Retour aux contenus
Vidéos publiques

Artemisia Annua et désobéissance civile chez Raphaël Colicci

Author Photo
L'équipe RGNR
156 vues • Publiée le 21/05/2020

Thierry rend visite à Raphaël Colicci, jardinier et militant de la biodiversité depuis cinquante ans, sur ses terres où poussent des milliers de pieds d’Artemisia annua. La conversation s’ouvre sur un constat direct : cette plante est absente de tous les protocoles officiels en France, alors que ses propriétés antipaludéennes et antivirales sont documentées et qu’elle est utilisée depuis des décennies dans plusieurs pays africains et à Madagascar.

Raphaël raconte comment il a découvert l’efficacité de l’artemisia en Casamance, au Sénégal, où il a vu des malades du paludisme soulagés en quelques heures par de simples tisanes. De retour en France, il a mis quatre ans à faire germer des graines, car les semences disponibles localement avaient été stérilisées. C’est finalement grâce à des échanges avec des paysans maliens et nigériens qu’il a pu obtenir des semences fertiles et adapter la plante à son biotope.

La discussion aborde aussi les propriétés plus larges de la plante : action sur les cellules cancéreuses in vitro, efficacité potentielle dans la maladie de Lyme, assainissement des parois intestinales, soutien à l’immunité. Raphaël insiste sur un point central à sa façon de travailler : ce qui compte, ce n’est pas l’artémisinine isolée, mais la synergie des molécules présentes dans la plante entière, de la même façon que les oligo-éléments de l’eau de mer fonctionnent en osmose.

En fil rouge, Raphaël défend une logique de transmission gratuite : il offre des plants, distribue des graines via les semences paysannes, et refuse que la plante soit captée par l’agro-industrie dès qu’elle sera légalisée. Ce qu’il appelle désobéissance civile, c’est continuer à cultiver, partager et expérimenter malgré les interdictions, parce que des gens souffrent et qu’aucune prévention simple ne leur est proposée.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

Lire la transcription

Oh ! Salut Raphaël ! Bon, on est dans l'antre d'un résistant, d'un combattant. Raphaël Zannier-Lambert depuis longtemps, depuis 50 ans. Depuis 50 ans, combattant pour la vie, tu me parles même de désobéissance civile par certains côtés.

Raphaël Zannier-Lambert Je suis désolé d'en arriver là, ce n'était pas mon but, mais voilà, on a beau expliquer scientifiquement pourquoi les cépages interdits n'ont pas lieu d'être, voilà, ils ne rendent pas fou, pourquoi les fruits et légumes qu'on a sauvegardé eh bien, ils n'ont provoqué aucune intoxication, pourquoi aujourd'hui en plein Covid-19 pourquoi l'arthémisia est écarté de tous les traitements en France, eh bien, on marche sur la tête.

Thierry Leccercie. Et donc toi tu vas nous montrer un petit peu ce que tu fais ici ? On te suit ! Alors, là tu es venu aujourd'hui pour voir les plantations d'Artemisia. Alors, là voilà, j'ai semé il y a 8-10 jours de l'Artemisia.

Thierry Macron Artemisia nua ? Oui. Tu peux nous en dire un peu plus de cette plante parce que... Ah, mais j'ai beaucoup à dire là-dessus. Thierry Leccet. Vas-y, ce n'est pas un plaisir, on est là pour ça.

Alain Demorand. Alors, donc tous les jours dès que j'ai un petit moment, je fais ça, j'en prends une petite touffe et chaque micro-plante comme ça, je la mets dans un godet et je crée une nouvelle plante que j'offre.

Alors, soit ça pour ceux qui ne savent pas cultiver, sinon je préfère offrir des graines parce que j'ai tellement de travail, Et voilà, alors on va continuer sur l'arthémisia. Thierry Leccercie OK, ah oui parce que là il y a les plants qui sont en train de pousser.

Olivier Roland Voilà, donc là c'est ceux que j'ai fait hier, alors ils battent de l'aile le temps de la reprise, mais là déjà ils vont mieux aujourd'hui. Thierry Leccercie Celui-là commence à être très beau là.

