10 ANS RGNR (jour 3) : "Les guerriers du vivant" avec Pierre Dufraisse, Gilles Lartigot et ...
Ce live du troisième soir des 10 ans de RGNR réunit trois invités aux parcours très différents : Pierre Dufraisse, spécialiste de l’hormèse et de la physiologie de l’adaptation, Gilles Lartigot, auteur et passionné de culture physique, et Bernard Bodas, praticien des arts martiaux et de la force fonctionnelle. La conversation s’ouvre sur la notion de valeurs personnelles et sur la cohérence entre ce qu’on dit vouloir et ce qu’on fait réellement au quotidien.
Une large part de l’échange porte sur la loi de l’hormèse appliquée non seulement au corps mais aussi au mental : pourquoi l’inconfort, le froid, l’effort et la résistance sont des conditions nécessaires au renforcement, et pourquoi le confort permanent fragilise. Pierre Dufraisse développe le concept de vérisme, hérité de son père peintre, comme méthode pour rester au plus près de la réalité physiologique sans opinion superflue.
Bernard Bodas apporte une perspective sur la culture physique traditionnelle, distincte du bodybuilding, et sur ce qu’il observe chez les jeunes générations : une volonté parfois présente mais un corps et un système nerveux sous-équipés, faute de minéraux, de stress physique réel et de modèles incarnés. La question des modèles masculins et de la virilité traverse plusieurs échanges, sans esquiver les angles inconfortables.
La dernière heure élargit la discussion vers la force intérieure comme fondement de la force physique, en s’appuyant sur des références allant de l’Aïkido à Tokugawa Ieyasu, en passant par Stallone et le manga One Piece. Thierry conclut en posant la dualité force/faiblesse comme une construction mentale, et non une réalité biologique, ce qui recadre l’ensemble de la démarche RGNR autour d’un seul axe : cultiver ce qui est déjà là, plutôt que de combattre ce qui manque.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Ouverture du live et présentation des invitésThierry introduit la soirée et explique pourquoi Pierre Dufraisse compte parmi les deux personnes les plus déterminantes de son parcours.
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12:45Valeurs, stoïcisme et temps difficilesPierre Dufraisse et Thierry discutent de la clarification des valeurs personnelles et de ce que les périodes de crise produisent physiologiquement et mentalement.
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25:34Le vérisme : rester au plus près de la réalitéPierre Dufraisse présente le concept de vérisme, hérité de son père peintre, et son application à la physiologie factuelle sur sa chaîne.
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51:27L’hormèse et l’expérience du vivant dans les extrêmesLa conversation explore pourquoi les moments de déséquilibre maximal, comme tomber amoureux ou ressentir des courbatures, sont les instants où l’on se sent le plus vivant.
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1:03:53Arrivée de Bernard Bodas et son parcoursBernard Bodas se présente, revient sur son enfance marquée par la maladie et explique comment l’entraînement physique est devenu une condition de survie puis une philosophie.
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1:23:07Jeunes générations : volonté sans ressourcesBernard décrit des jeunes motivés mais physiologiquement sous-équipés, sans minéraux ni stress physique réel, et évoque des situations de détresse extrêmes dans son entourage.
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1:36:07Culture physique, virilité et dictature du confortLes trois invités débattent de la perte des modèles incarnés, de l’acceptation collective du confort et de ce que cela produit sur la capacité à résister.
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1:48:56Lâcher-prise, Tokugawa et l’acceptation de l’inconfortPierre Dufraisse relie la pratique du bain froid à la philosophie des shoguns japonais : fuir le confort pour maintenir la vigilance et la capacité d’adaptation.
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2:05:02Force intérieure comme fondement de la force physiqueThierry et les invités examinent si la force physique est la conséquence d’une force intérieure préexistante, en s’appuyant sur des références martiales et philosophiques.
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2:20:36Sortir de la dualité force/faiblesse et mot de la finThierry pose que la faiblesse n’est pas une entité réelle mais une absence de force, et les invités concluent sur ce que ces dix ans de RGNR ont construit comme communauté.
