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10 ANS RGNR (jour 5) : Le jeûne, pénurie et raréfaction alimentaire avec Slobodan Despot

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L'équipe RGNR
329 vues • Publiée le 18/02/2021

Cette conversation réunit Thierry et Slobodan Despot, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Anti-Presse, déjà invité sur RGNR en juin précédent. Le point de départ est concret : Slobodan a mené un jeûne complet d’environ 16 à 17 jours dans un centre spécialisé au bord du lac Baïkal, suivi d’une période de réalimentation progressive sur le reste du séjour.

Il décrit les conditions pratiques de ce jeûne : les longues marches quotidiennes sur le lac gelé par -12 à -15 degrés, les massages thérapeutiques pour accélérer l’élimination des toxines, et la gestion des douleurs dorsales qui accompagnent chez lui chaque période de jeûne prolongé. Il revient aussi sur la dimension psychologique et ontologique de l’expérience, ce sentiment de se défaire d’un attachement fébrile à soi-même que plusieurs traditions religieuses ont codifié sous forme de pratiques de privation.

La conversation élargit ensuite le propos vers le contexte médical et politique. Les deux interlocuteurs examinent pourquoi le jeûne intégral reste marginalisé dans la médecine conventionnelle, en retraçant l’histoire de la mainmise de l’industrie pharmaceutique sur les systèmes de santé occidentaux depuis le début du XXe siècle, et comment ce verrouillage se perpétue aujourd’hui via des pressions sur les médecins, la réécriture de pages Wikipedia ou le déremboursement de certaines pratiques.

La dernière partie aborde la question de la pénurie alimentaire comme scénario concret. Slobodan et Thierry expliquent l’ordre dans lequel le métabolisme consomme ses réserves lors d’un jeûne prolongé (graisses, puis muscles, puis cartilage, le cœur et le cerveau en dernier), et pourquoi cette séquence physiologique rend le jeûne non seulement viable mais potentiellement stratégique en cas de raréfaction des ressources alimentaires. Ils soulignent que le jeûne ne nécessite aucune infrastructure, aucun produit, et que c’est précisément ce qui en fait, selon eux, une pratique incompatible avec un système économique indexé sur la maladie et la dépendance.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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live de l'anniversaire Régénère, normalement nous sommes en ligne, normalement le son est bon, normalement l'image est bonne, et je suis vraiment ravi de vous retrouver, donc merci toujours pareil de me confirmer dans le chat si le son, si l'image est correcte et si ça vous permet de suivre ce live, un live qui va être je pense très très très riche ce soir puisqu'on va parler de jeûne avec Slobodan, Slobodan Despot que j'avais déjà accueilli en mai ou en juin dernier,

qui est le rédacteur en chef du magazine Antipresse. Slobodan qui a vraiment une passion pour le jeûne et on va aborder le jeûne d'un point de vue bien sûr expérientiel puisque Slobodan a pu mener une expérience de jeûne sur le lac Païkal, il va nous parler vraiment de cette expérience de jeûne.

Et Et puis sur le plan aussi politique et sociétal, que peut le jeûne pour notre société, surtout dans la période de crise que nous vivons actuellement et peut-être dans la perspective potentielle d'une crise ou d'une pénurie alimentaire, qu'est-ce que la stratégie jeûne pourrait faire pour nous ?

Je vois que tout est OK. Donc voilà, je voulais vous dire que c'était un plaisir. Hier nous avons fait une petite pause, enfin nous, je vous ai posé une petite pause, et je vais vous dire, je n'ai pas vraiment d'excuses entre guillemets, sauf que j'avais une très grosse journée et en fait le soir venu j'ai demandé à Slobodan si on pouvait décaler aujourd'hui, j'avais envie de passer une petite soirée tranquille avec mes proches, me relaxer un petit peu parce que les 4 lives précédents ont été très denses,

ça a commencé sur les chapeaux de roue avec Pierre Etchart, ça a continué avec Dominique Guillaume, Raphaël Koliki, Pierre Dufraisse, et puis, non pas Pierre Dufraisse, qu'est-ce qu'on avait, Dominique Guillaume, Raphaël Colicci, on avait Alex Ferrini, et oula, j'ai un petit trou, je suis désolé, il m'excusera, Dimanche, et puis après on a eu la soirée extraordinaire avec Pierre Dufraisse, Gilles Lartigot, Bernard Bordas et Pierre

Richard qui s'invitaient, et mardi on a fait une soirée aussi exceptionnelle, vous avez été très nombreux à le suivre, avec Jean-Jacques Keur, une soirée qui me tenait vraiment à cœur avec Jean-Jacques aussi, pour vous montrer aussi l'envers du décor parce qu'autant il ne s'agit pas de planicher tout le temps sur notre condition, autant il est important que vous sachiez aussi qu'est-ce que ça coûte à notre époque d'essayer d'avoir une voie divergente.

Alors ce soir on va accueillir Solobodan Despot qui va nous rejoindre d'ici quelques minutes. Moi je tenais à vous préciser en amont de ça comme toujours que là pendant quelques jours encore pour fêter les 10 ans Régénère, eh bien je vous propose une promotion exceptionnelle sur les formations, elles sont à moins 50 %, vous pouvez aller sur le lien en dessous de la vidéo, il y a le lien pour ça, ça va vous permettre de découvrir toutes mes formations en ligne,

et vous allez voir c'est du contenu qui est vraiment de qualité pour vous permettre de vous démanciper en matière de santé et de cultiver cette fameuse souveraineté et cette responsabilité qui nous est chère à tous.

C'est la dernière fois que je les propose ces formations puisqu'ensuite elles vont être complètement revisitées, remodelées et comme je vous le disais, de soi que les personnes qui ont accès à la formation y ont accès à vie, entre guillemets, donc vous profiterez des nouvelles versions qui seront à venir ultérieurement.

Donc je crois que c'est une sacrée opportunité. D'ailleurs vous êtes déjà très nombreux à en avoir profité, mais je me permets de le rappeler. C'est une façon de participer nous aussi, vraiment au-delà même des vidéos, les vidéos gratuites sur YouTube, et bien de participer à cette action de réappropriation de la santé qui est plus qu'importante pour moi.

Et le jeûne, il participe largement. Vous savez vraiment que j'ai fait pas mal de séries de vidéos sur le jeûne. Ces séries de vidéos, vous les avez toutes plébiscitées.

Et ce soir, avec Slobodan, on va vraiment aller plus loin encore en voyant un petit peu… alors attendez, je reviens dans le chat… en voyant tout ce que le jeûne peut pour nous, et je vous dis, les temps qui viennent sont peut-être des temps dans lesquels il va y avoir une certaine précarité alimentaire, et la pratique du jeûne et la bonne gestion des ressources alimentaires est certainement un très gros enjeu pour nous.

Parce qu'habituer un corps à jeûner, c'est surtout et avant tout habituer un corps à mieux utiliser la ressource nutritionnelle. En fait, nous sommes des machines sur le plan digestif qui avons souvent un piètre rendement, c'est-à-dire qu'on mange beaucoup pour très peu de résultats.

À jeûner, on va voir qu'on va pouvoir optimiser cette machinerie, entre guillemets, et faire en sorte qu'on puisse se nourrir avec moins, tout en ayant autant, si ce n'est plus, d'énergie. Et ça va être tout l'enjeu de cette discussion par rapport au jeûne.

Vous avez vu, j'ai largement parlé des jeûnes dans mes vidéos, on a parlé de jeûnes secs, je sais que Slobodan aussi est quelqu'un qui pratique le jeûne sec, qui connaît le jeûne sec.

On a parlé de jeûnes courts, on a parlé de jeûnes longs. Tout cela, ça demande de la connaissance, même si le jeûne est quelque chose de très spontanée et de facile à mettre en œuvre. Ça demande aussi une certaine forme de connaissance.

Donc c'est pour ça que je vous renvoie vers toute ma série de vidéos et d'ailleurs je les mettrai dans la description sous les vidéos. J'ai un commentaire qui est très juste en attendant Slobodan qui dit « La précarité alimentaire existe déjà.

Quand on voit la pauvreté nutritionnelle des aliments ultra transformés qui débordent du supermarché, je suis absolument d'accord avec toi Anne Gaëlle, La précarité alimentaire existe déjà, et il est certain qu'elle risque de s'aggraver de plus en plus au fur et à mesure des mois et des années qui viennent, et on le voit actuellement, la précarité existe en termes de qualité, elle existe de plus en plus en termes de quantité, et c'est pour cela que réfléchir en termes d'optimisation me paraissait vraiment essentiel au cours de cet

anniversaire régénère. Alors, pour la suite du programme, déjà je vais vous le dire, Slobodan m'a proposé un très gros programme, donc ce soir je pense que Slobodan va beaucoup parler, je vais vraiment lui laisser la parole, et c'est vraiment le but aussi de toute cette série d'émissions, c'est de laisser la place à tous mes invités, donc je vais vraiment lui laisser la parole pour lui laisser développer son fil, je ne sais pas si on le fera en une émission ou en deux émissions,

Si on le fait en deux émissions, je vous donnerai rendez-vous à la fin de la soirée pour rapidement, peut-être pas demain parce que je pense que demain moi j'aurai des choses à faire demain soir, mais par contre samedi ou dimanche, je vous donnerai rendez-vous.

Je vous rappelle aussi que nous sommes sur le point de lancer la nouvelle formation que j'ai réalisée en tandem avec Pierre Dufraisse. Normalement le lancement ce sera samedi, là encore avec un live exceptionnel avec Pierre. Si ça n'avait pas lieu samedi, pour des raisons x ou y, ça serait en tout début de semaine.

C'est une formation… Alors attendez, hop, je vais vous parler du magazine aussi parce qu'il y a quelqu'un qui met quelque chose sur le magazine. C'est une formation assez exceptionnelle que j'ai conçue avec mon ami Pierre Dufraisse, et dans laquelle on a voulu mettre chacun le meilleur de nos expériences quand il s'agit de passer à la vitesse supérieure, d'une certaine manière de dépasser le plateau dans lequel on peut se retrouver régulièrement, une fois qu'on a changé son alimentation, changé son hygiène de vie, ça va mieux mais en même temps il y a

quelque chose qui manque. Alors avec Pierre on s'est réunis et puis on s'est même isolé tous les deux pendant une semaine dans un chalet en montagne qu'on avait loué, et on a mis le meilleur de nos compétences ensemble. Et c'est assez extraordinaire parce que ce n'est pas le meilleur de Pierre plus le meilleur de Thierry, c'est le meilleur de Pierre plus le meilleur de Thierry plus le meilleur de l'interaction entre nous deux, ça s'appelle Regain, et c'est une formation qui va sortir dans

les quelques jours. Je vois quelqu'un qui dit « j'ai un peu de mal avec les formations payantes, désolé j'ai l'impression de me faire avoir » et je ne vois pas en quoi tu te ferais avoir avec une formation payante sur la santé alors que tu ne te ferais pas avoir avec la nourriture de MERDE que tu achètes en supermarché ou tout ce que tu achètes. C'est toujours pareil, ce qui est important et il ne faut pas faire de l'argent à un dieu, c'est l'intention qu'il y a derrière.

Nous, quand on réalise une formation avec Pierre, on se réunit tous les deux, on met énormément de moyens techniques pour vous permettre d'accéder de façon encore plus synthétique que dans les vidéos gratuites à l'information pour pouvoir changer votre vie.

La formation vidéo n'est pas un but en tant que tel, le but c'est que vous puissiez réellement améliorer votre qualité de vie. et après c'est à chacun de voir où est-ce qu'il veut mettre sa valeur, mais on en reparlera.

Et il y a Yugi Yu qui me dit « J'ai acheté les 4 formations de théorie géographique italienne, je te remercie. » Alors ensuite concernant le magazine, il y a beaucoup de gens qui me posent des questions par rapport au magazine, et bien le magazine, le nouveau numéro du magazine va vous être présenté début mars, et comme chaque fois qu'il y a un nouveau numéro du magazine, il y a une campagne d'abonnement qui est proposée.

donc ce sera l'occasion de pouvoir s'abonner pour ceux qui ne sont pas abonnés. Ceux qui sont déjà abonnés le recevront automatiquement. Je vous fais un peu de teasing, le maître mot de ce magazine qui va être un peu différent des autres, c'est « De la crise à l'autonomie ».

Et vous allez voir énormément de sujets en balayant très très large qui vont nous permettre vraiment d'aborder ce domaine de l'autonomie et de la souveraineté personnelle d'une manière très très originale.

Je vous dis ça parce qu'on est en train de bosser dessus actuellement. Donc je vois le contenu qui grandit, qui s'élabore et je me dis ça va être encore un très très beau magazine. Celui sur le froid vous l'avez énormément apprécié et plébiscité.

Je sais qu'il y en a beaucoup qui voudraient que les magazines soient réédités. Alors, pour l'instant, ce n'est pas d'actualité, mais on est en train de réfléchir à une solution donc on vous en reparlera.

Et je vois que Slobodan vient juste de nous rejoindre. – Oui, bonjour Thierry, salut. – Salut Slobodan, comment ça va ? – De mieux en mieux, de mieux en mieux comme toujours.

– Slobodan, je te remercie de nous rejoindre pour cette soirée. s'annonce assez riche, je le dis à tout le monde, j'ai ton programme sous les yeux, donc j'aurais dit attendez, je crois que Bodan va beaucoup parler et que ça va être dense parce qu'il a beaucoup à partager.

Slobodan, tu étais déjà intervenu dans une vidéo en mai ou en juin dernier, est-ce que tu pourrais nous présenter à nouveau et présenter en particulier la revue dont tu es le rédacteur en chef qui s'appelle Antipresse ?

Bien sûr, merci cher Thierry de m'inviter chez toi, ça a toujours été un plaisir, la dernière fois c'était vraiment merveilleux parce que nous avions découvert beaucoup de points communs malgré notre éloignement géographique et peut-être culturel, mais enfin quoi qu'il en soit je pense qu'il y a beaucoup de choses à échanger.

Alors tu te souviens donc nous avons eu une première émission à peu près au début de la crise de la pandémie du Covid et nous avions parlé, j'avais présenté les travaux que nous menions de semaine en semaine dans l'Antipresse.

L'Antipresse c'est mon hebdomadaire qui paraît tous les dimanches matin et qui est envoyé aux abonnés par courrier électronique donc qui est un peu particulier, c'est pas un site internet, c'est vraiment un magazine à l'ancienne qui vous est livré.

Donc à l'époque ce qui me préoccupait et ce qui te préoccupait aussi je crois c'était l'arrière-plan technologique, philosophique, politique de ce que la plupart des gens ne percevaient encore que comme une crise sanitaire épidémiologique alors qu'en fait ce à quoi nous avons assisté à l'époque et depuis c'est un véritable le changement de civilisation qui va dans le sens, je dirais globalement, d'une sorte de technologisation de l'environnement humain, de notre santé et de toutes les modalités de notre vie sur Terre.

Une technologisation à laquelle nous nous opposons. En tout cas nous, à l'Antipresse, nous estimons que nous sommes une chronique de la vie humaine au temps des robots et nous ne croyons ni à l'intelligence artificielle, nous pensons que l'intelligence ne peut être que naturelle.

