Aliment acidifiant ou alcalinisant ? ? ? L'équilibre acido basique du corps part 2
Cette deuxième partie reprend là où la première s’était arrêtée : le pH sanguin doit rester stable à 7,4, et l’organisme mobilise ses réserves minérales pour tamponner les acides avant que le sang ne commence à dériver. Thierry rappelle les trois grandes causes d’acidification, alimentation, stress et sous-oxygénation, et se concentre ici sur la première.
Le point central de la vidéo est une remise en cause directe des listes acidifiant/alcalinisant qui circulent sur les sites de santé naturelle. Ces classifications sont établies in vitro, sur des cendres d’aliments analysées en laboratoire, alors que la digestion, la biodisponibilité et l’état du terrain individuel changent complètement la résultante réelle dans le sang. Thierry insiste : personne ne peut prédire avec certitude ce qui arrive dans le sang après ingestion d’un aliment complexe.
Plutôt que de diaboliser les protéines ou les produits animaux, Thierry identifie ce qu’il considère comme le facteur d’acidification premier dans l’alimentation moderne : les pesticides et fongicides à base de soufre, introduits massivement après la Seconde Guerre mondiale, qui se transforment en acide sulfurique dans l’organisme. Il y ajoute les produits non mûrs, issus de sols appauvris, et les aliments transformés, dont le contenu micronutritionnel est trop faible pour contrebalancer leur charge acide.
La vidéo aborde aussi le rôle de l’acide phytique dans les oléagineux et les céréales non trempés, qui bloque l’assimilation des minéraux alcalins au cours d’un même repas, et explique pourquoi les jus permettent d’extraire les micronutriments emprisonnés dans la cellulose des végétaux. Thierry conclut en posant les vrais paramètres du choix alimentaire, sans simplification, et annonce une troisième partie pour finir le sujet.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Rappel de la partie 1 et plan de la vidéoThierry résume les bases du pH sanguin et annonce les trois causes d’acidification à explorer, en commençant par l’alimentation.
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2:02Pourquoi le pH sanguin ne bouge pasLe sang maintient son pH en puisant dans les réserves minérales, ce qui masque l’acidification jusqu’à l’épuisement de ces réserves.
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4:04Acidifiant ou alcalinisant : le goût ne dit rienThierry explique que le caractère acidifiant d’un aliment ne dépend pas de son goût mais de sa composition après digestion.
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6:03Les limites des classifications in vitroLes listes acidifiant/alcalinisant sont construites sur des analyses en laboratoire qui ne reflètent pas ce qui se passe réellement dans l’organisme.
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8:03Acide phytique et biodisponibilité des minérauxLes oléagineux et céréales non trempés contiennent de l’acide phytique, qui bloque l’assimilation des minéraux alcalins au cours du repas.
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12:03Pesticides et soufre : le facteur d’acidification oubliéThierry avance que les traitements chimiques à base de soufre sont probablement la cause d’acidification alimentaire la plus sous-estimée.
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18:06Terrain, maturité et qualité des alimentsUn fruit non mûr ou issu d’un sol appauvri n’a pas le contenu minéral nécessaire pour être alcalinisant, quelle que soit sa catégorie théorique.
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20:07Biodisponibilité individuelle et rôle des jusLa capacité à assimiler les minéraux varie d’une personne à l’autre, et les jus permettent d’extraire les micronutriments hors de la cellulose.
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22:12Les vrais critères du choix alimentaireThierry pose les paramètres concrets à retenir, sans diaboliser les protéines ni les acides, et annonce la suite sur les agrumes.
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Transcription de la vidéo
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Bon c'est un plaisir de vous retrouver, on se retrouve pour la deuxième partie de cette série de vidéos sur l'équilibre acido-basique dans le corps. Donc on a vu qu'il y avait des produits qui étaient dits acides dans la nature et d'autres basiques. Que ça n'avait aucun sens de dire que l'humain doit avoir un corps alcalin vu que dans le corps il y a des tas de différentes zones avec des tas de ph différents.
Par contre il y a une valeur qui doit rester stable à tout prix c'est la valeur d'acidité ou d'alcalinité du sang humain qui doit être légèrement alcalin à 7,4. Que se passe-t-il si ce n'est pas respecté ? Si ce n'est pas respecté, plus rien ne fonctionne dans le corps.