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Transcription de la vidéo
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Normalement tout est bon, j'ai même prévu un casque, peut-être que le son va être meilleur qu'hier, quoique vous m'aviez dit que ça allait plutôt bien. Je suis vraiment ravi de vous retrouver, je vous remercie de me signifier dans les commentaires si tout va bien au niveau du son, au niveau de l'image, de manière à ce qu'on puisse commencer, je prends comme ça, de manière à ce qu'on puisse commencer le live immédiatement.
Merci pour votre retour. Alors hop, je regarde. Son image OK, c'est génial, c'est super, j'en suis vraiment ravi. Tout va bien, c'est magnifique. Bon, ce soir, ça va être une soirée exceptionnelle.
Comme je vous l'ai dit, nous allons avoir deux invités. Il y en a un d'ailleurs qui vient d'apparaître sur mon écran donc il n'est pas loin du tout, deux invités qui sont importants pour moi, complètement différents les deux.
J'ai commencé ma série de vidéos avec Pierre Etchart et j'ai coutume de dire que dans ma vie, dans ma vie professionnelle, il y a deux pierres qui m'ont apporté des clés essentielles pour ma pratique, pour ma vie et pour mon développement personnel, spirituel, physique. C'est Pierre Etchart et c'est Pierre Dufraisse.
chacun dans leur domaine et ce soir, après avoir invité Pierre Etchart pour le premier samedi, j'ai invité Pierre Dufraisse. Pierre Dufraisse, c'est l'homme de l'hormèse, des bains froids, mais beaucoup plus que ça.
Et je crois que ce soir on va surtout parler avec Pierre de la dimension plus mentale, l'engagement, la posture que l'on peut adopter et quand on parle finalement de se renforcer, loin de la caricature qui est de dire finalement s'occuper de sa santé c'est quelque chose de très égoïste, Pierre a une idée qui est bien différente.
Et c'est marrant parce qu'en même temps que Pierre, j'ai eu à cœur d'inviter aussi quelqu'un qui a beaucoup compté dans mon parcours, c'est Gilles Lartigot qui nous rejoindra vers 20h30 à peu près, et Gilles, avec lui c'est l'occasion aussi de faire un hommage à deux personnes qui me manquent énormément, c'est Claire Sèvrac et Corinne Bouger qui nous ont quitté toutes les deux de façon extrêmement prématurée et dramatique.
Et avec Gilles, Corinne et Claire, nous avons fait quelque chose d'extraordinaire. Et c'est pour ça que cette soirée qui s'appelle les guerriers du vivant, je m'y inclue, on a fait quelque chose d'extraordinaire à Paris en 2014.
On a réussi à réunir plus de 2000 personnes dans une grande salle de Montreuil pour une conférence qui s'est avérée être une conférence exceptionnelle. On en parlera directement avec Gilles tout à l'heure. Mais tout de suite, avant d'introduire Pierre, je voulais d'abord vous remercier toutes et tous pour votre présence.
Il va y avoir effectivement un invité mystère. J'ai vu des noms circuler, pour l'instant vous ne l'avez pas l'invité mystère. Vous ne savez pas qui c'est. C'est quelqu'un qui est vraiment dans la même ligne que Gilles et Pierre quand on parle vraiment de droiture, de posture, de philosophie, du renforcement. Vous allez voir quelqu'un d'assez particulier qui est déjà paru dans mes vidéos et qui a vraiment aussi un engagement personnel très très très fort.
Donc vous allez voir la personne que ça peut être. Moi, je tenais à vous remercier toutes et tous déjà pour votre participation assez live. Demain, on va parler de choses un peu moins drôles peut-être, avec un invité tout aussi pertinent et qui a apporté beaucoup à mon parcours.