Nous ne croyons pas non plus à la nécessité pour l'être humain d'être technologiquement, chimiquement ou médicalement assisté pour continuer de vivre sur la planète qui est la seule dont il dispose et donc face aux tendances générales qui se dessinent, nous faisons acte de résistance.

Ce n'était pas forcément notre finalité au départ, mais maintenant oui nous sommes des résistants à ce nouvel ordre. D'accord, et donc ce magazine, j'ai mis le lien en dessous de la vidéo, toutes les personnes qui peuvent s'y intéresser pourront aller voir directement sous la vidéo.

Ce soir Slobodan, pour élargir le propos par rapport à la première réflexion qu'on avait eue, tu m'as proposé de faire une intervention par rapport au jeûne, le jeûne que tu connais bien pour différentes raisons, de par ta culture, de par ta foi et de par ton expérience.

Tu as une expérience de jeûne particulière en Russie au thwack Baïkal, est-ce que tu voudrais bien commencer par cela ? Parce que moi j'en ai beaucoup parlé et l'expérience russe du jeûne a toujours été un sujet de fascination pour moi. Et quelque part je me suis dit j'en tiens un, lui il y est allé, il va y aller de première main.

Parce que de ce que je sais, ou de ce qu'on a dit, la science du jeûne en Russie a été développée à un point qu'on n'imagine même pas, avec une approche scientifique, rationnelle, médicale du jeûne qu'on ne connaît absolument pas en Occident dans nos pays. oui en effet en effet alors il y a il y a tellement tellement de choses à dire à ce sujet que je ne sais pas peut-être qu'on le fera en deux fois ou trois fois je sais pas comment on va faire mais j'aurais proposé j'aurais proposé dans la mesure où c'est un c'est un

domaine qui est tellement peu connu et tellement choquant pour beaucoup de gens je proposerai par commencer par ce qui peut crédibiliser, ce qui peut accréditer mon propos, c'est-à-dire le récit de mon expérience personnelle.

Oui, parce que sinon on croit qu'on parle de remède miracle ou d'expérience mystique ou chamanique, ce n'est pas du tout ça. Ce n'est même pas du jeune carémique, c'est-à-dire du carême du jeûne spirituel que je vais parler qui fait partie intégrante de la tradition aussi bien catholique que orthodoxe et ce n'est pas sans raison parce que le jeûne existe en fait dans pratiquement toutes les pratiques religieuses de tous les temps et comme pour beaucoup de traditions religieuses il y a un arrière-plan

totalement concret et matériel lié à la santé humaine là derrière mais voilà ce que j'aimerais c'est commencer par dire ce qui m'est arrivé à moi et comment j'y suis arrivé donc mon expérience mon expérience qui tient en deux qui tient pour l'essentiel en deux périodes de jeûne intégral que j'ai accompli au bord du lac Baïkal, l'une en 2017, l'autre en 2019, entrecoupées jusqu'à nos jours par des périodes de jeûne intermittent ou bien des semaines de jeûne que je ne compte

pas comme étant des expériences particulières parce que ça finit par faire partie intégrante d'une vie. Oui, c'est un mode de vie. Alors d'abord il faut savoir qu'à l'époque où j'ai entrepris ce jeûne au bord du lac Baïkal le tout premier en 2017, je pesais environ 135 kg.

Et une des raisons pour lesquelles j'y suis allé, c'est tout simplement la conscience qu'on ne peut pas traîner toute sa vie à un surpoids pareil. Je fais quand même 1m95 donc ça ne se voyait pas trop mais c'était quand même très très très pénible.

D'autant que je suis quelqu'un qui aime beaucoup marcher, j'ai même publié un livre d'itinéraire Valais Mystique en 2009 sur le Valais, donc les Alpes, où il fallait quand même crapahuter dans ces Alpes et crapahuter m'était devenu de plus en plus difficile.

Alors ça c'est une chose mais surtout j'avais entendu parler des vertus générales du jeûne pas simplement comme thérapie mais comme philosophie de vie et que par une série de contacts presque fortuits j'en suis arrivé à pouvoir me rendre dans le lieu même où en Russie se situent les centres de jeûne les plus traditionnels, les plus réputés.

Je me permettrais peut-être de rappeler à toi et à tous ceux qui nous regardent qu'il existe sur une télévision française un reportage extrêmement bien fait sur le jeûne complet intégral. C'est le reportage fait par Sylvie Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade, Le Jeune, une nouvelle thérapie, qui est régulièrement rediffusé par Arte.

C'est, paraît-il, l'un des documentaires Arte les plus regardés depuis toujours. Donc beaucoup de gens en France connaissent l'existence du Jeune. L'avantage du film d'Arte, c'est qu'il est extrêmement fouillé, il est extrêmement objectif, extrêmement bien fait, et il présente plusieurs options existantes portant sur le jeûne.

L'une des options qui est très répandue d'ailleurs en Occident et même en France, c'est en gros celle qui est proposée par cette clinique büchinger sur les bords du lac de Constance donc en en Allemagne et qui consiste en des semaines de remise en forme où l'on ne mange pas, mais où l'on prend des tisanes ou des jus de fruits ou des bouillons.

Ce n'est pas considéré par l'école russe comme du jeûne, c'est de l'alimentation. L'école russe considère comme jeûne l'absence complète d'alimentation avec cette variante qui est qui est défendue par beaucoup de médecins qui consiste dans le jeûne sec c'est à dire la variante où non seulement on ne mange rien mais en plus on ne boit même pas d'eau pendant un certain temps.

Alors ça paraît voilà j'entre dans le sujet et je pense qu'il y a beaucoup de sourcils qui vont se dresser jusqu'au plafond, parce qu'on vous a enseigné qu'au bout de trois jours vous êtes censé mourir si vous ne buvez pas.

C'est faux. J'ai fait le jeûne sec en ouverture de mon deuxième jeûne au bord du lac Baïkal, donc on m'a proposé de faire trois jours de jeûne sec avant de continuer sur le jeûne humide, donc à l'eau.

J'ai fait trois jours sans eau, Et puis il ne s'est rien produit et on connaît cliniquement des cas de jeûnes secs qui se prolongent sur une dizaine de jours. Alors là déjà ça bat en brèche un a priori, un stéréotype sur le corps humain qui est enseigné partout.

Oui, concernant l'eau en particulier. Concernant l'eau, c'est bien plus que la nourriture, on est convaincu qu'au-delà de trois jours, le corps humain se déshydrate et dépérille. Ce n'est pas vrai. On peut tenir une dizaine de jours sans eau et sans nourriture, sans aucun problème.

Et je parle bien de périodes qui n'impliquent pas de dégâts au tissu ou au métabolisme, donc de périodes saines. Alors, d'une manière générale, je le dis en préambule, moi il m'a fallu financer avec mon propre environnement social, familial, parce que je suis enfant de médecin, pour aller la première fois faire ce que j'avais à faire au Baïkal, je n'ai pas pu dire où j'allais, enfin il a bien fallu dire où j'allais, mais pas exactement pour faire quoi.

Donc je n'ai pas dit à mon entourage, pas tout le monde, à certaines personnes oui, à d'autres non, que j'allais me priver de nourriture complètement pendant un mois.

Alors ça sonne un petit peu surréaliste, pour être précis je me privé de nourriture pendant les deux premières semaines, complètement, complètement, plus exactement 16 ou 17 jours. Et puis ensuite, le restant du temps que j'avais à disposition dans ce centre de jeûne, eh bien je l'ai passé à revenir très, très graduellement vers une alimentation normale.

Parce que si vous faites une période de jeûne prolongée, complète donc, et que vous recommencez à vous nourrir comme avant, ce qui est fort peu probable parce qu'on n'a vraiment pas faim et on n'a pas envie de se nourrir comme avant, on n'a pas du tout la boulimie comme on pourrait l'imaginer. Mais enfin, si par hasard on recommence à s'alimenter de manière ordinaire, on risque de mourir, c'est arrivé dans la vie qu'on connaît.

– Oui, ça dépend de la durée du jeûne effectivement, mais la reprise alimentaire doit être faite sur des jeûnes longs, elle doit être faite avec prudence on va dire. C'est très simple, je crois que tu connais le principe.

Sur un jeûne, on compte que pour une journée de jeûne, on compte une journée de réadaptation. En gros c'est ça, c'est-à-dire si tu fais une semaine, tu fais une semaine de réalimentation graduelle.

Alors ça commence très très modestement, ça commence par des petits jus de légumes ou de fruits qu'on a beaucoup de peine à avaler d'ailleurs, et puis ensuite on passe à des quantités minimes de quelques grammes ou d'aliments durs solides. Mais bon, passons sur les détails.

Donc mon but c'était d'expérimenter le jeûne intégral à l'eau. Comment j'y suis arrivé ? J'avais vu le reportage d'Arte. Il se trouve qu'un de mes amis, lui-même psychiatre et pratiquant du jeûne, avait été en contact avec les deux auteurs de ce reportage et que lui-même, ayant beaucoup de relations en Russie et parlant le russe, était aussi en contact avec l'un des centres de santé qui travaillent dans la région du Baïkal, donc en Buryatie,

la république qui se situe sur la rive orientale du lac Baïkal et qui est en fait le nord de la Mongolie, qui est peuplée de bourriates, donc de mongols, mélangés aux russes.

Et donc dans ce pays absolument merveilleux qu'est la Bouriassie, qui est la superficie en gros de l'Allemagne avec une population d'un million d'habitants, alors t'imagines qu'on a de la place, donc en Bouriassie il y a un centre qui s'appelle le centre de médecine orientale et qui est seul centre de médecine reconnu en Russie qui allie les méthodes de la médecine allopathique à l'occidentale avec les méthodes de la médecine orientale chinoise, tibétaine et mongole.

Enfin tibétaine et mongole c'est à peu près la même chose. C'est le seul centre de ce genre peut-être dans le monde. Peut-être qu'il y en a en Chine d'ailleurs mais en tout cas hors de Chine il n'y n'y a pas de centre où les deux voies de la médecine soient pratiquées de manière non pas simplement concomitante mais également en synergie.

Et ce centre avait l'intention de créer un pavillon, un pavillon pour les jeûneurs parce qu'il n'avait pas encore de pavillon pour les jeûneurs. Il existait un grand centre de jeunes très anciens et célèbres, celui qu'on voit d'ailleurs dans le reportage d'Arte à Goriachinsk sur les bords du lac Baïkal, mais qui était ancien, assez vétuste, et puis qui pratiquait une méthode, un encadrement des jeûneurs presque militaires, selon les bonnes vieilles méthodes de la médecine russe. C'est-à-dire d'abord on

y était envoyé, c'est un endroit où avant la perestroïka, la perestroïka a flanqué par terre tout le système médical en Russie, mais avant la perestroïka on étaient envoyés à Gorjachinsk sur une surordonnance médicale pour faire 7, 14, 21 jours de jeûne, par exemple pour soigner un asthme ou un diabète ou pour accompagner une chimiothérapie parce qu'il y avait tout un ensemble d'indications, dont on parlera peut-être plus tard, qui étaient considérées comme des

indications propices à être traitées par du jeûne. Et donc les gens, les citoyens soviétiques, étaient envoyés à Goriachis, dans ces jolis pavillons de bois, et ils passaient des semaines à ne pas manger.

Mais alors, on avait l'idée, en URSS, qu'il fallait, d'ailleurs comme dans beaucoup de centres de ce type en Occident, qu'il fallait absolument distraire le patient de sa condition de jeûneur, c'est-à-dire le faire oublier qu'il ne mange pas. Donc promenades, gymnastiques, conférences, films, réunions de groupes, etc., toute la journée est complètement remplie.

Moi, je n'avais pas envie de ça, alors j'ai négocié avec le centre de médecine orientale qui était comme moi novice dans les pratiques du jeûne, j'ai négocié un statut spécial de jeûneur pilote, seul, avec la possibilité de composer mon menu moi-même et ce que j'avais demandé c'est d'être isolé donc on m'a mis dans une yurte, une yurte très confortable en bois, pas une yurte en pot.

On m'a mis dans une yurte avec un programme libre pour moi où il n'y avait que deux points fixes dans la journée qui étaient nécessaires, c'était la séance de sauna, on verra peut-être plus tard pourquoi le sauna est si important dans le jeûne intégral, et la séance de massage.

Le massage également était très important dans le jeûne intégral et puis on m'a, les médecins puisque c'est leur spécialité m'ont proposé une séance d'acupuncture journalière, bon ben j'ai accepté, et puis à le dernier moment ils m'ont flanqué un partenaire, ils m'ont flanqué un jeune médecin d'orgie qui était un brouillard et qui devait se spécialiser dans l'accompagnement des jeûneurs, donc comme médecin, et qui donc devait lui, comme les psychiatres font leur psychanalyse,

leur propre psychanalyse avant de devenir psychanalyste, il devait lui-même passer par l'épreuve, si j'ose dire, du jeûne. Donc ce jeune médecin et moi étions les deux seuls dans cette yurte pendant un certain temps avec juste à côté un encadrement médical avec des médecins, des infirmières et tout ce qu'il fallait pour le cas fort improbable où quelque chose tournait mal.

Ça a permis d'un côté d'avoir une certaine paix, c'est ce que je voulais, et de l'autre côté d'être complètement suivi parce que tous les jours on me prenait même plusieurs fois par jour la pression, la tension sanguine, l'oxymétrie, le taux d'oxygène.

On contrôlait aussi périodiquement l'urine et le sang et puis on me pesait évidemment. Donc chaque journée passée là-bas était complètement documentée comme celle d'un cosmonaute dans l'espace. Mais j'étais le cobaye parce que ce centre de médecine-là n'avait jamais accompagné de jeuneurs et mon devoir était de noter tout ce qui m'arrivait.

Il se trouve que je connais le russe donc ça a facilité la communication. Et donc de tenir un journal de bord extrêmement précis de tout ce qui m'arrivait. Ce qui me permet d'ailleurs par par la suite, mais aujourd'hui de raconter comme ça de tête tout ce que ça représente un jeune intégral parce qu'il a fallu vraiment m'observer pour les besoins de la cause, pour les besoins de la science si j'ose dire.

Donc voilà, si tu veux c'est le cadre dans lequel je me suis retrouvé en mars 2017 au bord du lac Baïkal. D'accord, et comment ça s'est passé ? Parce que c'est une expérience quand même je pense à la fois extérieure et intérieure.

Est-ce que tu peux nous raconter un petit peu, parce que le jeûne n'est pas une expérience anodine, ce n'est pas simplement s'arrêter de manger, c'est aussi faire face ou rencontrer, moi je dis souvent c'est rencontrer la vie en soi d'une certaine manière, et prendre conscience de cette vie qui est en nous. Est-ce que tu peux nous en parler un peu plus de ça ?