Olivier Roland Oui, celui-là je l'ai repris parce que le vent l'avait couché, donc tu vois il l'avait couché, voilà. Et donc voilà, là par exemple j'ai greffé un orangé extraordinaire, c'est un orangé qui s'appelle l'orangé fraise, c'est une orange sanguine mais elle a vraiment une concentration d'anthocyanine importante, et elle est magnifique, elle est sucrée, elle est pleine de délices, voilà, donc ça c'est un aparté, mais là il y a toutes sortes, il y a du tabac,

il y a l'artemise qui ça y est, elle démarre. Thierry Lecce. Donc l'artemisia, parlez-nous en un petit peu. Pourquoi particulièrement avec la crise actuelle, pourquoi est-ce que cette plante pourrait avoir un intérêt pour nous ?

Alain Ducos. Alors, l'histoire de l'artemisia c'est que, bon alors là, tu vois là je les ai fait ce matin, mais le vent a séché un peu, mais il suffit que je les arrose et ça va repartir.

Alors, il y a une dizaine d'années, moi j'aime bien faire des échanges, premièrement de culture, des échanges humains, et j'étais allé dans le sud du Sénégal pour aider une communauté agraire qui voulait développer des choses, en particulier tout ce qui touche aux fruits, ayant bien sûr des alicaments pour pouvoir valoriser, et là je leur avais proposé de faire des yuzu, mais tout de suite je me suis rendu compte que les systèmes, les administrations étaient toujours dans

les mêmes productions. Et puis j'ai découvert l'efficacité de l'artemisia. Thierry Casasnois en plantes médicinales. en plante médicinale, j'étais dans une petite ville à la campagne en Casamance, et bien sûr, le palu est en permanence une menace de mort pour ces populations, et il faut que vous sachiez qu'il y a 300 millions de personnes qui sont touchées, c'est qu'il y a 405 000 morts par an à cause du palu.

Et bien sûr, Novartis, pour ne pas les nommer, mais plein de labos, eh bien, qu'est-ce qu'ils font ? Ils font des médicaments, ils prétextent que maintenant leurs anciens médicaments ne marchent plus, il faut des nouvelles molécules, et dissuadent les pauvres gens d'utiliser leur pharmacopée locale.

et l'Artemisia annula a vraiment une capacité antivirale, antipaludienne et antifébrifuge parce que moi je les ai vus, les gens ils tremblaient de fièvre, ils avaient de la barbe, c'était vraiment une souffrance atroce, et en quelques heures les tisanes d'Artemisia j'ai vu de mes yeux, sinon voilà je ne peux pas en parler vraiment.

Et d'avoir vu ce soulagement, je me suis dit je vais essayer ça en France parce qu'apparemment c'est assez rustique et ça supporte tous les climats, même le froid. Et pendant 4 ans je n'avais pas pensé à prendre des graines sur moi parce que ce n'était pas l'époque des graines, et je savais qu'on pouvait en trouver en France.

Pendant 4 ans j'ai planté Artemisia, ça n'a jamais levé, alors que ça lève, mais comme de la mauvaise herbe. Et bien parce qu'en France vu qu'ils l'avaient interdit, ils avaient stérilisé les graines.

Thierry Marchettti. Ah, donc les graines que tu trouves en France c'est des graines. Thierry Marchetti. Et voilà, et je n'y arrivais pas, et un jour vu qu'on fait toujours des échanges, on avait reçu des africains avec les semences paysannes à peau, et des maliens et des nigériens m'ont offert, on faisait des échanges de graines, et j'ai dit moi voilà, je veux bien essayer vos graines, voilà. Et là, depuis, c'est très prolifique,

c'est très rustique. Alors, cette variété s'est adaptée à mon biotope, vous voyez que la plante malgré ses indications, je peux parfois même peut-être perdre les principes actifs si elle n'est pas assez ensoleillée. Alors, mais moi vu que c'est un terroir rustique, vu qu'il y a peu de sol, la terre est pauvre, donc elle s'y plaît.