Ça sera Jean-Jacques Rêvecoeur qui sera avec moi. Et on va parler de choses assez sérieuses, puisqu'on va parler des moyens modernes de destruction des individus. la censure médiatique, et j'ai des grosses infos à vous donner qui pourraient changer la donne pour les mois à venir, les années à venir, pour moi personnellement et pour vous aussi.
Voilà, ce sera demain avec Jean-Jacques Rèvecoeur que ça va se passer. Pour ce soir, j'ai la joie d'accueillir mon ami très proche, Pierre Dufraisse, qui est directement depuis chez lui.
Pierre, est-ce que tu m'entends ? Je t'entends super bien mon Thierry, est-ce que toi tu m'entends bien ? Ouais, c'est magnifique, je t'entends super bien aussi, donc tout est très très bon.
Pierre, c'est un plaisir de t'avoir dans cette émission parce que comme je disais, il y a deux pierres dans ma vie, en tout cas dans ma vie professionnelle, mais même dans ma vie tout court, c'est Pierre Dufresne et Pierre Etchart.
Et chacun d'entre vous, vous m'avez apporté des clés essentielles. Toi, je dois te le dire humblement, tu m'as donné des leçons en termes d'engagement, de courage, de discipline, et surtout, on va en parler vraiment, mais d'altruisme. Et je me souviens de cette discussion qu'on a eue tous les deux début juin dernier, alors qu'on était en train d'enregistrer une nouvelle formation d'ailleurs dont on pourra parler et qui sortira en fin de semaine.
Et je me souviens de cette réflexion sur l'altruisme et sur le renforcement personnel que tu m'avais apporté et qui était pour moi vraiment stupéfiante. Pierre, est-ce que tu voudrais juste, je pense qu'il y a beaucoup de gens qui connaissent ma chaîne qui te connaissent, mais te présenter et parler un petit peu de ton parcours en quelques mots ?
Avec grande joie, déjà joyeux anniversaire Régénère et Thierry. je voulais te dire en préambule. Je vais te renvoyer les contenus dans deux secondes mais je vais d'abord répondre à ta requête. Moi je suis du sud de la France, on est un petit peu dans ce coin là où il fait beau avec Montiery, on aime bien les coins où il fait chaud, où on a du mal à se mettre à l'exposition au froid et pourtant on fait des bains froids, pourtant on se met dans l'inconfort et finalement c'est devenu ma marque de
fabrique au fil des ans, c'est aller soi-même en fait dans l'inconfort, aller voir ce qui se cache quand ça commence à faire mal, quand ça commence à piquer et se découvrir soi-même, se renforcer mais c'est toujours dans un objectif de servir, de se rendre utile et ça, cette clé là, t'as été l'un des premiers à m'en parler, être fort pour être utile.
Voilà moi j'ai un parcours un peu atypique, j'ai vécu six ans au Japon, j'ai vécu un peu à droite à gauche, je suis tombé dans la naturopathie quand j'ai perdu mon père. Vraiment, ce chemin vers le soin et l'autre, c'est parce que la mort est très présente, en fait, dans ma famille.
Les grands-parents, les oncles, les tantes, mon père, c'est soit le cancer, soit quelque chose de très grave qui les ont emportés prématurément. Et donc, ça a sans doute façonné, en fait, mon approche, ma relation avec ma propre mort et mon envie de toujours expérimenter les extrêmes, aller voir, penser à la prévention, mais aussi aller voir dans les extrêmes, et je suis tombé amoureux de cette loi de l'hormèse que tu aimes tant également.