Alors, j'ai souvent cherché à définir en peu de mots ce que ça représente et ce que tu viens de dire c'est exactement cela. C'est exactement cela parce que, effectivement, si on ne prend ça que d'une manière externe, détachée, c'est-à-dire au sens où par exemple on t'a fait une ordonnance, Comme d'ailleurs la plupart, j'imagine, des trente et quelques mille jeûneurs qui ont défilé par le centre de jeûne thérapeutique de Gorjansic, les gens y allaient parce que le médecin les avait envoyés et puis on les mettait

sur des rails. Et puis voilà, ils devaient subir ça. Je pense que pour eux c'était difficile. Mais si on est attentif à la chose en soi, effectivement, on finit par se confronter à la vie en soi.

c'est-à-dire la vie en soi dans les deux sens de cette expression, c'est-à-dire la vie qui est en moi et la vie en tant qu'elle-même, en tant que phénomène que nous pouvons observer y compris à l'intérieur de nous-mêmes comme quelque chose qui à la rigueur se fiche pas mal de ce que nous en pensons et de ce que nous ressentons nous-mêmes.

Et c'est très précieux, c'est très précieux et je très libérateur, et je pense qu'on y viendra, c'est très libérateur de comprendre qu'il y a quelque chose en nous qui est comme, j'allais dire, comme une usine nucléaire.

Une usine nucléaire, pourquoi j'utilise cette métaphore, c'est qu'une fois qu'on l'a lancée, ça ne s'arrête plus. C'est très difficile d'arrêter une usine nucléaire. Tant qu'il y a du carburant, elle tourne, elle produit de la vapeur.

Et bien la vie en soi qui est en nous, elle tourne, elle vit et même à la rigueur, c'est horrible à dire, on en vient quelquefois dans ses réflexions lorsqu'on est au plus profond du jeune, à se dire que même si moi je cessais de vivre, pour une raison x y, la vie en moi, la vie en soi, continuerait à travers moi de vivre, parce que bon, je serais recyclé, mes cellules seraient recyclées en autre

chose et puis ça continuerait de vivre. Donc il y a une vraie expérience ontologique et c'est par là, c'est par où je pense s'exprime la sagesse des religions qui savent ce que veut dire se confronter à soi sans manger, dans un vrai jeûne.

Parce que justement on sort de soi-même, on s'intègre à la vie elle-même. Et comme dit l'évangile, qui veut sauver sa vie la perdra, qui perd sa vie la gagnera. C'est au moment où nous perdons cette espèce d'attachement nerveux, fébrile, hystérique à notre petite vie que nous la gagnons.

C'est extraordinairement libérateur comme expérience. Mais peut-être que je vais un peu trop vite en besoin là, tu vois ? Parce qu'il y a des étapes avant ça. Alors voilà, donc on me demande souvent, et je réponds d'avance à cette question, mais est-ce qu'il faut se préparer spirituellement, etc ? Ma préparation spirituelle avant d'entamer donc ce mois de jeûne ça a été dans l'avion de donc à Moscou lorsque j'ai atterri à Moscou donc de l'Europe de l'ouest à Moscou il y a trois heures d'avion environ trois heures et

demie et de Moscou à Oulanoudé donc là où j'étais il y a encore six ou sept heures d'avion donc on n'est qu'au premier tiers du voyage lorsqu'on arrive à Moscou c'est pour dire un petit peu les distances Et lorsqu'on arrive au lac Baïkal et qu'on s'y pose, on se rend compte qu'on est au centre même géographique, matériel, de toutes les terres.

C'est-à-dire que c'est l'endroit où on est le plus éloigné de n'importe quelle mer au monde. Il y a des milliers et des milliers de kilomètres avant la première surface d'eau salée. Et quand tu es au Baïkal, tu te rends compte que tu es à hauteur donc à la longitude de Melbourne, donc de l'Australie, mais que tu n'es toujours qu'à mi-chemin de l'Orient russe.

Alors imagine l'extension de ce pays. On voit sur les maps mondes mais donc tu n'es qu'à la moitié de la Russie lorsque tu te trouves à la hauteur de Melbourne. C'est extraordinaire d'y penser. Donc voilà c'est là où je me suis trouvé.

On n'arrive On n'arrive pas à le réaliser, on a beaucoup de peine et c'est là où je me suis retrouvé et la veille je suis allé voir un ami français d'ailleurs à Moscou, on a on a pris un bon repas et la préparation spirituelle j'aime à le dire pour ma période de jeûne ça a été de ne pas refuser le plat préchauffé dans l'avion de Moscou à Oulanoudé au Baïkal et de manger cette popote qu'on m'a donné, qui était absolument immonde, pour ne pas avoir de regrets ensuite.

Donc voilà ma préparation spirituelle, c'était de prendre la popote et le mauvais verre de vin qu'on m'a proposé avec. Il n'y avait plus de regrets. Donc je suis arrivé là-bas, on m'a effectué ce qui est obligatoire, quelques examens médicaux, notamment l'important c'est de savoir s'il n'y a pas des faiblesses dans la composition du sang, parce qu'il y a quand même des choses dont on va être complètement privé pendant un jeûne, et d'autres qui vont au contraire surgir,

mais ça on y viendra. Et puis on nous a expédié au Baïkal, au bord du lac, dans cette merveilleuse yourte, et on a commencé notre jeûne dès le premier jour en arrêtant de manger complètement et en faisant une purge.

Normalement le jeûne traditionnelle de la médecine russe prévoit des purges, donc des lavements à la façon de Molière, n'est-ce pas ? Pratiquement tous les jours et ça j'ai refusé, je voulais absolument pas qu'on me mette des trucs dans le derrière.

J'ai accepté en revanche de prendre des purges, donc du purgatif au début et puis une fois encore quelques jours plus tard pour le plus vite possible nettoyer les intestins de leurs toxines. J'ai considéré et je considère toujours que le jeûne étant un phénomène totalement naturel, il ne faut pas faire autrement que ne le font les animaux.

Alors les animaux commencent à jeûner spontanément, quelques fois ils vomissent, ils avalent des herbes pour les faire vomir, mais ils n'ont pas besoin de purges médicinales pour entamer leur jeûne et pour y survivre.

Donc... Oui, mais j'adopte la même attitude que toi. Voilà, j'ai plutôt tendance à considérer que pendant le jeûne on laisse la vie en nous œuvrer et on intervient le moins possible de l'extérieur, parce que quelque part pour moi le jeûne c'est vraiment dire à la vie qui est en nous, ok je te laisse les clés de la maison et vas-y œuvre et fais pour le meilleur, et imposer une purge de l'extérieur c'est un peu comme si on reprenait d'un seul coup en disant attends moi je sais très bien comment ça doit se faire,

donc moi j'ai tendance effectivement à dire ok pendant le jeûne, on laisse faire, sauf vraiment crise qui nous dépasse complètement et dans laquelle on apprend à prendre peur, mais sinon vraiment laisser faire.

Alors moi j'ai accepté un compromis avec les médecins, j'ai pris du sel d'Epsom, le sel d'Epsom c'est le vieux purgatif des familles qui ont pratiqué au 19ème siècle parce qu'on savait très bien que périodiquement il valait mieux se nettoyer les intestins, Bon, ça n'a rien de terrible, mais après j'ai arrêté tout ça, j'y suis passé à l'eau et puis ça a été évidemment le processus qui est décrit par les jeûneurs, qui est classique, qui est standard,

c'est-à-dire qu'au début on a faim. Personnellement, je n'ai jamais eu faim, c'est quelque chose qui, chez moi, était une bénédiction. Même au tout début, je n'ai pas senti la faim.

Au bout de deux ou trois jours, quelques fois quatre selon les cas, le métabolisme bascule dans ce qu'on appelle l'autophagie, c'est-à-dire la consommation des réserves internes du corps. et donc le corps subit ce qu'on appelle une crise d'acidose.

Je pense que, je ne sais pas si nos amis qui nous suivent savent ce que c'est qu'une crise d'acidose, mais je le résume en deux mots, pour avoir accès aux réserves caloriques qui sont stockées dans nos graisses, essentiellement dans réserves de graisse et puis ensuite dans nos muscles, le corps doit développer certains composés chimiques qu'il ne produit pas en temps normal.

Il doit produire des composés cétoniques, donc des produits qui ressemblent à l'acétone. Pour cela, il change de métabolisme et au moment où ils changent de métabolisme on a une crise, le corps se sent mal et on a une journée environ, ça dure 24 heures, où on se sent comme pris d'une forte grippe.

Donc on a des douleurs un peu partout, la tête qui tourne, de la nausée, du mal de tête et effectivement lorsque les gens commencent à faire des jeûnes à la maison sans être accompagnés par des jeûneurs expérimentés parce qu'ils ont vu quelque part, qu'ils ont lu des histoires, ils prennent peur parce que c'est effectivement, c'est comme une grosse grippe foudroyante.

Mais il faut savoir que ça passe, donc c'est une journée qu'il faut passer, dans mon cas ça a bien passé au bout d'une journée, et à ce moment là on entre dans un état qui est d'ailleurs aussi l'état souhaité et par ce qu'on appelle les diètes sétoniques, c'est-à-dire les diètes fondées sur les graisses, où le corps produit, donc, compense l'absence notamment de sucre par la consommation de ses réserves internes.

C'est un processus extrêmement puissant, c'est-à-dire que contrairement à l'impression qu'on pourrait avoir a priori, intuitivement, on développe une énorme quantité d'énergie. Il y a des cas, le jeûne c'est quand même quelque chose qui est lié à chaque métabolisme particulier, mais dans la plupart des cas, on développe des bouffées d'énergie, on se sent porté au bout de...

au bout donc de trois ou quatre jours, on se sent porté, on n'a évidemment pas du tout envie de manger mais en revanche on a envie de bouger, on a envie de dépenser cette énergie et je dirais là pour...

j'insère une petite histoire, ce qui m'a décidé à faire ce pas, parce que quand même comme tout monde j'étais quand même un petit peu hésitant on a l'impression de faire un grand saut dans le vide quand on se dit que pendant des semaines on va rien manger du tout ce qui m'a décidé à faire ce pas donc c'était de rencontrer en italie dans la région de florence un très beau vieil homme qui avait à ce moment là pratiquement 80 ans qui était le père d'une des personnes qui travaille là-bas qui est une italienne et qui travaille

là-bas en bourg-el-ssy dans le système de santé qui travaille justement sur les sur les programmes de et ce monsieur avec qui je suis resté depuis lors en contact et qui est un merveilleux monsieur Luciano, Luciano s'était guéri d'une maladie interne en jeûnant tout seul à la maison pendant 50 jours, 50 jours avant de recommencer à manger quoi que ce soit et pendant ces 50 jours pour vider son énergie il avait complètement retourné à la main son vaste jardin potager tous les jours il retournait avec sa pelle et sa pioche

tellement il avait trop d'énergie, voilà, c'était sa manière à lui de vider le surplus d'énergie provoqué par l'autophagie. Dans mon cas, c'était des longues marches quotidiennes sur le lac Baïkal gelé par moins 12, moins 15 degrés de température, ou alors dans la taiga derrière, d'ailleurs j'ai failli une fois me perdre dans la taiga, c'est absolument angoissant, c'est effrayant l'idée de se perdre dans la forêt rue.

Mais voilà je faisais des très très grands tours pour évacuer cette énergie, sinon on n'y tient pas, on ne tient pas, on ne peut pas dormir, il faut se fatiguer le corps.

Et ça c'est par exemple une des choses, on raconte ça à des médecins, autour de moi les gens ne croyaient pas. Et j'étais en contact vidéo comme je suis avec toi avec un certain nombre de personnes autour de moi, Et puis ils disaient mais non, tu t'alimentes en secret, c'est pas possible, tu fais pas ça.

J'ai dit si c'est comme ça, c'est comme ça. D'ailleurs j'ai fait sur mon fil, sur ma chaîne YouTube, j'ai publié, j'ai fait un montage avec mes petites vidéos, mes petits rapports vidéos depuis le Baïkal, pour bien montrer aux gens qui étaient préoccupés que j'allais tout à fait bien et qu'outre que je perdais du poids à vue d'œil ça se passait très bien pour moi. Et ça il fallait vraiment le voir, c'est très difficile de briser les stéréotypes, les préjugés au sujet du jeûne chez les gens.

Oui, alors à ce sujet-là je me permets de préciser qu'effectivement comme tu l'as dit, ça va aussi beaucoup dépendre du métabolisme de la personne et je me suis rendu compte de façon assez intuitive que plus une personne est fatiguée et encrassée, plus elle peut pendant le jeûne présenter une symptomatologie et un état de fatigue, et plus une personne était déjà préalablement dans un état de santé moyen au minimum, et plus elle peut présenter de l'énergie pendant le jeûne.

Donc c'est très variable et même je dirais d'un jeûne sur l'autre pour une même personne, on peut avoir des résultats très différents. il y a des jeunes dans lesquels on va avoir énormément d'énergie et d'autres dans lesquels on va être complètement crevé.

Et je crois que c'est ça aussi la magie du jeûne, c'est que c'est le corps qui fait, c'est le corps qui décide, qui décide son agenda, qui décide ses priorités et qui va nous amener sur un chemin qu'on n'a peut-être pas prévu à l'origine.

En effet, en effet, et d'ailleurs la petite histoire c'est que mon partenaire de jeûne, le jeûne médecin, il est parti avant l'heure, Il est parti avant l'heure parce qu'il n'a pas tenu toute la longueur et j'ai compris pourquoi.

D'abord parce qu'il avait, il s'était chargé d'un programme, c'est-à-dire qu'il avait décidé de préparer des examens pendant qu'il jeûnait. Je pense qu'il ne faut se charger d'aucun programme particulier quand on fait du jeûne.

Il faut laisser les perspectives ouvertes. Si on a de la force, il faut le faire, si on n'a pas la force, il ne faut pas insister. D'autre part, il était dépendant et il avait deux dépendances.

C'est très intéressant d'ailleurs, je l'ai observé moi-même. En fait, c'était lui qui devait m'observer mais c'est moi qui l'observais. Il avait deux dépendances, à mon avis très graves, dont les gens ne se rendent pas compte.

La première, c'était le tabac. Il n'avait pas réussi à arrêter de fumer et il allait, le pauvre, il allait se planquer dans les bois pour s'en griller une, peut-être une fois par jour.

Mais malheureusement, comme lorsqu'on jeûne, on est atteint d'hyper-esthésie, donc tous les sens deviennent très affinés. Moi je sentais, non seulement je sentais quand il revenait des bois qu'il avait fumé, ça va de soi parce que ça reste dans les habits, mais en plus si je mettais le nez dehors je savais même dans quel coin des bois il se trouvait pour aller griller son clope parce que j'avais le nez d'un chien de chasse.

D'ailleurs à un moment donné pendant qu'on se promenait tous les deux dans les forêt le long du lac, je lui avais dit, écoute Dorjee, il y a quelqu'un qui est en train de faire des brochettes, des châchelics. Puis il me dit, ah mais ça c'est une hallucination que tu as, tu as certainement envie de manger des châchelics.

J'ai dit non, non, quelqu'un est en train de faire des châchelics. Il dit mais il n'y a personne ici à des kilomètres à la ronde, il n'y a absolument personne. Puis je dis ben marchons.