Je vous ferai voir tout à l'heure dans mes cultures en champs, et bien quand j'ai fait la récolte, j'ai récolté dans des grands draps les graines, mais quand je fais comme ça, ça a volé sur le chemin où je passe en voiture, et bien elles ont poussé quand même, il a fallu la pioche pour que j'ai des terres.

Donc pour vous dire que... Thierry Casasnois Il y a pas mal d'expériences qui ont été faites en Asie avec l'Artemisia pour le coronavirus, avec des résultats, des premières expériences qui étaient quand même très encourageants et qui pourraient, on pourrait se dire, ça vaut le coup quand même d'aller voir de ce côté-là.

Alors, voilà ce qui s'est passé au mois de janvier. Mon ami le cinéaste Jean-Yves Billien qui fait beaucoup d'enquêtes sur toutes les médecines abandonnées ou les médecins qui ne peuvent pas exprimer leur savoir-faire, eh bien voilà, il fait des documentaires admirables, il fait vraiment un travail de fond et il a découvert le professeur Raoult, c'est lui le premier qui l'a mis en lumière sur les réseaux sociaux etc.

Et comme on est assez intime, il me dit Raphaël je vais aller voir un professeur, là c'est fantastique, il arrive à soigner, là il a des clients assez simplement avec des médicaments, et quand il est revenu de son film, il m'a dit voilà, il emploie l'hydroxychloroquine, un antibiotique, et il est très satisfait.

Et quand il m'a dit hydroxychloroquine, vu que c'est un antipaludéen, je me suis dit mais attends, l'artémis c'est un antipaludéen, et si ça faisait le même travail ? Mais voilà, moi j'ai tellement de travail dans les champs, de partout, avec les associations, je n'ai pas le temps d'aller voir des vidéos, des machins. Mais une annonce, quand les chinois ont eu terminé leur pandémie, ils ont commencé à livrer leurs secrets.

Et j'ai vu vaguement un titre dans la presse, voilà, qu'ils avaient mis aussi des plantes, j'ai essayé de le savoir, et en fait il y avait au moins 60 % d'Artemisia dans leurs plantes. Alors, c'est normal, l'Artemisia il y a 2000 ans faisait partie de la pharmacopée de la MTC, de la médecine traditionnelle chinoise et c'est juste que le peuple chinois puisse en bénéficier. Et là, je me suis dit attends, j'ai des centaines de milliers de graines, moi j'ai trop de travail,

je fais juste des allées pédagogiques où depuis 6 ans je montre, je fais toucher, je dis aux gens de se faire des tisanes. Alors, je dois vous avouer quelque chose, peut-être que je n'ai pas le droit de le dire, mais si j'ai eu cet intérêt il y a une dizaine d'années pour Artemisia, ce n'est pas pour le palud, parce qu'ici on n'a pas le palud, c'est parce que cette plante est capable d'après pas mal d'études, et je sais que c'est controversé mais ça ne fait rien,

pour moi c'est une piste, eh bien, elle est capable de mettre en apoptose les cellules cancéreuses entre 8 et 16 heures, voilà. Et maintenant, c'est vraiment de tuer les cellules cancéreuses.

Alors, j'ai dit mais pourquoi il n'y a pas de recherche ? Alors, in vitro, mais pourquoi on ne va pas plus loin ? Pourquoi on n'essaye pas sur d'autres supports ? Pourquoi on n'essaye pas avec les êtres humains qui sont malades ?

et il y aurait des volontaires, parce que c'est une plante sans effet secondaire. Et donc voilà, j'ai été atterré par aucun centime pour la recherche pour cette plante. Heureusement, madame Vernet a fondé la maison de l'Artemis, mes amis malgaches, ça fait 4 ans que je dois y aller, mais je suis tellement débordé à chaque fois, et l'an dernier avec le docteur Tal Schaller, je devais le rejoindre et il y a eu la peste, donc ça sera reporté à l'année prochaine s'il n'y a pas de coronavirus encore,

et donc à Madagascar j'ai des amis qui font des projets agricoles avec l'artémise, et ça marche et ils sont contents, et là cerise sur le gâteau, la semaine dernière le président malgache annonce qu'il va donner à son peuple ou vendre je ne sais pas une boisson à base d'artémisia.

