Analyse stratégique de la pandémie avec Slobodan Despot
Cette conversation avec Slobodan Despot, écrivain et éditeur suisse d’origine serbe, part d’un constat simple : la gestion de la crise sanitaire ne s’explique pas uniquement par l’incompétence ou la malveillance, mais par un changement de paradigme plus profond, en cours depuis plusieurs décennies. Les deux interlocuteurs cherchent à comprendre la logique interne de décisions qui, vues de l’extérieur, semblent absurdes.
Une large partie de l’échange porte sur la fascination pour la technologie comme réponse systématique à des problèmes qui n’en ont pas besoin. L’exemple de Theranos, la startup de tests sanguins qui a levé des centaines de millions sans jamais prouver son concept, illustre comment des investisseurs et des décideurs peuvent se comporter comme des enfants devant une boîte magique, sans jamais poser les questions élémentaires sur ce qu’il y a dedans.
Slobodan Despot introduit le concept d’hypernormalisation, documenté par la BBC, pour décrire comment les élites soviétiques puis occidentales ont construit des réalités de substitution pour maintenir des systèmes à bout de souffle. Ce cadre d’analyse est appliqué à la virtualisation de l’argent, aux projets d’identification numérique et à la concentration du pouvoir entre finance et Silicon Valley, des tendances que la pandémie a accélérées sans les avoir créées.
La conversation revient aussi sur la médecine naturelle et le jeûne, que Thierry et son invité replacent dans ce contexte plus large : la suppression des thérapies non technologiques n’est pas un accident, elle est cohérente avec un système qui investit dans les outils externes plutôt que dans les capacités propres de l’organisme. Slobodan Despot évoque un médecin suisse qui pratique le jeûne pour lui-même mais ne peut pas le prescrire sans risquer de perdre son droit d’exercer.
📑 Au programme de la vidéo
-
🎬
0:00Pourquoi Thierry sort de sa réserveThierry explique pourquoi il met exceptionnellement sa chaîne au service de débats qui dépassent la santé individuelle, et présente son invité.
-
💡
7:58La dématérialisation de l’argent sous couvert sanitaireLe refus du liquide dans les commerces pendant le déconfinement est analysé comme un glissement vers une société de plus en plus virtualisée.
-
🧠
15:56Theranos, symbole de la fascination technologiqueL’affaire Theranos illustre comment des investisseurs majeurs ont financé une boîte magique sans jamais questionner ce qu’elle contenait réellement.
-
🔑
23:56Dogme technologique contre pensée rationnelleSlobodan Despot explique pourquoi Ferguson et d’autres modélisateurs continuent d’être écoutés malgré leurs erreurs répétées et coûteuses.
-
📡
47:53Hypernormalisation : construire une réalité de substitutionLe documentaire de la BBC sur l’hypernormalisation soviétique et occidentale sert de grille de lecture pour comprendre la gestion actuelle des crises.
-
🌏
55:52La Chine comme laboratoire du contrôle numériqueSlobodan Despot raconte son voyage en train de Moscou à Hong Kong et ce qu’il a observé du quadrillage numérique des villes chinoises.
-
⚡
1:07:10La voiture électrique et le mythe de la transition propreLa pollution générée par les satellites Starlink et les batteries de voitures électriques est mise en regard des promesses de la transition énergétique.
-
🌱
1:19:46La puissance intérieure que la technologie fait oublierLes deux interlocuteurs reviennent sur les capacités d’autoguérison et d’immunité de l’organisme, négligées au profit de médiations extérieures.
-
💊
1:37:44Le jeûne interdit : cohérence d’un système médicalSlobodan Despot évoque un médecin suisse qui pratique le jeûne mais ne peut pas le prescrire, et replace cette interdiction dans la logique du système pharmaceutique.
📎 Ressources mentionnées
-
🛒
Boutique WARMCOOK (Kuvings)
10 % de réduction avec le code REGENERE10
-
🛒
Boutique VIDYA
10 % de réduction sur une sélection de produits avec le code REGENERE10
-
🛒
Extracteurs SANA (L’Échou Brave)
10 % de réduction avec le code REGENERE10
-
🛒
Application ENVOL (méditation)
30 jours gratuits avec le code REGENERE
-
🛒
Boutique du magazine Régénère
anciens numéros disponibles
📚 Tous les liens utiles RGNR
Codes promo, boutiques partenaires, réseaux sociaux, ressources : retrouvez tous les liens importants sur liens.rgnr.tv.
Transcription de la vidéo
Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.
Lire la transcription
Bonjour à toutes et à tous. Écoutez, normalement, on est bien en direct. C'est un véritable plaisir de vous retrouver ce soir. Après un petit moment d'absence, pas si grand que ça, mais la situation actuelle demande aussi parfois de prendre un petit peu de recul.
D'ailleurs, c'est un petit peu ce qu'on va faire avec notre invité de ce soir. Et avant de vous le présenter, Moi, j'avais aussi envie de vous passer un petit message, parce que pour ceux qui suivent ma chaîne régulièrement, vous savez que vraiment le cœur de mon message est un message avant tout de santé et de prise en charge individuelle, de responsabilisation individuelle par rapport à la santé, et donc un message d'autonomie.
Et que la plupart du temps, j'ai tendance à dire finalement, mais portons notre attention à l'intérieur sur ce sur quoi on a un pouvoir. Et je ne suis pas du genre à mener de grandes batailles, on va dire, d'information. On m'a classé récemment dans les lanceurs d'alerte, ce n'est pas ce que j'affectionne le plus de faire. Mais il se trouve que la situation actuelle est tellement extraordinaire, unique, qu'il m'a semblé nécessaire de mettre ma visibilité, ma chaîne, au service aussi de la
transmission de messages et surtout de pistes de réflexion. Le but, c'est toujours pareil comme en matière de santé, ce n'est pas d'apporter des réponses, c'est plutôt de permettre à chacun de se poser des questions et permettre aussi à des opinions dissonantes, divergentes, de pouvoir s'exprimer.
Parce qu'il me semble que c'est vraiment l'essence même de la vitalité. Ce qui nous intéresse quand on parle de santé, on parle de vie, on parle de vitalité, c'est de laisser les différentes opinions s'exprimer, pour qu'en pleine lumière, elles puissent interagir les unes avec les autres, et puis qu'on puisse avancer progressivement les unes avec les autres, vers quelque chose qui est plus harmonieux, plus fonctionnel, et qu'on puisse avoir une capacité à l'analyse.
on parle toujours de consentement libre et éclairé, et bien clairement, ça demande aussi d'avoir les données pour ça. Alors ce soir, j'ai invité quelqu'un qui s'appelle Slobodan Despot. Peut-être que certains d'entre vous le connaissent, d'autres ne le connaissent peut-être pas.
Slobodan, il est éditeur, traducteur, romancier, photographe. Il édite un magazine qui s'appelle Antipresse, et c'est comme ça que j'ai vraiment été interpellé avec la découverte de ce magazine qui m'a marqué par la richesse, la profondeur de son analyse.
Et j'ai vraiment eu envie de profiter de toute la richesse de réflexion de Slobodan pour le partager avec vous, pour avoir, comme on a dit, une espèce d'analyse de ce qui se passe avec cette pandémie, qui soit une analyse un petit peu décalée.
Vous savez, il y a des analyses en termes de santé, des analyses en termes politiques. Et bien là, le terme qui est revenu le plus, c'est « analyse stratégique ». Alors pour tous ceux, je le dis tout de suite, pour tous ceux qui veulent découvrir le travail de Slobodan Despot et son magazine Antipresse, il y a le lien qui est juste en dessous de la vidéo. Slobodan aussi nous a donné accès, parce que c'est un magazine hebdomadaire sur abonnement qui paraît tous les dimanches.
Je crois qu'il a 234 semaines, il m'a dit, donc voilà, ça commence, ça fait presque 5 ans qu'il dure. Donc là vous avez tous les liens, mais il nous a donné aussi accès à certains articles qui sont vraiment en lien avec les propos qui vont être tenus dans cette vidéo.
Et vous pouvez regarder les liens directement en dessous de la vidéo. Alors, pour introduire Slobodan, ce que j'aurais envie de dire, c'est que face à la situation actuelle, de plus en plus au niveau même médiatique, même médiatique dit mainstream, c'est-à-dire pas des journaux qui sont connus pour leur côté un petit peu alternatif, il y a de plus en plus de questions qui se posent par rapport à la gestion de ce qu'on a appelé la pandémie, de cette crise, on peut l'appeler comme ça.
Et par rapport à toutes les questions qui se posent, souvent on peut avoir imaginé trois types de positionnement. Le premier, c'est de dire que les personnes qui ont pris les décisions sont totalement incompétentes. C'est possible.
Ça vaut le coup de se poser la question. En tant que citoyen, on peut se dire que peut-être les personnes qui sont à la direction sont totalement incompétentes et qu'elles ont fait n'importe quoi.
La deuxième, et ça je l'ai déjà illustré dans d'autres vidéos, et puis peut-être que ça reviendra, certainement ça reviendra, c'est de dire que tout ça c'est orchestré, c'est organisé et on tombe dans ce qu'on appelle la sphère complotiste.
Et puis il y a une troisième alternative, je dirais un peu représentée par le courant de pensée de Slobodan, il me contredira ou en tout cas il affinera peut-être si nécessaire, c'est de se dire que finalement les décisions qui ont été prises n'ont pas été forcément les bonnes parce que les systèmes d'analyse et d'interprétation de la réalité ne sont pas adaptés au monde dans lequel nous vivons et donc complètement à partir, si les données ne sont pas bonnes, n'importe quelle analyse ne peut pas faire
une bonne analyse et donc ne peut pas prendre les bonnes décisions. Donc je vous propose d'accueillir Slobodan Despot, bonjour Slobodan. Bonjour Thierry, j'espère qu'on m'entend. On vous entend très très bien, je vous remercie Slobodan.
Donc c'est un peu un lancement Slobodan par rapport à l'approche que vous voulez proposer dans cet échange, c'est-à-dire vraiment analyser ça avec une troisième perspective. Peut-être qu'on pourrait commencer par un petit texte d'introduction.
Oui, j'avais envie, en préparant cet entretien, de faire quelque chose qui soit l'équivalent de ces intermèdes musicaux que vous proposiez autrefois, les dernières fois, et là c'est quelque chose qui est de la musique de la langue.
C'est un paragraphe, une petite page d'un livre que nous avions publié aux éditions L'Âge d'Homme où j'ai longtemps travaillé, d'un auteur qui est probablement l'un des prophètes de cette époque que nous vivons, alors qu'il est mort depuis bientôt 50 ans, qui s'appelait Albert Caraco.
Et dans un ouvrage qui s'appelle Le Bréviaire du Chaos, Albert écrivait ceci quelques années, je pense, avant ma naissance, donc dans les années 60. Voici ce qu'il écrivait, si quelqu'un s'y reconnaît, tant mieux, ou tant pis.
« Nous devenons stupides à l'envie, n'importe le domaine, et nos inventions ne remédient pas au paradoxe. De plus en plus stupides au milieu de nos moyens, de plus en plus intelligents, nous subirons la loi de ces moyens, et ces moyens disposeront de nous.
Au déçu de nous-mêmes, nos chefs d'État seront leurs premiers serviteurs et nous engagerons dans une servitude sans limite. Nos moyens nous dépassent et voilà le dépassement que nos augures nous promettent.
Nous éprouvons déjà que nos moyens s'épanouissent et le voilà l'épanouissement que ces augures nous dépeignent. De nos moyens à nous, il n'est plus de commun langage et c'est pourquoi le mot communication est à la mode.
Nos moyens nous entraînent, nous savons où, le hasard est gagnant une dimension nouvelle et la nécessité pareillement, les deux au préjudice de la liberté qui se confond avec la liberté d'incertitude.
Au bout du compte, nous voici plus démunis que nos ancêtres et menacés de la noyade dans une mer de contresens. Il a suffi de quelques générations pour couler les navires les mieux charpentés et c'est nous-mêmes qui nous en chargeons, nous seuls, et non pas les tempêtes de l'histoire.
Une société technologique dans laquelle on serait de plus en plus impuissant finalement. Eh bien, nous sommes stupides devant nos propres moyens et ceux qui maîtrisent nos moyens nous maîtrisent. En gros, c'est ça.
Et puisqu'il mentionne dans ce texte les chefs d'État, il est évident qu'aujourd'hui, ceux qui gouvernent, à quel échelon que ce soit, plus c'est haut, plus c'est manifeste, ne peuvent plus avoir autant d'oreilles pour ceux qui les ont mis à ce poste qu'à ceux avec qui ils doivent collaborer et où qui les dominent justement par leur poids financier, leur poids technologique, leur poids industriel.