Et au bout de deux kilomètres, deux kilomètres et demi plus loin je pense, on est tombé effectivement sur une bande de russes cinglées qui, par moins 20, faisaient des chachelics.

Ben voilà, tu m'as pas cru. Donc j'avais grosso modo le flair, non pas d'un chien de chasse ni d'un chien ordinaire, mais un flair bien plus aiguisé que l'humain ordinaire. Et d'ailleurs, une des conséquences c'est que j'avais de la peine à m'endormir parce qu'on avait équipé notre yurte de mobilier de mobilier standard industriel et d'une et on avait mis une moquette en synthétique qui sentait le plastique et le mobilier sentait la colle et ça m'empêchait de dormir c'était des choses que je n'aurais jamais senti en temps normal de même la

simple circulation de l'eau et de la vapeur dans les dans les conduites de chauffage me semblait être un bruit absolument épouvantable la nuit parce que tous les sens, lorsqu'on est entré dans le jeûne, tous les sens deviennent très, très, très, très sensibles.

Donc, dans mon rapport que j'ai fait, parce qu'ensuite on a fait un pavillon de jeûne suite à mes remarques, j'ai dit surtout veillez à ce que les meubles ne sentent pas, ne mettez pas de moquettes, et essayez de faire en sorte que le chauffage soit par le sol ou n'importe comment, mais pas de ces radiateurs qui font glou glou, parce que les gens vont devenir fous.

Donc voilà. Alors de quoi je parlais ? Des dépendances. Donc mon partenaire ne pouvait pas s'empêcher d'aller fumer, ce qui est très très très mauvais. Fumer pendant le jeûne c'est criminel. Et puis il était accro aux jeux.

Voilà. Et puis il était accro aux jeux, aux petits jeux de hasard ou d'argent dont tous les asiatiques d'ailleurs sont complètement friand et qu'on joue sur son smartphone ou sur un ordinateur. Il était accro à ça.

Et ces deux dépendances, en fait, se sont aggravées pendant le jeûne au lieu d'être levé. Donc, il se peut, dans certains cas, que les choses dont on dépend auparavant, je ne parle pas de la nourriture parce que je pense que personne n'a faim en faisant du jeûne, mais en revanche, d'autres dépendances. Au bout d'un certain temps, personne n'a faim.

on ne songe même pas à retourner manger. Et puis, il y a encore autre chose dans le domaine de la dépendance. Dans le domaine de la dépendance, c'est que nous, en n'ayant pas à nous occuper de manger, nous gagnons 3 ou 4 heures dans la journée.

Et pour beaucoup de gens, remplir ces 3 ou 4 heures de libre, c'est un véritable casse-tête. Ils ne savent pas quoi en faire. Et parce qu'une des dépendances essentielles liées à la nourriture et qui très compréhensible, c'est que c'est un rite social.

Quand on vit tout seul, et même quand on vit tout seul, on a rendez-vous avec un petit plaisir à heure fixe, qu'on doit remplacer par autre chose, mais quand on vit avec sa famille, ses amis, les heures des repas, c'est sacré, ce sont des liturgies.

Donc il faut se débarrasser de ça. Et ça, ça fait partie des défis, j'allais dire presque spirituel, d'un jeûne. Mais contrairement à l'impression qu'on peut en avoir, ce n'est jamais l'absence de nourriture, l'absence de mastication ou de repas qui posent problème en soi.

C'est tout ce qu'il y a autour. – Shelton disait que l'une des plus grosses difficultés et l'un des plus gros motifs d'arrêt de jeûne, c'est l'ennui. C'est que les gens s'ennuient tellement, ils se retrouvent face à eux-mêmes, ils ne le supportent pas et au bout d'un moment ils se remettent à manger pour rentrer dans l'activité sociale classique d'une certaine manière.

– Exact, et je pense que c'est une des raisons pour lesquelles les gens qui ont une activité intellectuelle ou spirituelle ordinaire, comme moi qui lis beaucoup et qui écris tout le temps, pour moi ce n'était pas du tout un problème, c'est la raison d'ailleurs pour laquelle j'ai insisté, ça a été une négociation, pour pouvoir faire mon menu quotidien, moi-même, sans qu'on me dise maintenant tu vas aller, tu vas faire, je ne sais pas, une réunion ou bien tu vas passer une

heure avec le médecin pour lui raconter ta journée. Non, non, non, non, je veux bien tout noter, je notais tout dans un carnet, je veux bien associer cela mais laissez-moi ma journée parce que je savais que je n'allais pas m'ennuyer mais si j'avais eu des dépendances du type jeu ou du type social, je pense que je me ennuyer que ça aurait posé un problème oui c'est pour ça que d'ailleurs il faut il vaut mieux quand on entreprend un jeune il vaut mieux le faire

dans un cadre où il ya d'autres jeûneurs qui sont qui ont la même motivation qui vont remplacer les rites liés au repas par d'autres par des réunions des réunions de discussion ou des promenades ça a tout son sens et puis évidemment il faut éviter les tentations c'est à dire que de jeûner en face d'une pizzeria c'est pas la meilleure idée quoi.

D'ailleurs, comment se passaient tes journées ? Pour rentrer dans le vif du sujet, comment se passaient tes journées à toi ? Oh, de manière extrêmement simple. En fait, j'avais pratiquement conservé mon horaire, je ne m'étais pas vraiment adapté au décalage horaire.

Il y avait moins 6 heures, enfin il y avait plus de 6 heures là-bas par rapport à l'Europe de l'Ouest et je n'avais pas compensé, pas entièrement, je pense que j'ai décalé peut-être d'une heure.

Donc en fait je me couchais très très tard, c'était pas recommandé mais c'est comme ça que je vivais, et je me levais aux alentours de 10, 11 heures du matin, heure locale, ce qui veut dire grosso modo 5 heures du matin selon notre heure et puis j'allais tout de suite au réveil me faire contrôler donc les mesures, température, enfin tout quoi, toute l'inspection et j'allais ensuite aussitôt au massage.

Alors j'avais droit à un bon massage thérapeutique d'une un quart d'heure tous les matins et ensuite je disposais de ma journée jusqu'à 5 heures de l'après-midi où j'allais dans mon tonneau sibérien. On n'avait pas un sauna classique, on nous mettait dans des tonneaux à vapeur.

Je sais pas si tu as vu ça, ça existe aussi en en France quelquefois, donc c'est un tonneau où tu n'as que la tête qui dépasse. D'accord, alors j'avais deux questions par rapport à ça Slogan, par rapport au massage, je crois savoir que le massage russe c'est un massage qui est tonique, voire très très appuyé, est-ce que c'était ce type de massage que tu avais ?

Exactement, c'est celui-là, c'est ce qu'on appelle un massage thérapeutique donc qui ne touche que le dos, je pense que ce n'était pas une bonne solution, j'ai fait la critique parce que le but du massage dans le jeûne c'est pas de tonifier parce que dans mon cas il n'y avait pas besoin de tonifier j'étais j'étais comme une pile à combustible mais en revanche le but c'est d'accélérer le métabolisme de l'évacuation des toxines et les toxines ne se trouvent pas que dans le dos, elles sont partout donc il aurait mieux

valu faire un massage intégrale, mais ce n'était pas prévu. Et effectivement, c'était un massage extrêmement musclé, presque assez douloureux. Mais il faut dire aussi que la seule séquelle lourde que j'avais de ma privation de nourriture, du passage à l'autophagie, c'était que j'avais mal au dos.

Et ça, ça m'aidait beaucoup. Et chaque fois que je jeûne, d'ailleurs, c'est ma particularité à moi. chaque fois que je jeûne, je ressens des douleurs dans le dos, je ne sais pas pourquoi, probablement à cause des toxines, c'est par là que ça passe mais je ressens des douleurs dans le dos et un bon massage ça aide et puis autre chose, c'est qu'à un moment donné, comme il n'y avait pas de massage sur tout le corps, sur les bras et les jambes, j'ai vu apparaître sur le bas des jambes

à la hauteur des mollets, des brûlures et j'ai pensé que c'était dû à la température très élevée du sauna, de la vapeur dans le tonneau et il se trouve qu'il y avait une médecin dermatologue dans le centre médical à côté qui m'a dit non non ça c'est pas des brûlures, ça ressemblait fort à des brûlures et elle m'a dit non c'est du prurit, ce sont des toxines qui s'évacuent par la peau et qui sortent par les jambes parce que et ils ne trouvent pas d'autre voie pour sortir. Donc je me suis dit, on aurait pu en sortir beaucoup plus si on

avait massé intégralement tout le corps. D'accord, le sauna c'était aussi dans ce but d'élimination de toxines qu'il t'était proposé ? Alors exactement, on proposait non seulement de faire un sauna chaud, enfin chez les russes il est toujours très chaud, un sauna très chaud mais en plus on le faisait suivre d'un bain chaud pour prolonger un petit peu l'effet et puis on me recommandait de ne pas boire ce qui était très difficile d'ailleurs si tu fais une heure de sauna t'as envie de boire on me recommandait de ne pas boire

pour ne pas pour prolonger l'effet du sauna sur le métabolisme ce qui fait que pendant une heure ou deux je ne buvais pas puis j'attendais que j'attendais que les toxines s'en aillent et c'est efficace le au sauna, c'est efficace.

Et d'ailleurs je suis resté très attaché au sauna depuis, j'en ai un là dans la maison, d'ailleurs tout à l'heure avant d'aller dormir je vais aller au sauna, et ça aide beaucoup le sauna, notamment quand on a attrapé un refroidissement ou une grippe ou des choses comme ça.

D'accord, et dis-moi je me posais une question, qui va dans un centre de jeûne comme ça quand on est en Russie ? Quel type de personne va là-dedans ? Qui as-tu rencontré là-bas J'en ai rencontré de belles.

La première fois, je n'ai rencontré rigoureusement personne parce que c'était mon régime. J'avais mon petit pavillon, ma yurte, qui faisait partie d'un complexe clinique. J'ai vu d'autres pensionnaires qui étaient soignés avec d'autres méthodes qui étaient des citoyens ordinaires.

Puis ensuite, quand je suis revenu deux ans plus tard, qu'ils avaient construit le pavillon pour les jeunes et qu'il y avait déjà une quinzaine, vingtaine de personnes qui jeûnaient en même temps et que je suis allé voir donc comment ils avaient organisé ça.

Donc ils avaient repris une partie de mes remarques, c'est un régime assez léger mais il y avait quand même deux fois par jour des réunions en groupe où on discutait, puis de la gymnastique et puis tout ça. Et donc j'ai participé à toutes ces réunions de groupe et j'ai vu qu'il y avait vraiment de tout.

Il y avait des gens qui venaient sur ordonnance médicale, très souvent pour de l'asthme, de l'asthme ou du diabète. Il y avait évidemment des obèses morbides, maladives, et puis il y avait des gens qui venaient par leur propre décision pour de la remise en forme ou pour du repos.

Parce que le jeûne, aussi paradoxal que cela paraisse, même si ça a l'air d'un calvaire, c'est c'est du repos. Quand on finit une période de jeûne, on se sent comme quelqu'un qui a passé de très très longues belles vacances.

Oui, c'est complètement complet intérieur qui se passe. C'est ça, notamment la flore intestinale comme tu le sais. Mais la flore intestinale pour la renouveler complètement, il faut quand même 3 semaines environ, 2 semaines. Donc selon moi, le jeûne minimum pour vraiment se renouveler, c'est bien un mois.

Donc à deux semaines de jeûne complet et deux semaines de réadaptation. Avant cela, on n'a pas tous les effets. Il faut aussi préciser que lorsqu'on m'a examiné, et ça c'est dans la littérature disponible mais on en parlera peut-être plus tard, on a évalué combien de temps je pouvais rester à jeûner sans rien manger avant de reprendre de la nourriture et sans subir de séquelles sur mon corps.

et bien vu le surpoids que j'avais, on a estimé que j'aurais pu passer 4 mois. Oui, tu avais des réserves suffisantes pour pouvoir traverser 4 mois de jeûne, ça s'évalue très très bien ça. Oui, ça s'évalue très très bien et de nouveau là tu parles avec des médecins classiques, ils te disent mais vous êtes complètement fou, ça ne se fait pas, vous ne mangez pas pendant une semaine vous serez très très amoindri etc.

Mais ne pas manger ou bien se sous-alimenter, c'est ce qui est pire, se sous-alimenter pendant une semaine c'est vrai que c'est grave. C'est vrai que si on mange, si on est en privation d'ISET involontaire parce qu'il n'y a pas de quoi manger et puis qu'on mange un tout petit peu tout ce qu'on trouve, c'est pire que de mettre de côté tout ce qu'on trouve et puis de ne rien manger, c'est-à-dire entrer dans le régime d'autophagie avec l'acidose, et puis ensuite en revenir en mangeant très peu de ce qu'on a,

on survit beaucoup plus longtemps. On va en parler plus largement tout à l'heure de ça, parce que je sais que ça fait partie des sujets qu'on aimerait bien discuter, puisqu'il y a aussi cette question de l'adaptation la pénurie alimentaire que j'aimerais bien faire figurer dans cette émission.

Moi ce que j'aimerais Soudan si tu veux bien, c'est qu'à partir de cette expérience personnelle tu puisses nous donner un espèce d'aperçu des enjeux du jeûne d'une certaine manière, c'est-à-dire qu'est-ce que peut le jeûne ?

Alors, d'une manière générale, pour résumer, à partir du moment où j'ai traversé ma première période, sans difficultés particulières, je pense que je me suis transformé sur le plan du caractère et de la personne.

c'est bête à dire ça fait un petit peu ça fait un petit peu méthode de développement personnel mais on prend une assurance folle pourquoi on prend une assurance folle parce qu'on comprend que on a un médecin à l'intérieur de soi même qui ne coûte rien qui n'est jamais absent qui est tout le temps là et qu'on peut activer à volonté et ça c'est une provocation délibérée que je fais vis-à-vis de tout l'édifice de la médecine, parce que je pense que la méthode du jeûne, je ne dis même pas la thérapie parce que c'est au-delà d'une thérapie,

c'est un mode de vie et une organisation de la vie, la méthode du jeûne bat en brèche, c'est une arme nucléaire. Dans un monde où on est en train de persuader toute l'humanité qu'elle ne peut même plus vivre dans son environnement naturel, celui qui a été le sien depuis la nuit des temps et à laquelle elle n'a pas de substitut puisque nous n'avons qu'une seule planète avec les circonstances qui sont les siennes, et bien dans un monde où on est en train de persuader toute l'humanité qu'elle ne

peut plus vivre sur cette planète sans assistance médicale au travers de vaccins ou de je ne sais pas quoi, et bien le jeûne c'est la réponse la plus simple, la meilleure marché et la accessible à cette superstition parce que c'est une lourde superstition.

C'est en gros sur le plan de la santé l'équivalent de l'intuition de Nikola Tesla sur le plan de l'énergie. Nikola Tesla disait que l'énergie c'est pas un truc qu'on produit, c'est pas quelque chose qu'il faut forger, qu'il faut fabriquer, c'est quelque chose qui se trouve partout et qu'il faut simplement savoir prendre.