Alors, j'ai eu la chance de pouvoir envoyer un mail à Jérôme, le médecin qui a mis ce cocktail au poids, c'est un Congolais, et qui fait en sorte que l'Artemisia ne soit pas reléguée loin derrière les autres possibilités. Alors, que dire de plus, c'est que je vous ai donc parlé du palud, Moi, ce qui m'intéresse, c'est comment on peut utiliser cette plante pour inhiber la prolifération cellulaire de différents cancers.

Il s'est avéré qu'un des cancers sur lesquels elle marche bien, c'est l'estomac. Parce qu'effectivement, cette plante a un mucilage qui arrive à tapisser les parois du tube digestif, mais on dépense des millions pour les vaccins contre le corona, on dépense des millions pour des nouveaux médicaments contre le palu, et pourquoi on ne mettrait pas quelques sous sur cette plante magnifique qui n'a besoin d'aucun engrais, qui n'a pas besoin de traitement, qui s'offre à nous,

qui s'offre à des peuples qui sont pauvres, et heureusement qu'ils ont été les labos dans leur logique de l'argent, ce qui fait que les peuples africains, malgaches et autres ne pouvaient pas se payer même pas de la chloroquine, et bien ils sont retournés parce que les femmes dans les villages elles se sont mis à planter, ils disent tiens prends la tisane, Voilà, il disait j'ai la tisane, ils ne disent même plus artémisia, ils disent la tisane.

Donc voilà, c'est fantastique. Thierry Leclerc – Mais là le problème c'est qu'en France par exemple de l'artémisia, moi j'en avais parlé à quelques personnes autour de moi, j'avais dit tiens, c'est peut-être intéressant à tester, à expérimenter, mais on n'en trouve nulle part. Olivier Roland – Voilà, il y a out of stock partout, et puis Thierry permet moi d'être sceptique parce que moi ça fait tellement longtemps que je m'occupe de la biodiversité, et le système financier récupère tout.

Le système financier, les multinationales ont récupéré le bio, ils nous ont récupéré nos graines anciennes. Un exemple typique que je vois tous les jours avec mes amis jardiniers et paysans, tu vois Raphaël, toi cette année j'ai acheté la cœur de bœuf, j'ai dit mais ta cœur de bœuf c'est un OGM ou c'est un F1, ça n'a pas de goût, il faut retrouver la vraie semence.

Et pourquoi je me bats pour que nous retrouvons ces vraies valeurs en fait, et retournons à la semence véritable qu'ont sélectionné nos aïeux depuis des siècles, parce qu'il faut qu'elle soit capable de produire des légumes et des fruits vivants, sinon ça ne sert à rien, sinon c'est de la matière, c'est de la matière inerte pratiquement, sans goût en plus.

Voilà, et nous ce qu'on veut c'est éveiller nos papilles, c'est créer de l'ocytocine parce qu'on est heureux de manger, tu as vu à midi, voilà ce que tu as mangé, tu as vu, c'est simple, mais voilà, ça réveille les papilles, Thierry Laurent On a été accueilli royalement.

Thierry Laurent Non mais simplement, voilà, on n'a pas tué le mouton, on a simplement pris des végétaux souvent sauvages. Thierry Laurent On a terminé avec une glace à la zibine, Thierry Laurent fruit fabuleux là encore.

Thierry Laurent Voilà, donc on peut se faire plaisir, on peut rester en santé, On ne parle pas de soigner parce que nous on n'a pas le droit de soigner, c'est réservé à une caste de soignés, et donc nous on veut de la santé.

