Ballade au jardin
Cette vidéo est une visite commentée du jardin de Thierry, conçu pour démontrer qu’une surface réduite, même sans sol disponible, peut produire une quantité significative de nourriture. Le point de départ est volontaire : se placer dans les conditions d’un particulier disposant de 100 à 150 m² ou d’une simple cour intérieure, et montrer que l’abondance est possible dans ces contraintes.
La majorité des cultures est réalisée dans des bacs fabriqués avec des planches de coffrage, remplis en couches successives de terre, de débris végétaux et de matière organique. Thierry y fait pousser en densité maximale courges, tomates, maïs doux, concombres, poivrons, aromatiques et plantes plus rares comme le jicama, une racine tubéreuse réputée pour son goût de châtaigne et qui se consomme crue.
Le principe central de ce jardin est la densification : ne laisser aucun sol à nu, mélanger les espèces sans plan préétabli, laisser les plantes se protéger mutuellement. Thierry explique aussi pourquoi une plante à l’ombre produit davantage de feuilles, tandis qu’une plante stressée par le soleil accélère sa mise à fruit, ce qui permet de jouer sur les emplacements selon ce que l’on cherche à récolter.
La vidéo se termine sur une réflexion plus large : pour Thierry, l’autonomie alimentaire passe par la permaculture, la biodiversité des variétés et la plantation d’un verger pérenne, qui représente selon lui une valeur bien supérieure à celle d’un potager annuel. Il mentionne plusieurs fournisseurs de graines et insiste sur la nécessité de replanter chaque année les légumes-fruits sortis de leur biotope d’origine.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Présentation du projet et de ses objectifsThierry explique pourquoi ce jardin a été conçu pour reproduire les conditions d’un particulier avec peu de surface disponible.
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2:01La règle d’or : densifier le jardinPourquoi laisser le sol à nu est néfaste et comment les plantes se protègent mutuellement quand elles sont serrées.
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4:01Construction et contenu des bacsFabrication des bacs avec des planches de coffrage, remplissage en couches et présentation des espèces qui y poussent.
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7:01Le jicama et les cultures raresThierry présente le jicama, une racine tubéreuse peu connue en France, et explique pourquoi il teste cette plante cette année.
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10:01La forêt de tomates sans tuteurageVisite de la zone dédiée aux tomates, laissées se répandre au sol sur un mulch de carton, avec quelques conseils pour les régions humides.
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12:01Ombre, soleil et stratégie de productionThierry explique le lien entre l’ensoleillement, le stress de la plante et sa vitesse de mise à fruit.
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16:01Permaculture et autonomie alimentairePourquoi Thierry considère que démarche crudivore et permaculture sont indissociables, et ce que représente l’autonomie alimentaire.
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18:09Biodiversité et fournisseurs de grainesPrésentation de plusieurs sources pour trouver des graines rares ou biologiques et appel à diversifier les variétés cultivées.
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20:10Le verger, priorité sur le potagerThierry explique pourquoi planter un verger pérenne a plus de valeur à long terme qu’un potager qu’il faut ressemer chaque année.
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22:10Les légumes-fruits sont des plantes pérennesExplication sur la biologie du poivron et d’autres légumes-fruits, qui sont en réalité des plantes pérennes sorties de leur biotope d’origine.
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Transcription de la vidéo
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Bonjour, bienvenue, ravi de vous retrouver avec les vidéos de vivre cru. Alors aujourd'hui une petite balade au jardin, parce qu'on m'a demandé beaucoup de montrer un petit peu le jardin puis de commenter. Alors je voulais vous montrer un petit peu ce petit jardin.
Alors je vais bien préciser quel est le projet au départ de ce type de jardin. C'est de montrer que tout ce qu'on pouvait produire comme abondance de nourriture dans une surface extrêmement réduite. Pourquoi ? Et bien parce que je me suis mis dans des conditions, on va dire la condition moyenne des français, c'est-à-dire les personnes qui ont un tout petit terrain ou un petit terrain en lotissement de quelques 100 mètres carrés, 150 mètres carrés et d'un 100 à 150 mètres carrés on peut produire une quantité de nourriture énorme.
Je me suis mis aussi dans les conditions des personnes qui n'ont pas de terre, qui non que des cours intérieurs et vous allez voir un maximum de culture a été fait en bac en bac réalisé avec des planches de coffrage et pourquoi et bien parce que parce que c'est pour se mettre dans des conditions de personnes qui n'ont pas de terrain de sol sous leurs sous leurs pieds et de montrer que là aussi on peut produire abondance de nourriture et sans grande difficulté donc voilà le ski le début du projet alors ce n'est que balbutiant parce que cette année on est
arrivé sur le site où nous sommes maintenant très tard dans la saison que fin avril donc ça a été fait très très vite au mois de mai l'année prochaine ce sera beaucoup plus développé déjà dès l'automne et l'année prochaine ce sera beaucoup plus développé et beaucoup plus impressionnant et le but c'est toujours pareil de montrer la quantité énorme de nourriture qu'on peut produire dans un espace extrêmement réduit.
