Retour aux contenus
Vidéos publiques

30 years of schizophrenic psychosis, the healing

Author Photo
L'équipe RGNR
16 vues • Publiée le 06/01/2016

Éric a vécu plus de trente ans avec des épisodes de psychose schizophrénique à répétition, alternant des phases de relative stabilité et des crises intenses, parfois espacées de quelques jours seulement. Dès l’âge de 15 ans, il a consulté des psychiatres, subi des hospitalisations et même des électrochocs, sans jamais trouver de sortie durable.

C’est en tombant par hasard sur des vidéos de Thierry qu’il a commencé à s’intéresser au lien entre alimentation et santé mentale. Il décrit comment la suppression du gluten, du sucre raffiné et des produits laitiers a constitué le premier levier concret, avant même d’introduire les jus de légumes et les jeûnes.

Éric raconte en détail ses premières expériences de jeûne : un jour, puis trois jours, puis un jeûne plus long qu’il a failli interrompre à cause de migraines intenses, et qu’il a finalement poursuivi en sentant que quelque chose se débloquait. Il insiste sur l’importance de ne pas s’arrêter trop tôt et sur la nécessité d’une reprise alimentaire progressive.

Au moment de l’enregistrement, Éric dit ne plus reconnaître sa vie d’avant. Il peine encore à réaliser que l’amélioration est réelle et durable, tant la durée de sa souffrance a ancré en lui une forme d’incrédulité. Il évoque aussi un terrain familial fragilisé (père, mère) qui avait probablement préparé le terrain à ces troubles, et souligne que les neuroleptiques prolongeaient les crises plutôt qu’ils ne les résolvaient.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

Lire la transcription

Salut Eric. Salut Thierry. Je te remercie de nous recevoir chez toi. Ça fait un petit moment que j'avais envie d'avoir ton témoignage. Là je suis en train d'enregistrer les vidéos pour Terra Incognita pour ces trois semaines et tu as une histoire qui n'est pas commune.

Tu m'as dit je reviens de l'enfer. Oui je reviens de l'enfer. Je pense que je reviens de l'enfer. Tu peux nous dire ce que tu as vécu ? En fait pendant plus de trois décennies j'ai souffert de psychose schizophrénique à répétition, mais bon, on peut faire des psychoses schizophréniques, mais je veux dire à répétition, tu vois, c'est-à-dire que pendant quinze jours, trois semaines, un mois, c'est un lébé, puis pendant dix, quinze jours, schizophrénie,

et sans arrêt, comme ça, tu vois, c'est sans arrêt, c'est pas tu fais une schizophrénie, une dépression, ou une dans l'année, ou une tous les deux ans, tu vois, là, c'est à répétition et c'est en permanence.

Pendant 30 ans, pratiquement. Plus de 30 ans. Depuis l'âge de 15 ans. Depuis l'âge de 15 ans, t'as vu ça. J'imagine que t'as fait des tas de traitements.

Au début, j'ai vu des psychiatres, mais je me suis aperçu assez vite que les psychiatres, dans leurs yeux, je voyais qu'ils étaient... Ils n'arrivaient pas à... Ils étaient impuissants.

Impuissants et... À l'époque, j'étais jeune, et puis, j'allais avec ma mère, Et ça a continué, ça a continué et ça n'a fait que progressivement ça. J'ai vieilli en fait, et en fait, j'ai vieilli avec la maladie.

Tu as fait des séjours à l'hôpital psychiatrique, tu me disais assez longtemps. Oui, on m'a fait des électrochocs. Alors d'abord, on m'a fait des électrochocs avec anesthésie, parce que le psychiatre ne les faisait pas sans anesthésie. Mais moi, il est arrivé un moment où j'étais au bout du rouleau et j'avais entendu parler d'un psychiatre à Rémoulins qui les faisait sans anesthésie.