Et actuellement des gens souffrent, des gens sont en détresse respiratoire et il n'y a aucune prévention, le corps médical reste sans voix, ils disent restez chez vous, à des gens qui ont des symptômes, ils toussent, ils ont de la fièvre, Bon, c'est bien, je loue vraiment les compétences de nos collègues infirmiers, de tous ces médecins qui se dévouent, mais voilà, il y a quand même un vide.

Et alors, nous on propose des choses simples, une plante qui pousse partout, faites de la tisane, vous verrez c'est voilà. Thierry Lecce. Oui, mais alors la question qui vient immédiatement c'est des graines, il n'y en a nulle part.

Oui, mais moi j'en donne tous les jours, tous les jours je fais des pots, tous les jours je donne des petites plantes, malgré que je suis en retard dans mes cultures, malgré que j'ai mille choses à faire, je dis il faut faire connaître cette plante, voilà. Thierry Leccet.

Il faut la disséminer. Thierry Macron. Voilà, et donc je me suis engagé avec des journalistes, il va y avoir des articles, et j'ai laissé mon mail, tant pis, ça va me faire des timbres à payer, mais voilà, je vais envoyer des graines.

Bientôt les marchés vont reprendre, mes amis de semences paysannes, des semeurs du Lot des Voies vont distribuer sur leur stand toutes ces graines, et donc c'est important qu'on puisse pérenniser ces cultures et puis à eux de prouver que c'est dangereux.

J'en ai marre de préserver la biodiversité qui est notre patrimoine français et on passe pour des bandits alors qu'on fait un travail de fond, de mémoire. Et nous ce qu'on veut c'est l'autonomie alimentaire, manger du vivant, manger des choses qui n'ont pas d'effet secondaire.

Le professeur Raoult c'est un résistant, il a eu raison de prescrire la chloroquine et son antibiotique, parce qu'en plus il a tué la bactérie, la ptévola qui va en plus incendier les poumons. Mais voilà, même la chloroquine, ça a quand même des effets secondaires, c'est de la chimie, ça peut remplacer la chloroquine, je n'ai pas le droit de le dire, je sais, mais pourquoi on n'essaye pas ?

Thierry Marcet tu te places sur de la prévention et de la santé. Thierry Marcet Tu te places sur de la prévention et de la santé, ils n'ont pas du traitement curatif. Thierry Marcet Et pourquoi toujours les œillères, pourquoi ? Alors, j'ai beaucoup d'amis médecins qui sont bienveillants, qui m'ont pris des plans, qui sont en train d'essayer, voilà, je ne condamne personne, tout le monde fait comme il peut, l'État fait ce qu'il pouvait aussi, mais quand même il y a des lacunes,

on ne laisse pas des gens dans la peur comme ça, voilà. Moi j'envoie ça, j'envoie quelques gouttes de lavande pour décontracter le plexus à des gens qui souffrent, j'essaye de pallier au plus pressé, mais voilà, si en plus on doit être condamné parce qu'on essaye de calmer le jeu, parce qu'on essaye que les gens mangent de la santé au lieu de s'intoxiquer avec l'industrie agroalimentaire ou on ne sait pas d'où ça vient, on ne sait pas combien il y a de conservateurs, combien il y a même des antibiotiques

dans certaines viandes, c'est même dangereux, c'est dangereux. Mon ami Pierre Rabhi souvent dans ses conférences il dit mais quand on passe à table il vaut mieux souhaiter bonne chance que bon appétit, et c'est vrai, on ne sait plus quoi manger, voilà, mais il faut vraiment qu'il y ait une prise de conscience et cette pandémie doit être aussi révélatrice de ce changement de cap où les gens doivent se prendre en main, il faut faire un jardin,

les sommeurs nous on vous donne des graines, vous pouvez les collecter avec vos voisins, il faut faire, là ce n'est pas un acte de désobéissance mais pour moi c'est quand même une subversion, voilà. Nous on a créé la fruit invasion dans les petits villages et dans les villes, on plante dans des lieux où il y a de la bonne terre, où les municipalités ne plantent pas, mais on le fait en général avec l'accord, mais partout il faut mettre des légumes, partout il faut mettre des fruits pour que les gens se nourrissent et

qu'on arrête d'importer des fruits, des aliments à l'autre bout du monde, parce qu'il n'y a plus de vitamines dedans, il n'y a plus d'antioxydants, et surtout c'est mort, puisque déjà ça fait un mois que le fruit ou le légume est parti.

