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Au delà du déterminisme génétique, Terra Incognita 2014 J7

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L'équipe RGNR
12 vues • Publiée le 07/12/2014

Cette vidéo remet en question l’idée que nos gènes cellulaires déterminent notre santé. Thierry rappelle que le microbiote intestinal contient dix fois plus de matériel génétique que l’ensemble de nos cellules, et que c’est donc le microbiome qui constitue le principal déterminant biologique de l’organisme, bien avant le code génétique que l’on étudie habituellement en médecine.

Il détaille les trois catégories de bactéries intestinales : les bactéries symbiotiques, qui synthétisent les vitamines B et assurent la protection immunitaire ; les bactéries pathogènes, nécessaires en petite quantité pour les situations d’urgence mais coûteuses en déchets métaboliques ; et les bactéries commensales, qui représentent la majorité du microbiote et basculent d’un côté ou de l’autre selon l’équilibre général. C’est ce basculement des commensales qui explique des expressions épigénétiques très différentes entre deux individus au code génétique identique.

Thierry décrit ensuite le cercle vicieux entre dysbiose intestinale et épuisement surrénalien : une flore déséquilibrée laisse passer des toxines à travers une paroi hyperperméable, ce qui surcharge le système nerveux, ralentit le péristaltisme et aggrave l’auto-intoxication. Il prend l’exemple du Candida albicans, qui prolifère en réponse à une accumulation d’amidon ou à la présence de mercure, mais produit en contrepartie de puissantes neurotoxines comme l’acétaldéhyde.

La dernière partie pose les grandes lignes de la réhabilitation du microbiote : supprimer les aliments industriels et les produits qui détruisent la flore, introduire des jus de légumes pour les micronutriments et des légumes cuits pour limiter l’irritation des fibres, et réparer la muqueuse intestinale avec des matières grasses adaptées comme l’avocat, la noix de coco ou le beurre clarifié. Thierry distingue aussi les personnes encore en phase aiguë, qui peuvent redémarrer rapidement, de celles en état chronique, pour qui un soutien du système nerveux et des extraits glandulaires peut être nécessaire avant que le corps reprenne la main.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour, c'est le septième jour de Terra Incognita. Déjà une semaine qui est passée. J'espère que ça a été une semaine formidable de découverte, d'exploration, d'expérimentation avec comme toute expérimentation le risque d'avoir une expérimentation qui ne soit pas agréable qui soit entre guillemets un échec tout en sachant qu'il n'y a pas d'échec sinon la peur d'expérimenter sinon l'incapacité à déduire de nos expérimentations un apprentissage pour l'avenir.

C'est pour ça que nous ne pouvons pas démissionner de nos apprentissages dans les mains de quelqu'un d'autre qui va nous dire il faut que tu fasses ça, il faut que tu fasses ça... Les apprentissages sont à nous.

Ce sont des étapes par lesquelles nous devons passer afin d'intégrer des notions et de pouvoir être notre propre déterminant. Ce qui est l'unique façon, que ce soit en termes de santé, de mode de vie, de diriger sa vie de manière adéquate.

parce que nous sommes des individus uniques, avec des chemins uniques, et il est fou de penser qu'il peut y avoir des spécialistes qui vont nous dicter notre chemin. C'est juste impossible en matière de santé, on le voit tout le temps.

Alors pour ce septième jour, j'avais envie, toujours dans notre fameuse exploration du microbiote intestinal, de tordre le cou une dernière fois au déterminisme génétique, à la fatalité génétique, comme je l'ai dit.

Parce qu'on nous sort effectivement très souvent d'une maladie génétique, ça c'est une maladie génétique, et ça veut dire en tant que telle, ça c'est une maladie qui ne peut pas être renversée. Il n'y a rien à faire.

Tu ne vas pas vouloir renverser ça avec des fruits et des légumes, de toute façon ça ne sert à rien, ça ne pourra pas évoluer. Il y a une chose que l'on ignore ou que l'on feint d'ignorer énormément, c'est que nous avons à la surface de nos intestins et de toutes nos muqueuses un ensemble qu'on appelle le microbiote intestinal composé de bactéries, de micro-virus, de protozoaires, de micro-organismes divers et que ce microbiote a un matériel génétique propre qu'on appelle le microbiome.