L'acidification du corps, et du sang en particulier, est encomprise comme l'accumulation de déchets acides non éliminés. Cette acidification amène à énormément de troubles métaboliques lourds.
En premier lieu, des proliférations bactériennes parce que les bactéries aiment énormément les milieux acides. Elles baignent dans des milieux acides les bactéries puisqu'elles produisent elles-mêmes des milieux acides.
Deuxièmement, la consommation des produits minéraux qui étaient là pour tamponner, pour équilibrer, pour neutraliser ces produits acides puisqu'on avait dit que les minéraux alcalins comme le calcium, le magnésium, le potassium par exemple, le cuivre, le fer, pouvaient venir s'associer aux acides de manière à neutraliser ces acides.
Donc, globalement, l'accumulation de déchets acides amène à énormément de troubles métaboliques. Ça c'est une évidence. Et d'ailleurs souvent on va vous dire mais attends, mais cette histoire d'acido basique, d'alcalinité du corps, d'acidification du corps, ça ne marche pas parce que le sang ne bouge jamais. Oui, mais il ne bouge jamais, mais à quel prix ?
Il ne bouge jamais parce que tant que c'est éliminé par les reins et par les poumons, ça va bien, mais il ne bouge jamais parce qu'il y a de l'odème, il ne bouge jamais parce qu'il y a du stockage, il ne bouge jamais parce qu'il y a de la neutralisation minérale. Donc on pompe sur nos réserves.
Donc oui, le sang ne bouge jamais, en tout cas il ne bouge pas pendant un certain temps Parce qu'il y a un moment où il commence à bouger et là c'est la catastrophe parce qu'à ce moment-là le sang s'acidifie très légèrement et il commence à y avoir des proliférations de bactéries, de micro-organismes à l'intérieur du sang parce qu'il y a des déchets et que là où il y a des déchets, il y a des micro-organismes.
OK, le sang ne bouge pas mais il compense par ailleurs. Globalement, pour faire simple, pourquoi est-ce qu'il y a des déséquilibres acido-basiques ? Parce qu'il y a trop d'aporacides et pas assez d'élimination et pas assez de capacité des systèmes équilibrants comme la compensation minérale ou l'EDEM.
Je vous avais dit qu'il y a globalement trois causes d'acidification. On ne va pas les faire par ordre d'importance réel. On va les faire par ordre de côté émotionnel sensible pour ce qui est public d'habitude.
Le premier qu'on met en avant, c'est l'acidification par l'alimentation. Et ça va être le sujet d'aujourd'hui. Acidification par l'alimentation. Oui, dans l'alimentation, il y a des produits qui sont dits acidifiants, il y en a d'autres qui sont dits alcalinisants.
Et donc, on va voir qu'effectivement, en choisissant son alimentation, on peut faire des choix plus ou moins judicieux. Il y a un deuxième facteur, c'est le stress. Et je vous avais dit, le stress, ça amène à une suractivation de tout le corps, en vain d'ailleurs, qui ne sert strictement à rien, parce que l'inquiétude n'a jamais rien rajouté à la vie de quiconque.
L'inquiétude n'a jamais apporté de solution. Au contraire, elle paralyse et elle épuise. Mais l'inquiétude, la peur, la cogitation permanente, le stress, ça fait des dépenses d'énergie colossales et qui dit dépenses d'énergie dit production de déchets acides.
Le stress est hyper acidifiant. Et puis il y a une troisième cause, c'est la sous-oxygénation. Comme je vous l'ai dit, à travers des poumons, il y a un processus de neutralisation des acides qui est extrêmement puissant, et dans notre époque et notre civilisation, cette solution-là est très peu sollicitée.
À part pour les gens qui ont une vraie activité dehors, sportive, dans un bel environnement où l'air est de qualité, sinon la plupart des gens n'utilisent pas leurs poumons pour oxyder les acides. Et vous verrez que ça sera les grandes différences.
Il y a des gens qui vont dire « Moi, je peux consommer une alimentation extrêmement acidifiante sans aucun problème. » Ouais, mais au niveau pulmonaire, ça marche bien. Tu es en grande vitalité, tu vis dehors, aucun souci. L'autre qui a une toute petite vitalité, qui est dans les bureaux, lui ça n'a pas marché.