Et dans cette fissure où ils se trouvent, eh bien quelquefois, comme nous le voyons aujourd'hui, ils font n'importe quoi. C'est ce qu'il me semble. Alors c'est ce n'importe quoi qu'on est censé essayer d'analyser, de comprendre, parce qu'effectivement il y a par rapport à la gestion de cette crise des choses qui font n'importe quoi.
Et quand on parle de technologisation de la société, c'est quelque chose qui est revenu de plus en plus. Je vais prendre un petit exemple, mais j'ai été très surpris. La période du déconfinement est vraiment particulièrement intéressante, parce qu'on est dans une espèce de flou, on ne sait pas, où parfois même les contraintes sont plus importantes qu'en période de confinement.
Et j'ai été très surpris de me rendre compte maintenant que dans la plupart des magasins où je vais, le liquide n'est plus accepté sous prétexte de gestes barrières. on voit cet avènement aussi d'une monnaie de plus en plus virtualisée et qui a de moins en moins de matérialisation physique et ça c'est en train doucement de s'immiscer sous couvert de pandémie d'une certaine manière.
Oui mais c'est comme vous savez c'est un peu comme, j'ai décrit quelque part cette situation comme une situation d'urgence dans un avion où dès que ça commence à sonner vous avez les masques à oxygène qui tombent du plafond comme par enchantement parce qu'ils déjà là.
Et ces solutions sont déjà prêtes, ce sont des solutions dans lesquelles on a investi des milliards. Ce que le public ne sait pas généralement, c'est que les startups de la technologie, que ce soit la technologie informatique, surveillance, prévision, modélisation ou technologie biologique, médicale, ces startups drainent des investissements colossaux qui, l'immense majorité des cas sont des investissements perdus.
Les promesses de la technologie, et ça fait très longtemps que c'est le cas, sont telles, les espoirs qu'on investit, espoir au sens sonnant et trébuchant, c'est-à-dire, je veux dire, quelqu'un qui met des millions dans un projet dont il a juste entendu parler, c'est quelqu'un qui a beaucoup d'espoir, qui a un espoir fou que ça va marcher.
Ces espoirs, au moment où surviennent des chocs comme une pandémie que nous venons de vivre, ces espoirs tout d'un coup prennent les ailes, ils se disent mais si on a investi dans une technologie de surveillance ou de géolocalisation, si on a investi dans une technologie biologique, c'est le moment de l'imposer.
Et on voit très bien que dans l'approche ne serait-ce que médicale, dans l'approche de la maladie, nous avons un conflit qui maintenant est un conflit ouvert, c'est un conflit politique entre l'approche traditionnelle, médicale, thérapeutique, incarnée grosso modo par le fameux docteur Raoult, qui dit « attendez, on connaît les épidémies, on connaît les maladies, on connaît les médicaments, ça fait des siècles quand même que
l'humanité a à faire à des pandémies et on sait à peu près comment les soigner ou comment tâtonner pour les soigner, ne serait-ce que ça. Oui, d'ailleurs, il y a des plans d'urgence pandémiques qui sont prévus à l'échelle de tous les États.
En tout cas, en France, il y en a un, en Suisse où je vis, d'où je vous parle, il y en a un. Et ce qui est extraordinaire, c'est que ni en France ni en Suisse, on ne semble avoir ouvert ces plans qui ont été quand même élaborés à grands frais, qui ont été en en Suisse révisée cinq fois, la dernière édition datant de 2018, sur la base de l'expérience d'épidémie précédente, ne serait-ce que la pandémie H1N1.
Donc, on avait normalement tous les outils nécessaires pour affronter cette pandémie qui, quoi qu'on ait pu dire au début, ressemble fort à une nouvelle épidémie H1N1 ou autre forme de grippe. Ce n'est pas la peste Non, et tous les indicateurs montrent que même s'il peut y avoir des combats d'interprétation des chiffres, on n'est pas dans des proportions qui permettent de qualifier ça d'événement extraordinaire.
En termes de platogénicité, on est dans quelque chose de classique, classique un peu plus selon les pays, mais on n'est pas dans quelque chose qui est inhabituel. Alors donc, la question se pose immédiatement, si c'est quelque chose… On peut imaginer que les premières semaines, des gouvernements se soient laissés surprendre parce qu'on leur a dit, et là on leur a dit c'est très important parce que manifestement il y a des gens qui soufflent aux oreilles des décideurs des gouvernements avec une autorité qu'on
n'a jamais vue jusqu'ici, qui souffre le chaud et le froid, le faux et le vrai, et dans certains cas c'était plutôt du faux que du vrai qui a conduit à des décisions manifestement catastrophiques.
Il faudrait se d'où vient la confiance des gouvernants dans ces oracles. Moi, je les appelle des astrologues parce qu'il faut vraiment une confiance superstitieuse dans des modélisations informatiques plutôt que dans l'expérience séculaire des médecins pour préférer la modélisation informatique dont on ne sait rien des paramètres à l'expérience séculaire des médecins. Donc là, on est en pleine dans un acte de foi, acte de foi religieux superstitieux, peut-être un peu forcé,
peut-être qu'ils avaient la main tordue dans le dos les politiques, qui correspond à l'acte de foi des investisseurs qui ont mis des milliards dans ces technologies et qui aujourd'hui veulent absolument pour une fois rentrer dans leurs billes.
Oui, là on a une fenêtre dans laquelle ils peuvent s'introduire finalement d'une certaine manière. Exactement, je vais vous donner un exemple qui vraiment devrait nous faire réfléchir et qui est très connu.
Il y a eu, depuis les années 2010, une startup de la Silicon Valley, qui a fait énormément parler d'elle, d'abord parce qu'elle a été dirigée par une femme, lancée par une jeune femme, une jeune femme blonde, très belle, qui s'appelait Elizabeth Holmes, et que cette start-up qui était dans le domaine médical a rassemblé un pool d'investisseurs absolument ébouissant.
Vous avez notamment des gens qui sont des investisseurs de la haute technologie ou des gens qui sont des investisseurs généraux, très très connus comme Warren Buffett, vous aviez dans le conseil d'administration de cette entreprise qui s'appelait Terranos, vous aviez des gens comme littéralement, comment s'appelle-t-il, mon dieu il est très célèbre, Henry Kissinger, vous aviez George Shultz, l'ancien secrétaire, l'ancien ministre de Ronald Reagan, vous aviez des gens prestigieux, vraiment un panel invraisemblable, pourquoi ? Parce que cette startup,
qui a levé quelque chose comme 700 millions de dollars, prétendait, Elizabeth Holmes, qu'on présentait comme un génie de la technologie médicale, prétendait réussir à ramasser l'analyse du sang humain, non plus dans un processus de laboratoire, mais dans une boîte, une boîte de la taille grosso modo d'une machine à espresso ou d'un ordinateur de table, qui, en très peu de temps, aurait permis, à partir d'une seule goutte prise au bout du doigt et non pas d'un prélèvement par seringue,
de vous donner une analyse du sang. Évidemment, c'eût été révolutionnaire pour pouvoir suivre la santé des gens. Cette entreprise a fait une faillite colossale, donc les 700 millions se sont perdus, après avoir triché dans tous les domaines, après avoir fait croire qu'elle pouvait faire cela, Et après que tous ceux qui connaissent la chimie médicale eurent exprimé des doutes en disant « mais ce n'est pas possible, on ne peut pas faire une analyse de sang dans une petite boîte, les procédures sont beaucoup trop complexes,
il faut de la place, il faut des moyens, il faut une ingénierie chimique qu'on ne peut pas, ce n'est pas comme de l'informatique, on ne peut pas réduire les ordinateurs des années 70, on peut les réduire dans une montre aujourd'hui, mais on ne peut pas réduire un laboratoire de chimie dans une montre, mais c'est le même processus d'idée qui a fonctionné, et des gens sur cette promesse-là, sans aucun business plan, sans aucune promesse de rendement, ont investi des centaines de millions.
Est-ce que ces mêmes gens, voilà la question, auraient investi ces mêmes millions, ces mêmes centaines de millions, si l'entreprise leur avait proposé le même but, c'est-à-dire de démocratiser l'analyse du sang et permettre aux gens de suivre leur état de santé de semaine en semaine en faisant un prélèvement de sang indolore et bon marché, mais si cette entreprise avait proposé des solutions non technologiques du type voilà comment on peut organiser des dispensaires, des laboratoires pour que tout le monde puisse,
en allant au travail, aller faire une prise de sang de temps en temps. Évidemment qu'ils n'auraient jamais investi là-dedans, ils n'ont pas investi dans la faim, ils ont investi dans le moyen.
Donc dans la fascination pour les moyens technologiques Exactement, et sans poser de questions, ils étaient comme des enfants, des gens comme Warren Buffett qui est vraiment le requin de la finance, il a mis ses billes, il n'a même pas regardé ce qu'il y avait dans la boîte.
Lorsque les gens demandaient à Elizabeth Holmes, comment elle fonctionne cette boîte ? Elle leur disait littéralement, vous mettez l'échantillon de ce côté et puis ça va sortir de ce côté-là, les résultats vont sortir, et c'est tout.
C'est exactement comme les bonimenteurs qui vendaient des élixirs au Far West, vous savez, on voit ça dans Lucky Luke. C'est exactement la même chose. Et ces gens-là se sont tous fait berner comme des bleus, comme des débutants, uniquement parce qu'ils étaient fascinés par la perspective technologique.
Maintenant, imaginez, ces gens-là ont également investi dans des vaccins, ils ont investi dans des technologies de surveillance. Mais est-ce que vous croyez qu'une aubaine comme une pandémie n'est pas là pour une fois leur donner l'occasion éventuellement d'essayer de rentrer dans leurs frais. Et vous arrivez avec des projets de vaccins, même pas avec des vaccins, avec des projets de vaccins, avec des protocoles, avec des analyses dans le big data, puis vous avez quelqu'un quelque part en
France ou ailleurs d'ailleurs, qui vous dit non, attendez, regardez là, vous leur administrez de l'aspirine, enfin le médicament le plus ordinaire et le meilleur marché qui existe, ça peut marcher, il n'y a pas besoin de vos vaccins peut-être, mais c'est la guerre et c'est à quoi nous assistons aujourd'hui. Thierry Samitier – Oui, on pourrait même parler, on en parlera peut-être en fin d'émission parce qu'il y a quelque chose qui nous rejoint tous les deux,
c'est le jeûne. On aurait pu même parler de pratiques préventives en termes de santé qui seraient encore plus simples que l'utilisation de cette chimie simple comme a proposé le docteur Raoult, mais on pourrait se placer encore en amont sur des techniques de prévention alors là qui sont totalement gratuites et accessibles depuis des millénaires.
R.A.B. – Par exemple, boire un coup de rouge. Thierry Samitier – Hé hé hé hé ! R.A.B. – À vous !
Excusez-moi, je m'éclaircis la gorge. Pas de problème. Donc, c'est ce choc entre ces attentes énormes et cette possibilité d'un seul coup de réaliser les promesses qui avaient été faites par la technologie et la réalité auxquelles on assiste d'une certaine manière. Oui, évidemment, je ne suis pas savant, je ne suis pas un chercheur, je ne suis pas un médecin, Je viens d'une famille de médecins, mais je ne suis pas médecin, je ne suis donc pas spécialiste du domaine.
Mais je vous dirais que personne n'est aujourd'hui spécialiste du domaine vu que cette qualité de spécialiste du domaine est niée par certains, même au Dr Raoult, donc on est tous à peu près mis au même stade.
Donc, vous savez, il y a des sachants, il y a des gens qui savent, on ne sait pas d'où ils savent ni comment ils savent, mais enfin, ils savent et ils peuvent donc vous dire ce qui arrive, même s'ils vous disent de semaine en semaine des choses totalement différentes.
Et puis, tout le reste de l'humanité ne sait rien de ce qui se passe. Donc, nous faisons partie de ces gens qui ne savent rien, nous, vous, moi et le docteur Raoult aussi. Donc, comme nous sommes à égalité, je peux me permettre d'émettre quelques avis et de dire mais cette intervention que nous avons des technologies nouvelles, du big data, cette dissociation que nous avons par rapport à l'expérience vécue et cette guerre dont je parlait, qui s'incarne aujourd'hui,
qui a trouvé son point focal, son principal champ de bataille dans le cas du docteur Raoult en France, eh bien cette guerre signifie beaucoup plus que ce que peut nous expliquer une approche du type « bon, on a affaire à des élites incompétentes, il ne faut pas exclure non plus, le facteur de la bêtise n'est jamais à exclure ». Mais d'ailleurs je l'ai présenté en début d'émission comme trois possibilités et moi il m'importe de pouvoir illustrer les trois pour laisser à chacun ensuite la possibilité de se
faire son idée. Alors bon, on a manifestement une incompétence phénoménale des élites dirigeantes qui n'est pas simplement de l'incompétence, c'est aussi l'incapacité à faire la balance, l'équilibre des conflits d'intérêts, des intérêts qui s'affrontent et auxquels ils doivent faire face.