Thierry Casasnois Donc c'est un système immunitaire qui ne fonctionne pas à leur optimum. Et pourquoi je m'efforce de dire aux gens de planter, déjà c'est un acte qui va vous relier à notre terre-mer, deuxièmement, vous allez avoir cette joie immense de prendre le fruit, de l'amener à vos chakras, à votre corps, et là c'est l'union corps-âme-esprit, il ne faut pas aller chercher plus loin.

Qu'est-ce qu'on demande ? On ne demande pas le luxe, on demande la simplicité que nous offre la nature. Merci Raphaël ! Oh, t'as vu la bête ? Elle sait qu'elle n'a pas le droit de venir là, parce qu'elle c'est là-bas.

Elle sait qu'elle n'a pas le droit donc elle vient de façon timide. Elle est belle, elle est rousse dessous, c'est rare. Qu'est-ce qu'il a dit papy ? Au champ là-bas, va au champ, file ! Allez, file ! File là-bas, file ! Alors, Thierry, voilà les plants d'Artemisia.

Voilà, donc c'est très rustique, là on vient de les planter, donc on a donné un petit coup d'arrosage, et ça va devenir au moins sur 81 mètres de large et jusqu'à 2 mètres de haut. mais ici on a très peu de terre donc ça sera plutôt 1,50 mètre, 1,60 mètre. Et là tu vois, on vient de traverser un pré avec de l'herbe, il y a les animaux, donc tu as dit mais est-ce qu'il y a des tiques ? Bien sûr qu'il y a des tiques, donc qui dit tiques dit maladie de Lyme,

et bien une des grandes ressources d'Artemisia avec sa molécule artémisine, c'est d'être efficace aussi dans la maladie de Lyme parce qu'il y a tout un côté inflammatoire dans la maladie de Lyme qui peut être atténué avec cette plante.

De toute façon, cette plante a des actifs qui sont intéressants parce qu'ils sont très biodisponibles. Très vite, les principes actifs de cette plante traversent tout le corps, même le cerveau, voilà. Thierry Casasnois — Traverse la barrière hémato-encéphalique. Olivier Roland — Voilà, c'est ça l'intéressant.

Alors, ce qu'il faut dire aussi c'est qu'elle agit sur l'intestin, et ça c'est intéressant quand on sait que beaucoup de nos maladies pour début ou comme foyer de réceptacle l'intestin, et les parois de l'intestin sont assainies, par exemple des crampes musculaires peuvent être atténuées avec cette plante, il y a l'immunité bien sûr, donc vous voyez, ce n'est pas une panacée mais presque, à peu de frais.

Voilà, alors là, c'est ce que j'ai fait il y a deux mois et puis là, c'est des semis directs, regardez il y en a des milliers et des milliers, regardez tout ça c'est de l'artémisia, regardez tout ça là, j'y marche dessus, ça va pousser, là sur le chemin, j'en ai pris, quand j'ai battu les graines, vous voyez avec les branches sont là-bas et donc partout là c'est de l'arthémisia qui pousse. Alors,

il va falloir que je les divise, donc voilà, je ferai encore des pots avec tout ça. Voilà, ça c'est un endroit où il y avait quelques pieds l'année dernière et regardez, elle n'est pas plantée, ça repousse, donc vous voyez, c'est une plante qui n'est pas pérenne mais elle a quand même cette faculté à se reproduire. Et là c'est pareil, j'avais mis des blés, des blés très anciens que nous avaient apporté des Syriens, donc des blés de la Mésopotamie,

voilà ils ont repoussé tout seuls au milieu de l'hélicryse, là-bas on a encore, voilà on a encore toutes ces lignes. Thierry Lecce. Encore de l'artémisia, et il y en a qui poussent contre l'élément là d'ailleurs.