Ça n'a pas marché du tout. Il y a des différences entre nous. Donc alimentation, stress, sous-oxygénation, ça va être les trois grands points que l'on va observer. Aujourd'hui on parle d'alimentation.
Vous avez déjà entendu parler d'alimentation acidifiante et d'alimentation alcalinisante. Alors, acidifiant, alcalinisant. Alors déjà, cela n'a strictement rien à voir avec le goût d'un aliment.
C'est-à-dire qu'à la bouche, vous ne pouvez pas savoir si un aliment va être acidifiant ou alcalinisant. Ce n'est pas le goût acide ou non acide qui va pouvoir vous renseigner. Le goût ne nous dit rien, c'est la balance entre produits de type acide et produits de type alcalin à l'intérieur du produit après digestion.
Parce que la digestion, qu'est-ce qu'il y a ? On prend un produit qui est complexe, qui est fait de tas de minéraux, de protéines, de macros et de micronutriments. Certains sont acidifiants, certains sont plutôt basiques.
C'est après digestion, une fois que tout est décomposé, c'est un peu comme si on étalait tout sur la table et là on dit ok, combien on a d'acidifiant, combien on a d'alcalinisant.
Alors vous comprenez bien qu'il y a un parallèle qu'on ignore trop souvent à chaque fois qu'on parle d'alcalinisation ou d'acidification, c'est la capacité digestive de l'individu et la capacité assimilative. C'est-à-dire qu'un même produit, si tu ne le digères pas bien, tu vas en extraire certaines parties et pas d'autres. Donc dire a priori qu'un produit est alcalinisant ou acidifiant, vous allez voir, on est mal parti.
Le problème, c'est qu'on est toujours sur des modèles in vitro, non pas in vivo, in vitro, c'est-à-dire qu'on prend un produit, on le décompose et on se dit ok de ce côté-ci j'ai tous les produits acides, on prend ce qu'on appelle les cendres et on trouve les minéraux acides là dedans, de l'autre côté on trouve les micronutriments qui vont être plutôt alcalins, on regarde la quantité de protéines et ainsi de suite et là on va dire ok donc ce produit est composé de tant d'acide, tant d'alcalin, donc il est plutôt acide
ou donc il est plutôt alcalin. Mais le problème c'est que ça ne se passe pas dans un tube à essai, ça ne se passe pas dans un laboratoire, ça se passe à l'intérieur de l'humain. Et donc comme je vous le disais, il y a un système digestif et ce système digestif va conditionner comment nous décomposons les produits.
Et comment nous décomposons les produits va conditionner qu'est-ce que nous assimilons vraiment et qu'est-ce que nous assimilons vraiment va conditionner ce qui passe réellement dans le sang. Donc entre ce que tu mets dans ta bouche qui est analysé de façon théorique et dont on te dit que c'est plutôt acidifiant et ce qui va réellement arriver dans ton sang, mais personne ne peut le savoir.
Donc déjà, ça calme vraiment. Les problèmes actuellement aussi, c'est que les classifications actuelles, je pourrais vous sortir une classification acidifiante, ça serait très facile, les classifications actuelles étudient les éléments séparément.
On va dire par exemple que les amandes c'est légèrement acidifiant. Les amandes qui viennent d'où, cueillies à quelle époque, dans quelles conditions, mangées à quelle heure, dans quel état...
On va dire que tel produit, la banane, est plutôt alcalinisant. Le problème, c'est qu'on ignore complètement les interactions qu'il peut y avoir entre les aliments. Par exemple, tu as un repas, tu vas consommer quelques amandes, très légèrement acidifiantes, Mais bon, pratiquement rien.
Et puis, à côté de ça, t'as une grosse salade avec des tas de verdures, des tas de minéraux, des concombres, des tomates, bien poussées dans les bonnes conditions. OK ? Donc pas de soucis a priori.
Un peu d'acidification par les amandes, mais la grosse salade à côté... Ah non, mais il y a un truc que t'as oublié. C'est que dans l'amande, je vous ai fait une vidéo sur le trempage des graines. Si tes amandes ne sont pas trempées et que tu les croques comme ça, dans l'amande, il y a un produit qu'on appelle l'acide phytique.
et l'acide phytique bloque l'assimilation de la plupart des minéraux. C'est-à-dire qu'au cours d'un même repas, si on consomme un produit qui contient de l'acide phytique, ça va bloquer l'assimilation minérale de tout le reste du repas. Qu'est-ce qui contient de l'acide phytique ?
