10 ANS RGNR (jour 6) : L'expérience (spirituelle) du jeûne avec Slobodan Despot
Ce second échange avec Slobodan Despot repart d’une confidence faite en off après le premier live : pendant son jeûne au bord du lac Baïkal, il a vécu des expériences qu’il qualifie lui-même de surnaturelles. Des aliments sont apparus devant lui de manière presque matérielle, avec leurs odeurs, formant une liste que son corps lui dictait. Ces visions se sont révélées être, quatre ans plus tard, le fond exact de son alimentation quotidienne.
La conversation aborde ensuite le jeûne sec, pratiqué lors de son second séjour en Russie en 2019, et la façon dont les centres russes encadrent médicalement cette pratique de manière collective. Slobodan raconte aussi l’anecdote du chien qui, voyant les humains ne boire que de l’eau, a spontanément cessé de manger lui aussi, refusant toute nourriture tant que ses maîtres ne rompaient pas le jeûne.
Une large partie de l’échange porte sur ce que le jeûne produit au-delà du corps : une simplification radicale de l’existence, une capacité à entendre les signaux que le corps envoie en permanence mais que le bruit quotidien couvre. Thierry et Slobodan discutent aussi des idées reçues sur les repas, notamment le dogme du petit-déjeuner obligatoire, et de ce que révèle l’incapacité à sauter un repas sur l’état réel de la flexibilité métabolique.
La fin de la conversation s’élargit à l’état psychique des populations, aux chiffres suisses sur la dépression, et au lien entre perte de sens et délitement de la santé. Slobodan présente également Antipresse, la lettre hebdomadaire qu’il publie depuis fin 2015 pour décaler le regard sur l’actualité, disponible chaque dimanche sur antipresse.net.
📑 Au programme de la vidéo
-
🎬
0:00Introduction et contexte du liveThierry présente ce second échange avec Slobodan Despot, annoncé après une confidence faite en off sur des effets inattendus du jeûne.
-
🧠
9:48Science, expérience et double standardSlobodan et Thierry discutent du traitement asymétrique réservé aux approches naturelles par rapport aux thérapies conventionnelles, et de ce que devrait être une vraie démarche scientifique.
-
🍈
29:27Les visions du jeûne au lac BaïkalSlobodan raconte les aliments apparus devant lui pendant son jeûne, avec leurs odeurs, et comment cette liste dictée par son corps est devenue son alimentation durable.
-
💡
39:15Le corps qui parle quand le bruit s’arrêteThierry et Slobodan explorent ce que le jeûne permet d’entendre : les signaux corporels que l’alimentation continue et le quotidien saturé masquent en permanence.
-
🌿
49:05Le jeûne sec et les centres russesSlobodan décrit son second séjour en 2019, le passage au jeûne sec, et le fonctionnement collectif des programmes médicaux de jeûne en Russie.
-
🐕
52:25Le chien qui jeûne avec ses maîtresUne anecdote sur un chien qui, observant des humains en jeûne hydrique, a spontanément cessé de manger jusqu’à ce qu’ils reprennent l’alimentation.
-
⚡
1:11:21Simplification, minimalisme et jeûneSlobodan relie le jeûne à une tendance plus large vers la simplification de l’existence, des objets aux habitudes, et à l’efficacité que cette sobriété produit.
-
🔑
1:28:30Petit-déjeuner obligatoire : mythe ou réalité ?Thierry et Slobodan démontent le dogme du repas du matin et discutent de ce que révèle l’incapacité à sauter un repas sur la fragilité métabolique réelle.
-
🌱
1:44:59Espacer les repas : une pratique ancestraleSlobodan évoque les rythmes alimentaires paysans, l’intérêt de réduire la fréquence des repas, et comment cette logique s’intègre concrètement dans sa vie quotidienne.
-
📰
1:47:55Dépression, sens et présentation d’AntipresseLa conversation s’élargit aux chiffres suisses sur la dépression, au lien entre perte de sens et santé, puis Slobodan présente sa lettre hebdomadaire Antipresse.
📎 Ressources mentionnées
📚 Tous les liens utiles RGNR
Codes promo, boutiques partenaires, réseaux sociaux, ressources : retrouvez tous les liens importants sur liens.rgnr.tv.
Transcription de la vidéo
Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.
Lire la transcription
Tout est parti, je vais vérifier un petit peu. Alors, attendez, je suis en train de me connecter. Comme d'habitude, je vais vous demander si la collection est de qualité pour vous, si le son est de qualité pour vous, avant de retrouver notre invité de ce soir.
On va se refaire une soirée avec Slobo, Dan Despote, parce que vous avez adoré notre échange et ce n'est pas pour rien, parce que c'était vraiment de très grande qualité. et on va repartir là où on était resté la dernière fois avant ça j'ai vraiment envie de voilà c'est bon j'ai un premier retour super Alors j'attends vos autres tout est ok son et images génial génial génial excellent facebook youtube tout y est bon mais c'est super c'est vraiment magnifique Ben écoutez c'est un plaisir vraiment de vous retrouver C'est, je vous dis,
la deuxième soirée qu'on va passer avec Slobodan Despote. En fait, la dernière fois, on s'était quitté et Slobodan m'avait dit en off, « Écoute, c'est incroyable parce qu'avec le jeûne, on a quasiment eu des effets pour moi surnaturels.
Et j'ai eu envie de partir de cet élément-là pour démarrer ce live. et voir un petit peu qu'est-ce qu'on pourrait partager avec Soulbodan. Donc ça va être le sujet de ce soir. Je vous donne un peu les infos, on est au début, mais bon, je vous donne quand même les infos, tout le monde arrive tranquillement.
On fait cette vidéo avec Soulbodan Despot, mardi prochain, donc dans deux jours, nous aurons une vidéo assez exceptionnelle aussi avec Pierre Dufraisse que j'ai appelée « Passer à la vitesse supérieure », on va appeler « Passer à la vitesse supérieure », vous allez voir, ça va être, je pense, extrêmement intéressant pour la plupart d'entre vous, comment passer à la vitesse supérieure en termes de santé.
C'est un sujet qui nous tient énormément à cœur avec Pierre, et on va le partager avec vous de façon concrète, efficace. Et donc ensuite, peut-être qu'on aura fait 7 lives, donc ça fera l'équivalent d'une semaine de live, qui sont je pense tous de très très bonne qualité, vous l'avez confirmé, vos témoignages en attestent.
Donc je pense qu'on s'arrêtera peut-être là au niveau des lives, on fera une petite pause de quelques jours, et puis ensuite on repartira tranquillement avec les vidéos classiques. Voilà, plus que jamais, 10 ans de régénère, ça ne veut pas dire qu'on va s'arrêter là, au contraire. Au contraire, et d'ailleurs je dirais même plus que jamais vu l'époque actuelle, c'est le temps vraiment de brandir haut et fort tant qu'on a encore le droit de s'exprimer, tant qu'on a encore la possibilité de s'exprimer,
de brandir haut et fort l'étendard de la vie et du vivant. Et c'est vrai qu'actuellement, je ne veux pas polémiquer outre mesure, mais actuellement vraiment, disons que d'habitude chacun est vraiment libre de vivre et d'exprimer ses croyances dans ce pays, Et actuellement ce n'est pas le cas, ce ne sont que des délits d'opinion qui sont faits, des censures systématiques sur les chaînes YouTube, sur toutes les chaînes, sur tous les canaux de distribution,
il y a une censure de la communication, mais soyez confiants, ça va très bientôt tourner. C'est-à-dire qu'on est vraiment dans l'époque la plus sombre, mais en France en particulier, les groupes qui sont à l'origine de ça vont très bientôt tomber.
Donc voilà, soyez convaincant, l'information passe. Si l'aventure en 6 jours, ma chaîne YouTube était coupée, je vous donne toujours rendez-vous sur le site www.regener.org. Vous pouvez aussi vous inscrire à la newsletter en dessous de la vidéo.
Vous avez l'inscription pour la newsletter, c'est le meilleur moyen de rester en contact avec moi, je vous dirai toujours où me retrouver. Je précise aussi qu'il y a une chaîne Odyssée sur laquelle toutes les vidéos de la chaîne YouTube sont copiées immédiatement dès qu'elles sont publiées.
Donc vous pouvez me retrouver sur la chaîne Odyssée. Et puis, on développera d'autres canaux le cas échéant s'il y a une nécessité. Dernière chose aussi que je voulais vous préciser, c'est qu'on n'a pas fait le live avec Pierre Dufresne, on devait le faire samedi, on le fait mardi.
Donc jusqu'à mardi, on a décidé de prolonger la promotion sur les formations comme je vous l'avais proposé. Il y en a quelques-uns d'entre vous qui m'ont écrit en me disant « Attends, on n'a pas pu en profiter, c'était un petit peu trop court pour nous.
» Donc la promotion elle court toujours, vous avez le lien juste en dessous de la vidéo, donc vous pouvez en profiter largement. Et à partir de mardi, on lancera une nouvelle formation, la formation Regain avec Pierre Dufresne, on va vous en parler largement.
C'est aussi le thème de ce live mardi, passez à la vitesse supérieure, on va vous expliquer un petit peu tout ce qu'on vous propose et tout ce qu'on peut vous proposer pour vraiment faire une différence notable en termes de santé.
Et on sait qu'à l'époque actuelle, c'est vraiment le facteur déterminant, Voilà, le facteur déterminant, on l'a vu dans la crise du coronavirus, on pourra nous raconter tout ce qu'on veut, il n'empêche que les gens présentant des symptomatologies lourdes sont des gens qui avaient déjà des comorbidités importantes, c'est-à-dire un état de santé dégradé.
À partir de ce moment-là, si tu comprends ça, tu comprends que la priorité devrait être portée sur l'élévation du niveau de santé pour chacun, et non pas, en tout cas, que la priorité devrait être mise sur l'élévation des niveaux de santé.
Et actuellement, ce n'est pas du tout ce à quoi on insiste. Pourquoi ? Parce qu'aussi le partage de l'information est complètement verrouillé. Les quelques-uns qui ont essayé d'ouvrir leur bouche se sont faits violemment attaquer.
Je pense même au film « Hold up » par exemple, qui avait fait le fruit d'une cabale sans précédent. Je pense à mes vidéos, je pense aux vidéos de Jean-Jacques Rêvecoeur, de Silvano Trotta, de toutes les personnes.
Tal aussi s'est fait squeezer sa chaîne aussi. Et ça, c'est du déni, c'est du déni de parole libre Parce qu'en fait finalement, si ce qu'on avance n'a pas de sens, ce n'est pas très compliqué de l'invalider.
Et s'il y a du sens, alors à ce moment-là, pourquoi le censurer ? Vous comprenez, il y a une logique. C'est-à-dire que si ce qu'on avance est complètement farfelu, à ce moment-là, autant l'exposer au grand jour.
Il vaut mieux l'exposer au grand jour et ce sera invalidé de lui-même. Le problème c'est que vous êtes des milliers, des dizaines de milliers, je dirais même des centaines de milliers, a attesté de la véracité de ce qu'on apporte.
Donc voilà, c'est indéniable et c'est un problème actuellement. Je ne sais pas si vous vous souvenez aussi, on s'est quitté la dernière fois en parlant de la révision qui est faite de tous les articles d'information, comme par exemple l'article sur la naturopathie dans Wikipédia.
J'avais envie de vous le lire à l'intendant d'accueillir Slobodan, j'avais envie de vous le lire pour vous rendre compte un petit peu du niveau de désinformation et de malveillance. Et malveillance parce que c'est vraiment un crime contre l'immunité, contre l'humanité, contre vous, qui est fait par les groupes de pression de type les fake med et ainsi de suite, qui tous réécrivent les articles par exemple sur Wikipédia.
Je vais vous montrer un petit peu ce que ça peut donner contre la naturopathie. La naturopathie est une pratique à visée thérapeutique qui prétend équilibrer le fonctionnement de l'organisme par des moyens prétendument naturels.
Changement d'alimentation, c'est naturel, jeûne, c'est naturel, tous les animaux, tous les organismes vivants jeûnent à un moment ou à un autre de leur vie. Hygiène de vie, phytothérapie, massage, activité physique, ce n'est pas prétendument naturel, c'est naturel. Elle repose sur un sophisme, c'est-à-dire un argument fallacieux, donc c'est réglé, l'appel à la nature, ce qui est naturel serait bénéfique, ce qui ne l'est pas serait néfaste.
Donc vous voyez l'espèce de réduction grotesque et caricaturale, c'est-à-dire qu'ils réduisent la naturopathie à un appel à la nature. Elle fait partie des approches qui se disent holistiques, ces principes issus de méthodes disparates n'ont pour la plupart pas été scientifiquement vus, ce qui est une connerie, le jeûne est validé largement, le changement d'alimentation aussi, C'est-à-dire que ces articles sont écrits par des groupes qui nient même l'évidence scientifique. C'est-à-dire
que ce sont ces groupes qui se disent pour la science ou en fait eux-mêmes pour la science. C'est-à-dire que c'est des intégristes, c'est des traditionnalistes de la science qui veulent une espèce de fixisme de science qui est assez caricatural, qui en serait presque à pleurer de rire si ça n'avait pas de telles conséquences.
Ces pratiques-conseils ou contours flous sont caractérisés par une grande hétérogénéité. Parmi ceux-ci, une minorité sont fondées sur des faits, alors ils connaissent quand même alimentation saine, exercice physique, mais ils ne sont pas propres à la naturopathie.
Oui, mais bon malheureusement que la naturopathie qui en parle. La naturopathie est une pseudo-science, on en a parlé, la maladie étant une patente très privilégiée pour les mouvements sectaires, la naturopathie est une pratique surveillée par les organismes cherchés à lutter contre les dérives sectaires et complotistes.
Voilà, on a tout dit, c'est donc le fameux secte et complotisme qui ressort. Tout ça c'est du déni de discussion, c'est-à-dire qu'on n'a plus le droit de parler. Alors ce soir on va parler encore et toujours de jeûne avec Slobodan dès qu'il va nous rejoindre.