Thierry Macron. Oui, voilà, parce que pourquoi ? Parce que ça c'est une plante d'artémisia de l'an dernier qui poussait là-bas, qu'est-ce que j'ai fait ? Une fois que j'ai récupéré les graines, j'ai dit il doit y en avoir encore, alors qu'est-ce que j'ai fait ?

J'ai tapoté, j'ai tapoté comme ça et ça a poussé, regarde, voilà, mais là il y a des milliers de petits plants là encore. Alors mon but ce n'est pas d'avoir des champs et des champs d'artémisia, mon but c'est de dire voilà, cette plante est merveilleuse, nous pouvons faire des essais thérapeutiques, vous ne la connaissez pas, je vais vous donner quand la plante sera grande, vous allez faire des tisanes, vous allez essayer pour vous-même, et voilà, mais moi je ne veux pas vendre,

pas faire d'alicame, voilà, c'est à de futurs ou des agriculteurs de planter ça quand ça sera légalisé et de faire des productions de semences paysannes, et non pas des immenses cultures de centaines d'hectares comme ils veulent faire dès que l'agroalimentaire s'empare d'une plante qui a des molécules intéressantes, et bien tout de suite ce sont des milliers d'hectares, tout de suite c'est, voilà. Thierry Marceau Il y a l'égal, ça c'est qu'il y en a dans tous les jardins finalement. Olivier Roland Oui,

alors, ensuite moi j'ai fait des teintures mères, j'ai fait avec des percolatures, avec des macérations, là je suis en train d'étudier, je t'ai fait voir le bocal, les racines, mais toujours avec un même principe, comme j'ai fait pour la grenade, comme j'ai fait pour, voilà, je fais des totems, C'est-à-dire que, voilà, souvent les labos ou l'industrie agroalimentaire va extraire une molécule d'une plante intéressante, au mieux il va acheter la plante à des paysans,

mais souvent, et c'est le cas aussi de l'artémise, eh bien, la semaine dernière un chercheur m'a dit ça y est, on vient de faire une artémisine artificielle sur une base de levure. ils ne prennent qu'un seul principe actif et qu'ensuite ils le reproduisent de manière artificielle. Thierry Macron Voilà, alors je trouvais déjà nul de prendre que le principe actif parce que c'est l'enlever de son milieu natif, et vous savez que ce qui fonctionne c'est les synergies, ce n'est pas que le principe actif lui-même,

c'est qu'il est mu par d'autres principes actifs qui sont autour, qui baignent, l'artémisine baigne avec d'autres molécules qui l'activent, c'est comme l'eau de mer avec l'échelle de Mendeleïev, eh bien il y a 105 oligo-éléments, mais même si le zinc est en petite quantité ou le chrome etc., il va fonctionner sur nos cellules parce qu'il est en osmose et parce qu'il est en équilibre et en adéquation avec toutes les autres molécules.

Voilà, et j'y tiens parce que c'est comme ça que je travaille, c'est comme ça que j'ai appris il y a 47 ans quand j'ai débuté, j'ai eu la chance de rencontrer le médecin de la Reine d'Angleterre qui était un grand homéopathe, et il m'a appris à travailler dans la globalité de la médecine globale et à travailler avec les totums, et j'applique ce principe de l'homme total et de la plante totale.

Et la tisane, je préconise que quand vous coupez vos feuilles de tisane, vous coupiez la plante avec si possible un peu de fleurs, si possible un peu de branches, vous voyez ?

Bon, là par exemple c'est celle de l'année dernière, eh bien, vous coupez là, vous avez dans l'écorce des principes actifs très intéressants, dans les boutons floraux ou de la fleur aussi, voilà, et les feuilles bien sûr puisque c'est les feuilles qui sont en plus grande quantité.

Et donc en faisant avec ce principe de respect de la plante dans sa globalité, voilà, vous allez recevoir le maximum de ce que veut vous donner cette plante miraculeuse. Merci Arpède

0 commentaires