Les produits oléagineux, les fruits oléagineux, une fois qu'ils sont plus frais, et si on ne les fait pas tremper, ça contient pas mal d'acide phytique, les céréales, les légumineuses.
Si tu ne fais pas tremper tes céréales et tes légumineuses préalablement, tu te manges une grande quantité d'acide phytique. C'est pour ça que traditionnellement, on fait tremper les céréales et légumineuses et on les rince après trempage pour emporter l'acide phytique.
On ignore aussi qu'il y a énormément de vitamines et de micronutriments qui sont liposolubles, d'autres qui sont hydrosolubles et que finalement, au cours d'un même repas, il va y avoir énormément de paramètres qui vont interréagir, soit pour optimiser l'absorption minérale de minéraux alcalins par exemple, soit pour la minorer.
Donc très difficile à prévoir puisque ce sont des interactions. Non, mais sauf que nous on te dit tel produit est acidifiant, tel produit est alcalinisant. On vit dans le rêve qu'on peut étudier les produits isolément et en déduire comment ça fonctionne dans notre propre vie.
Mais ça ne marche pas, ça ne marche pas. À moins que quelqu'un consomme uniquement un seul type de produit à la fois, à ce moment-là, on n'aurait plus qu'à tenir compte de sa capacité digestive et assimilative.
Globalement, on n'en sait rien, mais quand même. mais comme en plus la plupart du temps on mélange les produits, on ne peut pas savoir. Donc ça, c'est deux données avant de se lancer là-dedans. Globalement, on te dit les protéines sont acidifiantes.
C'est ce qui est connu. On te dit les produits animaux sont acidifiants. Là encore, grosse erreur. Non, les protéines sont acidifiantes. Donc globalement, excusez-moi, il y a un petit problème technique.
Globalement, on va te dire par exemple les protéines sont acidifiantes. Ce n'est pas les produits animaux, on est bien clair, c'est les protéines. Les protéines, qu'elles soient animales ou végétales, une protéine, c'est une protéine.
Quelle que soit son origine, c'est une protéine. Les protéines sont globalement acidifiants. A l'inverse, les sucres et les graisses sont globalement les sucres alcalinisants, quoi que, et les graisses neutres.
Enfin, en tout cas, ils ne sont pas acidifiants. Mais tout ça, c'est ne se s'intéresser qu'aux macronutriments qui sont présents dans un produit alimentaire. Les macronutriments, les lipides, glucides, protéines. Sauf qu'un produit alimentaire va être accompagné d'énormément de micronutriments.
Il peut être accompagné d'énormément de calcium, de magnésium, de potassium. Et tout ça, ça va venir équilibrer. Donc quand on te dit que les protéines c'est acidifiant, tu ne manges jamais une protéine.
On ne mange pas de la poudre de... Ah oui, il y en a qui en mangent. Mais bon, normalement, si tu te nourris normalement, on va dire, si tu manges des aliments tels quels, bruts, intégraux, peu transformés, tu ne vas pas manger des protéines, tu vas manger un aliment qui contient des protéines, des lipides, des glucides, des micronutriments dans tous les sens.
Et tout ça, ça va venir s'équilibrer et jouer sur la résultante acido-basique, donc sur le caractère acidifiant ou alcalinisant de ton produit. Par exemple, l'aliment que tu vas manger selon le terrain sur lequel il a poussé ou même si c'est un animal, sur le terrain sur lequel il a été élevé, la nourriture qu'il a mangée, ou le terrain qu'il a nourri si c'est une plante, ça va faire varier considérablement le contenu micronutritionnel. Si on te dit par exemple que les épinards sont alcalinisants,
mais tu parles de quel épinard poussé à quelle époque, sur quel terrain, dans quel pays ? C'est impossible à prévoir. Oui, il y a des grandes classes. plus un produit va être riche en protéines, plus il va avoir un caractère acidifiant, c'est certain. Mais ça peut être énormément contrebalancé par un contenu minéral, micronutritionnel important. Et c'est surtout oublier une chose.