Et ce jeûne c'est là encore une autre discipline qui est connue depuis la nuit des temps. Alors on va dire ouais mais c'est un appel à la nature parce que finalement c'est naturel. Mais oui, tous les organismes vivants jeûnent.
Et le problème c'est que pour certaines personnes, rien n'est audible si ce n'a pas suivi les processus de validation scientifique tels qu'ils ont été à développement. Mais en vérité, la réalité existe avant sa validation scientifique.
C'est pour moi une évidence. Ça ne veut pas dire que la validation scientifique n'est pas intéressante, mais c'est qu'on ne devrait pas rejeter quelque chose a priori sous prétexte que ça n'a pas été validé scientifiquement.
Au contraire, pour moi l'expérience elle est là. Si vous êtes des milliers par exemple à dire « Nous on a changé notre alimentation dans le sens de ce que propose Thierry ou la chaîne Régénère, et on a vu des tas d'améliorations, normalement une démarche scientifique ça serait de prendre ça et de dire « Ok, on va aller voir ce que c'est que cette méthode, on va essayer de l'appliquer sur 10 000, 15 000, 20 000 personnes et de voir un petit peu ce que ça donne.
» Mais ça ce n'est pas ce qui est fait actuellement, Ce n'est pas dans ce sens-là que c'est pratiqué et ça devient vraiment bien dommage. Donc aujourd'hui, on va parler de jeûne. Vous avez vu avec Slobodan la dernière fois, quand il a parlé de...
alors attendez, on me dit gros problème de son, coupure de son, dites-moi parce que moi je n'ai pas de retour. alors attendez je suis bon est avec nous salut Thierry est ce que moi je t'entends bien est ce que toi tu m'entends je t'entends très très bien je te vois très très bien parfait alors je vais me cadrer un petit peu voilà et tout ira bien.
Je suis certainement, je dois avoir une bouille un peu particulière, mais bon ça va, ça a l'air d'aller, voilà. Tout va bien, tout va bien.
Slobodan, c'était un plaisir de te retrouver à nouveau. En attendant, je me suis fait plaisir, j'ai lu à l'antenne l'article sur la naturopathie de Wikipédia, ce fameux article sur lequel tu avais agréé mon attention, qui est quand même une mine extraordinaire.
Chaque terme a été ciselé pour montrer à quel point toute autre approche que l'approche technoscientifique actuelle n'a aucune validité et est à prendre vraiment comme une pseudoscience et avec une charlatanerie. Aujourd'hui, je disais en parlant du jeûne, aux yeux de certains, on va parler de technique de charlatan.
Et ce qui est intéressant, c'est de se rendre compte qu'en Russie, c'est tout l'inverse, c'est-à-dire que c'est considéré comme un art thérapeutique majeur. C'est cela, et ce simple fait que par exemple l'une des sagesses de base de la naturopathie, j'appelle le jeûne une sagesse parce que ce n'est pas tellement une technique, il n'y a rien à apprendre, pas grand-chose, c'est simplement la sagesse d'accompagner son corps et la nature plutôt que de les contraindre.
Donc que cette sagesse immémoriale soit reconnue comme une méthode de traitement thérapeutique non seulement valable mais extrêmement efficace par une grande médecine moderne puisque la Russie est quand même l'une des traditions médicales les plus développées dans le monde contemporain et ce depuis en tout cas un siècle.
Donc le fait que le jeûne soit admis en Russie c'est un pavé dans la mare, c'est très gênant. Donc par exemple en préparant notre premier entretien, j'ai parlé avec ce professeur Khoroshilov qui avait évalué, il y a une dizaine d'années, les possibilités qu'on aurait eues lors du siège de Leningrad, de Saint-Pétersbourg durant la Deuxième Guerre mondiale, lors donc de ce siège, de mieux répartir la quantité de nourriture pour que, en incluant des alternances jeûne et alimentation,
pour qu'on puisse sauver les gens qui par ailleurs sont morts de faim. Donc je parlais avec lui et puis j'ai eu des échanges sur plusieurs sujets, pas seulement sur le jeûne, notamment sur le coronavirus.
Et puis ce professeur qui est un grand scientifique, un grand savant académicien russe, me parlait par exemple de l'utilisation de la flore intestinale pour renforcer l'immunité, notamment face au coronavirus, mais par des méthodes qui sont des méthodes, et lui il appelle ça une vaccination naturelle.
Mais aujourd'hui on n'entendrait pas un grand chercheur, un académicien, un membre d'une académie de médecine en Occident, mettre sur pied d'égalité la médecine technologique ou biotechnologique et des connaissances traditionnelles sur le fonctionnement de la flore intestinale par exemple, sur le type digestif.
Donc pour eux, ce cloisonnement que nous avons établi en Occident n'existe pas, ou pour beaucoup d'entre eux il n'existe pas, pour certains oui, il existe, mais pour beaucoup il n'existe pas.
Et ça m'a beaucoup frappé justement, pour revenir à cette délicieuse page que tu as lue, ça m'a beaucoup frappé de voir avec quel hargne et avec quel d'un certain esprit de système aujourd'hui, on a essayé, en particulier en France, de discréditer tout ce qui ne fait pas partie de l'entonnoir qui mène à la vaccination générale, pour résumer.
– Mais tu sais, à ce niveau-là, souvent ce que je dis, mon analyse, c'est que des techniques comme le jeûne, l'exposition au froid, le champ alimentaire, ce sont des techniques que tu les as expérimentées, elles te parlent d'elles-mêmes.
Donc pour moi, l'enjeu en jetant le discrédit c'est de faire en sorte que surtout les gens n'essayent pas. Parce qu'une fois qu'ils ont essayé, quelque part, on a beau te sortir n'importe quel argument, ton expérience se prime.
C'est-à-dire que si toi quelqu'un vient te dire « le jeûne c'est de la connerie », toi tu vas lui dire « écoute, t'es gentil, mais moi j'ai expérimenté, j'ai vu ce que ça a fait sur moi, enfin voilà, je n'entends pas ce que tu me diras ».
Et je pense que l'enjeu avec toutes ces campagnes de guerre médiatiques, la réécriture des articles sur Wikipédia, c'est surtout de faire en sorte que les gens n'essayent pas. parce qu'une fois qu'ils ont essayé, c'est foutu parce que c'est évident, c'est évident, ça marche, ça marche très bien, c'est des techniques qui sont ancestrales, c'est des techniques qui sont évidentes, qui sont basées sur le bon sens, donc ça ne peut que marcher.
Et donc l'enjeu, c'est vraiment de faire en sorte que les gens n'y touchent pas en stigmatisant, en diabolisant et en ridiculisant ces approches. Oui, alors tu vois, j'ai relu quelques pages de ce livre vraiment précieux qui malheureusement n'a pas été traduit en français de Upton Sinclair, le romancier américain, qui, dans les années 1910, avait publié un article sur son expérience du jeûne.
Puis ensuite, comme l'article a été très commenté, très lu et très redistribué, il en a tiré tout un livre. Et dans ce livre, il inclut aussi bien, disons, de l'expérience, de la connaissance encyclopédique et puis de la correspondance ou des rencontres qu'il fait avec des gens qui approchent le jeûne ou qui ont approché le jeûne, ou qui mêlent le jeûne à d'autres méthodes thérapeutiques. Et ce qui est frappant, justement, c'est qu'à l'époque déjà, on essaie de construire une espèce de barrière,
de cordon sanitaire autour du jeûne pour dire « n'essayez surtout pas », alors justement, « n'essayez surtout pas parce que ça peut vous tuer ». On a monté un épingle, on montait un épingle des cas où des gens étaient morts, mais c'est comme nous voyons aujourd'hui que les gens qui meurent en présence du coronavirus dans leur corps meurent, ça veut dire qu'ils sont morts du coronavirus, mais les gens qui meurent après avoir pris le vaccin, ils sont morts de tout sauf du vaccin.
Donc ce sont des enchaînements de sophismes qui sont vraiment de la manipulation mentale, mais du stade le plus grossier. Donc, Abt and Sinclair raconte qu'il rencontre des gens qui ont fini par essayer le jeûne malgré mille tentatives de dissuasion.
On leur a expliqué, 24 heures sans manger c'est déjà, vous risquez une faiblesse, mais une faiblesse fatale. C'est comme... enfin je n'ai même pas besoin de dire à quoi ça nous fait penser aujourd'hui dans un domaine voisin, mais c'est pour dire que cette sorte de pression, de bonimenteur, ça fait en tout cas un siècle qu'on l'a subi et dans beaucoup de domaines.
Évidemment aujourd'hui avec la pandémie ou enfin ce qui ressemble, qui règne aujourd'hui, les bonimenteurs ont occupé tout le terrain. On reconnaît le bonimenteur au fait qu'il ne te montre jamais l'envers du décor, ce qu'il a dans à Besace et qu'il t'oblige à réagir, à prendre ce qu'il a à t'offrir tout de suite.
Donc il travaille dans l'urgence et dans la panique. Et toute cette argumentation que j'ai entendue moi-même, avant même de commencer le jeûne moi-même, c'était une argumentation précipitée et panique qui en par le ton même de l'argumentation, se démentait. Elle donnait en fait envie d'y aller. Mais il faut le savoir, il faut le savoir, il faut comprendre ce que ça veut dire.
De dire non, non, surtout pas, ça veut dire attendez, vous n'êtes pas si pressé, vous n'êtes pas si pressé de dire surtout pas se précipiter dans un médicament expérimental, surtout pas se précipiter dans une vaccination où vous servez de cobaye, ça vous ne le dites pas.
Vous ne dites surtout pas, surtout n'allez pas expérimenter des méthodes vieilles comme l'humanité. – Oui, mais de toute façon c'est ce deux poids deux mesures qui est évident et qui rend le propos caricatural, c'est un petit peu comme quand on me parle d'esprit critique d'un côté et qu'en fait tu te rends compte que l'esprit critique ne s'exerce que sur les approches naturelles et qu'il n'y a aucun esprit critique sur les chignothérapies, l'hydrithérapie, les étendages de pesticides, les OGM et ainsi de suite.
Donc en fait ce n'est pas de l'esprit chrétien, c'est de l'esprit partisan et c'est sous couvert, parce que l'esprit scientifique appliqué à toute chose, s'il est appliqué de manière impartiale et exacte, c'est intéressant.
C'est-à-dire que moi je ne demanderais que ça, c'est-à-dire que moi à mon humble niveau je peux dire simplement moi j'ai vu des milliers de personnes changer leur alimentation, pratiquer le jeûne et aller mieux. Mais j'appelle tous mes vœux scientifiques qui me disent « Ok, on va systématiser le truc sur un échantillon représentatif suffisamment grand, de 50 000, 60 000 personnes.
» Je l'appelle vraiment de tous mes vœux. Mais la science devrait pouvoir comme ça prendre tout phénomène émergent et dire « Oh là là, ça c'est intéressant, il y a peut-être quelque chose, allons creuser. » Et actuellement ce n'est pas ça, c'est utilisé comme une espèce de couperet définitif et a priori pour séparer ce qui est bon, validé a priori, de ce qui ne l'est pas.
Et toutes les approches naturelles, toutes les approches de bon sens, toutes les approches traditionnelles aussi, parce que c'est vraiment un assaut définitif contre tout ce qu'il y a de traditionnel chez les peuples, eh bien il est jeté au feu directement, et c'est ça qui est complètement anormal.
– Exactement, et on a affaire, Pour revenir à l'exemple que tu as donné avant que je me branche, on a affaire vraiment à une rhétorique sectaire, une rhétorique sectaire totalitaire dans le sens où elle exclut toute alternative à ce qu'elle propose, donc elle a la totalité de la vérité, la totalité de la méthode, elle a la totalité des moyens, elle nie tout à toutes les autres voies et j'ai vraiment le que nous avons à faire aujourd'hui, j'ai argumenté ça de plusieurs points de vue par ailleurs,
mais j'ai vraiment le sentiment que nous avons affaire à une nouvelle religion. Ça n'a rien à voir avec une rationalité, rien à voir. La rationalité c'était celle du docteur Nikolaïev dont on parlait la dernière fois, qui empiriquement voit que certains de ces malades schizophrènes, donc malade psychique, cesse de s'alimenter.
Il se dit, s'il cesse spontanément de s'alimenter, c'est qu'il ne fait pas une grève de la faim, il ne veut pas se suicider, il veut aller mieux, donc laissons-le. Et il a fallu que ce chercheur, ce grand médecin résiste quand même à son collège doctoral, à toute l'équipe de son hôpital qui disait mais il faut les alimenter de force.
Il a dit non, expérimentons puisque nous pouvons expérimenter, ils ne vont pas en mourir. Et puis heureusement qu'il a expérimenté et heureusement qu'il a laissé le processus enclenché spontanément par ces malades aller à son terme.
Donc ça c'est une démarche scientifique, elle est humble et elle est expérimentale. Voyons ce qui se passe, tirons les conséquences, les conclusions de l'expérience plutôt que de prédéterminer ce que sera l'expérience en énonçant les conclusions a priori, ce que font aujourd'hui les médecins du système.
– C'est ce que font les médecins du système. Et Slobodan, pour reprendre un peu le fil de notre conversation, la dernière fois qu'on a terminé ce magnifique et incroyable tour d'horizon que tu nous as proposé, en off, on discutait tous les deux et puis tu passais un peu en revue tous les éléments qu'on aurait pu passer et qu'on n'avait pas fait, on était déjà à deux heures de conversation, c'était déjà bien dense, et il y en a un, je te propose de démarrer dessus.
Tu m'as parlé d'un élément assez incroyable que j'ai déjà expérimenté aussi, qui se passe dans le jeûne, en termes de connexion avec soi-même, avec ses propres besoins, tu m'as parlé de quelque chose de presque surnaturel.