C'est l'art de gouverner, c'est de peser les choses, c'est de juger et c'est de prendre des décisions qui vont faire le moins de mal possible. Ce ne seront jamais des décisions idéales et ce seront toujours des décisions influencées par l'intelligence, c'est-à-dire l'intelligence, l'émotion, les préjugés et même la digestion de celui qui les prend.
Tandis que ce que propose l'une des parties, celle qui conteste la médecine traditionnelle et qui voudrait imposer des solutions générales, ce qu'elle propose c'est une pensée binaire, c'est-à-dire c'est le zéro ou l'infini.
Zéro c'est-à-dire il ne se passe rien, ou un, c'est-à-dire nous avons tout juste. Le cas qu'on a eu et qui en fait a contribué à nous mettre tous en prison, enfin nous en Suisse un peu moins que vous en France, mais enfin c'est le cas qui est aujourd'hui en train de...
cette affaire qui est en train aujourd'hui d'éclater et de se partir en miette, qui est la modélisation effectuée par le professeur Ferguson de l'Imperial College en Grande-Bretagne et qui a littéralement terrorisé les gouvernements, à commencer par celui de la Grande-Bretagne, avec une projection à 500 000 morts du coronavirus, n'est-ce pas ?
C'est extraordinaire d'étudier les antécédents du docteur Ferguson. D'abord, ce n'est pas un docteur, ce n'est pas un médecin, c'est quelqu'un qui vient de la physique, qui s'est intéressé à la biologie pour appliquer des modèles mathématiques.
Il le dit, c'est son ambition d'essayer d'expliquer le vivant par les données, et l'analyse des données par les processus informatiques. Ensuite, c'est quelqu'un qui n'en est pas à son premier coup. Lorsqu'il y a eu l'épidémie de fièvre rafteuse notamment, c'est lui qui, par ses projections qui sont toujours catastrophistes, on se demanderait pourquoi, a conduit à pousser le gouvernement du temps de Tony Blair, le gouvernement britannique,
à sacrifier 6 millions, sauf erreur, de têtes de bétail, donc grosso modo à sacrifier l'élevage Ça a coûté des milliards de livres, c'était une erreur colossale. Il y a eu ensuite une expertise qui a été effectuée sur les travaux de Ferguson de l'époque, qui a abouti à des conclusions extrêmement nettes, c'est-à-dire que ça ne valait rien, et qui surtout a remarqué une chose, c'est que les erreurs de calcul de Ferguson procédaient du fait qu'il ne
connaissait absolument pas la population animale des fermes. Il n'avait jamais mis les pieds dans une ferme, il regardait toutes réalité derrière un écran. Oui, donc c'était une modélisation qui était hors sol d'une certaine manière.
Voilà, c'est notre professeur, c'est notre docteur Lysenko. Vous savez, en URSS, vous aviez une science officielle qui ne correspondait pas à la science newtonienne, cartésienne, héritée de l'Antiquité.
C'était une science qui prétendait faire pousser des des céréales sous le cercle polaire, vous le savez, avec des prémices qui étaient complètement fantaisistes, mais avec un appui quasi religieux des pouvoirs politiques.
Et on a à peu près le même phénomène, parce que ça fait des années que Ferguson se trompe et que ça coûte très cher à la société britannique, encore une fois on l'a écouté. Pourquoi ? Parce qu'on n'est pas dans un mode de pensée rationnel, on n'est pas dans un mode de pensée ancré dans dans la réalité, on est dans un mode de pensée qui est ancré dans des dogmes, c'est-à-dire forcément l'informaticien aura raison contre le médecin, ce qui veut dire qu'on est dans un paradigme,
on n'est pas dans un complot, on est dans une vision du monde qui est en train d'essayer de pousser une autre vers la sortie. Oui, d'ailleurs à ce sujet-là, je crois me souvenir, peut-être que vous me corrigerez c'est pas exact, que Didier Raoul, alors je suis pas un aficionados de Didier Raoul, pas du tout, mais bon voilà, dans l'état actuel des choses, il a proposé dans les situations d'urgence une approche qui semble quand
même porter beaucoup de fruit, malgré les articles qu'on a fait le Lancet par exemple, sans en reparler aussi parce que c'est assez caractéristique. En tout cas, lui ce qu'il a dit, c'était assez intéressant je trouvais, en tout cas ça reflétait bien l'espèce d'opposition que vous mettiez en valeur juste avant, il disait mais moi j'ai pas besoin de technocrate, je n'ai pas besoin d'analyste pour mettre en place quelque chose qui me paraît évident dont je sais par intuition que
ça marche bien parce que ça fait des années que je le fais et que je le vois guérir sous mes yeux. Je n'ai pas à attendre une étude en double aveugle et voir des tas de gens mourir. Je n'ai pas à attendre des protocoles de validation, des modèles mathématiques incroyables faits par des gens qui ne sont jamais rentrés dans un hôpital.
Moi j'ai des gens qui travaillent, on est dedans, on sait ce qu'on fait. Quelque part c'était la revanche du manuel d'une certaine manière de l'ouvrier sur le technocrate.
Oui, ce qui conduit les journalistes du système à déclarer Raoult c'est le populisme incarné en médecine. Il faut quand même être un peu fada pour arriver à telle conclusion, ça a été dit.
Oui, ça a été dit, mais de toute façon actuellement c'est populisme ou sectarisme de toute manière, c'est les deux classifications et c'est vrai que pendant cet épisode aussi, cette pandémie du coronavirus, on assiste quand même à une espèce de conformisme impressionnant médiatique qui est purement sidérant, c'est-à-dire que vraiment là, d'un seul coup, il y a les personnes qui nous disent ce qu'il faut penser, qui décernent des notes en disant
celui-là est valable, celui-là il ne faut pas l'écouter. C'est impressionnant, on a rarement vu autant une dictature médiatique aussi, en tout cas sur les grands médias officiels. Vous savez, beaucoup d'analystes pensent que cette crise est arrivé à point nommé, pour en occulter une autre qui peut être en train de se réveiller, de monter sous la croûte de l'épidémie et qui devient de plus en plus visible à mesure que l'épidémie disons s'éloigne, c'est la crise économique.
On avait un emballement, un itinéraire qui ressemblait fort à 2008 en plus grave, qui commençait à se concrétiser, des prévisions qui étaient extrêmement mauvaises pour l'année 2020, et puis, bon, boum, arrive la pandémie, arrivent ces décisions très curieusement, très curieuses et totalement nouvelles dans l'histoire humaine de confiner, de mettre en résidence, surveiller des populations entières, en mélangeant les personnes saines avec
les personnes contagieuses. Vous ouvrez le plan pandémie suisse, par exemple celui qui n'a pas été appliqué en Suisse, alors que le contribuable suisse a payé son élaboration, il vous dit « oui, il faut mettre en quarantaine les personnes contagieuses, vous soupçonnez de l'être ».
Mais mettre en quarantaine les gens qui sont contagieux avec ceux qui ne le sont pas, enfin en ne sachant pas, en n'ayant pas fait le tri, c'est complètement dément. Et bien on l'a fait, pourquoi ? Parce que notamment, enfin je ne dis pas que c'est la raison, mais cette manière de faire a permis d'occulter le fait que peut-être nous serions aujourd'hui dans une situation où des gens de toute façon seraient confinés à domicile parce qu'ils auraient perdu leur emploi.
Et peut-être que cette crise masque une crise économique, c'est pratiquement certain. Dans cette crise économique, l'un des secteurs, et ça fait longtemps que c'est le cas, qui souffre le plus, c'est le secteur des médias.
D'ailleurs, nous, ça fait cinq ans bientôt qu'on a créé l'Antipresse. Le cofondateur de l'Antipresse était un journaliste du système, enfin un ancien rédacteur en chef d'un quotidien suisse. On l'avait fait parce qu'on s'était dit, tiens, on est en train d'assister au délitement du système médiatique, évidemment qui ne date pas d'hier, mais enfin avec l'irruption des nouvelles technologies, de la concurrence de l'Internet, des réseaux sociaux, pas seulement des réseaux sociaux,
mais du déplacement de la manne publicitaire vers l'Internet, ces journaux se sont retrouvés ils se sont retrouvés de tout nu. Depuis des décennies, ils avaient abandonné même l'idée qu'ils pourraient éventuellement s'entretenir comme nous le faisons en ne dépendant que des abonnements de leurs lecteurs.
C'était devenu une idée complètement folle. On ne dépendait que de la publicité. Et quand la publicité s'en va, vous allez mendier votre survie chez les pouvoirs comme ils le font, avec beaucoup d'efficacité.
Et qu'est-ce qui se passe ? Vous avez à ce moment-là un mariage incestueux, extrêmement dangereux, entre le politique et le quatrième pouvoir, sans compter évidemment les subsides. Je ne sais pas, il faut vérifier, mais je viens de d'avoir passé une copie d'écran venant de la Fondation Bill et Melinda Gates. Il paraît que la Fondation Bill et Melinda Gates, en 2019, aurait aidé le quotidien Le Monde à raison de 2,2 millions de dollars.
Oui, c'est exactement les chiffres qui sont diffusés, effectivement. Et Le Monde s'est découvert une espèce de croisade pour la vaccination et pour fendre les personnes qui remettaient en force la vaccination.
Et là, quand on parle de conflit d'intérêts, on passe pour un complotiste. Donc c'est là où c'est quand même amusant, parce que là, c'est juste le bon sens. Quand tu es financé par quelqu'un qui a mis, je crois, 200 milliards de dollars ces dix dernières années dans la recherche vaccinale, et qui dit qu'il a fait x20 en termes de bénéfices, c'est ce qu'a dit Bill Gates lui-même récemment, pourquoi est-ce qu'il finance un journal ?
On le fait passer pour un philanthrope, il y a un moment où il faut se réveiller, ou alors arrêter de se moquer du monde. Vous savez, je connais bien des plateformes d'alter-informations qui deviendraient des grands avocats de la vaccination sur leur filet de millions.
Oui, voilà. Ce sont des choses qui sont sur la table. J'ai voulu le faire aussi, mais je n'étais pas crédible après tout ce que j'avais fait. J'ai postulé chez Bill et Billinger Gates, mais ils n'ont pas voulu.
C'est comme moi, nous sommes des envieux, nous ne sommes que des envieux. Voilà, ça pose un problème, le modèle de revenu de ces médias a éclaté. Vous observerez, pour ne nommer personne, que l'information est tout de même un peu moins caricaturale et plus sûre dans cette descendance du monde qu'est Mediapart qui se financent sur un tout autre modèle que dans le monde, parce que Mediapart est quand même financé par ses abonnés et semble-t-il avec un certain succès,
donc ils n'ont pas besoin d'aller mendier 10 millions ici ou 2 millions là pour survivre. Donc on a un problème effectivement systémique avec des médias, y compris les médias d'État, qui d'un côté n'ont pas su négocier la transition numérique et qui, de l'autre côté, n'ont pas su, même en faisant des pertes, garder la fidélité du lectorat ou du public.
Quand vous avez des gens comme vous, qui touchent des centaines de milliers, voire des millions de personnes par contagion, quand vous avez des gens, même en Suisse, qui sont suivis sur les réseaux sociaux par des dizaines de milliers, voire plus, comment on appelle ça, d'abonnés. J'allais dire un mot anglais, mais j'ai préféré éviter ce genre de vocabulaire.
Les médias se sentent vraiment mis en cause. Évidemment, ils vont les attaquer. La cause peut en être la pandémie et les interprétations qu'on en donne, ou autre chose. Mais il n'empêche qu'on a une participation.
On imagine tous ces gens-là, le sphincter très serré le matin, regardant leurs chiffres et regardant les chiffres des gens qui leur font concurrence et qui donnent de l'information avec des moyens dérisoires.
Alors Slobodan, ce que je trouve très intéressant dans ce que vous venez de dire, particulièrement par rapport au fait que cette crise qui a été, c'est relativement facile maintenant en interprétant les chiffres réels de mortalité, de personnes contaminées et ainsi de suite, de se rendre compte qu'il y a quand même eu un gonflement majeur de la réalité qui était une réalité relativement commune.
Et donc là vous vous dites mais peut-être que c'était pour masquer une réalité économique. Donc quelque part on passe dans une espèce d'autre narration, parce que j'ai l'impression qu'il y a quand même des gros conflits de narration à ce niveau-là.