Alors j'ai demandé, j'avais plus rien à faire, le point où j'en étais c'est ça ou alors pampam. Et je suis allé le voir, il me les a fait, bon par contre là j'avais peur parce que sans anesthésie, tu vois tu as le cerveau qui mouline parce qu'on te réveille à 6h30 le matin, on te fait bouger le lit d'un quart, tu entends des mains qui viennent Tu vois, tu imagines dans ta tête ce qui se passe derrière toi. Et d'un coup, bouf, tu tombes évanoui.

Après tu te réveilles une demi-heure, trois quarts d'heure après, et tu as un peu des pertes de mémoire, mais l'avantage des électrochocs, c'est que tu es bien, mais instantanément. C'est-à-dire quand tu fais des électrochocs, quand tu te réveilles, tu es bien, tu vois. En fait, ça a tout chamboulé dans ton cerveau, et en fait, je ne sais pas ce qui se passe au niveau médical, je ne connais pas grand-chose,

mais tu es bien, tu vois, tu sens que tu es bien. Mais le problème, c'est que ça a duré un mois et demi, et après ça a recommencé. Rebolote, rebolote, rebolote, en passant par plein de… Après, j'ai perdu ma femme, j'ai perdu mon travail, je suis parti.

Je sais tout, je vais aller gérer. Après, plus ou moins, j'ai demandé une pension. Les années sont passées, sont passées, sont passées.

Et un beau jour, je suis allé sur Internet, complètement au hasard, sans chercher sans faire quoi que ce soit. Je vois un gars qui fait des vidéos, je regarde, il me parle de neurotransmetteurs, de physiologie, qu'est-ce qu'il raconte et tout.

Puis surtout tu disais que 80-70%, on s'en fout du pourcentage, étaient fabriqués par les intestins. Quand j'ai entendu ça en fait, ça fait quand même des clics dans mon cerveau. Je me suis dit ce gars, mais qu'est-ce qu'il raconte ?

Oui, on parlait à ta tête. Voilà, on parlait, voilà. Et moi, on m'a toujours dit, je vivais dans le dogme de la psychologie, c'est-à-dire que tout tourné, on m'a toujours dit c'est le cerveau, c'est le cerveau, tout est basé sur le cerveau en fait.

Tout ce que tu as, c'est le cerveau, ça ne marche que dans ta boîte, il n'y a que là. C'est l'oreille, le corps, il suivre. En fait, j'ai commencé à intercouper les messages que tu disais, les informations j'ai recoupées.

En fait, il y a des sciences, ça a été dévoilé, mais ils n'en parlent pas. Ils n'en parlent pas. Si tu fais tes recherches, tu le trouves tout seul.

Alors qu'ils devraient en parler. C'est quelque chose qui devrait exploser même. Ils ne devraient parler même que de ça. Et je vois toi qui fais ta vidéo, je dis mais ce n'est pas possible, ce n'est pas possible.

Et au bout de, je ne sais pas, dix jours, je vais commander un extracteur, je commence, et je bois le jus. Et je ne sais pas, c'est un ressenti comme tu dis.

Le premier jus que j'ai bu, je me rappelle, c'est un jus de fruits. Je ne sais pas, ça m'a, j'ai senti comme si, tu vois, quelque chose que je n'avais jamais bu, mais qui m'apportait quelque chose, tu vois. Puis après, j'ai continué, j'ai fait des jus de légumes par contre, plus de légumes que de fruits, et bon j'ai fait des tisanes, j'ai supprimé d'entrée le gluten, alors ça ça a été le gluten,

gluten, lait de vache et sucre, le sucre raffiné, Ça c'est les trois aliments. Mais rien qu'avec ça tu fais 70 % du boulot facilement, c'est énorme. Mais ce n'est pas que c'était long, je voyais que ça m'apportait quelque chose légèrement. Je sentais qu'il y avait quelque chose qui se passait, mais ce n'était pas assez.

J'ai fait les jeûnes. Tu as commencé à jeûner. J'ai fait un jour, après j'ai fait trois jours, et j'ai dit il faut que j'aille après trois jours. C'était dur.

C'était dur parce que je maigrissais, je suis tempérament mince, et là actuellement comme tu me vois, je n'arrive plus à grossir. Depuis que j'essaye de manger plus ou moins, tu vois, je ne dis pas que je suis un grand, je ne suis pas à manger tout cru, je ne peux pas d'ailleurs manger tout cru.