J'aimerais bien que ce soir on aborde vraiment cet aspect du jeûne comme une reconnexion à soi-même, comme une expérience spirituelle mais sans vouloir le mettre dans une religion particulière, mais vraiment comme une expérience de reconnexion avec ce qu'on a de plus sacré en nous, cette vie qui est présente en nous.
Est-ce que ça te parle comme sujet ? Ah bien sûr, oui ça me parle bien sûr. On pense quelquefois, j'ai vu présenter le jeûne comme une expérience de type mystique.
Alors évidemment le jeûne étant inclus dans la plupart des traditions religieuses, on peut imaginer, on peut faire un raccourci en disant que le jeûne ce serait quelque chose un petit peu comme l'équivalent de l'ayahuasca ou de je ne sais stupéfiants sud-américains qui aident à visualiser des choses, des réalités immatérielles au cours de cérémonies chamaniques. Ce n'est pas du tout ça. C'est une manière pour nous de faire place nette, c'est-à-dire non pas de faire surgir des choses nouvelles ou qui n'existaient pas jusqu'alors,
mais de tout simplement laisser les choses qui sont en nous prendre leur place là où elle ne pouvait pas le faire parce que l'organisme et du même coup le mental étaient obstrués par tout le trafic, le trafic alimentaire notamment, qui dans un monde civilisé s'accompagne toujours par le brouhaha social, par une dose d'intoxication avec des produits conservants, du sucre surtout qui parasitent notre alimentation etc.
Donc on coupe ça, on coupe aussi les échanges sociaux qui allaient avec, on se trouve seul face à soi-même, c'est pour ça que j'avais insisté lors de mon premier séjour de longue durée, de mon premier jeûne de longue durée, pour être seul dans toute la mesure du possible et c'est là que je voulais voir ce que ça allait donné.
Alors, sur un plan, le plan dont nous avons parlé l'autre jour, après notre première émission, c'était un plan alimentaire, nutritionnel. Évidemment que sur un autre plan, sur le plan, par exemple, affectif, le jeûne et l'isolation, la solitude, permet de se faire un meilleur compte de ce qui importe vraiment pour nous, qui sont les personnes qui importent, avec qui on a envie de parler dans cet état et avec qui on ne voit pas la nécessité de parler dans cet état.
On se souvient quelquefois dans ces moments-là de gens avec qui on a complètement perdu le contact à cause des circonstances de la vie, à cause d'une petite brouille qui a mal tourné, enfin Dieu sait pourquoi, et on sent que vraiment c'est le moment de renouer, on sait pas pourquoi, mais ce serait le moment de nouer.
Et de la même manière, alors voilà j'en reviens à notre sujet, de la même manière et bien j'ai j'ai senti à un moment donné le besoin de, non pas le besoin, j'ai visualisé certains aliments.
Ils se sont dessinés devant moi pendant par exemple que je me promenais dans les dans les bois et sur le lac. Alors évidemment quand on fait un jeûne en hiver sur un lac gelé comme le Baïkal, au milieu d'une forêt où tous les conifères sont eux-mêmes couverts de neige, il y a encore cette espèce de privation sensorielle absolue qui s'ajoute au reste parce qu'il n'y a que du blanc.
On ne voit que de la neige, du blanc, quelquefois un rayon de soleil, enfin souvent parce qu'il faisait très beau là-bas, du soleil, de la blanchère et puis c'est tout et puis une grande immense étendue de glace devant toi à l'endroit où j'étais donc il y avait la largeur du lac faisait 60 km, je parle de la largeur pas de la longueur et le lac lui-même il est grand je crois comme la Bourgogne ou plus grand que ça encore.
Donc ce sont des dimensions déjà qui sont pas habituel, une uniformité de couleurs, pas de son du tout, pas de dérangements, pas de brouhaha digestif, eh bien forcément des choses vont émerger.
Ce qui a émergé c'est que lors de ces promenades je voyais par exemple à un moment donné se matérialiser devant mes yeux une pomme, une belle pomme rose. Le genre de pomme que j'aime ce sont les pommes acides donc une pomme rose acide d'une variété en plus très particulière qui pousse plutôt en Europe de l'Est et qui est ce qu'on appelle les pommes de la Saint-Pierre donc les premières et je me suis dit tiens c'est curieux c'est pas que j'avais faim comme je l'ai dit on n'a pas faim lors d'un
jeûne de longue durée sauf au tout dernier moment quand le corps le réclame mais la faim n'existe pas. Donc même si on m'avait donné à ce moment là cette même pomme j'aurais simplement contemplé j'aurais peut-être humé mais j'aurais laissé de côté parce que je n'aurais pas pu la manger.
Donc cette pomme est apparue. Ensuite, une autre fois, est apparu un oeuf. Un oeuf cuit. Enfin, un oeuf que j'imaginais cuit. Et à ce moment-là, je sentais également, je percevais l'odeur de l'oeuf cuit.
Puis il y a eu le citron, l'olive, l'huile d'olive et deux ou trois choses encore. il y a toujours une ou deux qui m'échappent après après ça me revient mais en gros ce que je veux dire par là c'est que en quelques jours mon corps m'a fait une liste et il m'a fait un menu oui le fromage de chèvre il m'a fait un menu mon propre corps qui sans me le dire qui allait qui allait former la base de mon alimentation ultérieure et il y avait l'avocat. Donc aujourd'hui, là je parle d'une expérience qui date maintenant de pratiquement quatre ans,
jusqu'à aujourd'hui le fond de mon alimentation ce sont des œufs, du fromage de chèvre, du citron, des pommes et des olives. Et qu'est-ce que j'ai oublié encore de l'avocat. Donc ce qui m'est apparu de manière aussi plastique, de manière aussi matérielle devant mes yeux sur le bord du lac Baïkal, c'est ce qui est resté.
J'étais quelqu'un qui mangeait beaucoup de viande plutôt par une espèce de gourmande, enfin de gloutonnerie, plutôt par commodité avant cette expérience. Aujourd'hui, je mange très peu de viande. J'aime le goût de la viande, mais j'en mange très très peu parce que je sature très vite.
Comme beaucoup d'autres choses, je sature très vite. Tandis que les quelques aliments qui me sont apparus à ce moment-là, je ne sens aucune pesanteur, aucune nausée ou malaise lorsque je les mange.
Voilà. Oui, donc ça a été vraiment un moment où tu as ressenti de façon intense les besoins de ton organisme, c'est une plongée en soi-même d'une certaine manière, et c'est vrai que cette coupure digestive et si possible cette coupure de relation, d'une certaine manière cet isolement dans lequel on peut se trouver, c'est vraiment ça qui va privilégier cette plongée en nous-mêmes pour aller vraiment ressentir ce dont on a réellement besoin quelque part.
C'est la connexion avec ses réels besoins. C'est une réinitialisation d'une certaine manière. – C'est une réinitialisation, de même que ce que l'on m'a dit, enfin les médecins m'ont dit, il y a une réinitialisation très poussée de la composition de la flore intestinale lorsqu'on jeûne.
Je crois qu'il faut trois semaines, deux ou trois semaines, mais au bout de deux ou trois semaines, la flore intestinale redevient ce qu'elle était à notre naissance. Et c'est très précieux parce que ça veut dire qu'il y a beaucoup de problèmes d'allergie ou d'incompatibilité alimentaire qui peuvent être résolus par cette réinitialisation. Voilà.
D'accord, vas-y je te laisse parler. Donc la réinitialisation, on parle beaucoup de la grande réinitialisation économique, financière et sociale à la faveur du coronavirus et ça ne va évidemment pas marcher sinon que ça va appauvrir tout le monde et rendre les gens plus haineux et agressif mais en revanche une réinitialisation intérieure et personnelle telle que celle que propose le jeune c'est quelque chose de très très puissant et c'est toujours bénéfique, c'est toujours bénéfique.
On se découvre, on élimine beaucoup de faux appétits qu'on pouvait avoir et ça reste longtemps, ça reste longtemps d'ailleurs. Alors chacun réagit aux jeunes à sa façon. On considère que, on considère, c'est ce que c'est ce que m'avaient dit les médecins au Baïkal, qu'environ 25 % des jeunes redeviennent obèses, environ 25 % reprennent le poids d'avant, Le reste ne retourne pas au poids d'avant et il y en a une partie environ la moitié qui maintiennent grosso modo le poids auquel ils sont arrivés par le jeune.
C'est en gros mon cas. Quoique j'y suis arrivé à ce poids là en plusieurs étapes mais je l'ai en gros stabilisé maintenant et ce remarquable par rapport au problème que rencontrent tous ceux qui suivent des diètes, c'est qu'une fois que ce poids est stabilisé, là de nouveau probablement que c'est l'organisme lui-même qui fixe ce seuil, on n'a plus besoin d'y penser, c'est-à-dire qu'il est auto régulé, je n'ai pas besoin de me dire non là je vais faire là je vais faire un excès donc il faut que j'aille faire du footing
ou bien il faut que demain je mange que de la salade. Ça ne m'arrive jamais. Je ne pense pas à ces choses-là. Je sais que si je fais un excès, il va très rapidement se traduire par une lassitude intérieure parce qu'on apprend aussi à lire les signes, à entendre les signes de l'intérieur et ils deviennent très désagréables.
Avant d'avoir jeûné, je considérais comme une sorte de circonstance normale de me sentir mal, rappel à plat, après un bon repas avec des amis, et puis ma foi si après le déjeuner il faut faire une sieste et puis qu'on ne peut même pas travailler, bon alors c'est très bien, c'est la belle vie etc.
Aujourd'hui ce sentiment de lourdeur lié à un excès de nourriture et de boissons m'est totalement insupportable, et je fais tout ce qu'il faut spontanément pour ne pas y arriver dans cette situation. – Parce qu'effectivement la clé là-dedans, et je pense que c'est vraiment important à repréciser, c'est qu'avec le jeûne, la perte de poids par exemple est d'abord et avant tout une conséquence de l'amélioration du niveau de santé, et non pas une simple perte de poids par privation de nourriture,
et que l'élévation et l'amélioration des niveaux de santé fait que c'est une espèce de cercle vertueux qui s'enclenche, c'est-à-dire que quand on commence à être bien, eh bien on a de plus en plus de mal à être mal, donc on va de moins en moins Exactement.
Mais l'image que je prends souvent c'est si tu vis dans une maison qui est en désordre, un peu plus ou un peu moins de désordre, tu n'en as pas grand-chose à faire et tu vas avoir tendance à jeter tes papiers par terre parce que finalement ce n'est pas très grave.
Mais si tu as une maison qui est parfaitement rangée, le moindre papier qui va traîner par terre, tu vas le voir, tu vas le ramasser parce que là ça fait tâche. Et c'est exactement la même chose, le jeûne est un nettoyage profond de l'organisme ce qui fait qu'ensuite de toi-même tu seras poussé de façon vertueuse, c'est-à-dire pas par contrainte, pas par morale, pas par il faut, je dois, mais juste parce que tu as envie, ça te fait plaisir,
à prendre plus soin de ton organisme. Et je pense que c'est vraiment très important, et de faire vraiment le distinguo extrêmement important qu'il y a entre diminution de nourriture et jeûne, c'est deux mondes radicalement différents.
C'est-à-dire que les mécanismes d'autophagie qui sont lancés dans le jeûne ne sont pas lancés dans la réréflexion alimentaire, à moins qu'elle soit vraiment réduite à une portion très congrue, et encore par expérience, rien ne vaut le fait de vraiment couper la nourriture.
C'est-à-dire que dans ce que j'ai expérimenté, il vaut mieux une petite coupure qui soit une récoupure qu'un long entre deux qui est extrêmement bien pour l'organisme, qui est accent aussi psychologiquement parlant, et d'une certaine manière, ça serait quand tu manges, tu manges vraiment, et quand tu ne manges pas, tu ne manges pas vraiment.
Et ce n'est pas un entre deux, et c'est ce que j'apprécie vraiment dans l'approche du jeûne. – Oui, et comme tu es très expérimenté au fond dans la connaissance des mécanismes du corps, tu sais très bien que d'une manière générale, Je pense que les injonctions du type « je dois » ou « je ne dois pas », ça ne marche pas.
Non, ça ne marche pas. Ça ne marche pas. Je suis d'accord, je suis d'accord. À la rigueur, constater « j'ai envie » ou « je n'ai pas envie », ça, ça marche.
C'est-à-dire qu'on constate, mais ce qu'on a envie et ce vers quoi l'on tend, c'est quelque chose qui n'est même pas verbalisé. C'est exactement comme le chat, quand il doit se purger, il sait quelles herbes il doit aller brouter dehors, personne ne lui a appris, il n'a pas un manuel d'herboriste pour savoir quelles herbes il doit aller manger dehors.
Donc notre corps, qui est notre part animale, fonctionne comme ça, c'est-à-dire à un moment donné il t'envoie des signaux mais que tu as passé toute ta vie à apprendre à ignorer en gros.
Pendant toute ta vie on t'a éduqué à ne pas écouter ton corps et à un moment donné quand tu as réussi à faire ce table rase, à réunir les conditions de cette réinitialisation, tu te rends compte qu'il est très bavard, qu'il envoie des signaux extrêmement clairs.
C'est comme de faire attention une fois au langage du chat. Les gens ont des chats et certaines personnes sont assez attentives pour comprendre ce que les chats veulent leur dire. Le chat sait c'est très bien de dire ce qu'on pense, voilà, tu vois. – Je confirme, je confirme, je confirme complètement.
Et Slebo Dam, il y a des questions qui reviennent très souvent par rapport à l'expérience du jeûne, c'est la Russie est associée, en Occident en tout cas, à la pratique d'un jeûne très particulier qu'on appelle le jeûne sec.
Dans le sens où tu te rendais, toi tu as parlé de jeûne en consommant des liquides, de l'eau en l'occurrence, Est-ce qu'il y avait une pratique du jeûne sec, est-ce que tu en as entendu parler ? Alors, j'ai fait deux séjours au Baïkal, l'un de un mois, l'autre de deux semaines.