Je pense qu'on est dans une époque de la diversion, pour le dire de façon beaucoup plus crue, dans une époque de l'enfumage, c'est-à-dire qu'il y a des vrais problèmes et nous on nous dit, regarde là, regarde là, c'est ça le problème, c'est ça le problème.
Donc là, on a fait des classifications acidifiants, alcalinisants, et on te dit, le problème c'est par exemple, c'est les produits animaux. En oubliant d'ailleurs que dans les produits animaux, le problème c'est la protéine.
Alors on va te dire c'est les produits animaux, puis à côté on va te faire l'apologie de protéines végétales, c'est complètement faux. On oublie une chose, c'est que d'après moi, l'une des causes premières de l'acidification liée à notre alimentation.
Ce n'est pas tant la nature du produit que l'on va consommer, mais c'est plutôt quelque chose qui a été introduit après la Seconde Guerre mondiale, qui est particulièrement toxique et acidifiant pour l'organisme.
C'est tous les pesticides et les fongicides. Et ça, c'est très moderne dans notre alimentation. Pesticides, fongicides, énormément de soufre qui se transforment en acide sulfurique, extrêmement acidifiant pour l'organisme. Alors toi, tu crois faire des bons choix, tu te dis qu'il faut que je mange ça pour mon équilibre acidomasique.
En vérité, le plus gros des paramètres, et j'en suis persuadé, c'est la présence ou non de produits de traitement. Et, entre nous soit dit, le caractère bio ne garantit rien parce qu'en bio, on a le droit d'utiliser du soufre.
On n'a pas le droit d'utiliser des pesticides de type Roundup et ainsi de suite. On a le droit d'utiliser du soufre en grande quantité. Donc c'est cata. Oui, ça c'est cata. On va arriver toujours à la même solution.
Agriculture locale, familiale, dans laquelle tu sais ce que tu mets sur tes légumes. et tu ne vas pas leur balancer des grandes quantités de soufre. Donc, je pense que le paramètre essentiel c'est ça. Mais nous on nous dit non, non, non, regardez, il y a des listes là, c'est hyper compliqué, donc vous y passez des heures, des heures, des heures à éplucher ces listes en se disant ok, mais alors si je mange ça, comment je vais l'équilibrer ?
Et à côté de ça, tu ne vois pas que le gros problème se situe là. Donc, c'est pour moi le facteur d'acidification premier. Ensuite, il y a la question de la biodisponibilité. Il faut bien comprendre que le contenu minéral d'un produit et donc son caractère acidifiant ou alcalinisant, il va dépendre de ta capacité à en t'en saisir.
Plus un produit est complexe, par exemple dans certains produits végétaux, tu vas avoir des celluloses, des celluloses qui vont vraiment retenir les micronutriments. Alors ton produit peut être chargé de minéraux, si tu ne peux pas les assimiler, ça ne sert à rien parce qu'en ce moment, tu es en train de reminéraliser tes toilettes parce que ça traverse tous tes intestins et hop, direct in the toilet.
C'est pour ça par exemple qu'on fait autant de jus et que je vous propose autant de jus parce que je sais que dans les végétaux les micronutriments sont emprisonnés dans la cellulose et donc un bon moyen d'accéder à ces micronutriments de façon relativement aisée, surtout pour les personnes qui ont une capacité digestive amoindrie, c'est d'extraire ces micronutriments, les jus nutritionnels, les extraire des fibres pour arriver à nos faims. Et puis c'est surtout, oublier la perte minérale par épuisement.
Parce que l'équilibre acido-basique, je vous ai parlé dans la première semaine de toutes ces personnes qui étaient complètement épuisées, qui ne produisaient pas assez d'aldostérone et qui littéralement pissaient leurs minéraux.
Donc ça c'est un facteur qu'on ne prend pas en compte. Et puis ce facteur-là, on peut même aller plus loin. On se rend compte par exemple que chez certaines personnes complètement épuisées, le fait de consommer une alimentation extrêmement sucrée avec des pics glycémiques très élevés va amener un phénomène de polyurie qui est très connu chez les patients diabétiques et qui va faire que ces personnes vont énormément uriner. En urinant énormément, surtout si elles ne produisent pas assez d'aldostérone,
elles perdent aussi leurs minéraux. En clair, ce n'est pas simple. J'ai fait une bonne démonstration, je vous ai mis 10-12 minutes pour vous dire que ce n'est pas simple. et les personnes qui vont vous faire des grandes listes acidifiants et alcalinisants, globalement, c'est du bluff.