Donc, vous allez voir, les mots d'ordre, c'est densifier, densifier, densifier. Je souris en disant ça parce que c'est le maître mot de ma compagne qui cherche toujours un espace dans un bac pour densifier. Alors pourquoi densifier ?
Eh bien, parce que tout espace de terre à nu, tout espace de terre libre, c'est de la déshydratation, c'est de la brûlure par le soleil. Alors que dès que l'on a un maximum de plantes, elles se protègent les unes les autres.
Les grandes protègent les petites, les petites démarreront peut-être un petit peu moins vite sous l'ombrage des grandes. Mais dès que les grandes déclineront, les petites reprendront le dessus. Donc ça fait des successions végétales très très intéressantes, des interactions. Vous allez voir aussi, tout est mélangé, il n'y a pas de bande, il n'y a rien du tout.
Il n'y a aucun plan, rien n'est calculé, tout est absolument mélangé. Et vous allez voir, ça commence à avoir une bonne petite tête, malgré le fait qu'on n'y consacre absolument pas assez de temps, parce que là on finit de préparer les stages et choses comme ça, donc pas assez de temps à y consacrer, mais pourtant ça commence à avoir une bonne petite tête.
Alors, on va partir au jardin. Hop là ! Pardon, excusez-moi. allez on va avoir une vue d'ensemble il va falloir se mettre un petit peu à l'ombre voilà une vue d'ensemble on va détailler alors il ya des choses qui sont faites en thème vous voyez un maximum de choses qui fait en bacs, 3 bacs là, là aussi derrière des bacs, là aussi on va voir des bacs, là on ne les voit pas, là des bacs, là des bacs encore,
alors ces fameux bacs ils sont faits comment ? tout simplement avec deux planches de coffrage, c'est la planche de coffrage de 6 mètres, chaque planche permet de Et dans ces bacs, on a rempli avec un mélange de terre et de débris linagé, tout ce qu'on mange comme pelure de fruits et ainsi de suite.
Et tout simplement. Donc on a fait des couches un peu comme des lasagnes. Et quel est l'intérêt de ces bacs ? C'est que ça peut être posé dans une courre même, puisqu'il y a suffisamment de terre pour alimenter les plantes avec une terre riche qu'on a construite nous-mêmes.
Alors qu'est-ce qu'on trouve dans ces bacs ? Et bien regardez, un peu de tout ! Alors on a là des courges, de la coriandre, du basilic, beaucoup d'aromatiques, des poivrons qui poussent derrière.
Regardez là, des concombres, des cornichons qui montent à l'assaut de ce Budleïa qui est derrière moi, d'autres concombres, des pieds de chanvre, du chanvre alimentaire qu'on utilise pour les graines, pour le parfum des fleurs, pour toute son utilisation, puisque ça fait beaucoup de mulch, beaucoup du persil, beaucoup d'aromatiques, des concombres.
Là derrière, qu'est-ce qu'on a bien posé au pied de ce magnifique figuier qui n'a que deux ans. Tenez d'ailleurs, je vais vous faire une petite vue d'ensemble parce que ça va intéresser du monde.
On me parle toujours de laisser de la place entre les arbres pour qu'ils puissent se développer. Je vais vous montrer en quelques mètres, on a un Buddleia. Derrière, on a un Effigie du Japon.
Là, on a un figuier. Là, on a à nouveau un Budleïa avec un rosier qui monte à l'assaut. Et là, on a à nouveau une figuiere du Japon. Donc, toute notion de laisser de l'espace entre les arbres est complètement absente ici.
Pourquoi ? Parce que dans la forêt, il y a une densité extrême de plantes et le but, c'est de reproduire ça ici. On retrouve cette densité extrême au pied du figuier. Alors qu'est-ce qu'on a au pied du figuier ?
On a des pieds de maïs, de maïs doux, des pieds de concombres et de melons qui arrivent à toute vitesse, de la menthe, de la tétragone qui est en train doucement de se développer, très jolie tétragone, des pieds de tomates, Ceux-là qui sont...
Hop là, je cherche un pied de tomate. On va faire une vision plus large. Je vois les maïs. Voilà. De la menthe qui pousse dans un coin. Des gigantesques pieds de tomate qui se développent là. On va voir dessous.
