30 vuotta skitsofreenistä psykoosia, parantuminen!
Cet homme a vécu plus de trois décennies de psychoses schizophréniques à répétition, débutées à l’âge de 15 ans. Il décrit des cycles incessants où les phases de crise s’enchaînaient sans répit, malgré des années de suivi psychiatrique, de neuroleptiques et même d’électrochocs qui, s’ils apportaient un soulagement temporaire, ne résolvaient rien sur le fond.
C’est en tombant par hasard sur des vidéos de Thierry qu’il entend pour la première fois parler du rôle des neurotransmetteurs intestinaux et de l’impact de l’alimentation sur le psychisme. Cette information, absente de tout ce qu’on lui avait dit jusque-là, l’amène à passer à l’action : extracteur de jus, suppression du gluten, du sucre raffiné et des produits laitiers.
Il raconte ensuite ses premiers jeûnes, progressifs, de deux puis trois puis cinq jours, avec les difficultés concrètes que ça implique : migraines, insomnies, envie d’arrêter. C’est en dépassant ce cap des trois jours qu’il ressent un changement net, qu’il décrit comme un dégraissage intérieur, difficile à nommer mais impossible à ignorer.
Au moment du tournage, après six à huit mois de pratique, il constate une amélioration profonde et durable de son état mental, tout en ayant du mal à y croire tant la durée de sa souffrance était longue. Il revient aussi sur les facteurs aggravants de son terrain : consommation de coca-cola dès l’enfance, antécédents familiaux de dépression, et une fragilité hépatique probable. Son témoignage s’adresse directement aux proches de personnes qui souffrent de troubles psychiatriques.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Trente ans de psychoses schizophréniquesIl présente son parcours : des crises répétitives depuis l’âge de 15 ans, sans rémission durable malgré des années de psychiatrie.
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2:02Les électrochocs et leurs limitesIl décrit l’expérience des électrochocs, le soulagement immédiat qu’ils procuraient et pourquoi cet effet ne durait pas.
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4:02La découverte des vidéos de ThierryEn cherchant sur internet, il tombe sur des explications sur les neurotransmetteurs intestinaux et commence à envisager une autre approche.
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6:04Premier jus et suppression du glutenIl achète un extracteur, boit son premier jus et supprime gluten, sucre raffiné et produits laitiers, en ressentant rapidement quelque chose de différent.
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8:06Les premiers jeûnes et les difficultésIl raconte ses jeûnes progressifs de deux, trois puis cinq jours, avec les migraines et insomnies qui l’ont poussé à vouloir arrêter.
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10:08Le changement ressenti après le cap des trois joursEn dépassant trois jours de jeûne, il perçoit un changement intérieur net qu’il peine à décrire mais qui marque un tournant.
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❤️
12:10Six à huit mois plus tard : un autre étatIl fait le bilan après plusieurs mois de pratique et constate une amélioration profonde, tout en ayant encore du mal à y croire.
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14:12Terrain familial et facteurs aggravantsIl revient sur son enfance, la consommation de coca-cola, les antécédents familiaux de dépression et une fragilité hépatique probable.
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🙏
14:09Un message aux proches et aux personnes qui souffrentIl conclut en s’adressant directement aux entourages de personnes atteintes de troubles psychiatriques, en les invitant à explorer la piste alimentaire.
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Transcription de la vidéo
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Lire la transcription
Salut Eric. Salut Thierry. Je te remercie de nous recevoir chez toi. Ça fait un petit moment que j'avais envie d'avoir ton témoignage. Là je suis en train d'enregistrer les vidéos pour Terra Incognita pour ces trois semaines et tu as une histoire qui n'est pas commune.
Tu m'as dit je reviens de l'enfer. Oui je reviens de l'enfer. Je pense que je reviens de l'enfer. Tu peux nous dire ce que tu as vécu ? En fait pendant plus de trois décennies j'ai souffert de psychoses schizophrénique à répétition.
Mais on peut faire des psychoses schizophréniques, mais je veux dire à répétition. C'est-à-dire que pendant 15 jours, 3 semaines, 1 mois, c'est un lébé, puis pendant 10-15 jours, schizophrénie. Et sans arrêt comme ça.
