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Vidéos publiques

AMAP, on se réapproprie l'essentiel !

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L'équipe RGNR
13 vues • Publiée le 06/06/2014

Dans cette vidéo, Thierry part à la rencontre d’Antoine, maraîcher bio sur trois hectares au sud de Perpignan, dont un hectare et demi en maraîchage et un hectare de kiwis. Antoine gère sa ferme de la semence à la récolte, en autonomie complète, et fournit entre 100 et 130 familles via une AMAP qu’il a lui-même mise en place il y a plusieurs années.

Le principe d’une AMAP repose sur un contrat de confiance entre producteurs et consommateurs : les familles s’engagent à l’avance sur une saison, paient avant la récolte et reçoivent chaque semaine une part de ce qui a été produit. Si la grêle ou une inondation réduit la récolte, tout le monde partage la perte, et si l’abondance est au rendez-vous, tout le monde en profite. Ce mécanisme de solidarité partagée remplace la logique de séduction et de prix bas qui caractérise la grande distribution.

Antoine détaille aussi les aspects pratiques : le prix d’une part est de 13,50 euros pour deux personnes, les légumes sont récoltés à maturité le jour même de la distribution, et aucun calibrage n’est imposé. La ferme propose plus de 65 variétés, dont beaucoup de variétés anciennes, et intègre progressivement d’autres producteurs locaux pour élargir l’offre, de la volaille au fromage de chèvre en passant par le miel et le vin.

La conversation aborde aussi la dimension politique du modèle : les AMAP ont été créées pour contrer la disparition de l’agriculture vivrière à petite surface, remplacée par de grandes exploitations sous pression économique. Antoine et Thierry évoquent la nécessité de reconstruire des ceintures vertes autour des villes avant qu’une crise alimentaire ne rende la chose urgente, et rappellent qu’il faut du temps pour mettre ces systèmes en place.


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