Alors l'intérêt, c'est que là on est dans une zone qui est complètement longue, complètement protégée. Là, on va voir une jolie petite plante, je vais zoomer un peu dessus. C'est ce qu'on appelle le jicama.
Le jicama c'est une racine tubéreuse qui fait dans sa partie aérienne une liane qui fait plus de 3 mètres de long. Donc ça va être très intéressant, on va la faire grimper partout. et paraît-il que sa racine a un goût absolument divin de châtaignes, où ça se mange cru, c'est très très réputé aux Etats-Unis d'un milieu crudivore.
Donc on va tester. On testait cette année, je me suis procuré quelques graines de jicama et on va voir un petit peu ce que ça peut donner. en voilà Plusieurs qui se développent Ensuite et bien qu'est ce qu'on a dans ce bac là qu'est ce qu'on va trouver vous voyez simplement un bac et qu'est ce qu'on y trouve et bien on y trouve du poivron du maïs doux, des courges, des concombres qui montent à l'assaut, du basilic, du persil, de la ciboulette,
un joli petit pied de chambre qui se développe, vous voyez cette feuille ramifiée caractéristique. Et voilà, tout ça pousse en totale densité, vous voyez, c'est une véritable forêt. Et encore là, ce n'est pas très dense.
On va voir d'autres bacs où c'est beaucoup plus dense. Alors ensuite, il y a ce qui a été fait au sol directement. Donc là, au sol, il y a des melons, des melons qui se développent tranquillement, mais vous voyez, ils sont quand même assez serrés, des poivrons, du maïs, un très beau maïs doux avec une lavande derrière, et tout ça est tenu ensemble en se mélangeant largement. Derrière, on a la forêt de tomates,
mais on la regardera tout à l'heure. Allez, on passe à nouveau les bacs, mais là encore d'autres bacs, avec toujours pareil les plantes de l'été, tomates, courges, basilic, maïs doux tout ça, ça grimpe, ça se répand, ça va grimper dans les structures en bois et ça va se répandre aussi.
Derrière on voit les melons, les maïs. Donc la règle d'or c'est densifier, créer un terrain fertile et bien créer un terrain fertile avec un maximum de plantes, de systèmes racinaires Si il y en a trop, on les supprime.
Regardez, un joli pied de chambre magnifique. De la bourrache qui se développe. On continue avec ce bac. Toujours pareil, des cucurbitacées, des pieds de tomate. Concernant les pieds de tomate, je vous donne déjà un aperçu.
mais tout ça c'est une forêt inextricable de tomates. On va s'en approcher parce que là, elles sont en terre et celles-ci elles ne sont pas en terre. Donc voilà, un immense champ de tomates.
Là vous voyez comment ça vient y en avoir. Il y a beaucoup de fleurs. On en voit certaines qui sont déjà formées des tomates. Elles seront juste permures pour le premier stage. Et donc là aussi, les tomates, on pense toujours qu'il faut les tutorer énormément.
Là, c'est simplement un mulch de carton et des petits pieds de tomates. Là, ça n'a pas été du semi-direct, mais des petits pieds de tomates qui ont été mis directement en terre. Et on les laisse se répandre, se développer. Et ça va nous donner des tomates extraordinaires. Alors si vous êtes en région très humide, je conseille de mettre des cagettes renversées pour éviter que les tomates touchent la terre.
Ça permet d'éviter que les limaces se répandent. Et voilà, tenez, regardez, un petit aperçu. Là, c'est les autres bacs qu'on a vus. Voilà. Là, ce sont tous les bacs que l'on vient de voir.
Les tomates, les poivrons. Alors là, on s'approche plus... Hop, toujours pareil. Des bacs, des bacs, des bacs... Alors là, on est dans une zone beaucoup plus ombrée, puisque le sol est sous la pergola, et là, c'est très intéressant parce qu'on a un développement des plantes qui est surtout un développement feuillu.
Parce que plus une plante est à l'ombre, plus elle va faire de feuilles, et moins elle va rapidement faire du fruit, et inversement quand elle est au soleil. Pourquoi ? Parce qu'une plante vient à fruit quand elle meurt.
Alors là, regardez par exemple, par contre, je vois là un véritable mur de cornichons en train de grimper. Alors cornichons, pourquoi ? Parce que c'est absolument délicieux à manger, je trouve ça même meilleur que les concombres, c'est petit, c'est croquant.