C'est pas que tu fais une schizophrénie ou une dépression, ou une dans l'année, ou une tous les 2 ans. C'est à répétition et c'est en permanence. Pendant 30 ans, pratiquement. Plus de 30 ans.
Depuis l'âge de 15 ans. Depuis l'âge de 15 ans, t'as vu ça. J'imagine que t'as fait des tas de traitements. Au début, j'ai vu des psychiatres, mais je me suis aperçu assez vite que les psychiatres, dans leurs yeux, je le voyais en fait, qu'ils étaient... qu'ils n'arrivaient pas à...
qu'ils étaient impuissants. Impuissants et voilà. Moi, à l'époque, j'étais jeune, et puis c'est ma mère que j'allais avec. avec ma mère. Et ça a continué, ça a continué, et ça n'a fait que...
Progressivement, j'ai vieilli en fait. Et en fait, j'ai vieilli avec la maladie. Tu as fait des séjours à l'hôpital psychiatrique ? Oui, on m'a fait des électrochocs.
Alors d'abord, on m'a fait des électrochocs avec anesthésie, parce que le psychiatre ne les faisait pas sans anesthésie. Mais moi, il est arrivé un moment où j'étais au bout du rouleau.
et j'avais entendu parler d'un psychiatre à Rémoulins qui les faisait sans anesthésie. Alors j'ai demandé, j'avais plus rien à perdre, le point où j'en étais c'est ça ou alors pam pam quoi.
Et je suis allé le voir, il me les a fait, bon par contre là j'avais peur quand même parce que sans anesthésie, tu vois dans le cerveau tu as le cerveau qui mouline parce qu'on te réveille à 6h30 le matin, on te fait bouger le lit d'un quart, tu entends des mains qui viennent par...
Tu imagines dans ta tête ce qu'il se passe derrière toi. Et d'un coup, tu tombes évanoui. Après tu te réveilles une demi-heure, trois quarts d'heure après, et tu as un peu des pertes de mémoire, mais l'avantage des électrochocs c'est que tu es bien mais instantanément.
C'est-à-dire quand tu fais des électrochocs, quand tu te réveilles, tu es bien. En fait, ça a tout chamboulé dans ton cerveau, et en fait, je ne sais pas ce qu'il se passe au niveau médical, je ne connais pas grand-chose, mais tu es bien.
Tu sens que tu es bien. Mais le problème, c'est que ça a duré un mois et demi, et après ça a recommencé. Rebolote, rebolote, rebolote, en passant par plein de...
Après, j'ai perdu ma femme, j'ai perdu mon travail, je suis parti. Je sais tout, j'ai allé gérer. Après, plus ou moins, j'ai demandé une pension, les années sont passées, sont passées, sont passées.
Et un beau jour, je suis allé sur Internet, complètement au hasard, sans chercher, sans faire quoi que ce soit. Je vois un gars qui fait des vidéos, je regarde, il me parle de neurotransmetteurs, de physiologie, je sais qu'il s'y raconte et tout. Puis, surtout tu disais que 80-70%, bon on s'en fout du pourcentage, étaient fabriqués par les intestins.
Quand j'ai entendu ça, ça a fait des clics dans mon cerveau. Je me suis dit ce gars, mais qu'est-ce qu'il raconte ? On parlait à ta tête. Voilà. Moi, on m'a toujours dit, je vivais dans le dogme de la psychologie, c'est-à-dire que tout tourné, on m'a toujours dit, c'est le cerveau, tout est basé sur le cerveau.
Tout ce que tu as, c'est le cerveau, ça ne marche que dans ta boîte. Il n'y a que là. C'est l'oreille, le corps, il suit. En fait, j'ai commencé à intercouper les messages que tu disais, j'ai les informations, j'ai recoupé, parce qu'en fait, il y a des sciences, ça a été dévoilé, mais ils n'en parlent pas, ils n'en parlent pas.
– Si tu fais tes recherches, tu les couvres tout simplement. – Alors qu'ils devraient en parler, c'est quelque chose qui devrait, je ne sais pas, ça devrait exploser même, ils ne devraient parler même que de ça.
Et je vois toi qui fais ta vidéo, je dis mais ce n'est pas possible, C'est pas possible. Et au bout de dix jours, je commence à commander un extracteur et je bois le jus.