Ce microbiote est dix fois plus abondant que les cellules de notre corps. C'est-à-dire qu'il y a dix fois plus de déterminations génétiques dans notre microbiome que dans nos cellules. C'est pour ça que quand on nous parle d'anomalie au niveau du code génétique, on étudie le code génétique cellulaire.

Or, le principal déterminant du corps humain, c'est la génétique du microbiote dans lequel nous nous élaborons. C'est un chercheur en antéropsychologie qui disait avec beaucoup d'humour, qui disait que nous ne sommes pas des humains qui avons des microbes à l'intérieur de nous, nous sommes une espèce de poule de microbes qui ont une expérience humaine.

Tellement nous sommes de façon prépondérante des microbes. Dans ce microbiote, il faut savoir qu'il y a trois catégories de microbiote. Il y a le microbiote symbiotique, le microbiote pathogène et le microbiote commensal.

Le symbiotique, c'est ce qu'on appelle les bactéries amies. C'est celles qui, délibérément, vont avoir une action de construction, d'alimentation. C'est elles qui vont permettre la synthèse de la plupart des vitamines B, qui vont permettre la chélation des agents étrangers nocifs pour le corps, qui vont jouer le rôle de rempart immunitaire, et qui vont donc être extrêmement bénéfiques, assurer à la fois notre nourriture, à la fois notre protection, à la fois notre immunité, et vont nous permettre de prospérer de la

meilleure des façons. À l'inverse, il y a ce qu'on appelle les bactéries pathogènes. Alors pathogènes, là aussi le sens est un petit peu trop réduit à notre époque. Il faut se rendre compte qu'elles ne sont pathogènes de par leur action extrêmement agressive et vive.

Mais en même temps, toutes étant pathogènes, elles sont nécessaires. C'est-à-dire qu'on ne peut pas rêver d'un microbiote dans lequel il n'y aurait aucune bactérie pathogène.

Ces bactéries pathogènes sont là pour les cas d'extrême urgence. Quand le système immunitaire risque d'être dépassé, les bactéries pathogènes en elles-mêmes ont un pouvoir de destruction des agents étrangers qui est extraordinaire. En même temps, elles font des dégâts, elles ont un coût, elles produisent des déchets, des déchets métaboliques forts, et c'est pour ça que leur quantité ne devrait rester que dans une portion congrue, en regard aussi avec les pollutions que

nous allons recevoir. Et puis, il y a les bactéries commensales. Alors elles, c'est les peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Elles ne se sont pas décidées. Et en fait, cela va dépendre si le plus grand nombre de bactéries est plutôt du type symbiotique ou plutôt du type pathogène.

Si on a plus de symbiotiques que de pathogènes, toutes les commensales vont partir du côté symbiotique. si on a plus de pathogènes que de symbiotiques, les commensales vont partir du côté pathogène. Et c'est là où c'est vraiment intéressant.

Ces bactéries commensales représentent l'essentiel du microbiote intestinal. C'est-à-dire qu'il y a plus de bactéries commensales que de symbiotiques et que de pathogènes, finalement. Et ce sont elles qui, en fonction du camp dans lequel elles vont se retrouver, qui vont déterminer l'ensemble de l'atmosphère au niveau du microbiote intestinal. C'est pour ça que, quand on parle de déterminisme génétique, quand on sait que l'essentiel de notre patrimoine génétique est contenu dans ce microbiote, et quand on sait à quel point ce microbiote peut se voir influencé par les

proportions relatives du microbiote symbiotique et du microbiote pathogène, on comprend qu'il n'y a aucun déterminisme. Et c'est là où apparaît l'épigénétique. l'expression du code génétique en fonction de l'environnement.

Je me suis longtemps demandé où jouait cette expression épigénétique. On savait parfaitement que pour deux personnes qui avaient un code génétique similaire, il y avait des expressions diverses. Et ce n'est pas au niveau de la cellule que ça se passe, c'est au niveau du microbiote.

Parce que le microbiote est directement influencé par ce que nous mangeons, par ce que nous vivons, par les médicaments que nous prenons, par tous les produits que nous ingérons, par le rythme de vie que nous avons, par les émotions que nous allons vivre, tout ce microbiote est influencé par ça.