Et la santé ou la force du corps, la résistance du corps, y compris dans son domaine immunitaire, c'est quelque chose qui est à disposition, qu'il ne faut pas entraver et qu'il faut simplement avoir le courage ou la liberté d'esprit, l'ouverture d'esprit de prendre.

Donc mon ami Walter, le psychiatre qui m'a aidé à aller là-bas en Russie, qui pratique le jeûne, qui a un petit centre de jeûne, d'ailleurs, où il fait jeûner ses amis en Suisse, quand il m'a parlé de ça, et depuis lors, quand il a un rhume ou un quelconque bobo, y compris quand il se fait mal, par exemple, sa femme a fait une chute de vélo et elle a accéléré la cicatrisation en faisant une semaine de jeûne.

Lui, quand il a un refroidissement, il fait comme les animaux, il arrête de manger. Moi-même aussi, je veux dire, il se peut que j'ai eu le coronavirus l'année passée, j'en suis pas sûr.

J'ai eu les symptômes de la perte du goût et de l'odorat, mais ça peut être lié à bien d'autres refroidissements. Et puis qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai pratiquement arrêté de m'alimenter pendant 48 heures, puis ça a passé.

Ce qui me choque, ça me fait rire, en même temps ça me fait rire et ça me scandalise un peu, c'est de savoir quel potentiel nous avons en nous et avec quelle énergie nous nous efforçons de l'ignorer.

C'est ça qui est choquant. Oui mais tu comprends bien Slobodan qu'effectivement comme tu le dis, si on réalise ou si beaucoup de personnes réalisent qu'elles ont effectivement ce médecin intérieur gratuit, disponible 24 heures sur 24 et surtout un médecin intérieur qui est parfaitement compétent, je dirais compétent à la perfection, au sens propre du terme, pour rétablir les paramètres de la santé.

C'est-à-dire que personne ne pourra connaître les paramètres intérieurs à rééquilibrer comme ton corps lui-même d'une certaine manière. Mais si tu réalises ça, c'est tout le système médical d'assistance extérieure qui vacille d'une certaine manière. Donc d'un point de vue économique, c'est une bombe effectivement comme tu le dis, c'est une véritable bombe.

En tout cas, tant que le système médical sera indexé sur la maladie et la création de valeur monétaire sur le traitement des maladies, une telle méthode ne pourra jamais être lâchée au plus grand nombre.

Parce parce que c'est l'amplitès, ça serait se tirer le bal dans le pied d'une certaine manière. – Exactement, et une des explications par exemple pour lesquelles la méthode du jeûne à l'eau, donc le jeûne intégral façon Shelton d'ailleurs, ce serait intéressant, je ferais peut-être une petite incision pour donner l'historique de la méthode russe, parce que c'est une méthode américaine en fait. Mais ce que je veux dire, c'est que le problème de cette méthode, c'est qu'elle est économiquement inexploitable.

Un verre d'eau, on n'arrive pas à le facturer. On peut dire que c'est de l'eau minérale, on peut faire payer de l'eau minérale, mais c'est tout. C'est la raison pour laquelle, par exemple, en Occident, il y a des centres de jeûne ou de remise en forme avec jeûne, qui coûtent très très mais qui ne vont jamais jusqu'à proposer le jeûne intégral, non pas parce qu'ils doutent médicalement de ses vertus, mais parce qu'avec du bouillon ou des jus

de fruits frais, on arrive quand même à justifier des prix à 300 ou 400 euros par jour. On ne peut pas justifier un tel prix avec rien que de l'eau. C'est simplement du marketing.

C'est du marketing. Parce que sur Sur le plan physiologique, il y a quand même un prix Nobel qui a été décerné à un savant japonais pour ses études sur l'autophagie, donc les phénomènes dont nous parlons ici, et qui sont universels chez tous les mammifères, à commencer par les manchots, les ours et tous les êtres qui hibernent.

Donc, dans ce phénomène-là, pour qu'il soit enclenché, il faut justement qu'il n'y ait pas l'impression que le corps va être nourri par le système gastrique. Donc, tant qu'on administre des petits bouillons ou des petits jus de fruits, on n'apporte pas la valeur nutritionnelle nécessaire, mais on n'enclenche pas non plus l'autophagie.

Donc, c'est un système bâtard à mon avis. – Oui, on est entre les deux, et c'est pour ça que tu disais tout à l'heure, et on y reviendra, que finalement si on a peu de nourriture à disposition, il vaudrait mieux mettre ce peu de côté pour que quand on mange, on mange vraiment et quand on ne mange pas, on ne mange pas vraiment.

Parce que le truc c'est que quand on mange très peu, à la fois on n'est pas assez nourri et en même temps on ne voit pas l'information au corps qui doit commencer à puiser dans ses herbes, c'est-à-dire qu'on est dans une espèce d'entre-deux où ce n'est ni l'un ni l'autre.

Exactement et les solutions de compromis ne marchent jamais, c'est mon opinion. Le compromis, ça ne marche jamais, il faut y aller carrément. Mais pour revenir à ce qui était très intéressant, c'est que tu as mentionné Shelton, en fait l'historique du jeûne en Russie, qui je le répète, est une méthode de thérapie admise par la médecine officielle en Russie avec des ordonnances qui te permettent, sous couverture du système d'assurance médicale, d'aller faire du jeûne.

Donc ce système remonte aux années 50, donc du temps de l'URSS, et en fait c'est une répercussion lointaine des travaux du grand Herbert Shelton, qui, comme tu le sais, a eu beaucoup d'ennuis.

Il a même été, sauf erreur, emprisonné aux États-Unis. Oui, il a été incarcéré. Il a été incarcéré parce qu'un de ses patients était mort, mais après le jeûne, parce qu'il était mort, parce qu'il avait un cœur faible.

Mais enfin bon, on a utilisé tous les prétextes pour entraver le travail de Shelton, comme aujourd'hui, on utilise tous les prétextes dans le cadre de la pandémie dans laquelle nous nous trouvons pour éliminer toutes les méthodes de soins qui ne soient pas liées à un vaccin.

Cette pression, cette censure des méthodes thérapeutiques, elle ne date pas d'aujourd'hui ni de la précédente épidémie H1N1, elle date du début du XXe siècle lorsque aux États-Unis, les les banquiers, les millionnaires ont investi massivement dans l'industrie pharmaceutique et à partir de ce moment là c'est une véritable purge qu'on a entamé dont l'une des grandes victimes a été Shelton et ses méthodes.

Shelton a soigné avec beaucoup de succès plusieurs dizaines de milliers de personnes et puis se trouve qu'en URSS dans les années 50 il y avait un psychiatre appelé Nikolaïev, qui dirigeait une unité psychiatrique de la banlieue de Moscou et qui, par son milieu familial, avait beaucoup de lectures et beaucoup de contacts dans le monde extérieur et qui avait lu Shelton ainsi que beaucoup de naturopathes américains. Et il avait responsabilité d'un pavillon où il y avait des schizophréniques.

Il a découvert qu'un de ses patients un schizo avait décidé enfin avait refusé la nourriture et on voulait ces infirmiers voulait le nourrir de force et il leur a dit laissez le faire il donne pas d'explication laissez le faire il s'en sortira s'il commence vraiment à affaiblir on va lui donner des injections de glucose mais mais laissez le faire ce qu'il veut alors on l'a ce qui fait partie ça témoigne quand même d'une grande ouverture d'esprit pour la médecine soviétique de l'époque, on a laissé ce schizophrène ne pas

manger et il s'est guéri. En fait, il a réussi à atteindre un état dans sa maladie qui le rendait inoffensif et qui a permis qu'on le renvoie à la maison. Il ne s'est jamais totalement guéri parce que la schizo ne se guérit pas, mais ça s'atténue.

Et à partir de là, Nikolayev a demandé et obtenu l'autorisation de mener des études avec des volontaires sur la thérapie psychiatrique, essentiellement de la schizophrénie légère avec le jeûne.

Et c'est de là que c'est parti. Là, c'est une rareté. Ça, c'est le livre qu'il a écrit En russe évidemment, ça n'a jamais été traduit. Et dans le titre c'est « La fin n'est pas ta tante mais ta mère ».

C'est une expression russe qui dit « C'est pas simplement une cousine ». Tu vois, c'est… Voilà. Le roi n'est pas mon oncle. Donc « La fin n'est pas ta tante mais ta mère ». ou comment la nature elle-même vous soigne. C'est un psychiatre du système soviétique qui intitule ainsi son livre. Et en plus, il écrit son livre d'une manière extrêmement libre et amusante.

Il y met des dialogues, il y met des plaisanteries, il y met des blagues. Il ne prend pas la chose au sérieux et il a eu un énorme succès. Il a eu un énorme succès, non pas de librairie, mais de thérapie.

Et à partir de là, il a réussi, donc du temps de Khrushchev, à faire admettre le jeûne thérapeutique comme une méthode de médecine ordinaire en URSS. On est loin de là en Occident, c'est quand même extraordinaire.

Oui, on est même à l'opposé, c'est-à-dire que toutes les tentatives de jeûne sont relativement chassées, stigmatisées, et dès qu'il y a le moindre problème, le centre de jeûne on est automatiquement fermé, c'est clair qu'on est dans une attitude absolument opposée. Quand tu parlais de l'expérience de Shelton aux États-Unis, enfin de l'expérience de tout le travail de Shelton aux États-Unis, Shelton a eu énormément de problèmes effectivement, il a été incarcéré, il y a eu cette histoire de la personne

qui est morte suite à un jeûne qu'on a attribué à Shelton alors qu'effectivement le rapport de causalité il était très difficile à trouver, mais bon il s'agissait qu'on dit quand on veut tuer son chien, on l'accuse d'avoir la rage, donc c'est exactement ça.

Est-ce que ça a été suivi aux États-Unis ? Comment ça s'est poursuivi l'héritage de Shelton aux États-Unis ? En fait, ça s'est poursuivi de manière plus ou moins, je ne dirais pas clandestine, mais officieuse, parce que ce n'était plus possible. Ce n'était plus possible de prescrire et de mener de manière ouverte, enfin disons que c'était possible, mais c'était extrêmement difficile.

et comme tu dis c'était soumis à une telle surveillance, une telle suspicion que n'importe quel symptôme collatéral sans rapport avec le jeûne était amputé au jeûne. Donc il y a eu il y a eu évidemment des suites, il y a eu des médecins notamment ce médecin de, j'oublie son nom, voilà maintenant j'ai des trous de mémoire, il y a un médecin d'origine une italienne qui apparaît d'ailleurs dans le film d'Arte, et qui est très célèbre pour amener des études sur le rapport entre le cancer et le jeûne. Il l'a fait en Californie,

donc il y a eu des études tout à fait sérieuses, médicales, cliniques, qui ont été poursuivies tant bien que mal en Amérique depuis l'époque de Shelton jusqu'à nos jours. En revanche, En Suisse, par exemple, je connais plusieurs médecins, surtout depuis que je suis passé là-bas, j'ai eu des contacts, plusieurs médecins qui savent que dans certains cas il est absolument salutaire de prescrire du jeûne à leur patient, mais qui le font sur le ton de « je ne vous l'ai pas dit ».

Et puis si on vous pose des questions, vous n'êtes pas venu chez moi. Parce qu'ils savent qu'ils risquent de perdre leur autorisation d'exercer. Si c'est le cas. Thierry Samitier – Moi, j'aimerais bien, parce qu'on en avait parlé hors caméra tous les deux, j'aimerais bien que tu reviennes quand même sur ce qui s'est passé aux Etats-Unis quand tu as parlé d'une sorte d'OPA qui avait été faite sur tout le système thérapeutique. Historiquement, j'aimerais bien quand même que tu en

parles un petit peu, qu'on fasse un petit focus là-dedans, parce que c'est important pour comprendre le contexte actuel aussi, parce que comme tu le disais, actuellement finalement, tout ce qui n'est pas solution vaccinale, par exemple dans le cas du Covid, est systématiquement pourchoissé, stigmatisé, raillé, méprisé.

C'est à croire qu'on n'a plus de système immunitaire, c'est à croire qu'il n'y a plus de phytothérapie, c'est à croire qu'il n'y a plus rien d'autre que la vaccination. Mais tout ça, ça ne vient pas de nulle part.

Non, ça ne vient pas de nulle part. Quelqu'un dans le tchat nous rappelle qu'il s'agit du docteur Walter Longo, donc le médecin californien. Donc, je recommande pour ce chapitre-là la lecture du livre de Thierry de Lestrade qui a poursuivi, qui était tellement passionné par le sujet du jeûne, qu'il a poursuivi ses travaux, ses enquêtes sur le jeûne après avoir réalisé le film sur Arte et il a ajouté ce codicil à son travail de cinéaste avec ce livre qui s'intitule,

lui aussi, Le jeune et les nouvelles thérapies, qui est paru ensuite. Et au début du livre, comme c'est un livre extrêmement scrupuleux et un très bon panorama de tout le problème, il raconte comment le vieux Rockefeller, le patriarche, le premier de la dynastie, avait investi, s'était laissé convaincre d'investir dans une industrie qui jusqu'alors était très marginale, qui était l'industrie de la médecine chimique, de la médecine pharmaceutique, des produits pharmaceutiques aux Etats-Unis.

Et comment il a engagé ? En fait il a fait une OPA sur l'association américaine des médecins. Il a engagé un communicant, un personnage qui n'était même pas un médecin, un communicant, qui a utilisé toutes les méthodes à disposition allant de la séduction à l'intimidation en passant par la sanction pour éliminer une à une toutes les thérapies de type naturopathique homéo, naturopathie, herboristerie, etc., et afin de mettre l'ensemble de la médecine admise aux États-Unis dans un entonnoir qui aboutit

à quoi ? Qui aboutit à la pilule et à partir de la pilule à la vaccination. Donc ce que nous vivons aujourd'hui, ce que nous vivons aujourd'hui n'est que l'aboutissement d'un long processus et d'un processus dont le moteur, contrairement à ce qu'on nous raconte, n'a rien à voir avec les avancées de la science médicale. Il a tout à voir avec l'importance des capitaux investis dans tel secteur. Et d'ailleurs, je ne veux pas entrer dans le...

ce n'est pas notre propos ce soir, mais on a vu en France durant l'année 2020, comment ces conflits d'intérêts ont joué pour faire de la France l'un des pays qui ont le bilan Covid le plus catastrophique au monde tout simplement parce qu'on a interdit aux gens, aux médecins, de soigner leurs patients.

C'est quelque chose d'inimaginable qu'on criminalise le soin des gens avec des méthodes qui peut-être ne marchent pas mais qui marchent en tout cas ne serait-ce que d'un point de vue psychologique que de laisser les gens développer leur Covid jusqu'à ce qu'ils les étouffent et qu'on les emmène à l'hôpital pour les mettre sous respirateur. C'est absolument criminel et on le fait pourquoi ?