C'est un ressenti, comme tu dis. Le premier jus que j'ai bu, je me rappelle, c'est un jus de fruits. J'ai senti comme si j'avais jamais bu, mais qu'il m'apportait quelque chose.
Et puis après j'ai continué, j'ai fait des légumes par contre, plus de légumes que de fruits. Et j'ai fait des tisanes, j'ai supprimé d'entrée le gluten, le gluten c'est là.
Déjà ça a dû se lever dans la tête. Gluten, lait de vache et sucre, le sucre raffiné. Ça c'est les trois aliments. Mais avec ça tu fais 70 % du boulot facilement, c'est énorme. Mais ce n'est pas que c'était long, je voyais que ça m'apportait quelque chose déjà.
Je sentais qu'il y avait quelque chose qui se passait, mais ce n'était pas assez. J'ai fait les jeûnes. – T'as commencé à jeûner ? – J'ai fait un jour, après j'ai fait trois jours, et j'ai dit il faut que j'aille après trois jours. C'était dur, parce que je maigrissais, je suis tempérament mince, et là actuellement comme tu me vois, je n'arrive plus à grossir.
Depuis que j'essaye de manger plus ou moins, Je ne dis pas que je suis un grand... Je ne suis pas là à manger tout cru. Je ne peux pas en d'ailleurs manger tout cru. Il me faut du puits, il me faut du consistant quand même.
Mais malgré que je mange du consistant, parce qu'avant j'aimais bien le pain, je ne grossis plus. Je n'arrive plus à grossir. Ça fait combien de temps que tu as fait le changement ?
Ça fait plus d'un an quand même. En fait, il faudrait que je mange des quantités plus... C'est toujours ça le changement, c'est une alimentation qui est chargée en eau. Tu disais que tu as commencé les jeûnes. En fait, quand j'ai fait le troisième jeûne, c'est-à-dire j'en ai fait un de un jour, le deuxième de trois jours et le troisième de cinq jours.
Quand j'ai fait le troisième jeûne, je voulais arrêter au bout de trois jours parce que je commençais à avoir des douleurs, des migraines, mais des fortes migraines et je commençais à avoir des insomnies. Mais j'ai dit, il faut que je fasse 5 jours.
Mon corps me disait, il faut que j'aille au-delà des 3 jours. J'ai bien fait parce qu'en fait, quand je suis allé au-delà des 3 jours, j'ai senti un dégraissage, un truc qui se passait quelque chose.
Et après, j'ai fini mon jeûne, petit à petit j'ai bu, parce qu'il faut redémarrer petit après. Progressivement, j'ai maigri, j'ai maigri, j'ai maigri, mais ça ne fait rien.
Ce n'est plus ça que j'avais en tête. Ce que j'avais en tête, c'est guérir. Guérir ou m'améliorer. Mais qu'il se passe quelque chose. Qu'il se passe quelque chose dans mon corps, dans ma tête.
Et quand j'ai fini ce jeûne, j'ai dit, là, il va se passer quelque chose. Je sentais qu'il se passait quelque chose. Et au bout d'un mois, mes périodes ont commencé à se passer.
Et quand mes périodes ont commencé à se passer, j'ai dit, là, vraiment, il se passe quelque chose. Tu vois, parce qu'en fait, c'était mécanique, c'était des cycles. Tu savais quand t'étais dans l'économie et tout. Quand j'étais en crise, à la limite, je ne pouvais rien prévoir, mais c'était des cycles réguliers.
C'était comme si quelqu'un écrivait sur une page, « Eric, là tu vas rechuter, là c'est la date, tu vas rechuter. » C'était écrit en fait, et en fait, ça se passait.
Parce qu'en fait, c'était quelques jours pris, mais ça se passait, c'était mécanique. Et là, en fait, je voyais que… Car t'as sauté des dates. Voilà, ça sautait, non seulement ça sautait, mais ça s'écartait.
Et ça s'est prolongé, tu vois. Et là j'ai dit, bon, il faut bombarder. Et je continue les jus, et surtout des légumes, tu vois. Les orties, il fallait sortir les orties, je coupais les orties.
Les chardons maris, tu sais, les chardons maris. Je coupais, je buvais, je buvais. Et voilà, petit à petit, là ça fait vraiment 8 mois, 6 mois que vraiment c'est...