Avec au pied, énormément de plantes aromatiques qui se développent, un pied de tomate, pied de tomate très ramifié. Là où je vous disais, quand on est au soleil, eh bien, la plante...
qu'elle va bientôt mourir. Plus elle est stressée, plus elle va vers la mort et plus rapidement elle produit fleurs et fruits. C'est bien pour ça souvent qu'on stresse les plantes pour les faire venir à fruit plus rapidement. Mais les fruits, c'est la mort de la plante quelque part.
Alors qu'une plante qui est à l'ombre tranquillement, elle fait de la feuille, elle développe de la feuille, elle développe du feuillu pour mener une belle vie de plante. Donc on peut jouer comme ça avec les stratégies.
Là vous voyez un bac dans lequel on a beaucoup de tétragones qui arrivent, toutes jeunes qu'on vient de mettre, quitragone excellente, elle c'est un peu l'épinard d'été, un plant de tomates, plusieurs plantes de tomates qui se développent.
Allez là, d'autres tomates encore, puisqu'on parlait des forêts de tomates, ce matin, comme on est partis quelques jours, c'est rare que je leur mette de l'eau, mais là ce matin, je leur mets bien de l'eau.
Et alors là, celles-là, elles sont semi-tutorées, semi-pas tutorées, on a mis quelques piquets pour la forme, et le reste, elle développe. Elles se développent plutôt bien, elles sont chargées de tomates.
Et pourtant, au sol, il y a des herbes, il y a tout ce que vous voulez, et ça ne gêne absolument en rien. Alors là, l'avantage, c'est que vous voyez comme c'est très dense.
Là, je vais arroser, il y a du carton. Une fois que c'est arroté comme ça, pendant des jours et des jours, ça va rester et la déshydratation est extrêmement faible. Je vous montre encore le tuyau, avant de finir la vidéo.
Voilà, là on est dans un batte avec un tuyau de chambre. Toujours pareil, des aromatiques et des légumes vitessés, des poivrons, des melons, des concombres et des cornichons qui montent.
Alors, là, quand je vous disais que le projet n'était que balbutiant, c'est que l'année prochaine, il y a des vagues qui viendront tout le long. Là, pour l'instant, on n'a pas eu le temps, mais il y a quand même une zone qui est intéressante.
C'est un bout du filier du Japon, là encore, qui se développe, avec le magnifique olivier de Bohême. Mais là, vous voyez, ça a été fait, par exemple, en plein sol.
Voilà un exemple de quelque chose de dense, de vraiment dense. Donc là, dans ce petit espace, je vais dézoomer, on va trouver des concombres et des cornichons, avec des pieds de maïs, avec des poivrons, avec des aromatiques au sol, énormément d'aromatiques, du persil, de la coriandre derrière, des pieds de tomate qui se développent, et tout ça ne se fait absolument pas concurrence.
Je veux dire, il peut y avoir des micro-formes de concurrence, mais ce n'est pas rédhibitoire, absolument pas rédhibitoire pour les plantes. Donc mélangeons, mixons, densifions, c'est vraiment le maître mot pour ne pas laisser de sol à nuit, parce que le sol à nuit, c'est un sol qui souffre et qui meurt.
Là, c'est tout ce qui est en construction, une magnifique pergola. là on a des actinidia qui poussent et qui vont être bientôt dirigés vers les structures en bois actinidia arguta donc c'est pas du kiwi c'est du kiwai, c'est une variété de kiwai très intéressante d'un collectionneur et donc voilà voilà un tout petit aperçu il n'y a pas grand et pourtant ça va donner énormément tout ça, ça va donner énormément, alors attendez, je repasse on va essayer de ne pas se laisser bouillir,
ça va donner énormément pour la bonne et simple raison que toutes les plantes se complètent mutuellement, donc c'était tout ça un encouragement à planter, à planter toutes les immutes, à planter en ville, à planter en campagne, à planter si vous avez une à planter si vous avez un balcon, à planter si vous avez un petit jardin, en pleine terre, en bac, où vous voulez, de toute façon, tout convient. On peut récupérer les poubelles,
on peut récupérer n'importe quel bac en plastique, on met de la terre, on va chercher un petit peu de terre, on met les débris végétaux, on remet de la terre, on peut mettre de la matière organique sous forme de morceaux de bois, du canis découpé, de la petite branche découpée, et on se contente de planter directement là-dedans.
C'est l'abondance qui vient. Pour moi, je vous l'ai déjà dit, mais il n'y a pas de démarche crudivore sans démarche de permaculture. L'un va avec l'autre. Pour moi, l'avenir de la planète, il est cru et avec une approche de permaculture.