C'est-à-dire qu'il y a une narration officielle qui nous dit voilà il y a une pandémie, cette pandémie est ultra dangereuse et au nom de cette dangerosité qui de toute façon va tous nous tuer, il faut qu'on prenne des mesures radicales.
Et vous allez devoir les supporter, elle va être difficile pour tout le monde, tout le monde compatit, mais on va tous souffrir, les entreprises vont se crasher, ça va être difficile moralement pour tout le monde, mais il le faut parce que sinon nous allons tous mourir.
Donc ça c'est une première narration. Et puis là d'un seul coup, il y a une autre narration qui vient pour dire non mais, non il n'y a aucun danger, par contre cette espèce de nuage de fumée est nécessaire pour cacher autre chose.
Et j'ai l'impression qu'il y a vraiment un conflit de narration dans cette crise. Effectivement, on a tendance à oublier lorsqu'on regarde l'information médiatique et elle-même d'ailleurs, en se définissant elle-même, on a tendance à oublier qu'il n'y a pas d'information objective. Toute information que nous recevons est une histoire, c'est une narration.
Le coronavirus, au début, qu'est-ce qu'on a dit ? « Depuis la grippe espagnole, il ne s'est jamais rien produit de semblable. » On aurait pu prendre un exemple beaucoup plus proche et cliniquement plus crédible, plus comparable avec le coronavirus, c'était la grippe H1N1 de 2009 qui, malheureusement, a fait un flop.
On savait que c'était un flop total, donc si on avait comparé H1N1, les gens auraient dit « attention, on a bien compris les conclusions ». Et voilà, donc on a choisi une autre narration, on a choisi une narration, d'ailleurs personne ne se souvient très bien de ce qu'était la grippe espagnole, c'est arrivé un peu dans le sillage de la grande guerre qui avait déjà fait tellement de morts.
Thierry Samitier-Leclerc C'est un concept d'ailleurs j'ai l'impression, parce qu'on prononce ce mot-là et tout le monde baisse les yeux, d'un seul coup plus personne ne parle, mais en vérité ça ne renvoie pas à grand chose de concret.
Olivier Roland Et tout ça est rendu possible parce qu'on entretient l'illusion d'une information qui serait objective, c'est-à-dire voilà, nous avons des spécialistes, nous avons des courbes, on a des courbes, on nous a immédiatement et tous les jours, quotidiennement, arrosés de courbes qui sont évidemment, quand vous voyez des lignes qui partent en asymptote, même si vous n'êtes pas mathématicien, vous vous dites où est-ce que ça va se terminer ? Et le problème de ces courbes, et c'est un peu le même problème que
celui actuellement soulevé par l'étude qui combat l'hydroxychloroquine, l'étude du Lancet, qui analyse des données, non pas des patients, mais des données, le problème c'est que de la dont on a recueilli ces données dépend tout le reste.
Vous pouvez avoir des courbes extrêmement précises, mais si la base factuelle d'où vous puisez vos courbes est erronée, si elle n'est pas établie, les courbes ne représentent absolument rien, peut-être des tendances, et encore. Comment est-ce qu'on peut savoir si dans tel pays l'identification, le test a été fait comme dans un autre pays ? En Russie, par exemple, on teste immédiatement.
On a tout d'un coup, dans beaucoup de pays dits pauvres ou attardés, on a les moyens de tester la population de manière assez généralisée ou de la désinfecter tout simplement. En Suisse, qui est le pays le plus médicalisé au monde, avec la médecine la plus chère, la plus avancée, au mois de mars, lorsque ça a commencé, j'ai photographié et publié sur Twitter un petit flacon de désinfectant qui coûtait 250 francs suisses,
donc 240 euros le litre. Plus cher qu'un vieux cognac. C'est ce qu'on appelle de la spéculation de guerre. Dans la grande guerre, on pendait les gens pour ça. Donc, je reviens à mes courbes, on ne savait pas, on ne savait pas en Suisse quelle était la mortalité, quel était le nombre de personnes contaminées. On donnait des chiffres de mortalité très élevés parce qu'on supposait, on regardait les gens qui arrivaient à l'hôpital.
Sur les gens qui arrivaient à l'hôpital, il y avait un certain nombre qui mourait, mais on ne voyait pas les gens qui étaient en dehors parce qu'on n'avait pas le moyen de les tester. Et puis à un moment donné, j'ai appris par quelqu'un de l'intérieur du système en Suisse, qui était dans les instances qui devaient s'occuper de cette crise.
J'ai entendu une information à l'époque confidentielle qui me disait « Ouh là là, on ne voudrait pas semer la panique dans la population, mais il nous semble que pour un décès, nous n'avons pas 100 contaminés, la contagion est bien plus vaste, on en a peut-être 1000 ».
Puis j'ai dit « Mais ça veut dire 0 à 1 % de mortalité, mais c'est une excellente nouvelle ». Et le gars n'avait pas compris. Le gars n'avait même pas compris que c'était une excellente nouvelle et pas une mauvaise nouvelle.
On s'en fout combien il y a de contaminés, l'important c'est quelle est la dangerosité de la maladie. Si la contagion équivaut dans le 99,99 % des cas à une grippe ordinaire ou à un rhume, ça veut dire que ce n'est pas si grave que ça. Oui, si ça conduit à une rémission spontanée dans la très grande majorité des cas, on n'a pas de problème en fait.
Et donc, le seul moyen ça aurait été de tester toute la population avec des tests qui ne soit pas, comme le test tanzanien qu'on a vu passer, qui ne soit pas contaminé, qui soit sûr, or on n'a toujours pas de test sûr, donc on est dans le noir le plus complet et comme disent les statisticiens, lorsque vous avez un processus d'analyse statistique, c'est bullshit in, bullshit out. Excusez-moi, là j'étais obligé d'utiliser l'anglais pour ne pas être vulgaire en français,
c'est-à-dire que si vous avez des mauvaises données à l'entrée, vous aurez des mauvaise donnée à la sortie, et c'est ce qu'on a eu. Si tu charges ton moteur avec de la MERDE, tu récodes de la MERDE.
Et la machine ne pourra transformer, l'analyse ne pourra transformer que la matière que tu lui donnes. Exactement, et ça, personne ne s'est demandé, ne s'est occupé d'harmoniser par exemple les processus de test ou d'évaluation de la contagion. Là, de nouveau, je ne suis pas spécialiste, j'ai à peine quelques notions en statistiques, mais enfin personne n'est spécialiste, même pas le docteur Raoult dont on peut parler.
Alors moi, ce que je vois aussi, puisqu'on parle de narration et je sais que c'est un domaine qui vous intéresse particulièrement, quand on parle de narration, moi, de mon petit point de vue de citoyen, moi non plus, pas spécialiste du tout, donc pas qualifié du tout, j'ai tendance à voir une sorte de glissement quand même qui est un glissement ultra technologique, c'est-à-dire qu'on nous parle effectivement de plus en plus de virtualiser l'argent, de payer par carte,
de ne plus avoir de monnaie c'est parce qu'on va se contaminer. Puis, on nous parle de plus en plus de vaccins, on nous parle de plus en plus d'identification. C'est concomitant. Alors, bien sûr, on va dire ouais, t'es complotiste, mais c'est quand même concomitant avec le projet ID2020 qui dit que finalement, c'est un droit fondamental pour chaque individu de pouvoir être identifié numériquement. Donc ça, c'est quelqu'un qui a décidé que mon droit fondamental, c'était ça.
Je me suis dit, c'est bizarre parce qu'il n'est pas venu me poser la question. Tu vois, parce que perso, quand je me lève le matin, c'est pas le premier truc auquel je parle.
j'ai dit tiens, il faut que j'y regarde, c'est un sujet numérique, j'ai d'autres trucs qui me passent par la tête. Donc, il y a quand même un glissement qui se fait là, et si on voulait aborder, parce que je pense qu'on peut avoir de multiples narrations de cette crise, et c'est ça qui est vraiment intéressant, parce que c'est un peu comme si cette crise était une sorte de fourre-tout, et que d'un seul coup, toutes les opportunités s'ouvraient,
puis tous ceux qui peuvent passer, qui peuvent arriver à passer ce qu'ils voulaient passer, en profitent. En France, par exemple, on a eu le cas extraordinaire, alors qu'on est en plein débat, réflexion, pas encore mature, mais sur l'influence des radiofréquences, par exemple, sur la santé humaine.
Mais d'un seul coup, pour la pandémie, d'un seul coup, c'est open bar, il n'y a plus besoin d'autorisation. L'Agence nationale des radiofréquences, qui normalement est censée garantir l'exposition des populations aux radiofréquences, elle n'a plus son mot à dire, hop, pour cause de pandémie.
Le lien avec le coronavirus, il faut être fort pour le trouver, mais d'un seul coup, c'est parti. Et donc, des cas comme ça, on en a eu, et ça va toujours...
J'ai un exemple qui m'est venu en tête. Je me dis, tiens, mais on se dit, les gens vont rester chez eux, confinés, ils sont soumis à un virus, on pourrait se dire, et faisons en sorte qu'ils mangent mieux.
Le gouvernement aurait pu dire, allez, je débloque une enveloppe de 10 milliards d'euros pour l'agriculture biologique, par exemple, en France. Mais c'est pas ça qu'on a eu. Ce qu'on a eu c'est les antennes de radiofréquence, on a eu la monnaie numérique, on a eu poussée pour les vaccins, donc c'est toujours une poussée technologique.
Ça je ne peux pas ne pas le remarquer. C'est comme un entonnoir, puisque vous parliez de cette narration, je vous raconterai une espèce de légende qui m'est venue en tête ou une allégorie, mais avant cela j'aimerais revenir sur ce que vous venez de dire effectivement.
je peux vous donner le cas qui nous arrive maintenant en Suisse, le gouvernement a commandé une application pour le traçage, le suivi du coronavirus, qui s'avère être pleine de lacunes, des lacunes qui ont été contestées de plusieurs points de vue, points de vue technique, points de vue juridique, points de vue politique, etc. Et parmi ces lacunes, vous avez le par exemple, qu'on n'a pas fait d'appel d'offre,
c'est-à-dire qu'on ne sait pas pourquoi telle entreprise a été désignée pour développer cette application avec un contrat, on peut imaginer, qui est extrêmement important. Plutôt que telle autre, on a suspendu la loi, une loi qui est fondamentale pour le fonctionnement de l'État, particulièrement en Suisse où on est très à cheval sur ces questions, qui est la loi, qui vous oblige à faire un appel d'offre.
Ensuite, c'est une application qui manifestement est à destination médicale, mais on n'a pas du tout si l'instance suisse qui autorise les appareils médicaux et équipements médicaux a donné son feu vert.
On s'en fiche complètement. Donc, nous vivons de tout point de vue, effectivement comme vous le dites, dans une situation, dans un état d'urgence où les procédures démocratiques sont suspendues, où les parlements n'ont plus leur mot à dire.
D'ailleurs, ce qui est curieux, c'est qu'ils n'ont pas tellement protesté les parlements, ils n'ont pas tellement entendu faire la grève parce qu'on ne leur demandait plus leur avis. Je trouve ça un peu décevant de la part de ceux que nous avons élus et que nous entretenons avec nos pépettes.
Donc, personne ne s'est manifesté parce que ma foi, c'est l'état d'urgence. Et comme vous le dites, tout va dans le même sens. Ici en Suisse, c'est un pays plus petit, mais enfin je n'ai trouvé depuis le début de cette crise, donc depuis deux mois maintenant, deux mois et demi, qu'un seul article dans les journaux de Grand Chemin, d'un médecin, d'ailleurs un personnage très honorable
qui a fait de la politique, le docteur Horry, qui disait que l'important, face à une épidémie comme celle-ci ou comme d'autres, c'est de développer l'immunité individuelle. Il disait, allez au grand air, mangez comme il faut, dormez beaucoup, ne vous énervez pas.
Ce sont des choses évidentes. Or, qu'est-ce qu'on a fait ? On a dit aux gens, d'abord, faites des réserves. mais on leur a laissé entendre qu'on aurait des pénuries, donc ils ont fait des réserves de quoi ?
De la pire nourriture qu'on peut accumuler qui sont des pâtes et des sucres, du riz et des sucres. Thierry Samitier-Richard. Oui, d'ailleurs la consommation de nourriture transformée, hautement transformée et hautement industrialisée est montée en flèche, comme la consommation d'alcool, comme la consommation de cigarettes, et sans être un spécialiste de la médecine alternative, N'importe quel médecin ou quiconque qui s'intéresse un peu à la santé et de bonne foi, c'est parfaitement qu'une alimentation de qualité,
ne pas boire trop d'alcool et ne pas fumer va dans le sens de la santé, et l'inverse va aller dans le sens de la dégradation de la santé obligatoirement. Être confiné à l'intérieur ne va pas dans le sens de la santé, c'est juste du bon sens.
