Retour aux contenus
Vidéos publiques

Asthme, bronchite chronique, le sens du symptôme n°1 avec Pierre Etchart

Author Photo
L'équipe RGNR
149 vues • Publiée le 06/02/2017

Dans cet échange, Pierre Etchart repart d’un principe central : tout symptôme est une réponse de l’organisme, pas une défaillance. L’asthme, la bronchite chronique obstructive, les expectorations répétées ne sont pas des maladies à combattre en elles-mêmes, mais des signaux qui indiquent qu’autre chose ne fonctionne pas correctement en amont.

Pierre détaille la spécificité physiologique de l’asthme, qui touche l’expiration bien plus que l’inspiration, et insiste sur le travail musculaire du diaphragme comme levier concret de prévention. Il explique aussi pourquoi beaucoup de personnes diagnostiquées asthmatiques ne le sont pas au sens strict, et pourquoi la respiration pendant les repas est un facteur largement sous-estimé dans la qualité de la digestion et de la combustion cellulaire.

La perméabilité bronchique est abordée comme un mécanisme parallèle à la perméabilité intestinale : des substances qui seraient anodines pour une muqueuse saine deviennent des agressions répétées lorsque la barrière est fragilisée. Pierre illustre ce point avec le cas concret d’un patient de 47 ans, sous bronchodilatateurs depuis l’âge de 22 ans, qui s’en est sevré en moins de trois semaines grâce à un travail sur l’élimination et l’alimentation.

La dernière partie revient sur la métaphore du voyant lumineux : supprimer un symptôme avec un médicament, c’est coller un autocollant sur le tableau de bord sans résoudre la panne. Pierre et Thierry s’accordent sur le fait que comprendre le sens du symptôme est la seule voie qui permette d’agir sur les causes réelles, plutôt que d’accepter une dépendance thérapeutique à vie.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

Lire la transcription

L'asthme, en fait, c'est encore un faux problème. C'est-à-dire que moi, l'asthme, je le vois au quotidien au cabinet, et c'est un faux problème. C'est-à-dire qu'on va reprendre un petit peu ce que je vous ai dit mardi, mais actuellement, avec ce paradigme très très symptomatologique, on se focalise systématiquement sur le symptôme et donc par extension sur les maladies qu'on a entre guillemets « inventées ».

Parce que tous les symptômes, quels qu'ils soient, ne sont que des manifestations de la santé du patient. C'est-à-dire que c'est la meilleure façon qu'a trouvé l'organisme, à ce moment-là, de se défendre ou de corriger quelque chose qui ne va pas.

Comment est-ce qu'on peut soutenir l'apéritif dans cette crise ? C'est-à-dire qu'une fois que la crise est là, quand la crise est là, il faut... Là, c'est très difficile, parce que, justement, au niveau de l'asthme, il y a vraiment une difficulté, donc la spécificité de l'asthme c'est qu'on a une une diminution, une incapacité au niveau de l'expiration et non de l'inspiration.

Il y a beaucoup beaucoup d'asthmes qui sont complètement, qui sont des faux asthmatiques parce que c'est vraiment très spécifique et ça, la seule façon moi que je connais de traiter des crises d'asthme sans, je dirais, sans médicaments, c'est vraiment le travail, c'est-à-dire le travail qu'on a fait sur le travail musculaire sur le diaphragme.

C'est-à-dire apprendre à l'enfant ou à la personne asthmatique à respirer. Parce que ça aussi c'est quelque chose qui nous semble complètement inné alors que c'est très difficile de respirer véritablement. L'une des raisons pour laquelle la ventilation et la combustion lors de la ventilation n'est pas complète, c'est justement parce que nous ne savons plus respirer correctement.

Et ça je pense que c'est un domaine qui est très très intéressant et qui devrait être complémentaire d'ailleurs du travail que fait Jérôme. C'est vraiment la respiration, c'est quelque chose à part entière.

Et d'ailleurs je voulais rebondir parce que la dernière fois quand tu as parlé de la digestion et de l'importance de mâcher, il y a un domaine là aussi qui est extrêmement sous-estimé dans le fait de manger, c'est la respiration.

C'est-à-dire que lorsqu'on mange, très peu de gens pensent à respirer correctement. Et c'est la respiration qui permet en fait une combustion complète et d'améliorer la digestion. C'est-à-dire que vous avez une alimentation qui va être absorbée, qui va être retenue par l'organisme et transformée de façon beaucoup plus qualitative si vous avez une combustion complète.