Lors du premier séjour, comme je l'ai expliqué, le programme de mon jeûne, je l'ai déterminé moi-même avec les médecins, mais c'était un programme standard de jeûne à l'eau.
évidemment que j'avais connu par la littérature disponible les études et la pratique du jeûne sec mais j'estimais qu'il fallait quand même pas tout mettre dans le même sac, fallait pas y aller trop brutalement etc.
Mais la deuxième fois, quand je suis revenu en 2019, je n'avais que deux semaines à disposition et en plus après ces deux semaines j'avais organisé fait un voyage asiatique qui passait d'abord par Moscou ensuite un arrêt de deux semaines au Baïkal pour jeûner et ensuite les deux dernières semaines c'était une dizaine de jours c'était la Chine puis Hong Kong et entre deux j'ai traversé la Mongolie en train et donc c'était un voyage en en fait tout ça, c'était magnifique et j'avais
instinctivement pensé que le choc avec la Chine, la rencontre avec la Chine qui était en fait le but premier du voyage serait tellement brutal qu'il fallait faire une retraite de jeune pour m'y préparer parce que j'ai pas voyagé en Chine à la manière du touriste et ni en avion, j'y suis entré en train, j'en suis sorti en train et j'ai passer des jours au milieu des foules chinoises dans les villes les plus polluées du monde en gros et je pensais que le jeûne me préparerait à cela et donc lors de ce deuxième séjour on m'a proposé puisque
j'avais peu de temps à disposition, deux semaines à disposition ça veut dire que le vrai jeûne, la privation complète de nourriture s'étend sur sept maximum huit jours puis après on te réalimente un petit peu.
Alors j'ai commencé par un jeûne sec. Les trois premiers jours c'était un jeûne sec qui est recommandé comme une manière accélérée d'amorcer les processus d'autophagie. D'accord. La crise d'acidose qui initie ces processus survient plus vite dans un jeûne sec que dans un jeûne à l'eau.
Et je dois dire une chose, c'est que autant le jeûne à l'eau m'est facile et n'entrave rien dans mon quotidien, autant le jeûne sec est une épreuve pour moi. C'est une épreuve, c'est-à-dire que je ne peux pas beaucoup marcher, je ne peux pas lire et écrire pendant le jeûne sec, je dois rester calme.
C'est pas difficile mais je dois rester calme et quand même un petit peu combattre la soif tandis que je n'ai jamais faim. Donc le jeûne à l'eau pour moi c'est quelque chose qui est très très confortable. Le jeûne sec j'ai tout de suite senti qu'il y avait des mouvements de bascule dans le métabolisme qui se mettaient en place très très vite.
Je l'ai senti, j'ai senti l'effet de ce jeûne qui est vraiment fulgurant mais c'est C'est une épreuve beaucoup plus sérieuse pour le corps. Alors, comme manière d'amorcer un jeûne à l'eau, c'est très efficace parce que les médecins considèrent qu'une journée de jeûne sec vaut deux journées de jeûne à l'eau.
Oui, deux ou trois même on dit. Ou deux ou trois, oui. Donc, voilà, j'en ai fait un peu. J'ai fait une fois donc. Ce qui est vraiment très intéressant, c'est de se rendre compte qu'en Russie, parce qu'en France, soyons clairs, déjà le jeûne pour la majorité des gens c'est une folie, mais alors le jeûne sec c'est du suicide, c'est carrément du suicide.
Si tu dis à quelqu'un je me boire, je ne sais pas combien de fois moi j'ai entendu des gens me dire sérieusement que le simple fait de s'arrêter de boire de l'eau pendant 12 heures ou un peu plus c'était vraiment une prise de risque monumentale.
Donc, ce qui est intéressant, c'est de se rendre compte qu'en Russie, par contre, ils intègrent ça et que finalement, c'est quelque chose qui est audible pour eux. Absolument, absolument. Et ils essaient toutes sortes de choses en Russie.
Donc, je parlais du professeur Khoroshilov tout à l'heure. j'ai eu des échanges avec Maximov qui était un grand médecin et un grand spécialiste du jeûne, j'ai eu des échanges avec les médecins de Buryat, donc Mongol, du centre de médecine orientale qui m'hébergeait, et ces gens étaient tous très friands de toutes sortes d'expériences mais pas l'expérimentation façon Frankenstein, c'est-à-dire prenons des cobayes, non, de prendre les gens, les laisser par exemple,
les laisser faire ce qu'ils ont envie de faire et puis les accompagner, quitte à les encadrer si ça va mal. Mais du moment qu'on est dans un encadrement médical, pratiquement clinique, et puis qu'on est suivi chaque jour par une infirmière, il peut rien nous arriver.
Donc ils essayent toutes sortes de choses les Russes. Il y a notamment eu cette l'expérience qui est très très intéressante et qui elle vraiment relèverait aux yeux des occidentaux du surnaturel, c'est l'expérience qui a été menée par le professeur Gourvitch et par un groupe de randonneurs dans l'Oural qui ont voulu accomplir une randonnée pratiquement en marche forcé de plusieurs centaines de kilomètres sur deux semaines dans l'Oural sans rien manger en ne buvant que de l'eau.
Gourovitch a publié un petit livre de 100 pages qui rend compte de cette expérience donc lui même faisait partie, le médecin faisait partie de l'expédition et il a très scrupuleusement décrit tout ce qui est arrivé.
Alors je pense, on m'a dit mais je n'ai Je n'ai pas de données, de preuves sur ceci. On m'a dit que cette expérience avait été soit commanditée, soit observée de très près par l'armée russe parce qu'on aurait inclus des exercices de marche avec jeunes comme préparation à du survivalisme avancé pour les soldats.
On sait aussi que dans des situations de combat, ça c'est un vieux procédé, on sait très bien que lorsque les soldats vont au combat, ils doivent se vider. On doit se vider la vessie avant d'aller au combat parce que si on prend une balle dans une vessie pleine, on éclate, tandis qu'on a une chance de survivre si les intestins et la vessie sont vides. C'est un détail macabre mais c'est quelque chose que les soldats connaissent, donc il vaut toujours mieux que des soldats qui sont dans une situation de
combat soient aussi légers au plan alimentaire et même au plan de l'eau que possible. Alors l'expérience de Gurvich a certainement été étudiée, elle a très très bien fonctionné, c'est à dire qu'il a pu montrer que les randonneurs qui étaient des sportifs mais pas des sportifs d'élite, qui étaient des sportifs du dimanche si l'on veut, avaient fonctionné aussi bien si l'on mieux, si l'on mieux pour certains, que s'ils avaient eu une alimentation sportive adéquate pour cette période.
Et une chose qui était très frappante dans leur équipé, il y a beaucoup de petits détails, je ne peux pas tous les évoquer ici, mais à un moment donné ils ont été rejoints, ils ont croisé un chien, un chien iran, il y a beaucoup de depuis la Russie jusqu'à la Chine et à l'Inde, il n'y a que des chiens errants, on vit avec.
Et il y a un chien errant qui les croise et puis qui, comme le font souvent les chiens, se joint à l'expédition, il se dit il y aura quelque chose pour moi. Mais au bout d'un moment, il se rend compte qu'il n'y a rien.
Et le chien, qu'est-ce qu'il a fait ? Il n'est pas parti, il n'est pas allé chercher de maître, pas du tout, il s'est mis à jeûner lui aussi.
C'est-à-dire qu'il a vu que les humains ne faisaient que boire de l'eau, il s'est dit bon ça marche, je sais faire ça et il les a suivis sans jamais réclamer de nourriture. Et même quand on a fini par lui en trouver et lui en donner, il a refusé tant qu'eux ne mangeaient pas.
C'est très intéressant. Donc nous on est, nous on limite dans la thérapie du jeûne et dans la théorie du jeûne, nous sommes invités à imiter le monde animal, et le monde animal quand il nous voit jeûner, il nous imite.
– Dis-moi Stéphane Baudin, des questions qui reviennent aussi très souvent, c'était de savoir si quand tu étais en Russie, dans les centres de jeûne, il y avait une explication théorique de ce qui se passe dans le corps pendant le jeûne qui était prodiguée.
Je sais que toi dans la première expérience, tu as demandé à être le plus, disons, à l'abri possible d'interaction, mais est-ce que c'est quelque chose qui était prévu ? Est-ce qu'il y a cette transmission, cette dimension de la transmission qui a lieu ? Alors, comme je l'ai dit, le programme classique, Donc, médicalement encadré du jeûne pour les patients réguliers en Russie, c'est un programme qui est très collectif.
Tout se fait très en groupe. Et d'ailleurs, d'une manière générale, quand on pratique le jeûne, la plupart du temps, on commence en tout cas par être en groupe. les premières fois il est beaucoup plus facile de faire du jeûne en groupe que de le faire seul.
Et moi donc j'avais insisté pour ne pas être en groupe, pour être seul, pour avoir le moins de contact possible avec des gens. Ce qui ne veut pas dire que les contacts ne m'étaient pas agréables, ils m'étaient très agréable, mais à un moment donné c'était réduit à l'essentiel. Parce que Cette espèce de minimalisme, il s'étend à tout le reste.
On n'est pas bavard quand on est jeune. On ne va pas bavarder comme une pie. J'avais toujours mon téléphone et toutes mes connexions internet qui fonctionnaient parfaitement. D'ailleurs, ce qui est intéressant, c'est qu'en Russie, je ne sais pas pour quelle raison, mais à n'importe quel point de la côte sur la rive du lac Baïkal, même quand on est à 10 kilomètres du prochain village, il y a toujours de la 4G.
Le réseau est extrêmement bien couvert. Donc je pouvais communiquer avec qui je voulais, envoyer des photos, faire des conférences vidéo, mais je voulais pas le faire plus de 10-15 minutes par jour, tout compris. Donc ça faisait partie disons de ça faisait partie de l'expérience et de l'ambiance mais alors tu me posais la question de la transmission alors oui pour moi la transmission ça a été je vais encadrer moi même puisque j'ai promis de tout raconter mais par écrit alors dans mon
cas c'était des échanges écrits avec mes médecins. C'est aussi des échanges écrits avec des gens qui, en Suisse ou en France, étaient mes amis et qui voulaient tous les jours avoir de mes nouvelles, alors je leur écrivais, je faisais mon petit rapport quotidien.
Et c'était une période très très riche sur le plan des échanges, même si les échanges étaient réduits à du minimum. C'est justement parce qu'ils étaient réduit au minimum, qu'ils étaient très riches.
– D'accord, mais les échanges qui étaient minimums, est-ce qu'il y a d'autres programmes dans lesquels il y avait vraiment de la formation de professionnels ? Comment ça se passait à ce niveau-là ?
Comment est-ce qu'ils transmettent cette science du jeûne ? – Voilà, alors justement, le jeune médecin qui a commencé à… – Oui, je pense à lui. oui voilà alors lui est un de ces médecins qui se spécialise dans l'accompagnement du jeune.
C'est un médecin d'état ? C'est un médecin d'état alors lors de mon deuxième séjour où on avait déjà monté un pavillon comme je l'ai dit tout on a construit un pavillon pour les jeûneurs, on a organisé des lieux communs, des espaces communs, pardon, on a fait un vrai sauna, moi la première fois j'avais uniquement le tonneau dans lequel on là ils avaient un vrai grand sauna, très grand sauna à la russe avec les verges de boulot pour se fouetter enfin tout ce qu'il fallait et même le gros tas
de neige devant le sauna pour aller se rouler dedans quand on est bien cuit dedans donc c'était très agréable et il y Il y avait un médecin, un médecin jeune, très sportif qu'il avait dans les 35-38 ans et qui était un de ces médecins qui avait formé l'accompagnement des jeûneurs.
Alors très souvent, ce sont aussi des nutritionnistes. Et lui avait une formation de médecin du sport et une formation de nutritionniste. Ce qui était très intéressant, c'est qu'il avait beaucoup d'imagination et beaucoup d'à-propos dans les exercices qu'il nous proposait.
Il y avait des exercices, d'ailleurs des exercices très particuliers, je ne peux pas les refaire ici, mais par exemple qui consistait à se masser très étrangement les oreilles ou à se masser la tête, qui sont des exercices tirés de la médecine tibétaines ou mongoles et qui sont très efficaces pour mettre le corps en route le matin quand on est un peu paresseux ou qu'il fait froid.
Mais donc ce médecin avait l'habitude, lui alors il était très bavard, c'est parce qu'il ne jeûnait pas en même temps, lui il était très bavard, il aimait bien raconter ce qu'il savait sur le métabolisme, sur la physiologie et quand Quand on était en réunion de groupe, il prenait toujours un sujet, un aspect du métabolisme du jeune et il le détaillait, soit par l'expérience de l'être humain, soit par la comparaison avec ce qui advient chez d'autres animaux, la plupart du temps chez d'autres mammifères,
encore qu'il n'y a pas que les mammifères qui connaissent le jeune. Donc, ça a été très instructif et je dois dire que c'est une transmission qu'ils essayait de faire aussi à l'égard des, pas seulement d'un spécialiste, d'un médecin à l'autre, mais aussi à l'égard des patients, enfin des jeuneurs, pour qu'ils sachent ce qui se passe en eux et qu'ils puissent ensuite l'appliquer dans la suite de leur vie.
Il insistait beaucoup, ce jeune médecin sur le danger du sucre. Alors, le sucre c'était, tous les jours on avait quelque chose sur le sucre, ça m'est resté, je veux dire, maintenant chez moi à la maison il n'y a pas de sucre.
Alors, s'il faut sucrer quelque chose je mettrais peut-être un peu de miel, et même le miel que j'aimais beaucoup je l'ai réduit à très peu de choses. D'accord, alors ce soir on avait vraiment pris comme axe cette dimension plus intérieure du jeune.