Non pas parce qu'on a le souci du patient mais parce qu'on a le souci de ne pas compromettre les seules méthodes qu'on veut imposer et qui sont grosso modo l'équivalent d'un abonnement à Netflix, c'est-à-dire tu vas payer chaque mois ton abonnement à une pseudo-santé, c'est ça. Oui, en plus, quand tu parles de ça, effectivement, tu parles de moyens thérapeutiques qui n'ont pas été expérimentés, qui n'ont pas été évalués, mais donc quand même, on a quand même un petit recul pour

savoir qu'il y avait certainement une véritable efficacité, vu les personnes comme comme le docteur Raoul par exemple qui ont quand même un certain bagage, donc on se dit le mec ce n'est pas le premier venu donc ce n'est pas n'importe quoi, mais surtout il ne s'en a pas intégré toutes les approches naturopathiques alternatives de préparation et d'élévation du niveau de santé.

C'est-à-dire qu'avant même de faire de la thérapeutique, parler de prévention avec l'élévation du niveau de santé par le jeûne, par l'utilisation d'une alimentation de qualité, de temps de repos, la respiration, toutes les bases de la naturopathie.

Et tout ça, ça a été complètement évincé. Mais totalement. Et d'ailleurs, tout au début, en mars 2020, au début de cette crise, j'avais repéré dans la presse suisse un article, une tribune, d'un médecin assez célèbre parce qu'il a fait de la politique, le docteur Jacques-André Horry, qui est un médecin de la vieille école et qui disait c'est curieux quand même quelle que soit la maladie, même si on connaît pas bien ce virus,

c'est quand même un virus qui ressemble sous bien des aspects aux maladies respiratoires, aux grippes que nous avons connues, c'est quand même étonnant que personne ne rappelle aux gens le B-A-B de l'immunité, de la vie saine.

allez au grand air, prenez des vitamines, nourrissez-vous légèrement, ne fumez pas, ne mangez pas de sucre, pas trop. Toutes ces choses-là, disait le médecin, ce sont des choses qu'il convient de rappeler quoi qu'il arrive, quel que soit le problème.

Et au lieu de ça, on dit aux gens il n'y a pas de solution. Systématiquement. Systématiquement, on leur disait il n'y a pas de solution. Et je n'ai jamais vu dans toute cette presse suisse, pourtant la Suisse c'est un pays où on a tellement, tellement le souci du bien-vivre.

Je n'ai jamais revu quelqu'un jusqu'à récemment rappeler ces vérités élémentaires, des vérités de grand-mères, mais comme les grands-mères sont mortes, il n'y a plus personne pour les rappeler. Je veux dire, c'est évident. Et qu'est-ce qu'on a fait en plus, au printemps, surtout aux Français ?

On leur a dit, restez chez vous, si vous sortez vous aérez, vous allez prendre 135 euros. Je veux dire, c'est exactement ce qu'il fallait pour les rendre malades. Et une chose qui me frappe particulièrement dans cette crise, mais je pourrais parler des heures parce que j'ai passé mon temps dans l'antique presse à écrire là-dessus, donc je me répète, mais ce qui me frappe c'est en lisant, par exemple, les bilans Covid bimensuels

du général Dominique Delavarde, qui est diffusé par ce militaire qui fait très bon travail de collègue de renseignement sur la statistique du Covid, on découvre que le monde occidental, donc le monde d'où partent ces méga corporations pharmaceutiques, le monde occidental qui compte pour 12 % de la population de la planète et qui est censé avoir le système de santé le plus performant de la planète compte aussi pour 72 % voire 75 % de toutes les victimes du coronavirus.

Alors si ça, ça ne vous fait pas réfléchir, qu'est-ce qui vous fera réfléchir ? Ça c'est de la statistique. Comment se fait-il que 12 % de la population mondiale, les 12 % les plus riches supportent les trois quarts de toutes les pertes liées au coronavirus ?

Alors soit la statistique est menteuse, donc quelqu'un truque les statistiques, soit elle est vraie et à ce moment-là il y a un problème inhérent à la civilisation occidentale. Et d'où vient-il que chacun y apporte ses réponses en fonction de l'expérience calamiteuse qu'on a eue notamment en France ? En France il y a aujourd'hui, rappelons-le, six fois plus de morts du coronavirus qu'en Biélorussie où on n'a absolument rien fait comme méthode, comme mesure de précaution.

On n'a rien fait, tout est ouvert. Oui, c'est pour ça qu'on pense assez allègrement qu'il y a plus des morts avec le coronavirus que des morts dues au coronavirus. C'est-à-dire que c'est un cofacteur qui apparaît et qui vient révéler un état de déliquescence de notre santé et de notre système de santé qui est devenu un système de maladie parce qu'il a été trusté avec cet OPA économique d'un complexe chimico-industriel et qui effectivement va dans le sens, comme on l'a illustré avec Jean-Jacques

Créveleur mardi dernier, va dans le sens de la destruction et de la censure systématique de tout ce qui ne va pas dans le sens de vaccins et traitements allopathiques chimiques. Et tout ça s'est battu en brèche complètement, l'homéopathie, toutes les médecines ancestrales sont moquées, raillées, Et voilà, ça c'est un état, un déni de droit qui est complètement délirant.

Alors justement, il y a quelques jours, je crois que je t'ai signalé ça, j'ai découvert que la page sur Wikipédia consacrée à la naturopathie avait été massacrée. C'est-à-dire que la naturopathie, c'est grosso modo un catalogue de superstitions ne menant à rien et ne permettant pas de soigner les gens, mais qui leur donne de faux espoirs.

C'est grosso modo ce qui est aujourd'hui écrit. J'ai étudié la page telle qu'elle a été réécrite slow mode, après que tu me l'aies envoyé, parce qu'effectivement ça m'a marqué. Et quand j'ai bien regardé les phrases, on reconnaît la signature d'un groupe qui est très actif en France qui s'appelle le groupe FAKE MED, qui est un groupe de croisés de la médecine, donc de médecins intégristes qui sont pour la médecine la plus chimique, scientifique, technique qu'ils soient et qui effectivement jouent le rôle de censeurs.

Alors qu'ils sont eux-mêmes certainement, et ça paraît une évidence, reçoivent des subsides de des complexes pharmaco-industriels parce que de toute façon il y a du conflit d'intérêts, il y a de la corruption à tous les niveaux, mais ils ont réécrit la page 8, c'est-à-dire ils ont réécrit ma page à moi, ils ont réécrit la page, c'est eux qui ont fait dérembourser l'homéopathie en France par exemple.

Donc c'est un petit groupe mais qui exerce des pressions systématiques avec des techniques de harcèlement en meute et ainsi de suite, et c'est eux qui ont la même liste sur Wikipédia et qui ont réécrit la page sur la naturopathie.

Et c'est un gag parce que c'est tellement grossier comme censure et comme médisance que n'importe qui qui connaît un peu le truc dit « mais ce n'est pas possible quoi ! ». C'est une aberration de nier à ce point-là quand même une pratique qui est ancestrale.

c'est-à-dire la médecine d'hypocrate est une médecine qui s'apparente à la naturopathie, le bilan de santé hypocratique et c'est la naturopathie. La naturopathie est hypocratique et ça c'est eux qui ne sont plus du tout dans la pensée hypocratique.

– Mais pas du tout et d'ailleurs d'abord ça reproduit exactement la terreur rockefellerienne des années 20, d'il y a un siècle, quand on a voulu vraiment imposer la médecine des pilules contre tout le reste, donc falsification de l'histoire, fausses accusations, simplification, caricature, parce que la page naturopathie est une caricature, c'est fait par des imbéciles en plus, c'est bouvoir pécuché.

C'est complètement grotesque. C'est l'idée qu'on se faisait au XIXe siècle scientiste de ce que pourrait devenir un hybride homme-machine, en gros. Donc c'est totalement imbécile. Et d'autre part, tu as raison de le souligner, le bilan de santé hypocratique, c'est de la naturopathie.

d'ailleurs, une des méthodes, on le sait, thérapeutiques les plus ordinaires que prescrivait Hippocrate, c'était de trois semaines de jeûne. D'ailleurs, quand je dis Hippocrate, mais enfin tout le monde, je veux dire, dans les écrits abondants des pères de l'Église qui s'occupaient de la santé, non pas seulement de l'âme, mais du corps, parce que pour eux c'était indissociable, eh bien le jeûne n'était pas simplement

considéré comme une discipline spirituelle, c'était considéré comme une thérapie du corps également. Pythagore, au sixième siècle avant Jésus-Christ, prescrit 40 jours de jeûne. Pythagore parle de 40 jours de jeûne.

40 jours de jeûne, si tu te souviens, dans l'évangile, c'est la période que passe le Christ dans le désert au moment où il va se faire tenter par le diable. Et ce qui est très intéressant, entre parenthèses, dans ce passage-là, c'est qu'il est dit, je pourrais citer, je n'ai pas le verset en tête, mais il est dit pratiquement mot à mot ce que je vais dire, c'est que bon, le Christ s'est retiré dans le désert

pour jeûner, il a été tenté par le diable, mais le diable a été vaincu puisqu'il l'a rembarré, et puis le texte dit « au quarantième jour il eut faim et il retourna à la ville. Alors c'est fascinant parce que Shelton te dira, et tous les praticiens du jeûne te diront, que la faim d'un jeûne thérapeutique complet, d'un cycle de jeûne thérapeutique complet, elle est signalée par le corps lui-même au moment où il dit j'ai faim parce qu'il a épuisé les réserves qui étaient surnuméraires, qu'il pouvait consommer et il sait qu'à partir d'un certain moment il va manger ce

qu'il ne doit pas manger donc il dit j'ai faim nourris moi et ça le vieil italien dont je parlais tout à l'heure Luciano avec ses 50 jours de jeûne m'avait dit exactement ça j'ai dit mais Luciano pourquoi tu t'es arrêté à 50 jours et pas à 40 ou à 60 il dit parce que le cinquantième jour j'ai eu faim C'est tout.

J'ai eu faim. C'est venu tout seul. Et il s'est réalimenté. Il savait très bien qu'il fallait pas manger. Après 50 jours, tu manges pas.

Tu prends trois gouttes de jus de carottes ou je sais pas quoi. Mais il savait. Et le corps sait très très bien régler tout ça. Il le sait parfaitement. Il n'y a pas besoin de prendre, je sais pas moi, des sondes. Il le sait parfaitement.

Le corps est extrêmement sensible. Il est tellement sensible, figure-toi, que lors de ma période de jeûne, on m'avait recommandé, ce que j'ai suivi, de ne pas me brosser les dents.

C'était pénible. Pourquoi ? Parce que je dirai plus tard. Et de ne pas me laver avec du savon. Il me suffisait de passer au sauna. Pourquoi ne pas me laver avec du savon et ne pas me brosser les dents ?

Parce qu'aussi bien le savon à travers la peau que le dentifrice à travers les muqueuses de la bouche entrent dans le corps comme des aliments, et donc le corps peut croire qu'il va être alimenté. Le problème du dentifrice c'est que… Oui, et puis ça vient perturber les échos biochimiques en cours.

Exactement, donc même ça, même ça, alors c'est dire si le corps c'est un instrument sensible, il sait très bien ce qui se passe, et le problème qu'on a avec le dentifrice, enfin avec la privation de dentifrice, c'est que dans le métabolisme cétonique, la fabrication des corps cétoniques, on a un très mauvais goût dans la bouche et je crois que c'est l'aspect, pour moi c'était l'aspect le plus désagréable du jeûne de longue durée, c'est qu'on a un goût métallique assez hideux dans la bouche et je présume qu'on

a aussi, enfin on a mauvaise haleine et on a envie d'enlever tout ça mais il faut pas l'enlever alors à la fin de mon jeûne j'avais j'avais triché un peu parce que j'avais planqué un citron j'avais planqué un citron sous mon lit et j'avais pris quelques gouttes de citron pour me frotter les dents mec parce que j'en pouvais plus mais c'est la seule entorse que j'ai faite au principe parce que j'arrivais au bout mais c'était difficile et c'est j'ai simplement compris à ce moment là à quel point je dirais que chaque bouchée qu'on met dans le

corps elle a son impact, elle va se loger quelque part et si elle n'est pas prise au bon moment et si elle ne contient pas les bonnes choses, ce ne sera pas bon pour toi. C'est aussi simple que ça.

– Non, c'est absolument… – Ben oui. – C'est évident et c'est très important parce que ça permet aussi une fois qu'on est sorti de l'état de jeûne de reconsidérer chacune de ses prises alimentaires dans ce qu'elle a aussi, entre guillemets, de sacré, en tout cas dans son importance capitale qu'elle peut avoir pour le corps.

Et c'est vrai que ça remet de la présence, de l'intensité et de l'importance dans la prise alimentaire. Ça, c'est vraiment une des vertus du jeûne aussi. – Absolument, d'abord je dirais que c'est une excellente pédagogie.

Personnellement, ce que j'ai appris sur le fonctionnement, ce que j'ai appris concrètement sur le fonctionnement de mon propre corps, donc du corps humain, à travers simplement la pratique du jeûne, ça vaut des années d'études.

Les pauvres médecins passent des années à apprendre par cœur les appellations des composantes du corps humain comme ils apprendraient par cœur l'appellation de chaque pièce d'une voiture. Mais je pense que tant qu'on n'a pas effectué une période de jeûne et qu'on n'a pas éprouvé ce corps humain, c'est comme si on avait toute la nomenclature des pièces de la bagnole en tête mais qu'on n'a jamais conduit.

Et c'est malheureusement le cas de beaucoup de médecins. Moi quand je parle avec des médecins, surtout les jeunes d'ailleurs maintenant, je suis effaré par l'absence de conception ontologique, c'est-à-dire de l'être chez eux, de l'être auquel ils ont affaire.

Il y a plus de respect pour l'être auquel ils ont affaire chez les vétérinaires que chez certains médecins de l'humain. D'ailleurs, la preuve, c'est que beaucoup de ces médecins sont complices d'une réduction de l'humain à une espèce de réservoir de biologie et de fric. C'est criminel, ils ne trouvent rien à redire, n'importe quel médecin hypocratique doit trouver à redire à ce qui se trame aujourd'hui, mais ils ne disent rien.

Thierry Zanonnier. Thierry Zanonnier. Oui, et puis il y a surtout une non-expérience de ce que c'est que la santé, que l'expérience de la santé comme on peut l'expérimenter au travers du jeûne est une expérience tellement radiale et qui montre l'évidence de la puissance qui siège en nous que si on ne l'a pas expérimenté, on ne peut pas parler de santé d'une certaine manière pour moi.

On peut parler de maladie, ça oui, on peut traiter la maladie, la traiter symptomatiquement en parlant, mais on ne peut pas parler de santé et c'est bien l'échec du système actuel et la crise du coronavirus en une illustration parfaite, c'est qu'on est incapable de parler de santé.

Le seul discours qu'on peut tenir c'est un discours dans lequel on porte des masques, on se distancie les uns des autres, ce qui en lui-même est iatrogène, c'est-à-dire qu'on nous propose des solutions de survie qui sont des solutions de mort, parce que fermer les restaurants et les bars, c'est casser toute vie sociale, c'est donc perdre ce qui fait aussi l'âme et la qualité de la vie humaine, porter des masques, se distancier les uns les autres, c'est aussi tout ce qui fait la qualité

de la vie humaine. Donc en fait, les réponses qu'on apporte à cette crise sont des réponses médiocres et qui ne vont pas dans le bon sens de la vie. Et ça montre bien l'échec de tout notre système.