Donc je sais que là vous me demandez quelque chose par rapport au moment de la crise, mais il faut toujours revenir à la prévention. C'est-à-dire qu'il faut toujours réfléchir les choses en amont, lorsqu'il y a la crise, si on n'a rien fait avant, mais à part la solution, je dirais recette miracle avec les médicaments.

Parce qu'un médicament, normalement, c'est juste une béquille pour le moment. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, on vous donne des béquilles pour toute votre vie. Donc pour quelqu'un qui a envie de marcher ou qui a envie de faire du sport, être avec une béquille toute sa vie, ça n'intéresse pas.

Donc là, c'est un petit peu pareil. Dès que vous avez un problème, un symptôme, une pathologie que vous traitez de façon symptomatique avec un médicament, vous devez accepter après de vivre toute votre vie avec ça.

Donc moi je vous invite vraiment à réfléchir plus sur le fait de se focaliser sur le symptôme asthmatique plutôt que d'essayer de comprendre ce qui se passe derrière l'asthme. Il y a beaucoup beaucoup de choses mécaniquement qui s'expliquent et sur lesquelles on ne travaille pas et les liens notamment, je refais le pont, mais entre les vaccins et l'asthme c'est quelque chose qui est très très très important et qui qui permet de comprendre comment le mécanisme physiologique de la respiration se met aussi en place.

Est-ce que c'est le même phénomène ? Parce qu'on n'a pas parlé, par exemple, des bronchites chroniques évolutives. Oui. Est-ce que ça peut vouloir dire qu'on a une insuffisance sur un autre organe qui pourrait se manifester par cet émonctoire ? Moi ça me semble évident.

Le symptôme montre non pas que le corps ne fonctionne pas, justement qu'il fonctionne, mais qu'il a besoin de réparer, de restaurer quelque chose qui ne convient pas au bon fonctionnement.

Donc il y a forcément quelque chose à aller voir. On est toujours sur les mêmes principes. Après on peut les nommer comme on veut. C'est-à-dire que c'est, et pour moi, je dirais que l'origine de toutes les maladies ou même des symptômes, au final, en fait, c'est toujours le même.

Et tant qu'on se focalisera sur comment traiter cette maladie-là ou cette maladie-là ou ce symptôme-là, on n'y arrivera pas. Tant qu'on ne cherchera pas à comprendre quels sont les principes qui permettent de présider un bon état de santé, il n'y a que ça qui va permettre de faire fonctionner le corps.

Comprenez ? C'est-à-dire qu'après, vous pouvez donner autant de noms que vous voulez. Là, dans les années qui viennent, il va y avoir l'apparition de nouvelles pathologies, mais je vous garantis qu'on va aussi en inventer de nouvelles.

D'accord ? Parce qu'au-delà du commerce qu'il y a derrière tout ça... Parce que ce sont des noms que l'on donne, mais ce sont des noms qu'on donne à des symptômes. Et à partir du moment où vous nommez un symptôme, ça devient une maladie.

Et à partir du moment où vous avez un nom, c'est-à-dire une maladie, ça veut dire que vous pouvez donner une recette, vous pouvez donner un remède derrière. mais tout ça ce sont des protocoles un petit peu sémantiques qu'il faut absolument à mon avis changer et ne plus s'intéresser en tant que tel à la maladie mais aux principes, aux événements qui amènent à l'apparition de ces symptômes.

C'est-à-dire qu'à un moment donné, pourquoi est-ce que le corps va être amené à développer ce genre de pathologie là plutôt qu'une autre ? Comment ça se fait ? Pourquoi est-ce qu'une personne va développer Parkinson plutôt qu'Alzheimer ?

Et si on se pose ces questions là, je peux vous dire qu'on pourra non seulement prévenir beaucoup mieux, on pourra traiter efficacement ces pathologies là, alors qu'aujourd'hui tout ce qu'on fait c'est essayer de tamponner la seule façon qu'a l'organisme de nous signifier qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas. Alors je sais que ça ne répond pas à votre question, mais c'est vraiment pour vous dire C'est-à-dire que quand on parle de diversion, la diversion sur les pathologies, c'est le fond de commerce.

Après le médecin, il va te prescrire des gros gros dilatateurs... Mais c'est ce qui justifie le fait qu'ils prescrivent. C'est le fait de nommer quelque chose. À partir du moment où ils donnent leur nom, ils donnent une existence, une légitimité. Donc voilà votre ennemi, c'est lui que vous devez combattre.