J'aimerais bien qu'on développe un petit peu cette dimension-là parce que pour moi c'est par rapport à la crise actuelle que nous vivons en particulier, mais quand je parle de crise, je parle vraiment d'une crise identitaire, d'une crise sociétale encore plus qu'une crise sanitaire. Il me semble que le jeune a vraiment des réponses à donner en matière de savoir exactement, quand on parle de souveraineté, qu'est-ce qui est important pour nous, vers quoi on veut se diriger, faire des choix,
discriminer en situation de crise, il me semble que ce temps de repli sur soi peut être vraiment la solution absolue pour éviter de partir dans n'importe quelle direction en plein affolement et d'ajouter de la complexité là où il y en avait déjà.
En effet, je pense qu'un des grands problèmes que nous avons, que nous affrontons dans la vie moderne et qui est l'une des origines à mon avis de cette tendance à la crise, enfin on a l'impression quelquefois que la crise qui nous arrive elle est accueillie comme un ou qu'elle est voulue par beaucoup de gens ou par beaucoup de milieux.
Alors il y a les milieux financiers, ils ont l'air de l'apprécier beaucoup parce qu'ils font beaucoup de fric dessus, enfin bon. Mais la crise, elle nous pendait au nez en quelque sorte. Pourquoi ? Parce que je pense qu'une des raisons, c'est que nous avons construit un monde qui est tellement complexe, qui est tellement difficile à gérer, qui offre tellement de paramètres qu'il faut chaque fois résoudre qu'à un moment donné on dit non alors ça suffit, ça suffit. À titre d'exemple je me suis surpris moi-même à essayer de me
simplifier la vie comme je pouvais et j'ai notamment revendu une voiture qui avait un tableau de borde trop compliqué. Il y avait trop, il y avait là où autrefois il y avait des aiguilles qui indiquaient la vitesse et le nombre de tours minutes, il y avait une espèce d'écran qui changeait tout le temps, enfin je devenais fou.
Je me suis dit mais j'ai pas besoin de ça, alors j'ai gardé une voiture qui a bientôt 20 ans et qui était faite pour rouler avec une jauge d'essence et puis un chronomètre, enfin la vitesse puis c'est Et aujourd'hui, ce n'est qu'une petite image de toutes les complications qu'on s'est faites, d'où le succès de toute cette littérature sur le minimalisme, sur comment simplifier la vie chez vous.
Cette japonaise qui s'appelle Marie Kondo, je crois, a fait un succès mondial avec ses bouquins sur le rangement et sur le tri à faire de ses habits et de sa vaisselle et tout ce Dans ce domaine-là, dans le domaine de la simplification et de la pensée efficace, de l'efficacité dans la vie, le jeûne est une très, très, très bonne approche.
Parce que, je ne sais pas, on se soigne avec des huiles essentielles ou avec de l'homéopathie. Cela peut t'aider et ça aide les gens. Mais si tout d'un coup, voilà, il te manque justement cette huile-là, Où tu as oublié de racheter les petites granules homéopathiques qui te font justement pour tel et tel traitement.
Il faut encore ressortir, il faut retrouver ce pharmacien ou le commander en ligne ou je ne sais pas quoi. Le jeûne c'est « on », un gros levier. C'est « on » je mange, « off » je ne mange pas.
Oui, et ce qui est fabuleux c'est que vraiment la porte d'entrée pour tout ça, et c'est ça que moi je trouve vraiment fabuleux, c'est-à-dire que ce qui va se passer dans le corps à partir du moment où on jeûne, ça ne dépend pas de nous, ce n'est pas sous notre contrôle constant, on n'a pas besoin d'expliquer ce qui va se passer, tout ce qu'on a besoin de faire c'est à un moment de choisir de baisser l'interrupteur d'une certaine manière et de couper la lumière, couper la lumière au sens de arrêter l'activité digestive si possible aussi se
mettre un peu en retrait par rapport à l'agitation mondaine de notre vie et à ce moment-là il y a toute une cascade de mécanismes qui vont dans le sens de la vie et qui vont se révéler à nous. Je trouve ça juste extraordinaire, c'est-à-dire que c'est un tout petit pas qui est après démultiplié, mais à l'extrême, pour moi c'est un cadeau incroyable.
C'est tout à fait extraordinaire, c'est tout à fait extraordinaire en effet. Et de nouveau, je me répète, mais l'expérience pour celui qui la tente la première fois ressemble je pense un petit peu au premier saut en parachute, c'est-à-dire qu'au départ on se dit c'est pas possible que ça soit...
c'est pas possible que de cette hauteur je puisse arriver jusque par terre sans me casser tous les os. Et on se dit mais c'est pas possible que je survive en bon état si j'arrête pendant une semaine de manger, avec quoi vais-je remplir mon temps déjà ?
Alors effectivement on y survit très bien, on se rend compte qu'on se fait beaucoup plus facilement à ce régime de vie qu'on ne se fait ensuite à un régime de surcharge ou d'abondance nutritive parce que ça, ça met l'organisme à l'épreuve, pas la privation.
Tant que les réserves intérieures existent, la privation n'est pas une privation. Donc quand on a fait ce saut, on se surprend à apprécier le vol. On est en train de Le deuxième son, on sait que le parachute va s'ouvrir au bon moment et puis que la chute va être bien amortie et puis qu'il ne va rien arriver et on goûte le vol.
Donc, quand on est en jeûne de longue durée, c'est un peu plus compliqué parce que quand on fait des jeûnes courts ou qu'on a décidé par exemple que tel jour de la semaine, on ne va pas manger. Au début, j'avais fait ça.
Puis après, c'était devenu, comme j'avais beaucoup de vie sociale et professionnelle, c'était devenu un petit peu pénible. J'étais un peu le ronchon qui disait « Ah non, pas lundi ! » parce que c'était lundi.
« Ah non, pas lundi ! Lundi, je peux pas ça ! » Et le lundi, je pouvais même pas prendre un thé, je pouvais même pas prendre un café, c'était le jeûne.
Et maintenant, je suis beaucoup plus pragmatique, je fais mon jour de jeûne, de jeûne complet, de privation de jeûne, quand j'en sens le besoin et que les circonstances s'y prêtent.
Je suis totalement opportuniste. Donc, de nouveau, c'est une simplification, je fais comme font les bêtes. Quand tu ne veux plus manger, tu arrêtes. Oui, c'est même l'évidence de l'expérience.
Ce qui est amusant, c'est que parfois, pour en arriver là, il faut d'abord avoir eu une approche un peu systématique du jeûne d'une certaine manière, avoir expérimenté, alors y compris au besoin dans un cadre ou en tout cas chez soi, mais en tout cas l'avoir mis en place volontairement et après on va pouvoir rentrer dans cette espèce de spontanéité, de connexion avec le vivant qui est vraiment la base.
Car après c'est pour moi la santé, c'est la déconnexion avec la vie en nous, parce que si on est connecté avec les besoins de cette vie en nous, il y a des tas de choses qu'on ne va pas faire, c'est-à-dire qu'on ne va pas se coucher à point d'heure, on ne va pas trop boire ou trop manger une nourriture ou une boisson qui n'est pas adaptée, on ne va pas s'épuiser parce que si on est connecté avec cette vie, dès qu'on va un peu trop s'écarter de ce qui est bon pour nous, on va le ressentir comme une véritable
souffrance intérieure et donc on va revenir à la normale. Et pour moi le jeu de ses premières vertus c'est d'entamer la reconnexion, d'entamer cette reconnexion avec cette vie en nous. Et c'est là aussi, pour moi, ça a une dimension vraiment très spirituelle, c'est que cette connexion avec cette vie en nous, tu en arrives à la conclusion assez rapidement, que cette vie en nous, elle est le parfait guide pour nous mener vers une existence la plus épanouissante, la plus équilibrée possible.
absolument absolument c'est une c'est un c'est un grand panneau au bord de la route c'est une c'est ou un portail si on était dans le langage de Tolkien ce serait un portail vers un vers un certain univers le franchissement de l'entrée la sortie du Mordor pour aller dans le Gondor C'est un portail par où il est très facile de passer et une porte qu'il faut oser pousser une première fois.
Mais avant qu'on arrive à trouver cette porte qui est pourtant très visible et avant qu'on arrive à oser la pousser, il y a beaucoup de déconditionnement à faire et paradoxalement ou justement pas paradoxalement mais logiquement, une fois qu'on est derrière cette porte, Une fois qu'on a franchi ce seuil et qu'on regarde son propre comportement antérieur, on comprend à quel point, pour employer le langage des jeunes, à quel point on était dans la matrice.
C'est-à-dire, par exemple, particulièrement chez les Français ou bien ici où je suis maintenant en Serbie, chez les Serbes, le rythme sacro-saint des trois repas par jour, c'est quelque chose de, particulièrement en France, c'est quelque chose de sacré chez la plupart des gens.
Il faut le petit-déjeuner, il faut le déjeuner, il faut le dîner. Alors quelques fois qu'on a sorti ça avec des sentences du genre le petit-déjeuner c'est bon, le déjeuner il faut le faire léger et puis dîner le plus léger possible.
Moi mon médecin, le jeune médecin dont je parlais tout à l'heure au Baïkal, qui était un médecin du sport et un nutritionniste, En plus d'être un accompagnateur de jeûne, je me disais, il me semble que c'est faux.
Il me semble qu'on devrait manger une fois par jour et puis si possible le soir avant d'aller dormir. Un bon gros repas avant d'aller dormir parce que moi j'ai jamais vu un animal qui mange et puis qui ensuite va courir. L'animal quand il mange, il dort et on ne dort pas la journée.
Donc pas de petit déjeuner, déjeuner si tu as vraiment faim et puis mange bien le soir puis va dormir. c'est exactement le contraire, c'est exactement le contraire de tout ce qu'on enseigne, le contraire diamétrable.
C'est marrant. C'est amusant, c'est amusant parce que c'est exactement moi aussi ce que je tendance à préconiser, en tout cas que je partage et qui me semble uniquement du bon sens. Mais pour ça, pour comprendre ça, au lieu d'avoir des opinions sur tout, il faut simplement revenir au principe.
Et le principe que j'explique toujours, c'est de dire mais voilà, vous avez un capital d'énergie, ce capital d'énergie, vous choisissez où vous l'investissez au cours de la journée, ça vous avez ce pouvoir-là.
Donc est-ce que vous choisissez de l'investir dans de l'activité digestive ou est-ce que vous choisissez de l'investir dans de l'activité motrice, de l'activité intellectuelle ? Parce que l'un et l'autre vont être antinomiques.
Donc effectivement, dans cette logique-là, il m'a toujours paru évident que si on devait faire un gros repas, il va aller mieux le faire à un moment où l'activité motrice et l'activité intellectuelle ensuite va être minimale, et comme en plus on sait qu'on digère d'autant mieux qu'on est dans un état de relaxation, je me disais mais le soir quand tu es détendu chez toi et prêt à quasiment aller se coucher, à ce moment-là c'est d'une logique implacable, ça va à l'encontre totale de tout ce qui dis en diététique puisque tout le monde
va te répéter quand tu dis un truc comme ça, il va te dire oui non mais il faut manger comme un roi le matin, comme un prince le midi et comme un mendiant le soir. Chaque fois qu'on me dit ça, je dis oui mais pourquoi ?
Mais pourquoi ? Tu peux répéter une phrase de manière un petit peu mécanique mais pourquoi est-ce que tu dis ça ? C'est-à-dire pour reprendre par un bon ami Pierre Etchart, il va te dire mais sur quel principe te bases-tu, te fondes-tu pour dire ce que tu dis ?
Et en fait il n'y a rien, il n'y a rien qui peut Rien ne l'explique. C'est juste des stéréotypes, c'est comme des stéréotypes qui ici sont funestes, c'est des mauvaises recettes de grand-mère, du genre quand les gosses ont une grippe, oula c'est maintenant qu'il faut les nourrir.
C'est justement pas ce qu'il faut faire. On rajoute une inflammation à l'inflammation. L'activité comme tu le sais, l'activité ça consomme environ le tiers de l'énergie disponible. Est-ce que c'est intelligent de détourner de l'énergie du corps vers le recyclage de la nourriture alors qu'elle pourrait s'occuper par exemple de combattre une infection ? En plus, ces sentences, Ces opinions réflexes, elles empêchent de réfléchir et de laisser les choses se faire spontanément.
Moi par exemple, je ne sais pas si je l'ai dit, mais oui je l'ai dit, j'ai des parents qui ont eu une formation, mon père est psychologue, ma mère est médecin dentiste, donc je savais que il me serait très difficile de leur dire, que ce serait dangereux de leur dire quand je suis parti jeûner au lac Baïkal, de leur dire que je pars jeûner pendant un mois. Je leur ai dit que je partais au Baïkal pour une aventure.
J'ai pas été dans le détail sur l'aventure. Ils m'ont pris pour Sylvain Tesson. D'ailleurs Sylvain Tesson était juste à quelques dizaines de kilomètres au nord du point où j'étais moi et donc ça s'est bien passé mais quand je suis revenu même si on voyait très bien ma mine que j'allais mieux que jamais, ils ne pouvaient pas croire, mes parents avaient beaucoup de peine à croire que ce n'était pas mauvais alors que depuis 2017 je pense que je suis dans une forme physique que je n'avais pas eu depuis l'âge de 27 ou 28 ans.
Donc aujourd'hui j'en ai 53, j'ai beaucoup moins de peine physique, j'ai beaucoup moins de problèmes physiques qu'à l'âge de 30, 31, 32. Donc j'ai gagné 20 ans là, c'est aussi simple que ça.