Voilà à peu près le parcours dans les très grandes lignes. Pierre, j'aime parfois te définir comme un stoïcien, je ne sais pas si ça va te flatté ou pas, est-ce que tu pourrais me dire un petit peu c'est pour toi ton chemin de vie, qu'est-ce que c'est que le stoïcisme et comment ça peut s'intégrer dans une vie moderne, comment ça peut prendre sa place et pourquoi ? Pourquoi on pourrait s'intéresser à cette dimension-là du développement personnel au sens propre du terme ? C'est une excellente question et
c'est vraiment un compliment qui va droit au cœur, tu sais à quel point c'est important pour moi. Ce qui est intéressant avec la philosophie stoïcienne, c'est que c'est une philosophie globale et totale, et c'est une philosophie de la posture, qui ne s'intéresse pas à la sémantique, c'est-à-dire que ce n'est pas une philosophie où on va débattre des mots en disant qu'est-ce que le beau, qu'est-ce que le bien, qu'est-ce que le juste, les stoïciens disent le juste tu regardes
dans ton cœur et normalement au bout d'un moment tu sais ce que c'est, tu sais ce que ça veut dire, le bien, le mal, bon une fois que c'est réglé cette histoire-là. Maintenant, quelle est ta posture par rapport aux événements qui t'arrivent ?
Il y a des choses qu'on peut contrôler dans notre vie, il y a des choses qu'on ne peut pas contrôler. Ce que je peux contrôler, c'est ce qu'il y a à l'intérieur de moi. Tous les événements qui arrivent autour de moi, qu'ils soient cataclysmiques, que ce soit une crise sanitaire ou pas, finalement, ce n'est pas de mon ressort, donc je n'ai pas besoin de m'en soucier.
Ce que je dois vraiment garder à c'est moi-même et ma droiture. En fait, le stoïcisme, c'est mettre l'emphase sur, en fait, cette philosophie, elle repose vraiment sur ce constat, c'est plus important de connaître les bordures du chemin que l'objectif, que le haut de la montagne qu'il faut atteindre.
C'est vraiment ça qu'il faut comprendre. Je délimite d'abord mes valeurs. Bon, c'est quoi mes valeurs ? Qu'est-ce qui est important pour moi ? Qu'est-ce qui est sacré pour moi ? Ma famille, les gens que j'aime, le juste, la justice, bon ça ok, maintenant que c'est défini, paix intérieure et je n'ai pas besoin de m'inquiéter plus que ça, voilà. D'accord, mais alors dis-moi, ça ce n'est pas quelque chose que tu as cultivé tout le temps,
parce que tu as eu une première vie dans laquelle, enfin voilà, j'ai du mal à imaginer mais tu m'as dit que tu étais en surpoids, tu avais un mode de vie qui était quand même assez catabolique on c'est-à-dire moderne, classique, voilà. Bon, tu m'as parlé de cette rupture avec le décès de ton papa, comment ça s'est passé avant ?
Tu étais comment ? Tu vivais comment ? Oui, c'est vrai, je pense que j'ai eu une enfance, une adolescence très banale en fait, petit dernier de la famille, un petit peu chouchouté, et donc oui, il y a eu des problématiques pas bien méchantes comme le surpoids, etc. Mais je me suis rappelé d'un souvenir, c'était le montée à la corde quand on est au collège, et on le fait tous au moment du collège
le monté à la corde dans les dans les séances de sport dps et j'arrivais pas à le faire j'ai surpoids déjà et en plus j'avais le vertige tu vois vertige surpoids donc tu dégoles pas du sol et en plus tu as la frousse de le faire au lieu de me replier sur moi même et de et de fuir en fait cette agence stressant j'ai demandé à mon père de m'acheter une corde pour faire du monté à la corde dans mon jardin c'est à dire que même quand j'étais tout petit j'ai ce qui me faisait peur je me dis bon il il y a un truc qui te fait peur dans ta vie,
alors tu vas presque dormir avec pour t'en faire une force. Et ça, en fait, je l'ai cultivé très rapidement et ça m'a amené à faire l'exposition au froid parce que j'étais frileux, à manger une migale parce que j'étais arachnophobe, tu vois, des trucs un petit peu fous, mais j'avais quand même ça au fond de moi, ça a été quand même toujours là.