Il me faut du puits, il me faut du consistant. Mais malgré que je mange du consistant, parce qu'avant j'aimais bien le pain, je ne grossis plus, je n'arrive plus à grossir.

Ça fait combien de temps que tu as fait le changement ? Ça fait plus d'un an quand En fait, il faudrait que je mange des quantités plus. Plus d'1%. C'est toujours ça le changement. Tu vas arriver à manger assez parce que c'est une alimentation qui est chargée en eau.

Et donc, tu disais, tu as commencé les jeûnes. En fait, quand j'ai fait le troisième jeûne, c'est-à-dire j'en ai fait un de un jour, le deuxième de trois jours et le troisième de cinq jours.

Quand j'ai fait le troisième jeûne que j'ai dépassé, je voulais arrêter au bout 2-3 jours, je commençais à avoir des douleurs, des migraines, mais des fortes migraines et je commençais à avoir des insomnies, tu vois, mais j'ai dit il faut que je fasse 5 jours.

Mon corps, je ne sais pas, il me disait il faut que tu ailles au-delà, il faut que tu ailles au-delà des 3 jours. Et j'ai bien fait parce qu'en fait, quand je suis allé au-delà des 3 jours, j'ai senti qu'en fait, tu vois, comme un dégraissage, comme un, je ne sais pas, un truc qui se passait quelque chose en moi.

Après j'ai fini mon jeûne, petit à petit j'ai mangé, j'ai bu parce qu'il faut redémarrer petit. Progressivement, j'ai maigri, j'ai maigri, j'ai maigri, mais ça ne fait rien, ce n'est plus ça que j'avais en tête.

Ce que j'avais en tête c'est guérir, guérir ou m'améliorer, mais qu'il se passe quelque chose, qu'il se passe quelque chose dans mon corps, dans ma tête. Et quand j'ai fini ce jeûne, j'ai dit il va se passer quelque chose, je sentais qu'il à s'espacer.

Et quand mes périodes commençaient à s'espacer, j'ai dit là vraiment il se passe quelque chose. Parce qu'en fait, c'était mécanique, c'était des cycles. Tu savais quand il y a eu l'électronique et tout. Quand j'étais en crise, à la nuit, je ne pouvais rien me prévoir, mais c'était des cycles réguliers.

C'était comme si quelqu'un écrivait sur une page « Eric, là tu vas rechuter, là c'est la date, tu vas rechuter. » C'était écrit en fait.

Et en fait, ça se passait. Parce qu'en fait, c'était à quelques jours près, tu vois, ça se passait, c'était mécanique. Et là, en fait, je voyais que ça sautait, non seulement ça sautait, mais ça s'écartait et ça s'est prolongé, tu vois. Et là, j'ai dit bon, il faut bombarder, et je continue les jus, et surtout des légumes,

tu vois. Les orties, j'ai sorti les orties, je coupais les orties, les chardons maris, tu sais les chardons maris, je coupais, je buvais, je buvais, et voilà, quoi. Et petit à petit, petit à petit, là, ça fait vraiment huit mois, six mois que vraiment, je le vois que Tu vois, ma peau elle est… Je ne sais pas, je me sens autrement,

je me sens autrement. Et l'église depuis 8 mois ? Il n'y a plus rien. Il n'y a plus rien du tout. Mais pour moi, c'est le gluten, je pense que c'est le gluten et le sucre parce que j'étais un gros gourmand de…

Tu vois, je ne mangeais pas des tartes, tout ça, mais c'est une merde, tu vois, de yaourt, des sucrés, tu vois, plein de trucs qui ne sont pas bons. C'est quand même une folie, c'est-à-dire que pendant 30 ans, tu es passé par l'hôpital psychiatrique, électrochoc, thérapie cognitive en 12 ans, et ainsi de suite.

En fait, c'était juste une question alimentaire. Oui, c'était juste une question alimentaire. La clé était là. Oui. Ça pourrait être visible si ce n'était pas aussi horrible. Mais je préfère mieux en rire, je préfère mieux en rire, parce que je n'ai pas ma piste de sombre de sang, mais je préfère mieux en rire.