– Oui, d'ailleurs vous avez peut-être vu passer cette découverte extraordinaire, sensationnelle qui a été rapportée la semaine dernière sur le site caducet.com, le site officiel des médecins, des professions médicales, qui dit qu'il y a une nouvelle recherche, tenez-vous bien, j'espère que vous êtes bien assis Thierry, qui prouve que le coronavirus se répand beaucoup plus dans les lieux confinés et sans air. Imaginez ça !
Mais on tombe des nus, ma grand-mère ne savait pas du tout qu'il fallait ouvrir les fenêtres quand il y avait un malade de la grippe, personne ne le savait. On est vraiment là dans la démission de notre propre intelligence, de notre propre bon sens, C'est-à-dire que tant que l'analyse, tant que les chiffres, tant que les courbes, tant que les sciences, tant que la science dure, validée par la doxa ne l'a pas certifiée,
on n'a pas le droit de penser, on n'a pas le droit de penser. Et le domaine de l'intuition, par exemple, est moqué, raillé d'une façon très arrogante et stupide, alors que c'est quand même là-dessus que c'est basé une grande partie de l'histoire de l'humanité.
– Disons que tout ce qu'on a, vous savez, Maintenant, je pense que c'est un développement très philosophique, mais on a décidé de faire une soirée philosophique, mais on est entré dans un mode de pensée, c'est quelque chose qu'on observe, indépendamment de cette crise, on est entré dans un mode de pensée qui privilégie la construction mentale à l'épreuve des faits, en gros. Dans les liens que je vous ai transmis pour cette émission, il y a un lien vers un article que j'ai écrit dans l'Antipresse il y a trois ans,
je crois, et vers le film auquel fait référence cet article, c'est un article qui s'intitule « Pourquoi il ne se passe rien ? ». Et c'est un article qui faisait l'éloge d'un grand documentaire produit par la BBC d'un cinéaste documentaire très connu qui s'appelle Adam Curtis qui s'intitule « Hypernormalisation ».
L'hypernormalisation, dans cette description, c'est vraiment quelque chose qui vous change le paradigme quand vous regardez les choses. Adam Curtis, en se basant sur des recherches à la fois effectuées en Union soviétique et en Occident, s'est rendu compte qu'à peu près à la même époque, c'est-à-dire le début des années 1970, en URSS et en Occident, en Amérique, on s'est rendu compte que le système qui avait été mis en place, l'un communiste, l'autre ultracapitaliste, n'était pas viable, qu'on ne pourrait pas les sauver,
Mais qu'il fallait, pour faire tenir tranquille les populations, construire une réalité de substitution. C'est ce que les soviétiques, un sociologue soviétique, a appelé l'hyper-normalisation.
C'est-à-dire, si le train n'avance pas, on va baisser le rideau et faire tchouf-tchouf. En Occident, j'invite tout le monde à regarder ce film, il est très long, il fait deux heures et demie, deux heures quarante.
– Il y a le lien en dessous de la description. – Voilà, si ça n'avait pas été produit par la BBC, mais par vous et moi, ou par Nikita Mikhalkov, ou par Andrei Tarkovsky avant sa mort, qui était l'un des grands cinéastes onérique, on aurait dit que c'est une rêverie paranoïaque.
Mais comme c'est un documentaire de la BBC, c'est un peu difficile de le contester. Et qu'est-ce qu'on vous dit ? C'est qu'à un moment donné, les barons de la finance, les maîtres de la haute finance en Occident, donc aux États-Unis, se sont alliés avec les princes de la Silicon Valley, donc de la virtualisation, de l'informatique, pour d'une part construire des outils très efficaces de contrôle financier et de contrôle dans tous les domaines, de recueil de données,
et puis d'autre part construire des représentations de la réalité qui n'ont plus rien à voir avec la réalité vécue des gens, en espérant que ça dure. Et là, on arrive ces temps-ci à la fin de cette représentation.
Il savait très bien dès le début, Adam Curtis le dit dans son film, que cette représentation lénifiante, c'est pour ça que je dis pourquoi il ne se passe rien, c'est parce qu'on veut que rien ne se passe, pour que l'apparence reste lisse, cette représentation lénifiante ne pouvait pas durer et nous sommes arrivés probablement au bout de ce processus.
C'est beau comme vision, ça me plaît. Ben voilà, c'est pas de moi, je vous donne le lien. Il empêche que ça me plaît, ça me plaît beaucoup.
Et cette espèce de réalité virtuelle, là finalement ça serait le moment de fracture d'une certaine mesure, où la narration est tellement décalée de la réalité que, on appelle ça un réveil d'une certaine manière pour utiliser ce terme ?
Alors oui, c'est-à-dire que c'est une… je peux aussi vous renvoyer à un ouvrage qui est classique de nouveau, qu'il est difficile d'attaquer, qui est la grande enquête de Naomi Klein sur la stratégie du choc.
Oui, je l'ai déjà mis en lien plusieurs fois, elle est extraordinaire. Il est extraordinaire ce livre parce qu'il vous montre qu'il n'y a pas besoin de formuler l'hypothèse que quelqu'un provoque des crises comme celle-ci, il n'y a pas besoin de les provoquer.
Lorsqu'elles arrivent, il y a toutes sortes d'intérêts convergents qui se liguent pour l'aggraver la crise, pour l'aggraver. On va se liguer par exemple pour cacher le fait qu'il y a des réserves de masques ou de désinfectants quelque part pour faire monter le prix du masque et des désinfectants.
Et dans une société qui n'a plus de contrôle politique sur elle-même, sans parler du contrôle moral, là on est déjà très très loin, donc dans une société où ces gens ne risquent pas comme en Chine d'être pendu.
En Chine, si vous faites ça, si une entreprise aujourd'hui encore par exemple avait spéculé sur le désinfectant ou les masques et que ça s'était su, il n'y a aucun doute que le CEO, le patron, aurait été exécuté.
En Occident, il ne se passe rien, ces gens-là vivent dans l'impunité la plus complète, donc pourquoi ne pas spéculer, surtout si on n'a absolument aucune déontologie, si on n'a absolument aucune compassion et Et si on pense que l'âme humaine ou l'esprit humain n'est qu'un processeur de données, et bien pourquoi ne pas spéculer sur le désinfectant et arriver à 250 euros le litre comme on est arrivé en Suisse ?
Pourquoi pas ? Je ne dis pas que quelqu'un a spéculé, peut-être qu'il paraît que la Suisse a détruit ses réserves de désinfectant il y a quelque temps, comme la France a roulé des masques.
Bon, à ma foi, c'est une erreur de gestion, mais ce serait le produit d'une spéculation que ça ne nous étonnerait pas plus. – Non, ce serait tout à fait indendable dans la situation actuelle, effectivement.
Donc, entre la corruption et la bêtise, on a fait le tour, mais par-dessus, au-dessus de la corruption et de la bêtise, vous avez quand même un système qui les légitime, qui les justifie et qui vous empêche ensuite aussi de regarder ailleurs, parce que dès que vous regardez ailleurs ou que vous essayez de faire le lien entre des événements qui sont disparates, quand vous essayez, disons, de ne pas tout attribuer de ce qui vous arrive à la fatalité ou à la colère divine, comme on le faisait dans
les temps prémodernes, au temps des superstitions, eh bien on vous accuse de je ne sais pas quoi. Donc en fait, on veut vous maintenir dans la superstition. On ne veut pas que vous exerciez votre hygiène mentale, votre faculté de raisonnement, le don de logique qui vous a été donné et espérons-le favorisé par des bons professeurs à l'école.
Tout ça, il faut le laisser de côté pour simplement avaler ce qu'on vous propose d'ingurgiter et finir par croire que les vaches ont des ailes. Et c'est marrant ce terme d'hygiène mentale parce qu'en France c'est un terme qui est très repris actuellement, l'hygiène mentale, et on se rend compte que les personnes qui le reprennent le plus et qui se placent du côté de la pensée critique sont certainement les personnes qui tolèrent le moins la critique.
C'est-à-dire que ce sont des personnes qui se placent en profondeur de tout ce qui n'est pas la doxa officielle légitimée par le gouvernement, même si le gouvernement fonce droit dans un mur, il va falloir légitimer ça, parce que, et c'est ça la pensée critique, donc la pensée critique est devenue la pensée la plus conformiste qu'on puisse imaginer.
Donc plus rien n'a de saveur, et c'est ça aussi ce monde technologique qu'on nous propose, c'est un monde qui nous donne l'illusion d'une richesse qu'il n'a pas d'une certaine manière. – Vous avez utilisé un mot qui est extrêmement éloquent, vous dites plus rien n'a de saveur.
Vous savez, la plupart des philosophes de notre tradition occidentale comme Platon, Heidegger, Kant, aujourd'hui, je pense, seraient du côté du pouvoir, enfin du pouvoir du contrôle de la population parce qu'aux yeux des philosophes qui ont tous ce penchant élitiste, il faut un pouvoir fort, qui organise la cité parce que le peuple, lui, est totalement incapable de s'orienter, de se gouverner, de comprendre ce qui lui arrive, etc. La masse, c'est du bétail.
Platon, c'est ce qu'il pensait. En revanche, il y a un grand dissident dans les philosophes qui a justement utilisé cette expression que vous avez employée, c'est Spinoza, qui a été très persécuté de ça, de son vivant, et qui disait oui, un tyran peut mettre de l'ordre dans cette Il n'y a aucun problème à mettre de l'ordre dans cette société, mais ce sera un monde sans goût et sans saveur.
Ce sera un monde où plus rien n'aura de sens. Et c'est le monde vers lequel nous sommes en train de tendre par besoin d'ordre. Je vous disais tout à l'heure que j'avais eu une espèce de résumé, j'ai élaboré une sorte de légende.
L'année dernière, en 2017, je suis allé faire une période de jeûne au lac Baïkal. C'est le bon moment d'en parler, je pense. Voilà. Et puis, je suis resté deux semaines l'année dernière sur le Baïkal.
Ensuite, j'ai pris le train et j'ai fait le voyage de rêve que peut-être nous ne ferons plus jamais. j'ai pris le train à travers la Mongolie jusqu'à Pékin, et puis de Pékin je suis descendu, toujours par le train sans prendre l'avion, jusqu'à Hong Kong, en passant par les grandes villes de Chine parce que je voulais voir ce que c'était que cet espèce de phénomène chinois dont on nous parlait et qui semblait vraiment effrayant, qui est effrayant d'ailleurs.
Eh bien, je peux vous dire une chose, et après je reviendrai à cette parabole qui m'est apparue, lorsque je suis arrivé à Hong Kong, qui est une ville polluée, un petit peu chaotique, désordonnée, un peu à l'ancienne, un peu à la britannique.
Après avoir traversé toutes ces villes parfaitement ordonnées de la Chine quadrillée par le contrôle informatique et numérique, lorsque je suis arrivé dans cette pollution, ce bruit et ces rues encombrées où les gens marchaient sans regarder tout le temps leur téléphone portable, je me suis mis à respirer.
Parce qu'en Chine aujourd'hui, dans le monde qu'on veut généraliser à la planète, tout le monde dans la rue est obligé d'avoir les sur son téléphone portable. Il y a quelques années, les Chinois, par exemple il y a en 2010, les Chinois, lorsqu'ils ont eu les Jeux Olympiques, les Pékinois ont appris un petit peu les langues étrangères pour pouvoir communiquer avec les touristes et leur vendre quelque chose.
Aujourd'hui, plus aucun Chinois, plus aucun Pékinois n'apprend le moindre mot d'une langue étrangère, il prend sa petite boîte comme ça, il parle dedans et il vous montre le résultat. C'est comme ça qu'on s'il n'y a pas l'application pour traduire, ils ne savent même pas dire bonjour, ça coûte de temps, rien. Donc, vous imaginez la dépendance.
Et donc, en faisant ce voyage, durant la traversée de la Mongolie, j'ai écrit une espèce de parabole où je me suis dit, tiens, nous sommes en train d'assister, nous les hommes, à notre petite échelle minuscule, à un grand pari qui se fait dans le ciel entre deux dieux.
L'ancien dieu qui a jusqu'ici gouverné ce monde et qui a créé une espèce extrêmement chaotique, bordélique, polluante et désordonnée qui est le genre humain, qui a proliféré. Et puis un autre dieu, un dieu plus jeune, un dieu nouveau, qui est en train de lui dire « écoute mon vieux, tu as vu le bordel que tu as mis sur cette planète ?
Est-ce que tu as vu ce qu'ils font ? Ils sont en Ils sont en train de jeter des papiers partout, ils sont en train de polluer tout ce qu'il reste de lacs et de rivières, ils sont en train d'étouffer les vaches et les baleines avec des sacs en plastique, ils sont en train de se droguer, ils dépensent 100 litres d'eau par personne par jour, mais est-ce que ça va durer ça ?