C'est du bluff parce que c'est impossible. C'est du bluff parce que c'est de l'expérience in vitro, alors que nous, c'est in vivo que ça se passe. C'est du bluff total.
Mais notre monde fonctionne là-dessus. On a foi en des individus. Pour peu que quelqu'un parle avec un petit peu de prestance, qu'il ait une bouse blanche et un petit diplôme qui va bien, on se tait.
Amen ! Il faut qu'il les prouve ce qu'il fait, il faut qu'il prouve ce qu'il donne. Et là, en l'occurrence, ces listes d'aliments acidifiants et alcalinisants, c'est bidon. Les listes qui se baladent sur tous les sites alternatifs, j'ai appris à ne plus les croire.
Absolument pas. Alors nous, on va essayer de simplifier sans simplification. Qu'est-ce qui est catastrophique ? Qu'est-ce qui est acidifiant ? Acidifiant. Vous allez voir, ça varie beaucoup des listes classiques.
Qu'est-ce qui est acidifiant ? Les produits qui contiennent des pesticides, des fongicides, du soufre, tout traitement. Traitement. Traitement. Traitement. Ah ouais, mais c'est beaucoup plus compliqué.
Non mais c'est pas grave que ce soit beaucoup plus compliqué. Oui, c'est peut-être beaucoup plus compliqué. On pensait qu'en allant acheter notre bio, on était tiré d'affaire. En vérité, je crois qu'on ne pourra pas faire l'économie de revenir à produire notre alimentation et à savoir exactement ce qui est mis dessus.
Ça me paraît une priorité. Bon, tous les produits de traitement. Ensuite, tous les produits transformés. Parce que la transformation en outrance, qui est un phénomène relativement moderne, les produits qui sont sous blister en supermarché, qui restent pendant des jours et des jours, autant vous dire qu'ils ont été cuits à haute température, ils ont été stérilisés, pasteurisés, il n'y a plus de vie bactérienne là-dedans, et le contenu micronutritionnel est passé à la porte.
Quand on parle des fruits et des légumes, des produits qui ne sont pas mûrs, des produits non mûrs. Parce qu'on te dit, ouais la banane c'est ceci, bon la banane ça va encore, mais on te dit, ouais les fruits c'est alcalinisant, ouais ça dépend lesquels, s'ils sont pas mûrs ils ont pas du tout leur contenu minéral, s'ils ont été cueillis il y a des semaines et puis s'ils ont été poussés sur des sols qui étaient complètement
dépourvus de matière minérale, les fruits ils ont pas grand chose, c'est de l'eau, et en plus parfois c'est de l'eau polluée si tu les achètes pas bio, donc des fruits non mûrs ou des fruits ou des légumes non mûrs, le terrain, le terrain est ultra important, que Que ce soit le terrain sur lequel on poussait tes fruits et tes légumes ou que ce soit le terrain qui a nourri les animaux que tu vas manger.
Parce qu'effectivement, tu peux avoir du contenu micronutritionnel très important dans des produits animaux à condition que tes animaux aient mangé quelque chose qui tient de la vraie nourriture et non pas des espèces de petits cachets de je-ne-sais-pas-quoi.
Donc tout ce qui vient de sols morts, d'animaux nourris avec des granulés improbables, Zéro, c'est complètement mort. Donc, voilà pour moi ce que sont les produits acidifiants. Les produits acidifiants, c'est les produits qui ont reçu des traitements importants, qui sont transformés, qui sont non mûrs, qui ont été élevés sur des terrains qui ne sont pas adéquats, c'est-à-dire qui ne sont pas riches, des terrains nourriciers.
Qu'est-ce qui va être alcalinisant ? Ce sont des produits sans traitement, premier critère. Dans l'absolu, sans traitement, aucun. Ça veut dire que c'est dur ? Oui, mais c'est un objectif, un idéal, au moins ça remet les choses en place. Sans traitement, pas ou peu transformé, eh ouais !
