quelque chose qui est très bénéfique dans le sens où ça dure quelques instants, ça va nous pousser, je me bats ou je fuis, ça va nous augmenter,
Thierry Marmont qui a son sens. Voilà, elle est là pour nous booster notre pouvoir de décision, on est comme ça, on est beaucoup plus affûté, on entend tout, on voit tout, on sent tout, comme quand il parle de 300, on sent le froid sur la peau, le sable ou la neige sous les pieds.
On est là, on est dans le stress du cortisol et tout de suite, on doit prendre la bonne décision. Qu'est-ce que je fais ? J'attaque ou je fuis. Dans le film 300, il tue le loup, je ne sais plus quoi, ou le lombre.
Et là, on fait une compte, c'est nécessaire le cortisol. Mais quand on est enfermé dans ce qu'on appelle le circuit cortisol, on est assis devant l'ordinateur, On a des gens, des patrons qui nous poussent, on est dans une usine avec un contremède qui nous pousse, on est sur une plateforme téléphonique avec des gens qui disent « il faut faire du chiffre, il faut faire du chiffre ».
Et puis le soir tu vas te surentraîner avec tu rajoutes ça. Oui, parce qu'on ne peut pas sortir de ce cortisol, on a envie d'aller vers l'action et on est bridé. L'enfant qui est à l'école, qui a envie de courir, moi j'avais un cousin, on lui attachait les pieds à la chaise parce qu'il avait toujours envie de partir.
D'abord la maîtresse lui ont enlevé les chaussures, il rentrait en chaussettes chez de sa mère, et puis après on l'attachait parce qu'il était normal, il était vivant, il n'était pas bourré de chocolatine, donc il n'avait pas envie de rester comme ça apathie devant, et encore on n'est pas aux Etats-Unis où il y a la télévision, les spots avec Disney, Chanel et compagnie.
Thierry Leccercie. Donc écoute, voilà, je te remercie vraiment que ce message passe, j'espère que vraiment, je me dis en plus si je fais appel à toi, c'est magnifique, voilà, tu as une voix qui est entendue, donc merci de porter ça aussi dans tes stages, vraiment, j'espère que tu viendras en faire un petit peu, avec grand plaisir surtout le programme me plaît bien, surtout s'il n'y a pas mal de mouvements régénérateurs. Oui, donc on a mis quelques vidéos qui montrent les premiers stages,
enfin ces premiers stages comme je disais étaient faits vraiment pour accueillir les personnes qui étaient quand même très motivées et qui avaient déjà une petite approche, et donc en plus il y a une personne, un élève militaire qui est arrivé qui nous a donné des sacs de vêtements et donc on a utilisé ces vêtements donc c'est pour ça que tu nous rentrais Gui dans cette vidéo et c'est vrai que c'est des vêtements qui sont solides, c'est même les chaussures, il nous a équipé, on était super super content,
c'est ça où on est tout le temps en short tensionné et c'est vrai que pour s'entraîner sur du dur etc c'est pas c'est pas évident parfois mais voilà donc on se nourrit aussi beaucoup au soleil, On a des gens qui travaillent beaucoup sur la survie, qui viennent nous aider pour les plantes aussi, qui adorent faire ça, on a des gens qui viennent forger, nous expliquer comment forger, faire un petit peu, ce qui est bien c'est qu'on étudie le piégeage mais on ne chasse pas,
c'est juste pour connaître la technique et tout, parce que beaucoup de gens se posent des questions, mais c'est vrai qu'on a énormément de piégeages mais que je ne mettrai jamais en pratique, c'est juste pour le fun.
Thierry Samitier-Leclerc Je souhaite vraiment que d'autres personnes puissent découvrir ça de plus en plus, puisque que cette réflexion aussi sur le sport, sur l'usure, sur la charge interne puisse vraiment se... Thierry Marceau Et durant ces stages, comme j'ai ma disposition énormément de livres, énormément de documents, j'ai fait un petit dossier comme ça que je montre aux stagiaires avec tous les apports des plantes aussi, pourquoi ils mangent des orties très riche en fer,
en protéines, en minéraux, pourquoi ils vont manger tel ceci, tel cela, par exemple on a beaucoup de pourpieds là-bas, pour les oméga 3 etc. c'est quand même assez sympathique aussi, les acides gras, Donc voilà, on explique pourquoi il faut manger ça aussi, parce qu'on a quand même besoin d'une approche intellectuelle, faire confiance c'est bien, mais moi j'ai fait confiance à pas mal de choses, et puis j'avais mal au dos, j'avais mal au ventre,
donc je ne faisais pas confiance en moi, je faisais confiance à des sources extérieures. Alors maintenant on a une bibliothèque de 600 livres, donc sur les arts martiaux, sur pas mal de choses, sur la diététique, une collection de livres anatomiques qui on s'aperçoit commencer à ne pas forcément être vrais.
Il y a des cellules musculaires qui sont un petit peu à la surface du muscle, qui se promènent un petit peu, qu'on ne connaissait pas à l'époque. On ne savait pas qu'il y avait des neurones qui voyageaient.
Les neurones bougeaient aussi de quelques centimètres, mais c'était quand même... Les neurones bougent, on pensait que le cerveau dirigeait tout, et puis on s'aperçoit qu'en fin de compte, le cerveau est dans le ventre.
Mais bon, donc les livres d'anatomie, bon c'est juste pour le fun pour l'anatomie, mais j'ai des livres, par exemple, pour l'enfant de 4 ans jusqu'à l'élève chirurgien. donc dès que je trouve des livres je les achète sur anatomie dans les brocants, c'est pour le plaisir et puis il faut que les gens s'intéressent un petit peu, c'est qu'ils n'ont qu'un véhicule jusqu'à la fin, donc il faut qu'ils en prennent soin, qu'ils connaissent leur moteur, ils peuvent changer leur moteur de voiture
mais ils ne comprennent pas, ils me disent, je veux dire ça doit être la vésicule, c'est où la vésicule ? Thierry – C'est là où il y a tout le travail, merci en tout cas d'y contribuer, je te remercie beaucoup, pour les gens qui veulent voir tes vidéos, On a Facebook, on a le monde des arts martiaux aussi qu'on nous a donné parce que les enfants de l'air nous ont fait une petite vidéo pour montrer ce que c'était que le ninjutsu et mon professeur au Japon et ils
nous ont offert des vidéos pour sponsoriser notre association le monde des arts martiaux, j'ai trouvé ça extraordinaire et ils ont créé une petite page Facebook qui s'appelle le monde des arts martiaux, c'est extraordinaire, C'est vraiment gentil, sinon ils me connaissent par Facebook, Bernard Bordas. – Merci Bernard, merci beaucoup. – Je t'en prie.
Report
Block Member?
Please confirm you want to block this member.
Vous ne pourrez plus le faire :
- See blocked member's posts
- Mention this member in posts
- Invite this member to groups
- Message this member
- Add this member as a connection
Please note: This action will also remove this member from your connections and send a report to the site admin. Veuillez patienter quelques minutes avant que cette procédure ne soit terminée.
Report
Nous utilisons des cookies pour mesurer l'audience et améliorer votre navigation. En savoir plus
Accédez à l'intégralité
des contenus RGNR
Lives Q&R hebdomadaires, parcours santé personnalisés, formations,
replays exclusifs, communauté de membres engagés…
Plus de 1 500 vidéos et programmes pour reprendre
le pouvoir sur votre santé.
0 commentaires
💬 Connectez-vous pour participer à la discussion
Se connecter →