Non, moi je te propose, ton expérience, mon vieux, elle est finie, c'est un échec. Moi, je propose de les organiser autrement. Donc, on ne va plus avoir une humanité qui soit composée d'individus, on ne va avoir qu'un seul organisme, comme une fourmilière ou comme un organisme est composé de cellules.
L'humain ne sera plus un organisme, il ne sera qu'une cellule de cet organisme. Et nous allons y arriver en les reliant tous par la technologie. Parce qu'à mesure qu'on les relie, on les vide de leur contenu intérieur et ils pourront devenir des amibes à terme.
– Ouf, ça prend une tournure sur le baudin, merci. – C'est évident, non ? – C'est évident, mais c'est magistral comme démonstration, parce que ce qui nous est vendu généralement, c'est que l'hypercommunication de notre époque permet d'exprimer toute notre créativité, notre individualité, alors que là… – Mais regardez ce qu'ils expriment, enfin regardez ce qu'on exprime quand on peut tout exprimer, Mais je veux dire, est-ce que vous préférez porter une chaussette à l'envers ou à l'endroit ?
Je veux dire, les gens retournent leur vie intérieure comme une chaussette. Et puis on voit juste que la seule chose qu'on constate, c'est que ça sent les pieds. C'est tout. Je veux dire, le prix de notre vie intérieure, c'est sa confidentialité.
C'est ce que nous gardons en nous qui a du prix. ce n'est pas ce que nous sortons, une partie des gens ou bien tout le monde à un certain moment exprime quelque chose sous une forme allégorique, sous la forme d'un geste, sous la forme de l'amour quotidien.
Mais si vous êtes invité à tout le temps tout sortir, il n'y aura plus d'amour quotidien, il n'y a plus de sentiments. La créativité artistique c'est quoi ? C'est de copier ce que vous avez vu sur les écrans. La vie intérieure n'existe que si elle est retenue et non pas si est retournée, si elle est placardée sur les murs, c'est évident. Donc, la communication, c'est ce que disait Albert Caraco, c'est parce que nous ne savons plus communiquer qu'on parle tellement de communication,
nous ne savons plus ce qu'il faut communiquer, ni le prix que ça a. La communication des choses, je veux dire, une chose qui est importante, vous n'allez pas la crier sur les vous allez l'assouffler à l'oreille, vous n'allez pas déballer, déballer, déballer pendant toute la journée.
C'est une cacophonie insupportable et avec les réseaux sociaux, nous avons offert à toute l'humanité l'occasion de se divertir dans une cacophonie insupportable. Donc, ça fait partie aussi de l'hypernormalisation.
Malheureusement, les moyens que vous et moi utilisons pour une partie, comme tout le reste, est aussi utilisé ou utilisable comme anesthésiant. Thierry Pelletier – Slobodan, on était avec vous dans le train.
Slobodan Malek – Voilà. Thierry Pelletier – Qui se dirigeait lentement vers le lac Baïkal, c'est ça non ? Slobodan Malek – Oui, alors ça c'était, cette histoire je l'ai écrite entre le Baïkal, enfin en pleine Mongolie, vous savez là où vous passez à travers des collines, des collines, des collines, avec de temps en temps un schmal.
Et puis de temps en temps, j'ai vu au long des voies, mais alors vraiment à 300 kilomètres de tout lieu habité, j'ai vu un vieux moniteur d'ordinateur. Je me suis dit, oh là là.
Et puis j'ai constaté aussi que durant toute cette traversée de la Mongolie en train, dans un très vieux train, la 4G était présente partout. Je n'ai pas eu d'interruption du réseau. Impressionnant. Donc, vous vous dites, pourquoi est-ce que M.
Elon Musk est en train d'envoyer son système de relais de satellites, je ne sais pas si vous êtes au courant, les satellites en Irlande, dont on prévoit d'envoyer 40.000 dans l'atmosphère avec l'ambition, n'est-ce pas, dit-on, de couvrir jusqu'au dernier recoin de la de réseaux de communication.
Mais enfin, c'est pratiquement déjà le cas. Et ceux qui doivent aller dans les régions polaires, ils ont des téléphones satellites. Donc, on est dans quoi là ? Dans une surenchère permanente, toujours plus pour la machine.
Elon Musk par exemple, voyez à quel point on est devenu stupide. Elon Musk, c'est le milliardaire qui n'arrive plus à compter ses milliards. Il parait qu'un tweet de plaisanterie qu'il a fait l'autre jour lui a fait perdre 14 milliards à la bourse à Tesla, à sa boîte, parce qu'il a dit « Tesla est peut-être un peu surcoté ».
14 milliards, ces chiffres n'ont plus aucun sens. Eh bien, Elon Musk est en train d'envoyer des guérantes de satellites, il espère en mettre 40.000 en orbite basse autour de la Terre pour constituer un réseau de communication, donc pour vraiment couvrir toute la planète de réseaux de communication, 40.000 satellites.
Un lancement, c'est 60 pièces, c'est des petits satellites, 60 pièces. Vous divisez 40.000 par 60, vous voyez où vont tous les hydrocarbures que n'utiliseront pas les voitures Tesla. Vous imaginez les centaines de fusées qu'il faut envoyer dans le ciel pour arriver à ça, mais personne ne conteste, personne ne se dit mais c'est une pollution épouvantable. Je ne parle même pas de la pollution colossale qu'occasionnent les voitures avec des grosses batteries. Personne ne se pose
cette question. Quand j'étais à Pékin, ils sont très fiers, les Chinois, d'avoir réglé le problème de la pollution, d'après ce qu'ils disent, enfin ils n'ont pas réglé en fait, ils un petit peu limiter la pollution de Pékin en remplaçant beaucoup de moteurs à explosion par des moteurs électriques, donc les petites mobylettes, l'électricite, ça marche à l'électricité, beaucoup de voitures marchent à l'électricité, il y a beaucoup de marques de voitures électriques en Chine aujourd'hui,
ça va très vite, je ne veux pas dire les voitures, elles vont gentiment, mais l'évolution va très vite et vous avez une ville qui est vraiment agréable et plus encore que Pékin, c'est Shenzhen la ville technologique où vous n'entendez c'est pas un bruit, tout marche à l'électricité, c'est merveilleux. Le problème, c'est que quand vous leur posez la question, et j'ai posé la question à quelqu'un qui était de la classe, de l'élite dirigeante,
j'ai dit mais, et pour faire tourner tous ces moteurs électriques, vous produisez comment l'électricité ? – Au charbon. – Silence, silence. On ne va pas incriminer les Chinois.
Ici, c'est la même chose. Ici, on vous vend du vélo électrique, de voitures électriques, on ne vous dit jamais, ben oui, nos centrales nucléaires qui vous permettront de rouler l'électricité, elles ont toutes 55 ans.
On a 50 Tchernobyl en puissance en France et maintenant on va encore augmenter la demande en électricité en mettant des voitures électriques. On va faire comment les gars ? Personne ne se pose la question.
Personne. Le problème que nous avons, c'est que nous sommes objectivement devenus bêtes, est stupide, comme dit Albert Caraco, dans le passage que j'ai lu tout à l'heure, stupide malgré nos moyens ou stupide à cause des moyens que nous avons développés.
Et il se trouve qu'il y a encore une loi, c'est que plus les gens sont placés haut dans l'échelle de décision et dans l'échelle du pouvoir, plus ils sont stupides. Parce que plus ils sont intégrés à ces technologies et plus ils en dépendent.
Je veux dire, quelqu'un qui est au ras du sol, qui doit organiser sa vie, je ne sais pas moi, les gens qui ont des petites entreprises, les ouvriers, les employés, ils organisent leur vie comme on l'a toujours organisé. Au-dessus, vous avez des gens qui vivent dans un monde qui est sans argent, dans un monde où plus rien de ce qui faisait les paramètres de notre vie n'a de sens, mais où ils sont complètement intégrés, pieds et points liés à leur propre technologie.
ils ne pensent pas autrement. Le problème de la pensée technologique, c'est que ça fait, par exemple, depuis 1962, ça fait quand même une paie, bientôt 60 ans, qu'on nous promet que l'année prochaine, l'an prochain ou dans deux ans au maximum, l'intelligence artificielle va remplacer le cerveau humain dans la plupart des décisions.
Ça fait depuis la fin des années 60 qu'on nous promet littéralement, il y a une littérature américaine là-dessus, une machine à gouverner, c'est-à-dire une machine qui permettra, en la nourrissant de beaucoup de données, de prendre des décisions politiques.
Il y a eu un programme qui s'appelait Cambridge qui a été utilisé durant la guerre du Vietnam pour simuler, tenez-vous bien, pour simuler le degré de sympathie pour le Vietmine qu'avaient les divers villages du Vietnam.
Mais c'est tragique, parce que les village qui a été jugé par l'ordinateur trop sympathisant du Vietmine sur la base d'on ne sait quelle donnée, ils étaient des trio-napales. Et ça, ce n'est pas aujourd'hui, c'est 67-88, l'année où je suis né, ça fait 50 ans que ça dure.
Et chaque année, on vous promet, monze et merveille, on vous promet que l'intelligence artificielle va résoudre tous problèmes. Pourquoi on le fait ?
Pour attirer tout simplement de plus en plus de capitaux, de gogos qui croient à la technologie. Les auteurs de ces livres de futurologie, qui ont été les Alfin Toffler et autres, qui ont été très très populaires dans les années 60-70, mais c'était des gens qui, outre les droits d'auteur qu'ils pouvaient percevoir sur des best-seller, étaient des piliers, des pivots très importants de la cotation de ces entreprises, parce que leur fantaisie,
leur narration, leur spéculation attirait des capitaux qui très souvent ne se justifiaient pas. Donc, le mythe de l'intelligence artificielle remplaçant l'esprit humain, ce n'est pas hier, ce n'est pas avec Neil Ferguson, ça fait plus de 50 ans que ça dure, et d'année en année, et les promesses sont toujours les mêmes et elles sont toujours aussi vaines parce qu'il n'y aura jamais d'intelligence artificielle.
L'intelligence n'est jamais artificielle, ce qui peut être artificiel, c'est la capacité de tri, de classement, d'ordonnancement des données. Mais l'intelligence, ce n'est pas ça, l'intelligence, ce n'est pas de l'archivage, l'intelligence humaine se compose de tout, Elle est même influencée par la digestion ou par les déceptions amoureuses qu'on a eues la veille lorsqu'on écrit un traité philosophique ou lorsqu'on écrit un traité de mathématiques.
L'intelligence humaine a infiniment de paramètres et on vous fait croire qu'on peut la remplacer. Mais faut-il être stupide ou mal intentionné pour faire croire aux gens qu'une machine peut être intelligente ?
La machine, vous croyez qu'elle pourrait développer la théorie, constater d'abord la théorie de la gravité ? Une machine pourrait-elle arriver au zéro ? Toutes les civilisations n'avaient pas le zéro, nous n'avions pas le zéro, mais quelqu'un a compris ce que c'était que le zéro, mais est-ce qu'un ordinateur pourrait comprendre ce que c'est que le zéro ?
Évidemment que non. Il ne peut conceptualiser que ce qu'on l'a programmé pour conceptualiser. Et ça, c'est la grande tromperie, c'est-à-dire que derrière le mythe de l'intelligence artificielle, vous avez quelqu'un, comme dans un théâtre de marionnettes, qui a programmé cette intelligence artificielle pour faire ce que lui a besoin qu'elle fasse.
Et il va le faire avec plus ou moins de succès. Ou même s'il n'a pas de succès, ça n'a aucune importance, parce qu'on fait croire. Vous savez qu'il existe des poulaillers, excusez-moi c'est des poulaillers mais avec des humains dedans.
J'ai entendu dire, il faudra que je fasse une enquête là-dessus, il existe des poulaillers humains où on fait travailler des gens, en Chine notamment, derrière un ordinateur pour avoir des interactions avec des clients sur des sites, etc., en faisant croire que ce site fonctionne sur l'intelligence artificielle.
Parce qu'on ne peut pas se permettre d'avouer qu'une intelligence artificielle, par exemple, pour gérer un site de rencontre et vous trouver la parfaite correspondance à vos besoins, eh bien ça ne marche pas, ça ne marche pas, c'est trop con.
Donc derrière l'intelligence artificielle, en vous vendant de l'intelligence artificielle et surtout en vendant aux investisseurs de l'intelligence artificielle, eh bien en douce et en cachette, on met un pauvre opérateur humain, comme la Société Terranos d'Elisabeth Holmes dont dont nous parlions au début, qui avait levé 700 millions sur son illusion pour faire croire que sa petite boîte à analyser le sang fonctionnait, elle prélevait des prises de sang à la seringue classique en expliquant aux gens que juste aujourd'hui la machine ne
fonctionne pas très bien et vite fait elle envoyait ces échantillons de sang se faire analyser dans des laboratoires à l'ancienne, donc ces laboratoires qu'elle prétendait faire fermer. Donc la promesse de la c'est ce qui nous rend stupide parce qu'elle est en soi stupide.