C'est des dimensions qui vont être très développées de plus en plus dans les stages que je propose cet été. on touchera à la terre, on développera ça, et surtout qu'il y a un autre jardin beaucoup plus grand à l'arrière du terrain, qui lui a été fait en pleine terre totalement, sur buttes et des choses comme ça.
Mais voilà, c'était juste pour vous montrer que c'était pas grand chose, que c'était vraiment pas grand chose, et qu'il était temps de tous s'y mettre, parce que l'autonomie alimentaire, c'est le début de l'autonomie pour moi, c'est très important, autonomie alimentaire, autonomie en termes de santé, non-dépendance avec les systèmes de croyance et de peur, c'est l'un des plus beaux projets que je connaisse et c'est un projet qui me fait vraiment aller de l'avant et je voulais partager ça avec vous,
autonomie alimentaire aussi parce qu'on va être confronté très rapidement avec l'augmentation du prix de pétrole, la réfection du pétrole, on ne pourra plus faire de longues distances comme on faisait, Donc il va falloir s'intéresser aussi aux variétés alimentaires natives et locales qu'on a complètement négligées, parce que partout en France on peut produire une abondance alimentaire, mais il faut s'intéresser aux espèces natives et locales et arrêter de vouloir simplement tourner autour de 2-3 variétés.
Ce jardin est relativement faible encore en termes de variétés, parce que je n'ai pas pu avoir de graines comme je voulais cette année, Mais il y a des fournisseurs de graines en bio, il y a Biogerme, des gens comme ça, et puis la fabuleuse en potagère, l'association Coco Peli, Coco Peli, qui va vous fournir énormément de graines potagères d'excellente qualité et extrêmement rares.
Et sinon, il y a énormément de fournisseurs de graines tout azimuts. Il y a un fournisseur qui s'appelle Sandeman Seeds, vous trouverez énormément de graines d'arbres, de légumes, de plantes aromatiques et tout ça, il suffit ensuite de les mettre en peau, de les planter et d'oublier de l'attention et ça donne un bien joli résultat.
Moi j'aime bien en tout cas, j'aime bien me retrouver dans ma petite jungle alimentaire. J'aime bien cette notion. Et encore là, ça commence à peine à pousser. Voilà, je vous souhaite une très très belle journée et j'espère que ça vous aura inspiré. C'était juste une petite promenade au jardin et un appel à la biodiversité, à la générosité alimentaire, un appel à planter, à planter des potages immutes.
Et là, ce n'était que des potagères, mais cet automne, ça va être le verger qui va être planté, une forêt fruitière. Et plus important que tout, c'est le verger, parce que, je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais un potager, c'est un laveur renouvelé tous les ans.
un verger, c'est une fertilité, c'est une production qui est plantée pour longtemps, pour très longtemps, pour des dizaines d'années. Et je ferai une vidéo là-dessus, mais pour moi, les plantes potagères ne devraient quasiment pas exister.
On devrait se nourrir uniquement de fruits et de feuilles sauvages poussant au pied des arbres. Alors là, la plupart des légumes sont des légumes fruits, c'est-à-dire c'est entre le légume et le fruit. pour la bonne et sainte raison qu'on ne tue pas la plante quand on récolte le fruit, c'est-à-dire quand on mange une tomate, on ne tue pas la plante, mais par contre, elles ne sont pas pérennes sur plusieurs années, c'est-à-dire qu'il faut les ressemer tous les ans. Alors, il faut les ressemer tous les ans parce
qu'elles ne sont plus dans leur biotope d'origine, parce que si on prend par exemple le poivron, eh bien le poivron, en forêt amazonienne, il pousse tout naturellement sous forme d'arbre. Et d'ailleurs en France, vous pouvez, à la fin de la saison, sortir de vos pieds de poivrons de la terre ou des bacs dans lesquels ils étaient, les mettre en pot, les rentrer à l'intérieur, et les replanter la nuit suivante.
Vous allez voir, ils donneront extrêmement bien, parce que c'est une plante qui est pérenne dans son biologie. Donc la plupart de ce qu'on appelle les légumes-fruits, ce sont des légumes...
ce sont des plantes pérennes qui donneraient des fruits, donc ce sont des fruitiers, on va dire, mais qui, sortis de leur contexte, finalement, ont pris des habitudes de vie liées à la dormance et aux périodes froides.
Voilà, s'il y a nécessité, je peux donner beaucoup d'explications là-dessus, c'est un peu ma passion aussi, c'est ma formation aussi, la permaculture et la culture. C'était pour vous donner un bref aperçu.
Je vais aller arrêter l'arrosage. Je vous souhaite une très très belle journée et à très bientôt avec les vidéos d'une autre.
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