Donc ça me semble tellement... Et en plus, on a cette jouvence en soi, comme je l'ai dit la dernière fois, cette espèce d'élixir de jouvence qui entre en nous, mais spirituellement, parce qu'on sait qu'on peut, parce qu'on sait qu'on a un filet de sécurité, parce qu'on sait que le médecin intérieur, il dort jamais, c'est pas le SAMU, il n'y a pas besoin de téléphoner 40 fois pour qu'il vienne,
il s'enclenche tout de suite, Et il sait ce qu'il faut faire, c'est-à-dire rien, ce qu'il faut faire, c'est lui laisser la place quoi d'une certaine manière, lui laisser la place. Alors à ce stade-là, quand même, une petite précision qui me semble quand même être toujours aussi importante, parce que c'est une question que je vois très souvent passer dans le chat.
A priori, oui, sauf cas exceptionnel, tout le monde peut jeûner, par contre, combien de temps, de quelle manière, ça, ça va vraiment être une question de réglage individuel. Et c'est toujours pareil, on est toujours face à deux possibilités, soit on accepte d'y aller très progressivement et de faire son apprentissage par soi-même, et à ce moment-là, effectivement, la pratique du jeûne à la maison en commençant d'abord par une
petite demi-journée, alors je dis bien, sauf cas exceptionnels de personnes qui seraient dans une anorexie sévère ou de personnes qui auraient vraiment des problèmes cardiaques très avérés parce qu'effectivement en phase de jeûne on peut avoir une accélération du rythme cardiaque.
Donc sauf cas de pathologie vraiment très très lourde, tout le monde peut jeûner, mais c'est là où on se retrouve face à deux possibilités, soit on a du temps devant soi et le temps de faire ses classes d'une certaine manière, et chez soi ça peut très bien se passer, on va progresser doucement et apprendre en faisant chaque fois une demi-journée de plus et on va vraiment apprendre à jeûner et à écouter les réactions de son corps, soit, ça peut être intéressant si on a vraiment un besoin physiologique particulier,
on dit voilà, là il faut vraiment que je fasse un jeûne parce que j'ai une échéance, j'ai une espèce de couperie qui risque de me tomber dessus et j'ai envie d'essayer l'option du jeûne thérapeutique par exemple, et bien à ce moment-là, se faire accompagner comme a pu le faire Slobodan dans un centre où il y a des gens qui ont l'expérience, qu'il va y avoir un monitoring qui est fait, des paramètres corporels, ça a du sens.
Mais c'est juste pour dire que oui, tout le monde peut jeûner, mais attention, tout le monde ne pourra pas jeûner de la même manière, la même durée, de la même façon.
On parle de jeûne sec par exemple, ce qui est important à retenir c'est que le jeûne sec va avoir un niveau de contrainte et donc une réponse vitale du corps plus importante, mais aussi un niveau de contrainte plus important.
Et de bien ne pas oublier que plus ce n'est pas forcément mieux, plus c'est juste plus. Et pour certains le jeûne sec en démarrage de jeûne ou même sur une longue période, va être parfaitement adapté.
Parce qu'ils ont les ressources physiologiques de répondre de manière positive à cette contrainte supplémentaire de la privation d'eau, pour d'autres ce sera une contrainte beaucoup trop importante et ça ne sera pas adapté. C'est pour ça que, autant c'est simple de jeûner, il suffit de s'arrêter, autant il y a quand même un besoin important, et ce partage avec Slobodan et Iquibu, je l'espère, de retrouver cette science du jeûne d'une certaine manière.
Ce n'est pas long à expliquer, mais il y a vraiment quand même des principes à connaître pour éviter de se faire du mal pour rien, d'une certaine manière. Voilà, voilà, c'est ça, et il ne faut pas plaisanter avec ça.
Quand on s'annonce pour aller jeûner dans un centre en Russie, le premier jour, la première demi-journée en tout cas, on t'examine des pieds à la tête, c'est-à-dire prise de sang, électrocardiogramme, tension, enfin tous les paramètres. On fait vraiment un contrôle très sérieux et puis on te prévient aussi qu'il peut y avoir des effets secondaires. Je pense que j'en ai eu un, je pense que j'ai eu un effet secondaire peut-être des trois jours de jeûne sec, je ne pense pas,
je pense que c'est quelque chose qui était déjà une prédisposition, mais j'ai des calculs biliaires qui sont apparus après mes périodes de jeûne. Bon, peut-être qu'ils seraient apparus sans le jeûne, mais il est clair que lorsque les processus, par exemple lorsqu'on cesse de boire, il se peut que certaines toxines du corps se décantent, c'est-à-dire se calcifient, donc fassent des grumeaux.
Je n'exclue pas. Mais enfin, voilà, je sais que j'ai ces calculs biliaires parce qu'on les a vus avec un ultrasound, mais je ne les ai jamais sentis. Je sais que j'ai mauvais rein, c'est dangereux de faire du jeûne sec.
Si on a de l'hypotension, le jeûne n'aide pas. Moi j'ai une tension basse, j'ai une tension en général assez basse, elle est beaucoup plus basse depuis que je fais du jeûne.
Alors quelquefois j'ai du, comment on appelle ça, j'ai la tête qui quelquefois quand je me lave vite. Mais en revanche chaque fois qu'un médecin me prend l'attention et dit mais comment vous faites vous avez 100 kg et 110 kg, vous faites 2 mètres et vous êtes à 90-60.
Je dis c'est comme ça et puis avec un pouls à 50-55 donc je suis comme ça et et depuis que je fais du jeûne, ces valeurs n'ont en tout cas pas augmenté, elles ont plutôt baissé. – D'ailleurs, par rapport à ça et par expérience, le jeûne avec du liquide a plus tendance souvent à faire baisser la tension que du jeûne sec, ce qui ne veut pas dire que le jeûne sec c'est mieux, mais juste pour des personnes qui seraient inquiètes de voir leur tension baisser trop, le jeûne sec peut être une option à condition d'être maîtrisé parce que
c'est quand même aussi une contrainte supplémentaire qu'on va apporter. Mais voilà, ça peut être un paramètre à prendre en compte. Dans la remarque que je faisais tout à l'heure, il faut bien entendre que ce n'est pas du tout pour dire « attention, il ne faut pas jeûner, c'est dangereux », c'est juste pour dire qu'il faut apprendre à maîtriser ce qui va être un outil ultra-puissant puisque c'est le déploiement de la puissance de la vie en vous qui va se faire.
Donc ce déploiement, c'est comme toujours, c'est si d'un seul coup on laisse le champ libre à la vie en nous, il peut y avoir une symptomatologie qui va apparaître qui pourrait être amenée à nous faire peur parce que quand on laisse la vie agir, la vie nous en met plein la figure.
Donc c'est juste qu'on doit apprendre à se caler. Mais à l'inverse, quelqu'un qui me dit « Ouh là là, mais moi le jeûne, je ne veux pas l'entendre parler parce que moi déjà si je ne mange pas le matin, je me sens super mal de toute façon, donc t'imagines si je dois jeûner ?
» Et moi à chaque fois je lui dis attends, tu te rends compte ? Je veux dire, tu ne peux pas imaginer qu'un jour dans ta vie il n'arrivera pas un jour où tu seras sans petit-déjeuner, et qu'est-ce qui va se passer ce jour-là ?
Tu vas faire une syncope, tu vas t'évanouir au volant, enfin je veux dire, si tu as un tel niveau de fragilité qui fait que tu ne peux pas ne pas te passer de petit-déjeuner, il est grand temps de commencer à travailler progressivement, alors tout simplement en allongeant ta période de jeûne nocturne, parce qu'on jeûne pendant la nuit, en allongeant ta période de jeûne nocturne progressivement par petites incrémentations de manière à devenir plus fort parce que sinon tu es d'une
extrême fragilité. Comme tu le disais Slogodam, le premier jour où on passe une journée complète sans manger et qu'on se réveille le lendemain matin après avoir passé la veille sans manger, la sensation de force, de résilience est juste extraordinaire.
On se dit en fait je ne suis pas mort, je suis vivant, je peux le faire. C'est ce que j'appelle l'élixir de jouvence. Le réflexe, la pensée, je peux le faire.
C'est une pensée qu'on a à 20 ans, quand on est un jeune poulain et qu'on essaye de définir, on est en train de définir l'air de notre champ, n'est-ce pas ? Tout ce qu'on est capable de faire.
quand on fait une très longue marche à 20 ans et qu'on y réussit, on dit ouais je peux le faire, puis après on entre dans une routine et puis quelques années plus tard tu fais quelque chose qui n'est pas, de nouveau je n'arrête pas de le dire, c'est pas exceptionnel, c'est pas un exploit de jeûner même longuement, mais c'est quelque chose qui est inhabituel et c'est quelque chose qui ouvre beaucoup de choses en nous et donc quand tu le fais, tu te rends compte que tu peux le faire,
tu peux le faire encore plus longtemps et puis tu as une réserve colossale d'énergie en toi, c'est comme si tu savais que dans une poche secrète qui est toujours sur toi, qui ne dépend pas de cette veste ni d'une autre, tu as des barres énergétiques qui sont alignées pour tenir, je sais pas moi, deux mois, deux mois de barres énergétiques, c'est extraordinaire, tu vas pas te demander où est l'épicerie, Donc j'observe par exemple mon ami Walter, le psychiatre suisse qui est un ami proche
et qui m'a envoyé, qui a réalisé les contacts pour moi là-bas au Baïkal et qui, lui jeûne vraiment, pour lui le jeûne fait partie vraiment du rythme de la vie, il fait trois ou quatre périodes d'une semaine par an, il jeûne pour aller marcher, c'est un grand alpiniste, ah ben voilà, maintenant j'ai plus de lumière, ça devrait revenir, voilà, c'est un grand alpiniste,
il marche, il court, il est très très mince et n'importe qui, doté du sens commun ordinaire d'aujourd'hui, dirait ah mais celui-là c'est justement lui, lui il faut surtout pas qu'il jeûne, il est maigre comme un clou, ça va lui nuire, ben non, ben non, donc entre parenthèses tu sais peut-être, je ne sais pas si on l'a dit, est-ce qu'on a dit la dernière fois quelle était la période de jeûne absolue à l'eau la plus longue qui a été enregistrée. Non je crois pas.
Non je crois pas non plus. Et bien la plus longue c'est dans le livre de Thierry de Lestrade que j'ai trouvé cette information. La période la plus longue a été donc le jeune le plus long dans l'histoire connue a été accompli par un jeune un jeune homme de 28 ans à Glasgow, en Ecosse, en 1965-1966.
Parce que ce jeune homme avait une obésité morbide. On ne me verra plus. Il faut que je m'éclaire un peu. Un petit instant. Aucun problème, c'est le direct. J'ai allumé une lumière et tout va bien.
Donc le garçon avait une obésité maladive, il est allé trouver les médecins à l'hôpital, il a trouvé un médecin qui croyait aux jeunes, enfin qui n'était pas opposé, il a dit moi je veux descendre de 207 kg à un poids normal pour mon âge et pour ma taille. Le médecin lui a dit comment comptez-vous faire ?
» Il dit « j'aimerais me trouver une petite amie, j'en ai marre d'être seul, j'en ai marre d'être ridicule, je veux le faire au plus vite donc je vais jeûner jusqu'à ce que j'arrive au poids qu'il faut. » Le médecin lui a dit « bon, si vous voulez comme ça, mais il faut le faire dans un cadre clinique ». C'est grâce au fait qu'il l'a fait dans un cadre clinique que nous savons aujourd'hui que ce jeune homme a effectivement jeûné pendant 380 jours, plus d'une année.
Oui, c'est ça, j'allais te dire un peu plus d'une année, c'est ce C'est ce qu'on m'avait dit, j'étais aux alentours de 400 jours. Donc ça dépend éminemment des réserves de chacun aussi.
Ça dépend des réserves. Lui avait des réserves et donc il est descendu de 207 kilos à 85, quelque chose comme ça. Donc il a enlevé 120 kilos. Il avait de quoi, il avait de quoi, il avait des très bonnes réserves.
Mais voilà, maintenant qu'on nous... Excuse-moi, voilà. donc le fait que lui avait des réserves n'enlève rien au côté surréaliste de la performance c'est à dire que tu dis aujourd'hui à un médecin que quelqu'un que quelqu'un a pu jeûner pendant toute cette période il dira non non c'est pas possible il dit ben demandez demander à vos collègues en en Écosse, ils ont tout noté.
Tout est noté. Donc voilà, c'est pas de la prestidigitation, ça fait partie de nos facultés qui ont l'air surnaturelles parce que nous avons chassé le naturel. Ce sont des facultés naturelles.
C'est ça. Et je pense que c'est vraiment ça sur lequel il faudrait vraiment qu'on le focalisme inné, c'est que tout ça c'est absolument naturel, tout ça c'est absolument pré-programmé dans les cycles naturels d'un humain qui vivrait dans un environnement dans lequel finalement les contraintes ne seraient pas toutes atténuées par une débauche technologique.
C'est-à-dire que ce qu'on doit aller chercher là maintenant et qui va être qualifié par certains sur Wikipédia de appel à la nature par exemple et qui est présenté comme un biais, en fait ce n'est pas un appel à la nature, c'est la réalité de l'humain qui vit dans un environnement qui lui expose des contraintes dans lesquelles la ressource alimentaire est aléatoire d'une certaine manière.
Et c'est vraiment ça je pense qu'il faut vraiment arriver à réaliser, c'est-à-dire que ce n'est pas quelque chose d'extraordinaire que de jeûner, ce qui est extraordinaire c'est de ne pas jeûner, c'est-à-dire ce qui est extraordinaire c'est d'avoir cette régularité de trois repas par jour voire plus tout le temps, ça c'est extraordinaire et c'est même complètement jamais vu dans l'histoire humaine d'une certaine manière, cette surabondance. Oui, ça c'est jamais vu.
Alors c'est une chose sur laquelle les auteurs, les Russes et Shelton aussi insistent beaucoup, c'est que cette régularité absolue des repas, jusqu'à trois fois par jour ou plus dans notre civilisation, c'est quelque chose qui est totalement nouveau pour l'être humain.