Et c'est ce qui va pouvoir déterminer que d'un individu à un autre avec le même code génétique, parce qu'ils sont frères ou frères jumeaux par exemple, ils vont pouvoir avoir des expressions épigénétiques différentes. Et c'est ce qui explique aussi qu'une personne qui a une expression génétique donnée, à un moment donné, va pouvoir avoir la ferme espérance de voir cette expression génétique changer radicalement.

C'est pour ça que la fatalité génétique me paraît une énorme ornière dans laquelle on s'enfonce et quand on est persuadé qu'il n'y a aucune solution, à ce moment-là, on ne se retrousse pas les manches pour aller chercher une solution.

Si on nous a dit que c'est fichu, apprenez à vivre avec. On crée même des catégories dans lesquelles on se satisfait, on crée même toute une industrie autour de ça. Il y a les dépressifs, les clubs pour dépressifs, les maisons pour dépressifs, Tu vas aller voir les journaux pour dépressifs, et puis c'est une condition comme telle.

Il y a les personnes qui sont schizophrènes, il y a les personnes qui ont des anomalies génétiques à tous les niveaux, parce que là, on parlait plutôt de pathologie au niveau du système nerveux.

Il y a des personnes qui ont des anomalies génétiques à tous les niveaux, et on dit que c'est comme ça, c'est indéniable et ça ne pourra pas être modifié. Force est de constater que la connaissance actuelle du microbiote et de la direction qu'il peut prendre en fonction des choix de vie et du régime alimentaire détermine un tout autre regard.

Quand on parlait des bactéries pathogènes, et je vous disais que ces bactéries pathogènes jouent un rôle fort mais en même temps elles ont un coût. Je voulais prendre l'exemple du Candida albican par exemple.

Le Candida albican n'est pas là pour rien. Il est là pour répandre à un état de congestion énorme lié à l'accumulation de col sous forme d'amidon dans les intestins. Il semblerait aussi, au vu des études récentes, que le candida albican est en rôle de chélation assez forte quand il y a du mercure qui est présent.

Et donc ce candida albican prolifère. Pourquoi ? Parce qu'il y a les conditions opérationnelles pour qu'il puisse proliférer. Et il répond à une fonction, il nous protège. Sauf que ce candida albican va produire parmi les plus fortes neurotoxines qu'on puisse imaginer. Au rang premier, il y a l'acétaldéhyde.

L'acétaldéhyde est un neurotoxique puissant qui perturbe tous les processus cognitifs. Mais le candida albican en tant que tel est une aide pour l'organisme. Une aide mais qui a un coût extrêmement fort. C'est pour ça qu'on les appelle pathogènes.

Elles ne sont pathogènes finalement que si elles dépassent une certaine proportion. C'est-à-dire qu'elles sont présentes. Le candida albican est présent naturellement dans l'organisme et il ne devient pathogène que s'il y a surmultiplication et évolution de forme.

C'est-à-dire que sous forme de levure, il passe champignon. A l'inverse, il peut aussi y avoir des microbes agressifs qui viennent s'installer à un moment où le microbiote intestinal est particulièrement affaibli.

Je pense à des moments de stress intense, je pense à des moments où on a pris des antibiotiques qui font leur oeuvre, c'est-à-dire qui détruisent le biote, et à ce moment-là, il y a des agents pathogènes étrangers qui n'ont aucune vertu pour le corps humain, ou en tout cas apparente, qui vont venir s'installer, et pour les déloger, ça va être une autre histoire, parce qu'à ce moment-là, ils vont orienter toute la population de bactéries dans le sens qui va leur être favorable.

C'est bien la difficulté avec ce microbiote intestinal, et c'est pour ça qu'avoir une action forte pour corriger cet état de dysbiose intestinale qui conduit à une hyperperméabilité de la muqueuse intestinale, qui conduit à tous les phénomènes d'allergie, qui conduit à une intoxication du milieu intérieur, qui conduit automatiquement à l'épuisement surrénalien. Je vous l'ai déjà présenté depuis longtemps, cette espèce de boucle en ne sachant pas quelle est l'oeuf, quelle est la poule,

déséquilibre du microbiote, ce qui fait que les produits toxiques ne sont plus transformés, ne sont plus quélatés, ne sont plus métabolisés par le microbiote intestinal. Ils passent au travers de la paroi intestinale qui elle-même est agressée, ulcérée, enflammée et hyperperméable.