C'est en fait cette folie. Oui. On passe au travers de tout ça, et puis on rate tout. Mais le jeûne, c'est vrai que le jeûne, en fait, le jeûne, c'est accélérer les choses.

Mais le problème, c'est qu'il ne faut pas, après, je ne sais pas, moi, je ne suis pas un professionnel, mais je sais qu'il ne faut pas faire un jeûne, comme tu avais dit, là, d'un coup, mettons. Oui, tu as bien fait.

Un jour, trois jours et cinq jours, voilà. Cinq jours. Mais je vais en parler. Durant ce terrain incognito, je vais en parler beaucoup de ce qu'on appelle la maladie mentale, entre guillemets, et ramener ça dans le corps, parce que de toute façon, le mental, l'idée dans le corps, il fonctionne en fonction du corps et en fonction de ce qu'on lui donne à manger en fonction de notre environnement, ça c'est une manifestation extraordinaire.

Et tu disais ta peau qui s'est améliorée. Je le vois, je le sens, tu vois, c'est comme, tu le ressens, tu ressens que dans ton corps il y a quelque chose qui circule, que d'habitude ça ne circule pas comme ça, il y a quelque chose dans ton corps.

Et dis-moi, les gens qui étaient autour de toi, les médecins, la famille, ils ont vu ce qui se passait ? Ah mon frère, moi je suis proche de mon frère, c'est-à-dire que voilà, je discute quand j'ai quelque chose d'intime à discuter, j'ai discuté avec mon frère et bon voilà après il m'a dit voilà parce que lui n'est pas trop il n'est pas trop là dedans tu vois mais après il s'intéresse à tout, il est curieux comme tout le monde.

Ça a quand même dû l'interpeller. Oui ça l'a interpellé. J'ai dit voilà il m'a dit de toute façon vas-y, au point où tu en es, tu es saigné. Et les médecins ?

Ah non mais les médecins, j'ai plus de contact avec les médecins. Mais même avant, même quand j'étais malade, j'ai plus de contact avec les médecins. Parce que les médecins, ils ne peuvent plus rire, ils sont impuissants.

Ils sont impuissants, mais quand je dis impuissants, c'est que non seulement quand je prenais les cachets, ça ne me faisait rien, mais ça me faisait l'effet inverse, c'est-à-dire que quand je prenais les cachets, les neuroleptiques et compagnie, mes périodes où je n'étais pas bien, elles se prolongeaient.

Tu vois ? En fait, c'est comme si mon corps rejetait, il rejetait et tout. Oui, donc tu en étais arrivé à un point où finalement tu vivais avec et puis c'était tout. Voilà, j'attendais, j'attendais, j'irais, je cherchais, je cherchais et je suis tombé sur toi.

J'espère que ça va pouvoir interpeller pas mal de monde ton témoignage, se rendre compte que bon, la maladie dite psychiatrique, ça vaut quand même peut-être le coup d'investiguer au niveau alimentaire, mais tu parles du gluten effectivement, du probiotique, en plus dis-moi là, en ce moment tu manges pas 100 % cru ?

Non non non, mais je peux pas moi, j'ai cru, je peux pas ! Ce que je veux dire par là c'est qu'il n'y a pas besoin de faire du 100 % cru. Non, non, il y a juste à supprimer des poissons et rajouter des jus.

Les jus c'est important. Je pense, les jus d'aiguilles, surtout pour quelqu'un comme ça qui est assez nègre, déminéralisé, c'est important. Le jeûne je pense effectivement t'a donné un bon coup de boost pour aller dans ce sens-là, mais il n'y a pas besoin d'être à 100%.

Non. Par contre il y a des choses majeures qu'il faut supprimer et qui changent tout, qui lèvent un voile complet. Oui, et franchement tu vois, ça fait 8 mois que je suis vieux, J'arrive pas à réaliser encore parce que je suis tellement resté longtemps dans cet état qu'en fait, je sais que je vais bien, je suis bien, mais je n'arrive pas encore à réaliser bien, à croire que ça va durer, que je suis dans un autre état.