Elle est d'une stupidité profonde, alarmante. Elle est impossible. Tout le monde va derrière. Elle est fondamentalement impossible. Elle est impossible, ce n'est pas possible.
On n'y arrivera pas, on va juste réussir à foutre en l'air cette société, cette civilisation, c'est tout ce qu'on va réussir à faire. Et tout ça, c'est parce que, toujours pareil, on ignore la nature même de la vie qui est en nous, on ignore la nature même de l'intelligence qui est propre à la vie et qu'on est toujours en train de démissionner à l'extérieur sur des médiations extérieures, sur des technologies extérieures alors que
l'essentiel de la puissance est en nous. Et... Allez-y. J'ai une, comment dirais-je, une analogie à faire. Évidemment que l'essentiel de la puissance est en nous parce que c'est en nous, par exemple, et non pas à l'extérieur, que résident les capacités de survie et de guérison. À partir du moment où votre guérison et votre survie dépendent d'un outil extérieur, que ce soit de la chimie ou que ce soit par exemple un poumon artificiel, vous n'êtes plus tout à fait un être humain, en tout cas vous n'êtes plus un être
humain indépendant. Et pour l'essentiel, dans l'être humain, il y a des capacités que nous négligeons de résistance, d'auto-guérison, d'immunité. Et lorsque ces capacités-là ne fonctionnent pas, il y a la mort.
Ça ne fait pas mal, la mort. Ce n'est pas la mort qui fait mal, c'est ce qui la précède. Mais, je veux dire, est-ce qu'on peut admettre que lorsque nous ne fonctionnerons plus, nous allons mourir comme tout l'ensemble du vivant. Et nous vivons dans un monde qui nous fait croire qu'en quelque sorte on peut tellement, tellement repousser ça qu'à la fin c'est presque repoussé à l'infini.
Puis nous avons des fadas, et de nouveau dans la Silicon Valley et dans ces cercles-là, qui eux estiment qu'on va réussir à créer un humain immortel en faisant des transplantations d'organes, de la bio-ionique ou des choses comme ça.
Mais qu'ils le fassent, et c'est ce qu'ils veulent faire d'ailleurs, pour eux, peu importe, ce n'est pas démocratique. Mais ce que je voulais dire, c'est que regardez, l'une des promesses de la technologie qui illustre le mieux le pacte d'assujettissement auquel on doit consentir, c'est le livre électronique.
Moi, j'en parle parce que depuis l'âge de 18 ans, je suis dans le livre. J'étais traducteur, je suis romancier, je suis éditeur. Le livre, c'est mon monde. Mais je ne vais pas défendre ma chapelle pour la défendre.
C'est simplement parce que c'est une excellente illustration. En l'an 2000, vous aviez des sociétés comme une qui s'appelait Zero Hour Zero Zero qui vous annonçait transférez tout de suite tous vos bouquins en électronique parce que d'ici un an, six mois, un an, plus personne ne voudra acheter vos livres en papier. La compagnie 0h00, qui avait proposé à l'époque des contrats absolument léonins, c'est-à-dire des contrats d'escroquerie aux éditeurs pour qu'ils cèdent les
droits de leurs livres pour des bouquins électroniques, elle a fait faillite, elle a disparu. Le livre électronique, après un pic, surtout aux États-Unis, s'est stabilisé à, je ne sais pas, il me semble 40 % du marché anglo-saxon, ce qui est déjà beaucoup, mais enfin il n'a pas réussi à conquérir ce marché, en particulier dans le livre de littérature.
Mais regardez ceci, vous achetez un livre électronique, il ne vous appartient même pas. Il ne vous appartient pas, vous n'avez rien entre vos mains. D'abord, même contractuellement, il ne vous est en fait que cd pour utilisation, il n'est pas à vous.
Et indépendamment de la question contractuelle, il n'existe pas, vous ne pouvez pas le transmettre à vos enfants, vous ne pouvez pas le donner à votre voisin, vous ne pouvez même pas, dans la plupart des cas, vous ne pouvez même pas l'envoyer par message électronique, il est incorporé à la machine.
Laquelle machine ? Votre liseuse. Elle dépend de centaines de brevets pour fonctionner qui appartiennent à toutes sortes de compagnies, elle dépend d'une alimentation d'électricité, elle dépend des mises à jour de systèmes qui jour vont s'arrêter, un jour, comme c'est l'un des grands problèmes de la décadence, de la décadence au sens matériel de la décomposition des archives informatiques, c'est qu'à un moment donné on change de standard, ou bien les supports tout simplement se fatiguent et vous perdez des quantités de
données énormes. Donc le livre papier, le livre qui existe depuis des siècles, il est là pour exister en cours des siècles. Vous oubliez un livre au fond d'une armoire, quelqu'un va le retrouver dans deux siècles et sans l'aide d'aucun outil, sinon des outils culturels, c'est-à-dire la capacité de lire, il va pouvoir le lire.
Là, vous ne pouvez pas oublier un e-book au fond d'une armoire, ce n'est pas possible. Vous devez oublier toute une industrie au fond de cette armoire et la pour que ce livre puisse être lu.
Vous imaginez la régression fondamentale de ce monde-là ? C'est un monde qui fondamentalement est sans mémoire, où la mémoire peut être débranchée sur la simple volonté d'un avocat ou d'une entreprise qui change ses règles.
Et nous sommes tellement entraînés, tellement conditionnés, parce que nous n'avons pas d'hygiène mentale, je reviens sur ce terme parce qu'il ne faut pas le laisser aux autres, nous sommes tellement conditionnés par l'environnement à croire que c'est bien, à l'admettre, qu'on ne réfléchit pas à ces éléments qui sont vraiment fondamentaux, tout simple. Et c'est vraiment ça la rupture à laquelle on assiste ?
Ça c'est la tentative de rupture à laquelle on assiste. À mon avis, ça ne marchera pas. J'espère que non, moi aussi. Ben oui, simplement, c'est un peu, vous savez, quand j'étais jeune, on croyait que le modèle soviétique était là pour durer des millénaires.
Et puis tout d'un coup, en 86, ça a fait juste boum, comme un château de cartes, parce que les bases ne reposaient pas sur la réalité, elles reposaient sur une hypothèse sur le fonctionnement de la société.
C'est les hypothèses sur lesquelles nous reposons aujourd'hui et dont la fragilité est illustrée par la crise que nous traversons, par la mauvaise gestion de la crise que nous traversons, eh bien ces hypothèses sont encore plus fragiles.
Donc, à un moment donné, ça va s'arrêter, le problème c'est que tout est géré par ça. Vous imaginez le jour où, pour revenir à… vous savez, j'ai écrit un roman sur le risque d'une destruction nucléaire de l'humanité, qu'on a complètement oublié depuis la guerre froide alors qu'il est tout à fait actuel, d'autant que la semaine dernière, les États-Unis ont encore annoncé le retrait d'un autre traité de surveillance mutuelle des armes nucléaires.
Donc, on est à minuit moins trois pour ce qui est du danger de conflagration nucléaire. Ce qui m'a frappé toujours, c'est le faible nombre d'individus autour de moi, instruits ou non, surtout les individus instruits, n'avaient absolument aucune conscience du danger que ça représente.
Du danger. C'est-à-dire que les dangers moyens, petits ou moyens, on peut les affronter. Le danger, je ne sais pas moi, de la pollution, à la rigueur, le danger climatique s'il existe, je veux bien admettre, bien sûr, on peut affronter un danger comme ça parce que c'est une mort lente, mais l'idée que nous puissions détruire cette planète dans les 25 minutes qui suivent, personne ne peut l'affronter en face.
Donc, j'ai imaginé un roman, Le rayon bleu, où des gens de toutes sortes de milieux et qui sont des deux côtés du rideau de fer se rendent compte qu'il ils mettent en place un système de dissuasion sous le système de dissuasion, mais enfin peu importe.
Ce que je veux dire, vous avez 55 ou je ne sais pas combien centrales nucléaires en France, à l'époque des Trente Glorieuses, la France a décidé qu'elle allait se fier essentiellement et pratiquement uniquement au nucléaire pour son approvisionnement énergétique. Ces centrales sont toutes vieilles.
Ces centrales, donc, sont plus dangereuses à utiliser aujourd'hui qu'elle ne l'était il y a 30 ou 40 ans, et nous avons une classe dirigeante aujourd'hui qui est beaucoup moins instruite, beaucoup moins responsable, et beaucoup moins dévouée à sa mission qu'elle ne l'était il y a 30 ou 40 ans, on va laisser entre les mains de qui ces centrales, qui, dans chaque site, je le rappelle, est un lieu maudit parce qu'il pour des milliers d'années. Imaginez qu'on ne
sache plus comment retrouver le logiciel qui gère le refroidissement d'une de ces centrales, on va faire quoi ? Ça va s'emballer, ça va s'emballer tout simplement. Est-ce que quelqu'un s'est occupé, est-ce que quelqu'un dans les sphères dirigeantes s'occupe de renouveler les logiciels et les cartes mères, parce qu'il y a des ordinateurs dans ces centrales qui sont vieux eux aussi de plusieurs décennies, qui doivent tourner ?
Est-ce qu'on remplace tout ça ? Est-ce qu'il y a des gens extrêmement dévoués ? On a eu J'invite tout le monde à regarder la série d'ailleurs qui a été faite, c'est une très bonne série sur Tchernobyl même s'il est un petit peu anti-soviétique.
Mais par comparaison avec la catastrophe ultérieure à Fukushima, on n'a pas trouvé les liquidateurs à Tchernobyl. On a envoyé des milliers de personnes exposer leur vie et je pense que des milliers en sont mortes parce qu'on a réussi à jouer sur leur sens patriotique, le sens du sacrifice, etc. Il n'y a pas d'autre moyen d'envoyer des gens dans un réacteur nucléaire que de compter sur leur sens du sacrifice.
Il n'y a pas de récompense, il n'y a même pas de chantage possible. Donc à l'époque, l'Union soviétique a trouvé des milliers de personnes pour aller arrêter, enrayer cette catastrophe.
À Fukushima, on n'en avait semble-t-il pas. Donc Fukushima, on a aujourd'hui encore ce problème, cette épée de Damoclès, cette fuite dans l'océan Pacifique. Mais ça nous montre vers quoi nous nous dirigeons avec ces illusions technologiques.
On a oublié ce qu'était l'homme. On croit que l'homme n'est qu'un des paramètres d'un vaste système informatique. C'est faux. Les systèmes informatiques sont une invention de l'homme. L'homme ne peut pas se cacher derrière eux.
Thierry Samitier – Et Slobodan, j'aimerais bien qu'on conclue tout à l'heure… Slobodan – Excusez-moi, je me suis emballé. Non mais c'est juste parfait, enfin pour moi c'est excellent ici, j'adore l'endroit où on se retrouve là maintenant, parce que vous évoquiez, vous avez dit finalement, on a perdu complètement le contact avec la réalité d'une certaine manière, une réalité qui doit avant tout s'expérimenter, et j'aimerais bien moi qu'on termine avec ce voyage qui vous a conduit au lac Baïkal,
Vous avez pu expérimenter une forme de réalité de la vie qui est une réalité qui a été formidablement ignorée pendant cette pandémie. Parce qu'on en arrive à croire que nous n'avons pas de système immunitaire, qu'il ne vaut rien, qu'il ne peut rien faire pour nous, et que nous sommes tout nus face à un virus qui a toute puissance sur nous et que la seule façon de s'en protéger, parce que c'est vraiment le discours qui est véhiculé, la seule façon de s'en protéger, c'est de se mettre des gants,
c'est de se passer du gel hydroalcoolique, c'est de se mettre des masques, c'est de mettre de la distance entre nous, entre les uns et les autres, de vivre dans des bulles et si peu de voix se sont levées pour nous dire non mais attendez, il y a quand même autre chose qui existe et ce autre chose, il a des besoins.
Et les décisions qui sont prises sont complètement antinomiques avec ce besoin. Alors vous, vous êtes lancé dans une expérience de jeunes qui vous a permis de toucher cette réalité. Je sais que vous êtes un adepte du jeûne, vous pourriez nous en parler un petit peu ?
Oui, évidemment, on ne peut pas, avec vous, ne pas parler de ça et d'autant que ce n'est pas… j'aurais bien aimé en parler davantage d'ailleurs, mais d'autant que ce n'est pas totalement sans rapport avec, évidemment, le sujet.