Ça fait grosso modo depuis le 19e siècle qu'on a pu assurer cette cadence d'alimentation. Autrefois, d'abord on n'avait pas beaucoup, on n'a jamais eu abondance à manger, les riches peut-être pouvaient s'alimenter plus régulièrement mais c'était en gros un repas par jour pour l'humanité depuis la nuit des temps.
Les légionnaires romains quand ils partaient en campagne, ça pouvait durer durant des mois, ben on leur donnait un sac d'avoine pour eux et pour éventuellement le partager avec le cheval ou la mule qu'ils avaient s'ils en avaient un et puis c'était tout, il n'y avait pas de cuisine de campagne par exemple dans les armées romaines, la cuisine qui accompagne les armées c'est très récent donc on ne savait pas en partant quand serait le prochain repas.
Le paysan s'il fallait faire des vendanges, s'il fallait profiter du temps, du beau temps pour vendanger et bien pendant des jours et des jours il allait travailler puis c'est tout puis après il allait manger quand on peu et moi j'ai trouvé que cette rupture de la cadence d'alimentation ou l'espacement, ne serait-ce que l'espacement, c'est extraordinairement profitable pour le corps. C'est extraordinairement profitable.
Aujourd'hui, une journée par exemple où on me propose, je sais pas, un déjeuner ou un dîner quelque part, je sais que c'est un jour où moi je ne vais rien me faire pour moi parce que je ne sais pas, je n'insiste pas pour déterminer le menu qu'on va me servir, je ne fais pas le difficile, je ne mange pas de gluten ou je ne sais pas quoi, mais je sais que ce ne sera pas exactement ce qui me convient donc je me dis bon ben si c'est un déjeuner le soir
je n'ai probablement rien mangé et l'idée par exemple d'avoir deux repas sérieux dans la journée d'avance me paraît lourde c'est une idée qui me paraît lourde autrefois c'était les trois repas par jour point et du temps où il y avait encore des restaurants en france je suis désolé du temps il y avait encore des restaurants en france comme j'avais souvent à paris à paris quel que soit l'affaire qu'on a à régler ou rencontrer quelqu'un, ça se fait toujours à table, ça se fait toujours au bistrot.
Je me disais, je dois voir cet ami mais je sais que lui il va dans des brasseries où il y a toujours des choucroutes, des machins, des trucs. Essayons de coupler cette visite-là avec une visite chez une vieille dame où il n'y aura que du thé parce que deux repas dans la journée, je ne peux pas, je n'arrive pas.
Et si je peux par exemple quand je suis seul, là comme en ce moment je suis seul chez moi, je fais un repas. Je prends un café le matin et puis un repas en fin d'après-midi, c'est ma journée.
Mais le repas de fin d'après-midi, ça peut être un gros repas. Quelqu'un m'a demandé, je vois passer le chat, je n'ai pas eu la présence d'esprit de répondre aux questions précises, on me demande est-ce que j'ai encore de l'obésité?
Eh bien oui, j'ai encore de l'obésité. Selon les médecins, je devrais être à environ 85-87 kilos, mais je me suis rendu compte par moi-même que quand je descendais en dessous de 100 kilos, j'avais moins d'énergie.
Donc je suis bien enveloppé, il ne me manque rien, mais c'est un poids où je me sens très bien et où je suis très très mobile. Donc voilà pour cette réponse. Une question qu'on nous a posé c'est est-ce que intellectuellement on fonctionne différemment après le jeûne ou avec le jeûne que par rapport à avant oui je crois qu'intellectuellement ça nous met dans une espèce de dépendance c'est à dire que avant il fallait fonctionner intellectuellement produire tant bien que mal avec des gros repas avec
les trois repas par jour avec cette surcharge il fallait faire avec, c'est-à-dire qu'on n'en tenait pas compte et on se rendait pas compte à quel point elle pouvait aussi entraver le fonctionnement, eh bien, cérébral.
Aujourd'hui je sais que ça entrave le fonctionnement cérébral, donc je sais que je vais mal fonctionner si je fais des gros repas ou si je bois trop, etc. Donc je fonctionne intellectuellement, je pense plus vite, je pense que je suis plus productif mais ça me pose certaines conditions, si je bois un verre de vin à midi je sais que l'après-midi je peux pas écrire un article ou un chapitre de livre, je peux faire autre chose.
Et puis aussi avant mon premier jeûne, je parle toujours de mon expérience parce que c'est ce que je connais. Avant mon premier jeûne, je pouvais, sans ressentir d'ivresse, boire une bouteille de vin rouge à un repas.
130 kg, une bouteille de vin rouge, rien ne se passe. Aujourd'hui, deux verres de vin rouge à un repas, c'est bon là, on arrête. Ça me suffit largement. Je sais que le troisième, ça va être dodo.
Donc voilà, et ça c'est spontané, c'est pas moi qui ai voulu limiter ma consommation d'alcool, elle est comme ça. Je connais des cas, excuse-moi parce que c'est vraiment très éloquent, je connais des cas de gens qui avaient à peu près les mêmes problèmes d'obésité que moi auparavant et puis qui sont allés se faire des pontages, ce qu'on appelle le bypass, c'est-à-dire se faire retailler les boyaux.
Chez certains ça a marché, c'est-à-dire que maintenant ils mangent comme des oiseaux, ils vivent dans une vie un petit peu terrorisée quand même parce que le médecin leur a dit il faut surtout pas maintenant, vous pouvez vous faire très très mal si vous mangez normalement, il faut manger peu et certains n'ont pas écouté les médecins et ils sont revenus à leur obésité antérieure tout en ayant je ne sais pas combien de centimètre d'intestin en moins.
Donc ils ont reviolé leur système digestif parce que c'est pas naturel, parce que personne ne leur a dit, au lieu de leur dire, au lieu de leur couper chirurgicalement les boyaux, on aurait pu leur faire du jeûne jusqu'à ce que ces boyaux se resserre parce que ça aussi c'est une chose qu'on sent très bien.
Quand on fait du jeûne, on sent que le volume intérieur est occupé de manière beaucoup plus lâche, c'est-à-dire que les boyaux au lieu d'être comme ça, ils sont comme un fil, ils sont serrés quand ils ne sont pas utilisés, ils sont rangés.
Et quand ils se déploient de nouveau parce que ça recircule dedans, la lourdeur vient vite. Donc on est plutôt poussé à ne pas trop faire circuler dedans pour que cette lourdeur ne revienne pas.
Et ça, c'est beaucoup plus naturel, plus spontané. Mais malheureusement, ça coûte zéro euro que d'aller se faire charcuter en chirurgie. Il n'y a rien de plus absurde. On retombe exactement sur ce avec quoi on avait commencé quasiment notre premier les dernières échanges, c'est-à-dire est-ce qu'on s'oriente vers une politique de santé, et dans une politique de santé à ce moment-là le jeûne est absolument une pierre d'angle d'une politique de santé, c'est-à-dire reproposer de manière
systématique des pauses alimentaires à la population pour permettre à ce que les processus normaux de la vie, je dirais vraiment d'un point de vue physiologique mais aussi psychologique, c'est-à-dire permettre vraiment ces processus de nettoyage, intégration des expériences, contact avec son intuition intérieure pour mieux choisir son orientation de vie, connexion avec son intériorité pour développer aussi, même si je ne pense pas qu'on devient plus spirituel avec le jeûne, mais je pense que le jeûne est placé
dans des circonstances qui vont faire que ce ressenti fin de la vie spirituelle à l'intérieur de nous peut être rendu plus facile. Tout ça, ce serait vraiment la pierre d'une politique de santé, et si actuellement ça n'a pas lieu, c'est bien la preuve définitive que nous n'avons pas une politique de santé, on a une politique du médicament et d'un certain type de médicament, on a une politique du traitement, on a une politique de gestion de la maladie qui est donc une valeur économique intéressante et non pas une
politique de prévention et de santé. – Alors précisément, dans l'Anti-Presse d'aujourd'hui, j'ai publié un commentaire sur les dernières décisions du gouvernement suisse concernant la prolongation de la fermeture des cafés et des restaurants et la réouverture progressive des magasins etc.
mais enfin grosso modo une prolongation à mon avis à l'infini de l'état d'urgence, assortie évidemment de conditions chiffrées. Alors c'est des conditions qui parlent de taux d'incidence, qui parlent de taux d'occupation des hôpitaux, moi j'y rajoute encore le taux de luminosité de la Lune en phase jibeuse, pourquoi pas, il n'y a que des chiffres.
Ce qui est frappant, c'est que aujourd'hui quand on écoute les autorités et leurs conseillers soi-disant scientifiques, on se rend compte qu'ils ont beaucoup moins de soucis pour la santé des gens que pour la santé de la maladie, pour la santé du virus.
Si le virus se portait très mal en ce moment, je crois qu'il serait désespéré et il se porte très mal donc ils sont désespérés et ils compensent ce désespoir par des conditions toujours plus usubuesques et plus draconiennes pour la sortie de crise.
Je veux dire, maintenant, on fixe notamment en Allemagne des taux d'incidence ou de propagation de ce virus qui sont complètement contre nature, je veux dire qui sont au tiers du seuil de n'importe quel virus de la grippe.
Donc, on fixe des seuils. Jamais atteignables. Pour que la maladie soit notre environnement, notre condition de vie primaire, alors que c'est la santé qui est notre condition de vie primaire.
Et ça c'est quelque chose, je veux dire, un jour leur système va s'effondrer. Il va s'effondrer parce qu'il va rendre tout le monde malade et que les gens malades ne peuvent pas les entretenir, eux les parasites.
Il faut bien que quelqu'un travaille pour qu'eux puissent recevoir leur salaire colossaux. Donc à un moment donné ça va s'effondrer par que de participants. Le gouvernement suisse a commandité une étude sur l'état psychique de la population, donc la fameuse task force scientifique du gouvernement suisse, la seule étude poussée qu'elle ait faite, parce qu'elle n'a pas fait d'étude par exemple sur les conséquences des confinements et du port du masque, etc. Il n'y a pas d'étude disponible, il n'y a aucune référence scientifique
sur l'efficacité de ces mesures, aucune, aucune, aucune. En revanche, ils ont fait étude sur l'état psychique de la population, un sondage. Il s'avère grosso modo que 28 % ou 25 ou 28 % des Suisses sont au bord d'un état dépressif grave.
Vous avez bien entendu, un quart voire un tiers de la population suisse est au bord de la dépression grave. On considérait que c'était 10 % de la population qui, dans une société industrielle avancée, connaissait la dépression au sens clinique de la dépression, donc quand même une dépression sérieuse.
Déjà 10 % de gens qui perdent la dépression, c'est quoi ? C'est la perte du sens. La dépression ce n'est rien d'autre que la désénergisation absolue de toutes nos facultés par la dépolarisation de l'aimant que nous sommes.
un aimant, il est polarisé vers la vie, il a une direction, il va vers quelque chose. Si tu le dépolarise, ce n'est plus un aimant, il ne sait plus vers quoi il va, il ne sait même pas pourquoi il est là.
Donc cette dépolarisation de la vie, il n'y a rien de plus propice pour l'aggraver que de flanquer les gens en déconfinement, de leur imposer des comportements absurdes, de les infantiliser comme on le fait et en plus de les séparer les uns des autres en les culpabilisant d'être humain et d'avoir des émotions qui s'expriment par des gestes tactiles, par des gestes.
C'est vraiment la recette pour rendre les gens fous et déprimés. Alors le gouvernement suisse commandite une étude, l'étude aboutit à la conclusion que la situation est très préoccupante dans ce pays et qu'est-ce qu'on préconise comme remède à cette situation psychique ?
Eh bien de faire baisser le nombre des cas de coronavirus. Autrement dit, rajouter encore plus des mêmes mesures qui ont rendu les gens fous. Les gens qui peuvent développer un tel raisonnement, quand vous pensez qu'ils ont des doctorats, qu'ils sont chefs, patrons de recherche, qu'ils ont des chaires d'universités, mais vous vous demandez si c'est dans le monde d'Alice au pays des merveilles ou dans celui de Monty Python qui sont professeurs et chercheurs et s'il ne faudrait pas immédiatement les enfermer.
Hélas, ce sont eux-mêmes qui tiennent les asiles de fous aussi. Ils sont des deux côtés là, ils devraient être seulement du côté à l'intérieur des barreaux. Et là, on voit vraiment qu'il y a quelque chose qui tourne pas rond.
Et ce qui tourne pas rond là dedans, c'est justement cette prémisse de base, c'est qu'on a décidé qu'on vivait dans un paradigme de la maladie au lieu de vivre dans le paradigme de la santé, pourquoi ? Parce que l'économie a compris que la maladie c'était plus lucratif que la santé, c'est tout, c'est tout, dans les 30 glorieuses, oui, dis-moi. Oui, on revient aussi à ce que tu avances et avec lequel je suis 100 % d'accord, c'est que ce qu'on voit arriver actuellement c'est d'abord et avant tout
une nouvelle religion, parce qu'on est vraiment dans un système de croyance organisée qui place la nature humaine près de la maladie et non pas de la santé, qui rend l'organisme humain imparfait et donc qui doit être corrigé par l'intellect et la rationalité humaine.
Enfin je pense que je vais pas te choquer en te disant que de mon point de vue c'est vraiment une affirmation d'un monde laïque, sans Dieu et plaçant l'homme avec son intellect au centre, ce que j'appelle donc le « New Age » versus une société beaucoup plus traditionnelle dans laquelle la transcendance est présente, l'humilité et le terme « soumission » est parfois mal connoté, mais en tout cas l'humilité par rapport à des lois naturelles qui nous déterminent est présente et la
conscience aussi de notre dépendance par rapport à notre environnement et donc à notre intégration, intrication avec notre environnement est présente, dans lequel le sacré, le merveilleux, le silence et le respect sont des valeurs premières, et la santé aussi.