J'arrive pas encore. Il faut avoir un petit goût, il faut s'habituer à être mal, mais il y en a aussi qui s'habituent à être mal. Oui, voilà. Après, c'est vrai que quand j'étais jeune, c'est l'époque où début des années 70, mon père, il était camionneur et il nous ramenait beaucoup de coca.

Je buvais beaucoup de coca, beaucoup de coca, et à l'époque, quand j'étais petit, je faisais des crises d'acétone. Et c'est vrai que plus ou moins je devais être fragile du foie aussi, au niveau du foie je devais être fragile.

Alors peut-être un peu tout, ma mère aussi que je tire un peu des gènes, qu'elle faisait des dépressions, qui elle-même de sa mère tirait des dépressions, mais un peu tout. Voilà, il y avait un terrain qui était déjà préparé à ça.

Mais je veux dire, là je n'ai pas peur des mots, parce que moi je cherchais un mot. Quand j'allais voir les psychiatres, c'est pas pourquoi me disent... Moi, ce qui comptait, c'est le mot, un mot. Je voulais savoir comment ça s'appelait, ce que j'avais.

Alors, les mecs, ils me disaient psychose maniacodépressive, dépression, phobie sociale. J'ai tout entendu, tu vois. J'ai entendu, mais du tout et n'importe quoi.

Et un jour, le mec, il m'a dit... Bon, après, voilà, c'est moi qui fais mon opinion. Il m'a dit, monsieur, vous souffrez de psychose schizophénique.

Parce que c'est vrai, parce qu'en fait, tu vois, quand j'étais en crise, C'est une forme d'autisme, c'est-à-dire que quand je ne sortais pas pendant 15 jours, 3 semaines, je restais enfermé chez moi, je ne bouge plus.

Je restais allongé sur un campé, je vais te manger des pâtes crues, du riz cru, je vais te manger des trucs. Je suis dans un autre monde. Ma capacité mentale est complètement diminuée.

je veux dire c'est même plus la même personne, c'est moi mais c'est plus la même personne c'est et puis après tu ré-émerges et après tu ré-émerges petit à petit tu te sens mieux et c'est sans arrêt comme ça tu vois et voilà et ce qui est intéressant dans ce que tu dis c'est que tu dis voilà moi j'avais un terrain peut-être familialement qui était parfait ah oui oui non mais c'est sûr et dans ce qui fait que les symptômes étaient extrêmement forts oui mais moi ce que je vois au quotidien c'est que oui pour tout le monde oui il y a ces

fluctuations sauf que si tu as un terrain un peu plus fort que le tien oui ça va pas se manifester d'une façon aussi handicapante oui bien sûr mais pour tout le monde, le psychisme est totalement influencé par notre régime alimentaire et par ce qu'il nourrit au quotidien.

Et ça, c'est une manifestation. Après, je me dis maintenant, à l'heure où je te parle, je me dis non, mais ce n'est pas psychologique, tu vois. Je suis guéri, mais je n'aime pas le mot guéri.

Je suis mieux, mais ce n'est pas dans ma tête. Je suis vraiment mieux. Tu vois, ce n'est pas... Mais on a du mal à se tenir. Mais voilà, mais comme je te dis, j'ai du mal à réaliser encore parce que je suis tellement resté longtemps.

c'est la durée, en plus de trois décennies, c'est la durée que j'arrive pas encore à réaliser. Je te remercie, c'est moi qui te remercie, c'est moi du fond du coeur.

Sincèrement, j'espère que ça va vraiment interpeller du monde, pour les proches de personnes qui souffrent, pour les personnes qui souffrent, qui essayent, ils n'ont rien à perdre, qui essayent et qui voient.

De toute façon, ça ne va pas leur faire mal, et qui voient parce qu'il y a peut-être autre choses à comprendre et peut-être qu'ils vont prendre le risque d'aller mieux. Merci Eric. Merci à toi.

Merci César. Merci.

0 commentaires