Ils passent dans le milieu intérieur, ils viennent intoxiquer les organes. Le système nerveux travaille au maximum pour essayer d'éliminer toute cette charge de toxicité, il commence à s'épuiser.

Plus il s'épuise, plus le péristaltisme intestinal, c'est-à-dire la progression des sels, devient lente. Plus elle devient lente, plus il y a un phénomène d'auto-intoxication et c'est un espèce de cercle vicieux en ne sachant pas si c'est d'abord un déséquilibre du biote intestinal ou d'abord une faiblesse des glandes surrénales. Selon les histoires de vie, c'est plutôt l'un ou c'est plutôt l'autre. suivant ce qu'on a hérité de nos parents, en particulier et quasi uniquement de

notre mère, qui nous donne l'intégralité de son biote intestinal, selon les circonstances de vie, ça va être plutôt l'un ou plutôt l'autre. Mais au final, on en arrive exactement au même tableau.

Et quand on a compris ça, on a compris que finalement, les deux causes de toxicité majeure dans notre civilisation, c'est la dysbiose intestinale et l'épuisement surrénalien. L'un cause en l'autre, qui cause l'un, qui cause l'autre.

C'est pour ça que finalement, autant le schéma d'ensemble est simple à percevoir, autant ça va être aussi un chemin individuel parce que tout le monde n'en est pas au même point d'épuisement, tout le monde n'en est pas au même point de dysbiose intestinale.

Et c'est là où il va y avoir de grandes différences. Et selon l'état de vitalité des individus, les approches vont être différentes. C'est-à-dire que si un individu est en état de vitalité importante, l'objectif va être au maximum de le nettoyer, de le détoxifier, de lui permettre de sortir ces matériaux parce qu'il aura de quoi les sortir.

C'est-à-dire qu'il aura un système nerveux qui va lui permettre de faire sortir ces matériaux. À l'inverse, si un individu est épuisé, la priorité va être de réparer la membrane intestinale, de nourrir enfin cet individu aux besoins en suppléant aux fonctions que son microbiote intestinal ne peut pas réaliser.

C'est-à-dire que toutes les vitamines du groupe B qu'il ne peut pas apporter, il peut être intéressant ponctuellement de suppléer à ce manque. Intéressant, ponctuellement, uniquement, comme une béquille.

Ça ne doit pas durer pendant des mois et des années. Le corps a une intelligence extraordinaire. C'est-à-dire qu'à partir du moment où on lui a donné les éléments pour qu'il se relance, il se relance. Toute approche qui fait que pendant des années et des années, on doit prendre la vitamine B6, B9, B12, montre que finalement, elle ne va jamais à la base et au nœud du problème, c'est-à-dire le rétablissement du biote intestinal.

Alors ce rétablissement du biote intestinal, il va demander une vidéo à part entière, mais comme je sais que ça vaut le coup d'introduire les notions petit à petit, on va en brosser les quelques grandes lignes de manière très rapide et on reviendra dans la semaine pour vraiment élaborer toute cette description.

Réhabiliter le microbiote intestinal, ça passe par de nombreuses étapes et toutes ne vont pas être à implémenter en même temps pour les personnes. La première des choses, c'est arrêter les causes de nuisance, C'est-à-dire, tout ce qui détruit la flore intestinale. Qu'est-ce qui détruit la flore intestinale ?

C'est toute l'alimentation délétère que nous consommons en permanence, remplie d'additifs alimentaires, les antibiotiques, l'alcool, le café... Ce sont des forts destructeurs et des équilibrants du système intestinal.

Toute l'alimentation raffinée, transformée, moderne, est extrêmement nuisible aux microbiotes intestinales. Donc la première des solutions, c'est de transformer son alimentation et d'aller progressivement vers une alimentation qui inclut de plus en plus de végétal étant donné que nous sommes faits pour consommer des végétaux en très grande quantité, cuit, cru ou cuit.