Ce sont des réponses que j'appelle moi, mais dans le mauvais sens du mot cette fois-ci, vétérinaires. C'est-à-dire que le traitement que l'on nous impose n'est pas un traitement qui est dans l'intérêt de la santé du patient, mais qui est dans l'intérêt du propriétaire du patient.

C'est-à-dire que notre santé, on s'en fout. Lorsqu'un vétérinaire va dans une ferme pour soigner une vache, il dit bon on peut la rafistoler mais ça va coûter puis elle va produire beaucoup moins puis le propriétaire va dire bon oh là là non non c'est pas la peine endormez-la donc on en est à peu près là c'est à dire que on est traité comme un comme une quantité de bétail comme comme une pure biologie comme un pur tube digestif et il n'y a plus aucun respect mais aucun pour ce qui compose l'être

humain que nous sommes. J'aurais espéré que toutes ces autorités politico-scientifiques qui déterminent les conditions de notre détention disent à un moment donné nous allons pondérer avec les nécessités de la lutte contre la pandémie, avec les nécessités de la vie sociale et individuelle des gens.

On va les pondérer. On ne les pondère pas. La vie des gens ne compte pas. On ne la mentionne jamais. On ne mentionne que la vie de la pandémie. On l'a remarqué ça non ?

C'est très puissant qu'on me remarque, effectivement je ne l'avais pas verbalisé comme ça mais tu as parfaitement raison et effectivement c'est la problématique essentielle. Slobodan, j'aimerais bien t'amener sur un terrain dont on avait évoqué tous les deux et qui m'intéresse aussi énormément parce que, alors bon on va nous taxer de complotisme des choses comme ça, mais il traîne des rumeurs de ci, de là que dans les temps de crise actuelles, il pourrait se trouver des moments de raréfaction alimentaire ou de pénurie alimentaire.

Et le jeûne a des réponses à nous donner par rapport à ça. J'aimerais bien que tu nous expliques comment le jeûne peut nous faire réfléchir à notre façon de gérer la nourriture en cas de pénurie au travers aussi d'exemples historiques, parce que tu m'as parlé d'un exemple historique russe en particulier.

Oui, oui, oui. Alors, on n'a pas besoin de faire les complotistes. Les pénuries alimentaires, ça peut survenir à tout moment. Moi, le pays où je suis né, qui est l'ex-Yougoslavie, qui est un pays qui n'existe plus, eh bien j'ai suivi tout ce qui lui est arrivé dans les années 90 pendant la guerre civile. Eh bien, les gens ont connu la privation alimentaire.

Ça s'est C'est ce qui s'est passé en Europe à la fin du XXe siècle. Il fallait répartir soigneusement les réserves de nourriture, on ne savait pas ce qu'il y en aurait jusqu'au bout. Donc aujourd'hui que nous avons des circuits d'approvisionnement très sophistiqués et qui exigent beaucoup à la fois de structure, de structuration et d'énergie pour fonctionner, on sait par exemple que l'acheminement d'un oeuf industriel dans un supermarché exige environ je crois trois ou six cents fois je sais plus mais enfin des centaines

de fois plus d'énergie que simplement la vente d'un oeuf produit sur place sur un marché local. Donc avec des circuits d'approvisionnement aussi complexe, aussi sophistiqué, beaucoup de disruptions peuvent survenir, ça peut être énergétique, ça peut être tout simplement l'arrêt de la production, ça peut être le fait qu'on n'a pas d'argent et on peut se retrouver dans une situation de disette, je ne dis pas de famine mais de disette.

Donc il se trouve qu'un grand médecin russe, le professeur Khoroshilov, qui est aussi un des chercheurs en matière de jeunes, entre autres choses, eh bien, il y a une dizaine d'années, malheureusement, il n'a pas retrouvé – c'est bête, mais je l'ai contacté en prévision de notre émission – il n'a Il n'a pas retrouvé l'article qu'il avait écrit à l'époque parce que l'ordinateur a été détruit depuis une dizaine d'années, mais il m'a répété, il m'a fait un mail,

il m'a répété son raisonnement. Voilà, il a fait un raisonnement sur le siège de Leningrad, donc on le sait, le siège de Leningrad était une épreuve épouvantable, les nazis ont assiégé la ville et il y a plusieurs centaines de milliers de morts dans la ville, soit par les bombardements, soit tout simplement par la faim.

Et Rorochilov avait fait ce raisonnement. Il avait dit, si on avait enseigné aux jeunes à manger périodiquement, c'est-à-dire à alterner des périodes de jeûne avec des périodes de réalimentation, puis d'alimentation plus ou moins normale, puis de nouveau des périodes de jeûne, et qu'on avait réparti les quantités de nourriture ainsi économisées entre ceux qui ne pouvaient pas jeûner, c'est-à-dire les enfants et les vieillards, on aurait pu sauver une très grande partie de ceux qui sont morts à Leningrad.

Or, ce raisonnement est tellement atypique, tellement provocateur que, figure-toi, il m'a rappelé un incident qui est survenu lorsque j'ai terminé mon jeûne au bord du lac Baïkal en 2017. Il se trouve que le ministère de la santé de la République de Boïsassi avait été intéressé par mon cas et ils m'ont organisé une conférence de presse à ma sortie de jeûne parce que chez eux-mêmes, même sur place, il y a beaucoup de sceptiques et notamment des médias qui attaquent les centres de jeûne pour fausse médecine,

etc. Et puis je suis allé faire la conférence de presse avec le ministre de la Santé locale, il y avait plein de journalistes et il y avait deux vétérans de la Deuxième Guerre mondiale qui étaient des écrivains qui étaient membres de l'association des écrivains et qui étaient venus parce qu'ils avaient vu qu'il y avait un collègue donc qui arrivait d'Europe de l'Ouest, c'était moi puisqu'on m'avait déclaré écrivain, j'étais écrivain. Et ils sont venus à la conférence de presse,

ils ont fait scandale, ils ont dit « c'est scandaleux, comment pouvez-vous préconiser la privation de nourriture dans ce pays qui a connu le siège de Leningrad et le siège de Stalingrad. Et j'ai essayé de leur dire, mais justement, mais ce n'était pas la peine.

Ce sont des braves gens, mais ils avaient des idées tellement carrées, comme on avait traditionnellement l'idée que quand quelqu'un est malade, qu'il souffre de la grippe, par exemple, il faut lui donner à manger.

Il ne faut surtout pas lui donner à manger. Il faut laisser le corps régler le problème lui-même. Moi, quand j'étais petit, les grands-mères n'arrêtaient pas de dire, mais il faut lui donner à manger à ce petit, il faut qu'il reprenne des forces.

il va reprendre des forces. Mais on n'a jamais vu un animal blessé aller bouffer pour se soigner. L'animal blessé ou malade, il se cache quelque part et il cesse de s'alimenter. Donc il suffit de suivre l'instinct animalier et il suffit d'avoir à la présence, à la conscience le fait, et ça c'est pour revenir à ta question, dans l'hypothèse d'un scénario je dirais survivaliste, parce qu'il y a des tas de gens qui achètent des livres ou étudient des méthodes de survie, même en Europe,

surtout aux Etats-Unis, mais en Europe aussi, dans l'hypothèse d'un scénario survivaliste avec une privation totale au partiel de nourriture, l'idée qu'on puisse dans tous les cas tenir tout seul avec juste de l'eau pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, ça donne un réconfort, une assurance psychologique qui est tout aussi importante que l'effet métabolique.

Aujourd'hui pour moi, je sais que quelle que soit la situation où je me trouve, je ne sais pas, mais je suis détenu par un groupe terroriste et qu'ils disent ha ha on va te casser avec la faim, je dirais aïe aïe aïe j'ai très peur.

Mais je saurais que pendant plusieurs semaines voilà. Donc c'est une arme, je l'ai dit tout à l'heure c'est une arme atomique, c'est une arme atomique. Ça change beaucoup la perspective en termes de résilience ou de survie effectivement Parce que souvent quand on pense en termes de survie, on pense immédiatement en termes de survie alimentaire, on se dit qu'il faut faire des bocaux, il faut faire des provisions, il faut faire des choses.

Et là d'un seul coup, ça déplace complètement le curseur en disant « attendez, ce n'est peut-être pas le secteur majoritaire à appréhender en premier lieu », parce que finalement on peut s'en passer largement. On peut s'en passer et puis sachant qu'on peut alterner des périodes, il faut peut-être avoir cette conception de se dire voilà si par exemple la disette me saisit maintenant en février est-ce que je peux planter quelque chose qui va m'attendre à la sortie de ma d'un jeûne intégral dans un mois est-ce que

quelque chose peut pousser si ça peut pas pousser il faut avoir des réserves de pommes de terre je sais pas quoi mais si on est dans une bonne saison on peut on peut organisé à calembrier, en sachant qu'un homme de corpulence normale, donc 1,80 mètre et 75 kilos, il a des réserves de graisse en lui qui lui permettent de jeûner environ 40 jours sans aucun dommage pour son corps.

Pour les femmes, je crois que le métabolisme est un peu plus rapide, je pense qu'elles ont moins de réserves dans ce domaine-là, mais je ne suis pas sûr. Alors pour préciser, les femmes ont plus de réserve de masse grasse en général, elles ne sont plus grasses, par contre elles ne peuvent pas descendre aussi bas. Un homme peut descendre à 3-4 % de masse grasse sans mettre en danger ses organes vitaux, alors qu'une femme pourra difficilement

descendre en dessous de 10 % de masse grasse sans mettre en danger ses organes vitaux. Donc c'est à ce niveau-là que ça se joue. Oui, et là il y a aussi un préjugé très fréquent qu'il faut casser parce qu'il me revient très souvent à la figure, et je pense que tu l'as entendu aussi, c'est que les gens croient que si on se met à jeûner, on va commencer par consommer ses muscles.

C'est faux. Oui. Malheureusement, comme j'avais du temps au Baïkal et que j'avais toute la littérature à disposition, j'ai lu des j'ai lu beaucoup d'articles d'études cliniques soviétiques sur la question et j'ai vu notamment l'expérience du chien qui a été réitéré plusieurs fois.

On a observé ce qui arrive à un chien qu'on prive de nourriture jusqu'à la mort. Voilà, on a fait crever de faim un pauvre toutou pour pouvoir étudier ce qui arrive et effectivement on a la séquence c'est à dire que ce que le le métabolisme consomme d'abord ce sont les réserves graisseuses, ensuite on va avoir le muscle, ensuite on va avoir le cartilage, et en dernier lieu seulement on va avoir le cœur et le cerveau.

En fait… Thierry Lecce C'est du bon sens d'ailleurs, c'est du bon sens, ça serait fou si dès que tu commençais à sauter un repas le corps commençait à grignoter le cerveau, enfin je veux dire… Olivier Roland Évidemment.

Je pense que c'est aussi cette espèce de mépris de la perfection du corps humain ou d'ignorance de la perfection du corps humain qu'on pourrait voir sur le plan spirituel comme aussi un mépris de la perfection de la création qui explique qu'on puisse à ce point-là se tromper sur la nature du jeune.

– Ah bien sûr, non mais il n'y a qu'une seule méthode sûre de bousiller la masse de son cerveau, c'est d'écouter les pseudo-médecins-scientistes, ça c'est sûr. C'est très dangereux.

Thierry Samitier – Et alors, je voulais faire une petite remarque par rapport à ce que tu disais précédemment aussi parce que c'est très intéressant, parce que tu disais voilà n'importe quel homme peut jeûner une quarantaine de jours sans se mettre en danger.

Et le problème c'est que dans nos sociétés, alors effectivement si un homme jeûne pendant une quarantaine de jours, il va perdre de la masse grasse, donc au bout de 40 jours il va paraître très émacié. Et nous sommes des sociétés où ce symptôme-là est connoté comme une mise en danger de l'individu.

Et c'est ça aussi dont il faut se départir, c'est-à-dire que ce n'est pas parce qu'une personne va perdre sa masse grasse qu'elle s'est mise en danger. Et souvent j'entends des gens dire « Oh, regarde, il est maigre comme un clou après son jeûne, donc il est allé trop loin et ainsi de suite.

» C'est un phénomène normal, comme un animal qui hiberne, au sortir de l'hibernation il a perdu beaucoup de poids, il est tout éflanqué et il va se réalimenter et reprendre de son volume et c'est des mouvements de contraction et de dilatation qui sont normaux dans la nature et qui malheureusement n'ont plus lieu actuellement dans nos sociétés, c'est plutôt ça qui est inquiétant.

Oui, d'abord ça m'a été très souvent reproché, on me dit encore aujourd'hui « oh qu'est-ce que tu es massier, mais ça va pas, t'as mauvaise mine. Personne ne trouvait que j'avais mauvaise mine à 135 kilos.

135 kilos, ça va, tu casses les chaises, tu t'essouffles en montant deux étages, ça va pas. Il y a quelques semaines, j'ai été contrôlé par un gastro-entérologue parce que je ne suis pas un sectaire.

Pour certaines choses, on a besoin de la médecine ou de la chirurgie, je ne suis pas du tout exclusif dans ce domaine et puis le brave gastro me dit mais voilà j'observe des choses qu'est-ce qu'il vous a, je dis bon j'ai perdu beaucoup de poids parce que j'ai jeûné, en fait j'ai enlevé au total j'ai enlevé environ 32-33 kg et puis j'en repris 5 ou 6 donc maintenant je suis environ à 110 je sais pas si ça se voit mais je suis je suis encore en surpoids mais en surpoids beaucoup plus beaucoup plus mesuré qu'à

l'époque et puis surtout le fait de perdre autant de poids m'a permis d'entrer dans un autre rythme de vie où je où je me dépense plus où je marche où je fais de la gymnastique et de la natation donc pour ne pas perdre la masse musculaire le mieux c'est encore de doubler le jeûne avec beaucoup d'exercices physique et bon bref alors le gastro me fait mon contrôle et puis en m'ayant reproché mais mais vertement d'avoir d'avoir été jeûné puis après m'avoir fait mon contrôle il me dit mais oh là là vous avez une tension qui est basse vous avez des

intestins propres comme un bébé enfin vous êtes vous avez une santé de jeune homme et je dis oui c'est parce que c'est sans doute parce que j'aurais jamais dû aller jeûner. Ils sont illogiques ces gens-là, ils sont illogiques, ils ne peuvent pas admettre ces choses-là, ils ne peuvent pas, toute leur conception du monde s'écroule s'ils admettent ces choses-là, ils se sentiraient presque inutiles alors qu'ils ne le sont pas.

Donc, effectivement, il y a quelque chose de simple et de spontané plein de bon sens dans le jeûne. Et il y a de mon côté, par exemple, j'ai de cela une approche qui est vraiment tout à fait spontanée parce que je n'en fais pas une religion, je ne jeûne pas de manière systématique.