Évidemment ! En 2019, quand j'étais à Pékin, j'ai eu un jeune guide, un jeune médecin qui s'était formé aux Etats-Unis à la médecine allopathique occidentale puis ensuite qui a voulu devenir médecin chinois traditionnel et il a fait ensuite sa formation en Chine et il est devenu médecin chinois traditionnel.
Donc il a les deux formations, il est parfaitement bilingue, très cultivé et alors on fait notre tour de la cité interdite, il me parle de l'histoire de la Chine, de la tradition, de la civilisation et puis je lui pose des questions sur son travail et puis il me dit voilà oui je travaillais dans un centre clinique avec les méthodes donc qu'on connaît assez mal mais enfin on ne retient que l'acupuncture mais enfin la médecine chinoise c'est un ensemble de connaissances extrêmement complexes alors
il dit oui j'ai travaillé dans un centre clinique mais maintenant j'ai quitté le centre clinique j'ai abandonné le salaire et je vis comme un médecin traditionnel je dis qu'est ce ça veut dire ? Le médecin traditionnel c'est celui qu'on paye quand on n'est pas malade en Chine, les gens payent le médecin, ils cessent de le payer quand ils sont malades.
Alors les gens le payent comme ils veulent et puis ils se rendent chez eux. Je dis mais tu fais le tour de Pékin pour voir tes malades ? Il dit oui, il faut voir Pékin c'est 20 millions d'habitants, c'est colossal Pékin.
Et je dis mais pourquoi ? Il dit mais parce qu'on ne peut rien savoir sur une personne qui le matin s'est habillé et douché, enfin douché et habillé, qui s'est mis du parfum si possible, et qui veut faire bonne figure en allant chez le médecin, parce que c'est devenu quelqu'un d'autre.
On ne peut connaître l'état du patient qu'en le voyant là où il souffre, pas là où il est représentation. Et je me suis dit mais c'est extraordinaire cette simple sagesse. Puis il me dit très souvent les miasmes disparaissent parce qu'ils ont cet enseignement des miasmes et des vents n'est-ce pas, des effluves toxiques.
Les miasmes disparaissent le plus souvent parce que je dis aux gens mais ouvrez lui ses fenêtres, aérez-le, aérez cette pièce. Et je me dis mais c'est extraordinaire quand même que dans tout le monde occidental, les médecins aient cessé de rendre visite à leurs malades.
Le malade grippé ou je ne sais pas quoi, ou qui a n'importe quoi, doit faire un effort colossal, consommer une énergie énorme qui devrait être investie dans sa rémission à se déplacer chez le médecin et en plus à affronter les maladies nosocomiales donc les virus et toutes les saloperies qui sont présentes maintenant demeurent dans les hôpitaux. Heureusement maintenant les gens ont tellement peur des hôpitaux et des médecins qu'ils n'y vont plus.
Je pense qu'ils ne s'en portent que mieux. Mais il faudrait que les médecins, je connais encore deux ou trois médecins amis de la famille et autres qui sont prêts à Mais c'est ça qui est normal, c'est que le médecin qui est en bonne santé se rende au chevet du malade.
Et ça, par exemple, cette simple inversion du sens du déplacement m'a fait penser à ce moment-là, quand je parlais avec ce jeune médecin, que tout était posé cul par-dessus tête. Pas simplement le problème du jeûne, pas simplement le problème de la médecine basée sur de la chimie ou sur du pharma, mais simplement la démarche de base.
Quelqu'un est malade, on lui rend visite, on ne l'habille pas, on ne le met pas dans un taxi, on ne l'amène pas dans un hôpital où il doit être en représentation, faire semblant d'être ce qu'il n'est pas, devant un médecin qui l'examine et qui d'ailleurs va l'examiner comment ?
En le branchant sur un ordinateur comme aujourd'hui on fait le diagnostic d'une bagnole. C'est invraisemblable, on a perdu le contact avec ce qu'est non seulement la santé, non seulement la santé, mais la réalité elle-même.
Pas vrai ? C'est tellement évident. Qu'est-ce que tu veux que je dise ? C'est tellement évident. C'est magistral et je crois que cette évidence, c'est vraiment ce qui ressort de ces deux magnifiques entretiens qu'on a eu tous les deux sur le Baudame.
Je te remercie vraiment sincèrement de nous avoir partager ton expérience sur le jeûne et plus largement ta façon de voir cette vie, ce monde, ton analyse qui a touché énormément de monde, je le vois dans les commentaires.
Pour terminer, je voulais rappeler Slobodan que tu es le rédacteur d'un magazine qui s'appelle Antipresse qui sort tous les dimanches matins, j'ai mis le lien dans la description, tu pourrais le présenter Antipresse en quelques mots ?
Ah ben l'Antipresse comme son nom l'indique c'est... Bon. C'était une lettre que j'ai lancée avec un ami journaliste suisse en fin 2015, donc il y a 273 semaines maintenant, et qui était au début une lettre que nous adressions à nos amis par courrier électronique, spontanément, pour corriger un peu les stéréotypes de ce que j'appelle les médias de grand chemin.
Parce que sur tous les sujets, on sait que les médias vont tous dire à peu près la même chose et aller dans la même direction, que ce soit politique, économie, société, etc. Et puis, nous, on s'est mis presque par jeu à raconter les actualités de la semaine en décalant un petit peu le point de vue.
Bon, c'est comme ça que ça a commencé. Puis ensuite, cet ami a dû, pour des raisons professionnelles, abandonner le bateau et d'autres gens sont venus. Et puis, à un moment donné, c'était devenu tellement important qu'on l'a professionnalisé, on a dû mettre un abonnement.
Et maintenant, c'est un magazine qui est envoyé par e-mail et qui est fait comme un magazine en PDF, une lettre magazine de 16 pages, 16 à 24 pages en PDF. Et maintenant, en plus, comme les gens ont peu de temps pour lire ou qu'ils sont fatigués, ils ont la fatigue des écrans, nous le proposons même en version audio, c'est-à-dire que je lis nos articles chaque semaine. Et puis, la lecture de l'antipresse qui arrive tous les dimanches matin,
ça prend environ une demi-heure à trois quarts d'heure d'audition, c'est en audio. Et nous traitons de tous les sujets, notamment en 2020, on a énormément traité le sujet de ce que j'ai appelé tout de suite le coronavirus, parce que dès mars 2020, j'ai pensé, ayant été dans ma vie l'éditeur du seul livre qu'il avait vu juste sur H1N1 en 2009, donc H1N1, la pandémie de la peur de Bernard Duguay, j'en étais l'éditeur, j'ai vu des similitudes troublantes avec
la pandémie de grippe porcine qui avait, comme on le sait, fait puite en 2009-2010, même si la France avait acheter 60 millions de doses de vaccins pour rien et donc je m'étais dit on est reparti, on est reparti dans le train fantôme pour nous faire peur, il faut désactiver cette peur et donc en 2020 j'ai énormément travaillé non pas à nier la maladie qui existe mais à désactiver les mécanismes de la peur construite.
Donc, on déconstruit, on décale, on se rit un peu de tout ça parce que le ton est assez détaché. On le fait chaque semaine, chaque dimanche matin, depuis 273 semaines, sans aucune interruption.
C'est ça l'antipresse. Je vous encourage vraiment à venir découvrir cette antipresse, surtout si vous avez apprécié la la capacité d'analyse, la parole franche, directe de Slobodan.
Je sais qu'il y a eu beaucoup de retours à ce niveau-là. Et puis moi, à mon niveau, je te remercie sincèrement Slobodan d'être venu pour partager comme ça, d'avoir donné quatre heures de ton temps, ce n'est pas anodin du tout.
Donc merci pour ce partage d'expériences, à la fois en termes de ta propre expérience et ton analyse plus large. C'est vraiment d'une très grande richesse. Mais c'est moi qui te remercie Thierry, le travail que tu fais depuis des années, dix ans, moi je suis là depuis cinq ans, toi tu es là depuis dix ans, à ramener les gens vers la vie normale.
Je veux dire, nous sommes en train de construire le parti des gens normaux, c'est énorme. Donc c'est moi qui te remercie. C'est rester normal, ordinaire et simple et en plus allègre parce qu'il faut jamais perdre sa bonne humeur.
Aujourd'hui, c'est ça l'exploit. Donc voilà, tu construis un exploit avec tes vidéos, avec ton enseignement. C'est l'exploit et c'est notre victoire, effectivement, de l'arriver à garder de l'espérance et de la joie dans un monde où parfois on propose une espèce de futur, le fameux futur, comme tu disais, de Philippe Guimond.
C'est Guimond, oui, c'est Philippe Guimond, oui. De garder de la joie et de l'espérance, je pense que c'est vraiment la marque de notre victoire. Donc, c'est très important pour moi et c'est ce que j'apprécie aussi beaucoup chez toi, il y a du pragmatisme, tu vois la situation telle qu'elle est mais tu n'en tires pas des conclusions désespérantes, il y a toujours de l'espérance.
Et en parlant de jeûne par exemple, on a un potentiel de santé et de vie à l'échelle individuelle et collective qui est directement accessible, qui est là pour nous. C'est le paradigme de toute la vie.
Dans toutes les choses que nous faisons dans la vie, il existe une voie simple et naturelle pour les aborder, quelle qu'elle soit. Il suffit de la trouver et pour la trouver il suffit de désactiver un petit peu les conditionnements sociaux et médiatiques qui nous bombardent tout le temps.
Et une fois qu'on a dégagé ça, on voit la solution. un petit exemple puis après on arrête parce que sinon on est reparti. Si vous avez des problèmes à vous concentrer sur un travail, c'est une recommandation que je fais en étant quelqu'un qui écrit tout le temps.
Nous avons tous pris l'habitude d'écrire sur des ordinateurs et quelques fois nous avons de la peine, nous écrivons des milliers et des milliers de mots pour ne rien dire. J'ai une recommandation, écrivez là-dessus. Ceci est un cahier.
Tu fais ce que tu as à écrire, que ce soit une lettre au fisc ou un article ou une thèse de doctorat, tu commences par l'écrire à la main dans une version simplifiée, après c'est plus que du remplissage.
La pensée, elle suit la main. La pensée et la main sont accordé, la pensée n'est pas accordée avec le clavier, le clavier c'est de la quantité, la main c'est du geste et de la qualité, ça change complètement, le nombre des articles que j'ai écrit depuis le 6 décembre 2015 dans l'antipresse, il y en a pour trois volumes pléiades, en gros il il y a 2500 pages à 4, c'est en corps serré, donc c'est environ 3 volumes pléiades, depuis 5 ans.
Mais depuis quelque temps, j'étais tellement fatigué de le faire que je me suis rendu compte qu'il fallait le faire à la main, que l'outil lui-même électronique, il est trop compliqué, il nous donne trop de possibilités, il va trop vite.
Alors dans toutes les choses de la vie, il y a un retour vers quelque chose d'essentiel de simple qui peut être la solution à zéro centime. Voilà, c'est tout. Merci Slobodan. Je retiendrai aussi une de tes phrases qui m'a marqué profondément, il n'y a que les poissons morts qui vont dans le sens du courant.
Celle-là je crois que je vais l'écrire. Elle me plaît aussi beaucoup. Je te remercie sincèrement pour ta présence, pour le temps que tu nous as consacré Slobodan. Merci encore pour ce magnifique échange et je Je pense qu'on aura l'occasion de continuer.
Je pense que l'analyse même de l'actualité politique au sens large du terme, ça, ça pourrait vraiment avoir du sens. Et oui, j'ai bien envie de poser un petit partenariat avec Antipresse. On en parlera en backstage.
Merci pour ton enthousiasme. Moi, je vous donne rendez-vous à tous dans deux jours. Mardi, on va se retrouver peut-être pour la dernière vidéo live des 10 ans de de régénère parce qu'on ne va pas fêter 10 ans pendant 3 ans non plus parce que sinon ça n'aura pas de sens.
Mais voilà, en tout cas merci Saul Boudin, tu as été vraiment là encore magistral. Bonne soirée à toutes et à tous, c'est l'occasion d'expérimenter le jeûne et ce n'est pas compliqué, il suffit de s'y mettre, c'est-à-dire que c'est une décision que vous pouvez prendre maintenant, il n'y a pas besoin de préalable, il n'y a pas besoin de… Voilà, simplement demain matin par exemple, faites l'expérience de ne pas déjeuner, retardez votre déjeuner, peu importe, mais faites l'expérience de
rallonger ce qui est spontané et naturel chez nous, c'est déjà de jeûner toute la nuit. Vous avez jeûné toute la nuit, ben gagnez quelques heures en plus et puis vous allez voir un petit peu comment ça se passe de l'autre côté de la porte.
Vous avez cette fameuse porte où on vous a dit « mais on ne va pas voir, de toute façon il n'y a rien à y voir ». Si vous en trouvez, peut-être que vous allez voir qu'il y a beaucoup de choses à voir et peut-être même que c'est la vie que vous allez y trouver.
Donc, je vous souhaite à toutes et à tous une bonne soirée, encore merci Slobodan, et voilà, cultivez la santé, la vie et la joie parce que c'est vraiment ce qui nous reste et c'est notre meilleure façon de sortir de la situation actuelle.
!
Report
Block Member?
Please confirm you want to block this member.
Vous ne pourrez plus le faire :
- See blocked member's posts
- Mention this member in posts
- Invite this member to groups
- Message this member
- Add this member as a connection
Please note: This action will also remove this member from your connections and send a report to the site admin. Veuillez patienter quelques minutes avant que cette procédure ne soit terminée.
Report
Nous utilisons des cookies pour mesurer l'audience et améliorer votre navigation. En savoir plus
Accédez à l'intégralité
des contenus RGNR
Lives Q&R hebdomadaires, parcours santé personnalisés, formations,
replays exclusifs, communauté de membres engagés…
Plus de 1 500 vidéos et programmes pour reprendre
le pouvoir sur votre santé.
7 commentaires
💬 Connectez-vous pour participer à la discussion
Se connecter →