Alors je dis ou cuit parce qu'effectivement dans le cas de dysbiose intestinale forte, c'est-à-dire d'inflammation forte des intestins, les personnes vont avoir du mal à métaboliser la cellulose puisqu'ils n'ont pas un biote suffisant.

La cellulose ne va pas être profitable pour eux. Au contraire même, on va dire que la cellulose va être irritante et pourrait même amener, du fait qu'elle ne soit pas décomposée de manière adéquate, à des proliférations de microbes qui ne sont pas bienvenus dans le microbiote.

C'est pour ça que la solution, pour moi, est toujours à double regard. D'un côté, légumes sous fourme de jus, comme ça on a le contenu en vitamines, en éléments vivants, vitalisants pour le corps extraordinaire, et pour faire un petit peu le solide, on va dire, pour charger un petit peu et apporter les macronutriments, des légumes sous forme cuite dans lequel les celluloses vont être déjà consommées.

Et finalement, en ajoutant l'un et l'autre, on arrive à avoir quelque chose de complet en s'étant enfranchi du problème des fibres qui étaient extrêmement irritantes et qui ne pouvaient pas être métabolisées par le corps.

Donc première et base des choses, c'est-à-dire que pour moi, un programme ne peut pas être efficace s'il n'y a pas une vraie réflexion par rapport au régime alimentaire. Arrêtez tous les produits qui sont extrêmement délétères, tous les produits fabriqués, commencez d'abord simplement par cuisiner à la maison, c'est-à-dire plus aucun additif alimentaire, commencez à cuisiner simplement à la maison, puis progressivement, rajoutez de plus en plus de jus.

Si les intestins le permettent, de plus en plus de crues, s'ils ne le permettent pas, eh bien attendre. Ensuite, le programme, c'est désenflammer la muqueuse.

Et pour désenflammer la muqueuse, on l'a déjà parlé, il y a les jus qui vont apporter des minéraux, et il y a les matières grasses. Dans le corps, on connaît les deux anti-acides, c'est tout ce qui est alcalin pour neutraliser les acides, et tout ce qui est gras.

Dans les matières grasses, on en parle de plus en plus, il y a particulièrement tout ce qui est matière grasse saturée. Dans le végétal, la graisse de coco est une véritable panacée, assez incontournable. Pour ceux qui ont fait le choix des produits animaux, tout ce qui est beurre, par exemple le beurre clarifié qui ne contient plus de lactose est vraiment intéressant, c'est un adoucissant.

Je sais qu'il y a Natacha Campbell qui utilise beaucoup les bouillons d'os. C'est quelque chose de très particulier. Pour ceux que ça intéresse, je les renvoie vers le travail extraordinaire de Natacha Campbell.

Mais le but, là, c'est pas... Alors, ça paraît à l'opposé d'une démarche de crédivorisme, mais c'est pas à l'opposé, c'est à l'opposé d'une démarche idéologique.

Le but, c'est de réparer la muqueuse intestinale. Il faut donc lui apporter des matériaux réparateurs désinflamants au maximum. Et il est forcé de constater que ce qui va réparer la muqueuse intestinale, c'est des matières grasses.

Donc il faut trouver des matières grasses là où elles sont. Attention aux matières grasses qui sont mélangées avec des protéines comme les noix, les amandes, qui, si on a une hyperperméabilité intestinale, peuvent être extrêmement irritantes et allergisantes parce qu'on va avoir une réaction à ces macroprotéines.

Il vaut mieux favoriser la noix de coco, l'avocat, l'olive... Qu'est-ce que j'ai d'autre en végétal ? Le safou, un produit exotique un petit peu, mais des matières grasses végétales qui ne contiennent pas de protéines, qui ne sont pas les noix, et ou les matières grasses animales, jaune d'œuf, beurre, ou les bouillons d'os pour ceux qui veulent essayer, ceux qui, au niveau éthique, l'acceptent. Et réparer doucement cette muqueuse intestinale parce qu'il faut reconstruire,

reconstruire et encore reconstruire. Désenflammer, reconstruire et à partir de ce moment-là, soutenir un petit peu les organes le temps de la reconstruction, et c'est tout !