Donc là tu vas comprendre pourquoi on s'amuse à manger cru. Dont le contenu micronutritionnel a une bonne biodisponibilité. Bon, je vais écrire comme ça en petit. biodisponibilité. Et puis cette biodisponibilité, elle n'est pas dans l'absolu, elle est à voir avec un individu.
Par exemple, Tana, ils vont se manger, ils vont croquer des carottes, puis ils ont beaucoup d'enzymes pancréatiques qui sont produits et tout, ils vont vraiment réussir à bien digérer ces carottes, ça ne va poser aucun problème.
T'as l'autre à côté, lui, il ne va en rien en tirer. Donc la biodisponibilité, elle est déjà propre à un aliment, mais elle est aussi propre à un individu, c'est l'interaction entre les deux.
Donc cette biodisponibilité, ensuite il va falloir la réfléchir. C'est-à-dire par exemple faire des jus pour avoir une meilleure disponibilité des minéraux. Arriver à jouer avec ça. Savoir que par exemple la cuisson va ramollir les celluloses et faciliter l'accès aux minéraux mais en même temps la cuisson fait perdre une partie du contenu micronutritionnel. Donc qu'est-ce qu'on choisit ?
Comment on joue la balance ? Quel type de cuisson on choisit ? Moins ça sera transformé, moins longue sera la cuisson, plus douce sera la cuisson, moins il y aura d'altération du contenu micronutritionnel.
Micronutritionnel, alcalinisant en particulier. Et l'important pour moi, c'est ne pas faire de simplification, ne pas diaboliser les protéines, par exemple, ne pas diaboliser les acides, mais savoir exactement quels sont les paramètres du choix.
Et voilà les paramètres du choix qui vont nous permettre de comprendre un petit peu comment faire des choix dans notre alimentation. Donc voilà, sans traitement, pas ou peu transformé, et une alimentation la plus variée possible, la moins transformée possible, sans polluants, ayant poussé sur des terrains riches, vivants, la plus locale possible.
Donc ça va donner plein de fruits, plein de légumes, crus, cuits, simplement. Des produits éoléagineux peu transformés. Alors les céréales, vous avez posé la céréale.
on fera une vidéo spéciale sur les céréales pour expliquer un petit peu quel peut être le souci avec les céréales ou pas le souci avec les céréales. Et si la personne consomme des produits animaux, les produits animaux, pareil, le contenu en protéines va influer.
Si tu manges un jaune d'œuf, ce n'est pas acidifiant du tout. À part que tes poules, elles aient mangé n'importe quoi, mais si tes poules ont été dehors, c'est juste de la pure alcaline.
Du beurre, par exemple, c'est pareil. Si tu commences à manger une partie maigre dans laquelle il y a beaucoup de protéines, ça va être forcément plus acidifiant. Ce n'est pas un problème, tout dépend de la balance dans ta vie.
Si à côté de ça, tu respires beaucoup, tu travailles au grand air, tu n'es pas stressé du tout, c'est clair que ce petit paramètre-là va être anecdotique. Donc c'est à chacun de trouver son paramètre.
Mais dans l'alimentation, si vous voulez vraiment aller vers des aliments qui sont alcalinisants, ce sont ces critères-là qu'il faut respecter et non pas les espèces de listes dans lesquelles on te dit que tous les fruits et les légumes sont alcalinisants.
Je te dis oui, quoique, si tu manges une pomme qui a été balancée de produits chimiques et qui a poussé au chili, je peux te dire que c'est purement acidifiant. Ta pomme va être ultra acidifiant.
On parlera du cas des agrumes, qui fait toujours polémique dans les milieux alternatifs, juste un petit peu dans la prochaine vidéo. Mais voilà, là, on a pu mettre au point notre classification.
J'espère qu'elle va vous être utile. On a une troisième partie qui arrive, qui va nous permettre de finir tout ça, d'envelopper tout ça. Après, on rentrera dans des spécifications au cours de la semaine.
J'espère que cette série de vidéos vous intéresse, vous apporte les éléments qu'il vous faut pour sortir du dogme religieux alimentaire et commencer à rentrer dans le vrai savoir et donc ensuite la connaissance. Je souhaite une bonne régénération.
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