Mais si tu ne comprends pas à chercher pourquoi est-ce que j'ai ça et non pas autre chose, C'est-à-dire qu'à comprendre le sens du symptôme et à comprendre finalement que le symptôme, il n'est pas là pour te rendre malade, mais il est là justement pour te sauver de quelque chose qui se passe, on n'y arrivera jamais.

On n'y arrivera jamais et on ne fera que du commerce de la maladie et des symptômes des gens. Je me permets d'ajouter concernant les deux questions. Concernant l'asthme, j'abonde dans son sens et quand je considère un cas d'asthme, moi je considère deux choses, c'est-à-dire un besoin légitime du corps d'expectorer, donc de faire sortir quelque chose qui l'encombre.

Donc évidemment, s'il y a un besoin exceptionnel d'expectorer, c'est parce qu'en aval le traitement n'a pas été accompli de manière adéquate, que les autres émonctoires n'ont pas été sollicitées comme il fallait, en tout cas que cette émonctoire-là est sur-sollicitée.

Deuxièmement, comme le faisait remarquer Pierre, il y a une prédominance du système nerveux sympathique, c'est-à-dire une inspiration qui est présente et une expiration qui est absente. Dans cette expiration qui est absente, il y a un phénomène d'emballement qui s'installe.

Les personnes inspirent et n'expirent pas. J'ai pu expérimenter avec une personne en crise, bien que le travail en amont soit juste et essentiel, j'ai pu expérimenter avec quelqu'un en crise. Ce n'était pas une crise monstrueuse d'asthme, je vous demanderais à valider ça sur des énormes crises d'asthme, Mais sur une petite crise d'asthme finalement, être auprès de la personne à tenir et la forcer d'une certaine manière dans l'expiration, l'induire à expirer, à souffler, et donc forcer quelque part son système en parasympathicotomie, donc dans le système nerveux parasympathique,

ça a permis de réguler le truc. Mais il y a toujours cette espèce de deux côtés quoi, tu vois ce que je veux dire. Il y a un besoin légitime des poumons des pectoraux et dans la bronchite chronique obstructive, il y a une inflammation des bronches qui demande une expectoration chronique mais s'il y a chronicité c'est qu'il y a chronicité de l'agression d'une certaine manière donc il y a un aval des organes de détoxification d'élimination qui ne font pas leur oeuvre voire qu'il y a un aval une porte d'entrée dans l'organisme qui fait qu'il y a des substances

anormales quelque part qui peuvent passer et que le système doit après éliminer donc c'est ça qui est chronique d'une certaine Et là aussi, avec les bronchiques chroniques, il ne faut pas minimiser le fait que quand on parle de perméabilité intestinale, on a super focalisé sur la perméabilité intestinale, il peut y avoir de la perméabilité bronchique aussi. Donc des produits qui, dans l'air, seraient anodins pour toute personne, c'est-à-dire que toi tu respires une atmosphère dans laquelle il y a des fines particules, de temps en temps tu vas tousser pour les

expectorer et tout va aller bien. L'autre, lui par contre, comme il y a une perméabilité de la barrière bronchique, finalement il va commencer à les absorber jusqu'à ce que ça s'accumule et quand c'est trop accumulé d'un seul coup il y a une volonté de l'organisme de les expectorer donc ce qui est chronique c'est l'entrée anormale de matières dans l'organisme et le besoin donc de les expectorer et Globalement de toute façon moi ce que j'ai vu j'avais eu le cas d'une personne proche qui avait une bpco et on n'a rien

fait de vraiment très spécifique d'ailleurs c'est ça qui l'a un peu choqué parce qu'il s'attendait à un traitement vraiment spécifique On s'est contenté de vraiment soutenir son organisme, soutenir les organes d'élimination, soutenir le foie par exemple et avec ça d'un seul coup lui qui était sous bronchodilatateur permanent, quasiment permanent, depuis il avait 47 ans et depuis l'âge de 22 ans quasiment, il n'avait pas passé une journée sans bronchodilatateur et en moins de trois semaines il s'est passé complètement de bronchodilatateur.