C'est-à-dire qu'il s'agit de penser, et à partir du moment où l'on aura pensé la muqueuse intestinale, à ce moment-là, les processus de l'homéostasie dans le corps, si tant est que le système nerveux soit encore d'aplomb, s'il ne l'est pas, soutenir le système nerveux avec force, plante, adaptogène, si vraiment la personne est complètement épuisée et qu'elle n'arrive pas à remonter, alors soutenir avec des extraits glandulaires qui peuvent faire une vraie différence et remonter le système nerveux,

mais ensuite laisser le corps relancer la machine. C'est la différence qu'il y a entre une personne qui a un système nerveux encore actif ou pas. Si la personne a un système nerveux qui réagit encore, elle va redémarrer très rapidement.

Si ce n'est pas le cas, il faut bien la soutenir, il faut faire en sorte que ça redémarre. Et c'est pour ça qu'il y a cette espèce de barrière que je signale entre l'état chronique et l'état dégénératif.

Quand on est entre l'état aigu et l'état chronique. Quand on est en état aigu, on a encore beaucoup de symptômes, on a un système nerveux qui fonctionne de manière adéquate, on a encore un microbiote intestinal qui souvent se rebelle pas mal, et donc on est en possibilité, dès lors qu'on commence à arrêter les poisons, dès lors qu'on commence à détoxifier ce corps, ça redémarre de lui-même.

Par contre, si on a passé la barrière de l'homéostasie, c'est-à-dire que si on est passé en état chronique, il y a de fortes chances qu'il faille des aides. C'est pour ça que ces chemins qui paraissent des chemins de traverse, de plus en plus s'imposent comme des chemins qui vont être empruntés un temps, un temps, un temps, plus ou moins long selon les personnes, pour arriver à mettre en place les étapes qui vont leur permettre ensuite de fonctionner sur ce pour quoi nous sommes faits, c'est-à-dire un maximum de végétal cru vivant.

C'est pour ça que reconstruire un microbiote intestinal, c'est une expérience hors de l'idéologie et ce terra incognita s'y prête énormément. C'est pour ça que j'ai proposé aussi la catégorie reconstruction parce que je me suis rendu compte qu'on parlait beaucoup de détoxination qui est vraiment une démarche ultra importante dans cette démarche de retour vers la santé mais que ce n'est pas l'unique et que pour certaines personnes ce n'était pas l'urgence du moment.

L'urgence du moment, c'est la reconstruction. Comme moi, quand j'étais au plus bas dans mon état de forme, l'urgence n'était certainement pas la détoxination, Elle était à la reconstruction et c'est ce que je m'étais employé à faire.

Donc au travers de cette vision du microbiote intestinal, on comprend qu'il n'y a pas de fatalisme génétique, qu'il y a effectivement une donnée, mais que cette donnée peut être transformée au travers de l'épigénétique et qu'une bonne part de cette épigénétique passe par la transformation du biote intestinal et par l'orientation de ces bactéries commensales qui vont choisir un camp ou l'autre.

Et que pour que ces bactéries commensales choisissent un camp ou l'autre, il faut leur donner les bonnes conditions. Les bonnes conditions, c'est d'abord les bonnes conditions au niveau alimentaire, c'est les bonnes conditions au niveau rythme de vie.

C'est désenflammer cette muqueuse intestinale et commencer à la guérir. Au besoin, selon les personnes et l'expérience, à ses contradicteurs. J'expérimente là encore, je n'ai pas encore une certitude absolue.

Utiliser des probiotiques pour réensemencer. Et c'est tout. Et ça se fait soutenir le système nerveux. C'est ça la promesse qui nous est faite. C'est-à-dire, arriver à rétablir un fonctionnement normal à partir du fonctionnement intestinal de l'être humain.

Mais ce fonctionnement normal ne va pas être simplement métabolique, il va être psychique, il va être global de l'être humain. C'était la bonne nouvelle de ce jour. Bienvenue en Terra Incognita pour ceux qui nous retrouvent. Continuons cette expérience tous ensemble pendant encore 15 jours. Ça va être 15 jours qui vont aller crescendo, vous allez voir au niveau du contenu. J'espère que pour chacun, c'est une expérience d'émancipation, des dogmes, des peurs, des clichés, des préjugés,

des idées préconçues. Un moment où chacun est libre d'expérimenter, de ressentir et de se déterminer par lui-même. Bon terra incognita, bonne régénération !

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