Je le vois que, tu vois, ma peau elle est... Je sais pas, je sens que je... Je me sens autrement, je me sens autrement.
Il n'y a plus rien du tout, mais pour moi c'est le gluten et le sucre. Je ne mangeais pas des tartes, mais c'est une merde, des yaourts, des sucrés, plein de trucs qui ne sont pas bons.
C'est quand même une folie, c'est-à-dire que pendant 30 ans, t'es passé par l'hôpital psychiatrique, électrochocs, thérapie cognitive et ainsi de suite. En fait, c'était juste une question alimentaire.
Oui, c'était juste une question alimentaire. La clé était là. Oui. Ça pourrait être risible si ce n'était pas aussi horrible. Mais je préfère mieux en rire, parce que je n'ai pas ma pistoleture dans le sang. Mais je préfère mieux en rire.
En fait, c'est de la folie. On passe au travers de tout ça et on rate tout. Oui. Mais le jeûne, c'est accélérer les choses. Je ne suis pas un professionnel, mais je sais qu'il ne faut pas faire un jeûne comme tu l'avais dit.
Tu as bien fait, un jour, trois jours et cinq jours. Je vais en parler beaucoup durant ce terrain incognitaire, ce qu'on appelle la maladie mentale, et ramener ça dans le corps. Le mental est dans le corps, il fonctionne en fonction du corps, en fonction de ce qu'on lui donne à manger et de notre environnement.
C'est une manifestation extraordinaire. Et tu disais que ta peau s'est améliorée. Oui, je le vois et je le sens. C'est comme si tu ressens que dans ton corps il y a quelque chose qui circule que d'habitude ça ne circule pas comme ça.
Il y a quelque chose dans ton corps. Les gens qui étaient autour de toi, les médecins, la famille, ils ont vu ce qui se passait ? Je suis proche de mon frère. Quand j'ai quelque chose d'intime à discuter, je discute avec mon frère.
Après, il m'a dit qu'il n'était pas trop là-dedans mais qu'il s'intéressait à tout. Il est curieux comme tout le monde. Ça a quand même dû l'interpeller. Oui, ça l'a interpellé. Il m'a dit que de toute façon, on peut en tenir des, on peut essayer.
Et les médecins ? Ah non, mais les médecins, je n'ai plus de contact avec les médecins. Même quand j'étais malade, je n'ai plus de contact avec les médecins parce que les médecins ne peuvent plus rire, ils sont impuissants.
Ils sont impuissants, mais quand je dis impuissants, ils sont impuissants. C'est que non seulement quand je frôlais les cachets, ça me faisait rire, mais ça me faisait l'effet inverse, c'est-à-dire que quand je prenais les cachets, les neuroleptiques et compagnie, mes périodes où j'étais pas bien, elles se prolongeaient.
Tu vois ? En fait, c'est comme si mon corps, il rejetait... Il rejetait... Ouais, donc t'en étais arrivé à un point où finalement tu vivais avec et puis c'était tout.
Voilà, j'attendais, j'attendais, j'irais, je cherchais, je cherchais... Et je suis tombé sur toi. Il a fallu que je tombe, bah oui, sur toi. J'espère que ça va pouvoir interpeller pas mal de monde, ton témoignage. se rendre compte que, bon, la maladie dite psychiatrique, ça vaut quand même peut-être le coup d'investiguer au niveau alimentaire, mais tu parles du gluten, effectivement, du probiothé...
En plus, dis-moi, là, en ce moment, tu ne manges pas à 100 % cru ? Non, non, non, mais je ne peux pas, moi, j'ai cru !
Je ne peux pas ! Ce que je veux dire par là, c'est qu'il n'y a pas besoin de faire du sang, de faire de l'entraînement... Non, non, il y a juste à supprimer des... Supprimer des procédures, rajouter des jus...
Et rajouter des jus, les jus, c'est important, les jus. Je pense, les jus d'égume, surtout pour quelqu'un comme ça, qui est assez nègre, dénéméralisé, c'est pas assez important.
Le jeûne, je pense, effectivement, t'as donné un bon coup de boost pour aller à ce sens-là, mais il n'y a pas besoin d'être à 100%. Par contre, il y a des choses majeures qu'il faut supprimer, qui changent tout, qui lèvent un voile complet.