À une époque, oui, après le premier jeûne, j'avais gardé un rythme à 36 heures par semaine où je ne mangeais rien du tout. maintenant je suis grosso modo ce qu'on appelle au jeûne intermittent c'est à dire que j'essaie de ne pas manger au delà des huit heures de la journée donc laisser 16 heures sans manger et puis périodiquement quand j'en ai l'envie ou l'occasion je fais une semaine de jeûne complet sans obligation sans a priori mais je fais comme les animaux c'est à dire que L'animal jeûne,

il hiberne. Dans le film d'Arte, on a l'exemple très, très, très spectaculaire des manchots de l'Antarctique qui couvrent leur oeuf pendant 100 jours sans rien manger au froid antarctique. Puis quand ils ont faim, ils abandonnent l'oeuf et ils font 100 kilomètres encore à pied pour aller manger du poisson sur le bord de l'océan.

et c'est à ce moment là qu'ils croisent des femelles qui remontent pour couver les oeufs. Pratiquement au même moment où ils ont faim, les femelles savent qu'il faut aller remplacer les mâles sur la couveuse. Donc il y a quelque chose d'extrêmement bien réglé dans le ballet de la nature et j'ai tendance à faire confiance à cette mécanique spontanée.

je jeûne quand je ne me sens pas bien, si je ne me sens pas bien je jeûne et puis le reste du temps je ne suis pas de régime particulier. C'est une approche de santé qui est vraiment très sensée et très très équilibrée.

Dis-moi Slebodan, on avait évoqué le fait que le jeûne est une tradition qui remonte ça très longtemps, c'est une tradition qui maintenant est doucement réactualisée. Le documentaire d'Arte y a participé, l'intérêt qu'on peut voir ce soir pour cette émission y participe aussi.

Comment toi tu vois l'avenir du jeûne ? Tu te projettes là-dedans dans l'époque qui vient ? Quel serait ton rêve pour l'application du jeûne ? Alors, d'abord, je suis toujours en contact avec mes amis, tous ces gens là-bas au Baïkal sont devenus mes amis, donc j'échange des correspondances, je soutiens dans la mesure de mes moyens la création d'un centre plus important là-bas, je crois qu'ils y travaillent.

Je propage, enfin je propage avec la décontraction qui me caractérise, sans fanatisme, parce qu'on va pas persuader les gens de... je veux faire le bonheur de personne, je donne mon exemple.

Je propage cette sagesse, je dirais que c'est une sagesse, c'est pas une médecine, c'est c'est pas une discipline, c'est pas une religion, c'est une sagesse partout où je peux et je pense que le contre-coup du système dans lequel nous nous trouvons ça va être que les gens à un moment donné vont se réveiller nous avons affaire à une révolution bolchévique nous avons affaire à un bolchévisme sanitaire, c'est à dire on a une secte qui est persuadée qu'elle peut régler tous les

problèmes de l'humanité par la science, qu'elle est éclairée et qu'elle doit guider l'humanité vers un avenir radieux grâce à des outils statistiques, scientifiques et technologiques. C'est pas la première fois que ça nous arrive.

On a eu l'expérience bolchévique, on a eu l'expérience nazie. Ça n'a pas marché. Ça ne marchera pas. Maintenant, ils menacent avec des passeports vaccinaux, ils vont peut-être bien les mettre.

Moi, j'ai un passeport vaccinal, j'ai le passeport jaune des Nations Unies, parce que je me rends en Afrique de temps en temps, puis que je prends de la quinine, de l'hydroxychloroquine, et puis des vaccins. Bon, ben, je les prends.

Par ailleurs, il est recommandé de jeûner lorsqu'on a pris un vaccin pour… je ne garantis pas, mais il paraît que ça atténue les effets secondaires. Mais ce que je veux dire, c'est que cette obsession fanatique de la médecine pharmaceutique va avoir son contre-coup quand on verra qu'elle a un coût humain, un coût sanitaire, un coût économique et un coût spirituel démesurés et les gens vont chercher d'autres solutions. Comme tout sera détruit, le système va être aussi dévasté que l'URSS à la fin de la perestroïka,

et bien ils vont se rabattre sur ce qui est à disposition, ce qui est sûr et ce qui ne coûte rien. Je veux dire, aujourd'hui investir dans le jeune c'est comme investir dans le bitcoin il y a cinq ans, hein ? J'en suis absolument convaincu.

Mais on ne peut pas investir dans le jeune, Il n'y a rien à investir dans le jeûne, il n'y a rien à investir. C'est s'investir soi-même dans le jeûne, c'est découvrir cette pratique. D'ailleurs je me faisais la réflexion, je me disais finalement si on résume un petit peu les domaines qu'on a abordés durant cette soirée, on a vu le jeûne en matière de santé comme un moyen radical de rétablir les paramètres de santé à l'échelle du corps et de le rétablir de façon individualisée comme jamais ça ne peut être,

il n'y a que le jeûne qui peut le faire comme ça. On a vu le jeûne comme un moyen de se reconnecter avec son intériorité, donc un chemin spirituel d'une certaine manière. On a vu le jeûne comme un moyen aussi très intelligent en cas de pénurie alimentaire, donc le jeûne en termes de survie.

Tu te dis santé, spiritualité, survie, ce n'est pas étonnant que le système système actuel totalement dégéré, indexé sur la maladie, l'athéisme et finalement la dépendance frénétique aux moyens de production, déteste le jeûne d'une certaine manière ?

C'est l'ennemi absolu. C'est l'ennemi absolu, c'est l'ennemi à abattre. Il est d'autant plus dangereux qu'il est sans moyens, qu'il ne nécessite absolument aucune infrastructure, qui ne nécessite aucune potion, aucune herbe, aucun alambic, rien, rien, rien.

C'est-à-dire que c'est juste laisser le corps tel qui nous a été donné régler ses affaires lui-même. C'est extraordinaire quand même. Et c'est une confiance, je comprends, je comprends que c'est une confiance à C'est un peu...

j'ai connu pas mal de gens maintenant qui jeûnent le premier jour de leur jeûne. Ils se lancent dans un jeûne de deux semaines par exemple et ils ont peur, il y a une angoisse parce qu'ils ne peuvent pas concevoir, vu qu'ils ont été conditionnés toute leur vie à manger trois fois par jour, ils ne peuvent même pas concevoir de sauter deux repas.

Or là ils vont devoir en sauter 100 ou 40. Et donc ils sont anxieux comme le parachutiste au moment de son premier saut. Ils ont l'impression qu'ils vont se jeter dans le vide et qu'est ce qui va leur arriver ? Et puis finalement le parachute s'ouvre et puis ils arrivent au sol sains et saufs. Donc il y a ce moment du saut qui est certainement angoissant et qu'il faut qu'il faut surmonter.

Et à partir du moment où on a fait le saut, je vois entre parenthèses dans les commentaires du chat qu'il y a pas mal de gens qui nous disent qu'ils ont jeûné et que ça les a aidés, ou bien qu'ils ont été malades, mais peu importe, ils ont fait le saut et ils se sont rendus compte que ce n'est rien d'extraordinairement terrible. Ce qui est terrible, c'est le scandale que cela représente et la provocation que cela vis-à-vis du conditionnement de notre vie ordinaire, ça c'est vrai.

Aussi bien du point de vue des rites sociaux, aussi bien du point de vue de l'emploi du temps de la journée, et aussi bien surtout du point de vue des a priori philosophiques, scientifiques et même politico-économiques qu'il faut briser pour arriver à faire ce saut.

Un des grands jeuneurs, Un grand prosélyte du jeune, du 19e siècle, du 20e siècle, c'était Apton Sinclair. Apton Sinclair, c'est un écrivain aujourd'hui oublié, pas aux Etats-Unis mais enfin lié en Europe, c'était un socialiste issu des classes pauvres aux Etats-Unis et qui, grâce aux jeunes, avait été soigné et s'est soigné d'une maladie très grave.

Et puis lui il avait compris en tant que socialiste, en tant que prolétaire, il avait compris que c'était le salut pour le peuple et il a écrit un livre sur le jeune et ce qui est fascinant quand on lit son livre, il n'a pas été traduit évidemment comme la plupart de ses choses, ce qui est fascinant, il a fait deux livres intéressants à côté de son oeuvre de romancier, il a écrit ce livre sur le jeune où il raconte son expérience et où il recommande aux gens de jeûner et de

créer des centres et il explique les avantages que cela a, y compris du point de vue de leur bien-être socio-économique. Et puis il a écrit un livre sur la corruption des journalistes. Je ne fais aucun rapport entre les deux sujets.

Aucun. Donc il y a un avenir. L'avenir est à ça. Je veux dire, Ces messieurs, les espèces de spectres cartilagineux qui organisent la grande réinitialisation à partir du Forum de Davos et au cours de laquelle ils espèrent donner les rênes de la société globale à quelques milliardaires pour que le reste du monde se taise et travaille au bout d'une laisse électronique, et bien ces gens-là, donc je parle du professeur Schwab et toute sa clique du forum économique mondial.

Il faut lire, il y a une feuille de route. Covid-19, la grande réinitialisation, c'est eux qui disent ces choses-là, c'est pas les complotistes de l'internet. Eh bien, une des choses qu'ils disent c'est, oh l'empreinte de l'homme sur cette planète est beaucoup trop lourde, il faut qu'on arrête de manger de la viande, par Il faut que vous commencez à manger des sauterelles ou de la nourriture synthétique mais c'est scandaleux de manger de la viande.

Pourquoi ils ne regarderaient pas tout simplement du côté du jeune ? Pourquoi ils ne diraient pas tout simplement que l'humanité devrait recommencer à vivre comme le prescrivait Hippocrate, Pythagore, les Tibétains.

Au 4e siècle au Tibet on a publié un très gros livre de méthodologie du jeûne, au quatrième siècle, au Tibet, comme l'ont prescrit nos grands-mères, comme les humains ont toujours vécu. L'humain qui connaît le jeûne, il mange moins, il consomme moins de toute façon, même quand il sort de ses périodes de jeûne, il ne devient pas boulimique.

Donc c'est une façon beaucoup plus naturelle et beaucoup plus simple de régler le problème de la la surconsommation humaine sur cette planète. Mais le problème, c'est de nouveau, c'est que ça ne coûte rien.

– C'est que ça ne coûte rien, on est vraiment dans la même logique et tant qu'on a un monde qui est indexé sur la production de valeurs économiques, sur la maladie, la surproduction de produits de basse qualité, à ce moment-là il n'y aura pas de changement.

Et c'est pour ça qu'avec le jeûne on détient une puissance colossale. Pour moi le jeûne est un projet politique en tant que tel, je ne sais pas ce que tu en penses, mais il me semble que tu l'as bien évoqué déjà dans tes propos, c'est un projet politique, parce que c'est vraiment une arme de destruction massive de tout le système de dépendance capitalistique. Absolument, c'est un projet politique.

Je n'ose pas le dire, je le dis maintenant parce qu'on est entre nous et qu'on a deux heures de conversation derrière qui me permettent de dire ça. Je ne me fonde que sur ce que je vis, ce que à un monde basé à la fois sur la surconsommation, la surmédicalisation, la surtechnologisation et le surcontrôle, c'est le jeûne et l'antidote des quatre éléments à la fois.

C'est-à-dire que personne ne peut te contrôler, tu as besoin de personne pour te contrôler, tu vas sous-consommer, tu vas te sous médicaliser et tu vas tout simplement retrouver ton royaume intérieur tu es autonome ça c'est ce qu'ils détestent le plus mais comme le système qu'ils essaient de mettre en place est voué à la faillite comme c'est comme comme c'est ce système c'est ce que Philippe Guillemand, le grand savant, appelle à un futur, il est déjà foutu, eh bien il faut travailler,

penser, rêver, vivre en fonction d'un avenir qui ne soit pas un futur mais qui soit un futur, qui soit vivable, qui soit humain et qui soit humain ça veut dire naturel, parce qu'il n'y a pas d'humain hors de la nature.

Fondamentale, magistrale et fondamentale. Je te remercie beaucoup Slobodan, ça pourrait être un mot de la fin. Je ne sais pas ce que tu en penses, ça pourrait être un mot de la fin, parce que je pense que là, ça a été quand même, j'adore te le préciser, je te l'avais déjà dit lors de notre premier entretien, je suis toujours aussi impressionnés et admiratifs de ta capacité à mailler tous les domaines, que ce soit les domaines de la santé, les domaines politiques et les domaines spirituels,

et c'est comme ça que ça devrait être pour moi, c'est-à-dire que la féparation de tous ces domaines conduit à effectivement des analyses qui sont parcellaires et qui n'ont ni tête ni tete pour un être humain qui évolue dans un environnement et qui est une totalité et qu'on ne peut pas couper en petites parties.

Donc j'apprécie énormément cette approche que tu as aussi dans ton magazine Antipresse, c'est pour ça que je suis vraiment content aussi que tu puisses en parler parce que c'est vraiment une marque de fabrique Slobodan Despot que j'apprécie énormément.

Merci Thierry, mais on est fait pour s'entendre parce que je crois que la démarche est la même chez nous. La démarche est la même, la démarche est radicalement la même. Thauvin, je te remercie sincèrement d'avoir participé à cette émission, d'avoir été présent pour les 10 ans de Régénère, j'espère qu'on aura l'occasion encore et encore de pouvoir s'entretenir tous les deux parce que j'ai vu qu'il y avait beaucoup de monde connecté, donc je pense que ça a plu à énormément de monde.

Thauvin Le domaine qu'on a abordé là, là on a fait qu'entre-ouvrir le couvercle, il y a tellement à dire, il y a tellement, tellement à dire, vraiment. Thauvin On peut prévoir un épisode 2 si ça te dit.

Mais bien sûr, bien sûr, je suis à disposition, bien sûr. On prévoit l'épisode 2. Je te remercie sincèrement, je vous remercie à toutes et à tous, je vous souhaite à tous et à toutes une très bonne soirée.

Je vous recommande à nouveau le magazine anti-presse de Slobodan Despot, et moi je vous donne rendez-vous. Alors, je ne suis pas certain qu'il y aura une vidéo demain soir, parce que je pense que je vais me prendre ma soirée moi aussi.

Oui, ça vaut la peine. – Ça vaut la peine. Mais je vous donne rendez-vous au plus tard samedi soir pour continuer à fêter ces 10 ans de Régénère. Vous avez vu, ce sont des entretiens qui sont intenses, il y a de la nourriture, ce n'est pas de la nourriture alimentaire mais c'est de la nourriture qui nourrit tout autant et qui au contraire peut nous permettre de relativiser la nourriture alimentaire et de se rendre compte qu'il y a tellement de choses qui peuvent nous nourrir,

l'interaction, la contemplation, la transcendance et que peut-être s'arrêter un petit peu de manger de temps en temps, ça nous permet aussi de nous concentrer sur d'autres formes de nourriture tout aussi essentielles, sinon plus essentielles.

Voilà, je te remercie encore Slobodan. – Et bravo pour tes dix ans, bravo. – Merci beaucoup Slobodan, bonsoir à toutes et à tous.

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