Il a été un peu choqué, il ne s'y attendait pas, quelques jours de jeûne aussi de ci de là c'est quand même une bonne élimination mais tout de suite effectivement lui me parlait de bpco il me disait il faut traiter les poumons et ainsi de suite et au début il ne comprenait pas que je lui en parlais pas du tout je lui disais mais ça c'est juste le final c'est la terminaison mais ce qui m'intéresse moi c'est de savoir pourquoi est-ce que ça aboutit à tout ça parce que ça ce n'est que le que la

conséquence de la conséquence de la conséquence et on est allé en aval pour essayer bon dans son mode de vie son mode alimentaire aussi pour calmer au niveau de certains produits qui n'arrivaient pas encore à tolérer en sachant que l'éviction de certains produits n'était pas une solution mais c'était une découverte temporaire et favorisait aussi le nettoyage des bronches.

Ça oui, quand même, et avec ça, en trois semaines à peu près, il s'est passé le bronchodilatateur et depuis, ça va faire deux ans, il n'en a pas repris, il n'en a pas repris.

Le problème aussi, c'est qu'avec les bronchodilatateurs, quelque part, on empêche le corps de faire sa belle œuvre. Donc, quelque part, la crise suivante n'en est que plus certaine, C'est une espèce de...

On nous vend un mirage. C'est-à-dire qu'on nous vend un répit, mais qui a un prix à payer, qui est d'autant plus lourd, c'est que tout ce qui n'est pas sorti à ce moment-là, il sera encore plus lourd à sortir ensuite, parce qu'entre-temps, il y en a qui s'est accumulé.

Entre-temps, il n'y a pas eu de regard critique sur le mode de vie. De toute façon, la charge toxique sera encore plus importante. Le phénomène ne peut aller qu'en empirant. Je crois que c'est vraiment ce que j'apprécie aussi dans la démarche de Pierre, c'est de réaliser que les symptômes sont là, si on les empêche de toute façon, c'est un mouvement inné de la vie, on se bat contre la vie, on va les empêcher avec des solutions qui vont avoir un coût de plus en plus important, parce que ce n'est pas anodin de se battre

contre un mécanisme vital, et que de toute façon, ce mécanisme vital va se rappeler à nous de façon de plus en plus importante. C'est surtout que les symptômes qui aujourd'hui sont considérés comme l'ennemi public numéro un dans la médecine, c'est un peu les terroristes, ce sont nos meilleurs alliés.

C'est-à-dire que sans eux, lorsque j'avais fait lors du dernier et précédent stage, on avait fait un petit cours de neurophysio sur les voies de la douleur, on avait expliqué sur les patients qui ne ressentent pas de douleur et qui n'ont pas de symptômes, c'est invivable, c'est-à-dire que c'est notre garantie, c'est la seule possibilité, la seule chance que l'on a de vivre le plus longtemps possible, c'est que l'on puisse avoir des voyants, comme dans votre voiture, qui nous signalent en temps réel à quel

moment ça ne va pas. Et donc quand on s'attaque avec les médicaments, avec les traitements aux symptômes, on ne fait qu'éteindre les voyants. Quand vous êtes avec votre voiture, vous conduisez, on vous annonce que vous n'avez plus d'essence, Le fait de prendre le médicament, c'est juste de mettre un autocollant sur le voyant et on continue à rouler.

Mais au bout d'un moment, la voiture va s'arrêter quand même. Donc, il faut comprendre le sens du symptôme. Et à partir du moment où on a compris que c'était notre meilleur allié, c'est vraiment notre meilleur ami, on n'a pas intérêt de se le mettre à dos.

Et c'est exactement ce qu'on fait, c'est-à-dire qu'on se bat contre lui. Se battre contre lui, c'est se battre contre soi-même. Et c'est de là, à mon sens, que vient la plus grande dégénérescence.

C'est-à-dire qu'à partir du moment où vous vous battez contre vous-même, c'est-à-dire qu'on a un comportement, actuellement, qui est auto-immune. D'accord ? C'est-à-dire qu'on parle de maladies auto-immunes, mais nous avons un comportement, par notre ignorance, justement, de maltraitance.

Nous nous maltraitons à ne pas être en accord et ne pas être en compréhension avec nos symptômes. C'est le monde dans lequel nous avons grandi, c'est le monde dans lequel j'ai été éduqué, c'est très difficile d'en sortir, c'est très difficile d'arriver à se retirer de ça, mais malheureusement c'est la seule issue, en tout cas moi c'est la seule issue que je vois. Donc c'est vraiment très très important d'essayer de comprendre le sens du symptôme et de ne pas seulement chercher à le traiter.

0 commentaires