Oui. Et franchement, tu vois, ça fait 8 mois que je suis bien, et je n'arrive pas à réaliser encore. Parce que je veux tellement rester longtemps dans cet état que je sais que je vais bien, je suis bien, mais je n'arrive pas encore à réaliser bien.
A croire que ça va durer, que je suis dans un autre état. Je n'y arrive pas encore. Il faut avoir un petit goût, il faut s'habituer à être mal. Après, c'est vrai que quand j'étais jeune, début des années 70, mon père était camionneur et il nous ramenait beaucoup de coca.
Je buvais beaucoup de coca, et à l'époque, quand j'étais petit, je faisais des crises d'acétone. Et c'est vrai que plus ou moins, je devais être fragile du foie aussi.
Au niveau du foie, je devais être fragile. Alors peut-être un peu tout. Ma mère aussi, que je tire un peu des gènes, qu'elle faisait des dépressions.
Elle-même de sa mère tirait des dépressions. Il y a un peu tout. Il y avait un terrain qui était déjà préparé à ça. Mais je veux dire, là, je n'ai pas peur des mots.
Parce que moi, je cherchais un mot. Quand j'allais voir la psychiatre, ce n'est pas pourquoi on me disait... Moi, ce qui comptait, c'est un mot.
Je voulais savoir comment ça s'appelait, ce que j'avais. Alors, les mecs me disaient « psychose manicodépressive, dépression, phobie sociale », j'ai tout entendu. J'ai entendu du tout et n'importe quoi.
Et un jour, le mec m'a dit, c'est moi qui me suis fait mon opinion, il m'a dit « Monsieur, vous souffrez de psychose schizophrénique ». C'est vrai parce qu'en fait, tu vois, quand j'étais en crise, c'est une forme de, comment on appelle ça, d'autisme. C'est de l'autisme en fait, c'est une forme d'autisme.
C'est-à-dire que quand je ne sortais pas pendant 15 jours, 3 semaines, je restais enfermé chez moi, je ne bouge plus. Je restais allongé sur un campagne, je vais te manger des pâtes crues, du riz cru, je vais te manger des trucs.
Je suis dans un autre monde. Ma capacité mentale est complètement diminuée. C'est même plus la même personne. C'est moi mais ce n'est plus la même personne. Et puis après tu réémerges. Et après tu réémerges petit à petit, tu te sens mieux, et c'est sans arrêt comme ça, tu vois. Et voilà quoi.
Et ce qui est intéressant dans ce que tu dis, c'est que tu dis, voilà, moi j'avais un terrain peut-être familialement qui était préféré, et donc ce qui fait que les symptômes étaient extrêmement forts.
Mais moi ce que je vois au quotidien, c'est que pour tout le monde, il y a ces fluctuations. Sauf que si tu as un terrain un peu plus fort que le tien, ça ne va pas se manifester d'une façon aussi handicapante. Oui, bien sûr. mais pour tout le monde, le psychisme est totalement influencé par notre régime alimentaire et par ce qu'il nourrit au quotidien.
Et ça, c'est une manifestation... — Ah ouais. Après, je me dis maintenant, à l'heure où je te parle, je me dis non, mais c'est pas psychologique, tu vois. Je suis guéri, mais j'aime pas le mot guéri.
Je suis mieux, mais c'est pas dans ma tête. Je suis vraiment mieux, tu vois, c'est pas... — Mais on a du mal à s'anner, ou est-ce que c'est ça ?
— Mais voilà, mais comme je te dis, j'ai du mal à réaliser encore parce que je suis tellement resté longtemps, tu vois, c'est la durée en fait. dans plus de trois décennies.
C'est la durée que je n'arrive pas encore à réaliser. Je suis venu dans la vie. Je te remercie. C'est moi qui te remercie. C'est moi du fond du cœur. Sincèrement, j'espère que ça va vraiment interpeller du monde, des proches de personnes qui souffrent, pour les personnes qui souffrent.
Qu'ils essayent, qu'ils n'ont rien à perdre. Qu'ils essayent et qu'ils voient. De toute façon, ça ne va pas leur faire mal. Et qu'ils voient parce qu'il y a peut-être autre chose à comprendre et peut-être qu'ils vont prendre le risque d'aller mieux. Merci Eric.
Merci à toi. Merci César. Merci.
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