Ce qui m'a étonné, entre parenthèses, ces dernières semaines, c'est que je suis allé faire un mois de jeûne en 2017, un mois entier. Quand je dis jeûne, il faut bien préciser une chose, ce n'est pas un jeûne avec des tisanes ou des bouillons ou des promenades, des choses comme ça, c'est un jeûne, ça veut dire qu'on ne mange absolument rien et qu'on boit de l'eau.
Et du repos ? Du repos ou de l'activité au repos. Parce que un des effets du métabolisme cétonique qui se déclenche, je pense que vous connaissez ça, mais ce serait long d'expliquer, enfin le métabolisme humain change de fonctionnement, prend ses énergies ailleurs lorsqu'il comprend que rien ne va arriver par la bouche, et en fait un des effets immédiats de cette bascule, c'est que vous avez de l'énergie à revendre, vous sentez une énergie de chaleur folle à l'intérieur. – Selon les personnes,
il y a vraiment différents profils, mais ça peut arriver. – C'est vrai, c'est selon les personnes, dans mon cas c'était vraiment la dépense d'énergie nécessaire, j'allais marcher 5-6 heures par jour.
Et donc, ce qui m'a étonné, c'est que la Russie, qui depuis les années 50, a mis en place des programmes de jeûne thérapeutiques, mais tout à fait officiels, qui font partie des prescriptions médicales, avec des grands savants qui se sont attelés à étudier ça, et qui disposent d'une immense littérature clinique sur les effets du qui n'ait pas songé un seul instant à prescrire ça à sa propre population, ne serait-ce que d'envisager, de demander à ses médecins – il y en a
encore quelques-uns, et quelques grands spécialistes du métabolisme du jeûne – comment faire. Pourquoi ? Parce que je crois que tout le monde a vu en France, beaucoup de gens ont vu en France ce documentaire très populaire d'Arte, Le Jeûne est une nouvelle thérapie de Sylvie Jullemand et Thierry de Lestrade.
Thierry de Lestrade l'a fait suivre d'un livre qui porte le même titre, qui est un très très bon livre sur toute la problématique du jeûne, et bien Le Jeûne est utilisé, on le sait, pour supporter les effets des chimiothérapies.
Il y a environ 30 à 40 % d'amélioration des effets et de la capacité d'endurée. Léa Salamé Et de l'efficacité même. L'efficacité de la chimio, on l'utilise pour l'asthme, on l'utilise pour le diabète, on l'utilise évidemment pour l'obésité, et on l'utilise tout d'abord, c'est de là que c'est parti en URSS dans les années 50, on l'utilise pour traiter les formes légères de schizophrénie.
Donc c'est une thérapie qui porte sur l'ensemble de l'être humain, depuis le ventre jusqu'à la tête, jusqu'à l'esprit, jusqu'à son esprit. Et on le sait depuis la nuit des temps, puisque Hippocrate lui-même prescrivait le jeûne comme thérapie ordinaire, et que c'était pratiqué par les populations partout. Pourquoi est-ce qu'on a perdu ça ?
Pourquoi ? Parce qu'un verre d'eau, ce ne sera jamais qu'un verre d'eau, on ne peut pas le monnayer. Et le livre de Thierry de Lestrade dont j'ai parlé vous montre très bien qu'à un moment donné, aux Etats-Unis, parce que c'est des Etats-Unis que vient la médecine, enfin plutôt la pharmacologie totalement chimique à laquelle nous sommes astreints aujourd'hui, aux Etats-Unis, des investisseurs, notamment le vieux Rockefeller, ont accaparé le monde de la médecine et ont financé cette bascule vers une
médecine chimique, tout en faisant interdire et mettre en prison même un praticien de… Shelton l'a payé très, très cher. Shelton. Herbert Shelton l'a payé très, très cher. Et vous savez quelle est l'expérience et quel est l'apport d'un Herbert Shelton, ne serait-ce que dans la connaissance du corps humain, du fonctionnement du corps humain.
C'est énorme. On ne parle pas de ça. Je connais le médecin qui m'a recommandé ce jeûne, qui est un médecin suisse, ne peut pas évidemment… un médecin qui prescrirait du jeûne à ses patients en Suisse perdrait son droit d'exercer tellement c'est tabou, mais lui-même le pratique et lui-même, par exemple, lorsqu'il attrape une grippe ou un refroidissement ou la plupart des maladies, il fait quoi ?
Il arrête de manger pendant quelques jours. Depuis qu'il s'est mis au jeûne, il n'a pas besoin, cet homme, de prendre de médicaments. Je répète, il y a une littérature clinique énorme sur le sujet.
Le jeûne est une autothérapie absolument formidable, c'est pour ça qu'il ne faut surtout pas en parler, même l'immunité, la simple immunité, le simple fait d'aller au grand air aujourd'hui est devenu quelque chose d'extraordinaire, d'extravagant, mais c'est criminel, c'est interdit. C'est un crime, sans faire de mauvais joue de mots, c'est une atteinte à l'immunité.
C'est une atteinte à l'immunité, mais dans votre pays, une des choses les plus abracadabrantes que j'ai vu depuis le début, pourtant on en a vu, mais qu'on a vu depuis le début de cette crise du coronavirus, c'est qu'en France on a fait la chasse au grand honneur avec des hélicoptères, C'est impensable. Mais moi, j'imagine, je me mets de nouveau dans quel conditionnement se trouve-t-on pour que le pilote de cet hélicoptère n'ait pas à refuser la mission.
Donc on n'est pas dans les enjeux de contamination, on est dans les enjeux de soumission. Ben oui, en fait, c'est un conditionnement des populations. Puis maintenant, on va vous dire, vous pouvez aller à la plage, mais vous ne pouvez pas vous asseoir.
Maintenant, la semaine prochaine, vous allez pouvoir sortir de chez vous, mais uniquement en clodiquant sur un pied, l'autre pied vous devez le tenir de la main gauche, et puis la semaine d'après vous allez vous mettre des oreilles d'âne pour sortir, on en est là et les gens le font et c'est ce conditionnement qu'il s'agit de briser, une des manières de briser le conditionnement social, surtout lorsqu'il est assorti de menaces médicales parce que La santé, c'est quand même… et là,
on a trouvé la manne, la santé, c'est ce qui nous fait le plus peur. C'est par là qu'on nous accroche, nous avons peur pour le corps. Quand la santé va, tout va, la santé perdue, tout est perdu.
Quand en plus, ça se recoupe avec un problème de contamination, d'épidémie, vous ne pouvez même pas dire « Ma santé, à moi, je m'en fiche, je veux vivre comme j'ai envie ».
Non, parce que vous êtes contagieux pour les autres, donc on vous attrape aussi par la culpabilité. – La fameuse immunité de groupe qui est d'ailleurs un concept relativement fallacieux mais qui est utilisé pour empêcher toute réflexion et tout positionnement personnel par rapport à des questions aussi fondamentales que la vaccination ou les choix thérapeutiques. – Et donc, une des manières de se libérer l'esprit, moi tout ce que je fais depuis quelques années c'est essayer de trouver des moyens que ce soit intellectuels,
que ce soit pratiques, que ce soit par l'acte ou par la réflexion, par le mental, de se libérer de ces conditionnements. Un des moyens de se libérer du conditionnement, c'est de traverser, par exemple, une période de jeûne et de comprendre à quel point nous sommes autonomes nous-mêmes. On peut se priver de manger pendant des semaines complètement.
Et quand vous vous êtes privés de manger complètement, de toute moitié pendant quelque temps, vous vous rendez compte que vous êtes beaucoup moins dépendant de tout votre environnement que vous ne le croyez. – Et donc beaucoup plus fort.
– Et beaucoup plus fort, voilà, c'est simple. C'est cette force qu'on est en train de transférer à des machines alors que la force est dans le vivant. Oui, des machines ou des produits chimiques ou des choses comme ça.
Comme le disait Albert Caraco, que j'ai lu tout à l'heure, c'est nous-mêmes qui détruisons la civilisation, ce n'est pas les alliables de l'histoire. Nous-mêmes, nous nous départissons, nous sommes d'accord de rendre ce qui nous est donné de plus précieux, notre souveraineté physique, notre intégrité mentale, notre éducation, notre culture.
Je ne sais pas si vous avez mis en lien, mais une des choses les plus importantes, à mon sens, c'est pour ça que je propose à nos lecteurs un petit e-book qui contient 45 suggestions de lecture qui peuvent aider à éduquer la jeunesse sans l'emmerder.
C'est simplement une sélection de 45 livres classiques qu'il faut, selon moi, avoir pour avoir une vraie culture, enfin pour avoir un début de culture. Pourquoi ? Parce que la culture, ou plutôt son absence, la déculturation, permet de faire croire aux gens que l'histoire humaine et leur propre histoire recommencent tous les matins.
Et que ce qu'on leur dit, c'est la seule réalité qui existe. Alors que la réalité que nous traversons, elle a été vécue par l'ensemble des humains depuis la nuit des temps. Et ça, c'est ce qu'on essaie de nous faire oublier avec ces nuages électroniques qu'on met autour de nous.
Le plus important, outre évidemment l'entretien de son immunité personnelle, sa souveraineté personnelle mentale, c'est l'entretien de la culture. Avec la culture, on comprend, on maintient l'humour.
Si on maintient l'humour, ils ne peuvent pas vous avoir. De toute façon, tout ce que vous risquez, c'est la mort. Thierry Samitier Slobodan, merci beaucoup. Merci beaucoup, je trouve que c'est une conclusion magnifique parce que c'est réellement ça.
c'est qu'on est en train, au nom de la sécurité, de donner gigantesquement de notre vie, d'affadir la vie à un point incroyable, alors qu'au final, de toute façon, on mourra tous.
Ah oui, il faut se le rappeler chaque jour et vivre chaque jour comme si c'était le dernier. Merci beaucoup Slobodan. Je renvoie vers le magazine Antipresse, il y a le lien en dessous de la vidéo, vers tous les articles que vous avez mis à disposition et merci beaucoup, vers ses 45 recommandations de lecture pour espérer commencer à construire un esprit critique. Ça peut être des super conseils, voilà, si on veut avoir une culture qui permette d'avoir une espèce de réflexivité autonome sur le monde.
Merci beaucoup parce que je trouve que c'est vraiment très très utile, je vais la garder précieusement celle-là. Merci Slobodan, je vous remercie à toutes et à tous d'avoir suivi ce live. Effectivement, on a mis la barre un peu plus haut que d'habitude parce que tout...
Non, c'est des choses ordinaires, mais j'ai trouvé que la façon de l'approcher nous permettait d'avoir encore un autre regard et c'est important parce que je pense qu'il s'agit de multiplier les regards sur une réalité de manière à se rendre compte du mieux possible de cette réalité qui n'est pas monolithique et qui est aussi énormément dépendante de l'observateur parce qu'il n'y a que des subjectivités au final, elle n'existe pas cette objectivité parce que l'objet n'est pas intelligent.
Ben non, non, c'est nous qui sommes intelligents, pas l'objet, pas la chose, pas l'ordinateur. Merci beaucoup Slobodan, je vous remercie à toutes et à tous, je vous souhaite une très très bonne soirée.
Prenez soin de votre autonomie, prenez soin de votre souveraineté, c'est je pense le combat qui se passe actuellement. Je vois que vous êtes très très nombreux et de plus en plus nombreux à vous lever pour votre souveraineté.
et les masques et les conditionnements, les contraintes de plus en plus lourdes qui nous sont imposées sont aussi la chance, en moment, de manifester peut-être sa désobéissance d'une manière non violente, simplement en disant qu'on n'a pas envie de marcher à cloche aux pieds, parce qu'on nous a dit aujourd'hui qu'il fallait marcher à cloche aux pieds.
Je vous souhaite à toutes et à tous une bonne soirée, merci encore Slobodan, et à très bientôt, bye bye ! Au revoir Thierry ! Au revoir Slobodan !
Report
Block Member?
Please confirm you want to block this member.
Vous ne pourrez plus le faire :
- See blocked member's posts
- Mention this member in posts
- Invite this member to groups
- Message this member
- Add this member as a connection
Please note: This action will also remove this member from your connections and send a report to the site admin. Veuillez patienter quelques minutes avant que cette procédure ne soit terminée.
Report
Nous utilisons des cookies pour mesurer l'audience et améliorer votre navigation. En savoir plus
Accédez à l'intégralité
des contenus RGNR
Lives Q&R hebdomadaires, parcours santé personnalisés, formations,
replays exclusifs, communauté de membres engagés…
Plus de 1 500 vidéos et programmes pour reprendre
le pouvoir sur votre santé.
0 commentaires
💬 Connectez-vous pour participer à la discussion
Se connecter →