Ça a toujours été un appel pour toi. Et alors, dis-moi, comment est-ce qu'on peut être un stoïcien moderne ? Parce qu'on est un monde quand même globalement qui nous tire vers le confort, la facilité, et je dirais même sans vouloir avoir un des aspects trop péjoratifs, le ramollissement et la faiblesse des individus.
Moi j'ai coutume de dire la plupart du temps c'est que plus la technologie avance et fait à notre place et plus nous devenons faibles, plus la machine devient forte et plus nous sommes faibles. Comment est-ce qu'on peut choisir un moment et comment le vivre réellement de partir quand même relativement à contre-courant ? C'est un petit peu ça quand même. Tu as tout à fait raison.
Le truc avec notre société actuelle là, c'est qu'on se rend compte de plus en plus qu'elle marche sur la tête. Donc, comme le disait le proverbe chinois, il n'y a que des poissons morts qui avancent dans le sens du courant.
Si on vous prend comme un farfelu, dans un monde qui est vraiment à la base déjà vicié, dites vous que vous êtes peut-être sur la bonne route. Donc être farfelu dans ce monde un peu bizarre, ce n'est pas forcément un mauvais signe.
Comment être un stoïcien de manière moderne, c'est vrai que ce n'est pas facile mais on a toujours le choix. Comme tu le dis vraiment si souvent très très bien, la santé c'est une affaire de choix et donc avoir vraiment en soi défini les choses qui sont importantes pour nous, prendre du temps à passer avec soi-même et à réfléchir vraiment aux valeurs qu'on a dans sa vie, ça ne prend pas longtemps et c'est une affaire d'une feuille blanche et d'un stylo, c'est-à-dire voilà maintenant là je vais prendre cinq minutes et je vais dire
qu'est-ce qui est important pour moi, qu'est-ce qui compte réellement et à partir de là, on reste intègre par rapport à ses valeurs, ça ne prend pas longtemps et c'est une affaire de choix.
Après c'est clair que ça va être une négociation avec le monde extérieur qu'on nous où c'est la parbelle à tout ce qui est en dehors du vivant finalement, c'est vraiment le consumérisme, l'aspect mercantile, la concurrence entre les individus, la guerre de tous contre tous qui est le grand chaos chez les stoïciens, c'est ça qu'on nous propose, mais comme le dit aussi le philosophe, les temps faciles créent des gens faibles, c'est actuellement le cas, les temps durs créaient des gens forts, bon ben il y avait Marc Orel,
un grand stoïcien, c'était l'empereur de Rome, ben c'est pas parce qu'il avait la guerre contre les envahisseurs etc. qu'il tiraillait, ça l'empêchait pas d'être un stoïcien.
Donc les temps durs, il faut bien se dire que là c'est compliqué la période qu'on vit mais ça nous renforce, c'est assez terrible et je suis le premier à le déplorer, j'aimerais bien qu'être aimant et faire du cocooning sans arrêt pourrait nous renforcer j'aimerais bien que ce soit le cas mais c'est pas le cas on a une physiologie qui est basée et le mental physique sur l'adaptation et finalement on bénéficie quand même pas mal des gens qui essayent de mettre des bâtons dans les roues c'est assez dingue de dire ça
mais les conditions notre environnement quand c'est dur ça a tendance à nous faire sortir l'innovation qui en nous la complexité la réflexion donc bon il faut passer le il faut se dire que c'est tout ça c'est passager et avancer.
Alors pour faire une petite conclusion par rapport à ça et parce que je sens que sinon je vais pas avoir le temps de le dire, tu es l'exemple même d'une force Thierry et c'est pour ça qu'il y a autant de monde qui te suit.
La personne qui va venir après elle rentre sans doute pas dans mon écran, elle exprime vraiment la force physique. Mais toi, toi tu nous as prouvé en 10 ans qu'on peut remonter des pentes incroyables, que le vivant il a une puissance folle en lui et surtout à travers les stages parce que je t'ai côtoyé en privé dans les stages, j'ai mangé chez toi, j'ai dormi chez toi, je t'ai vu en privé et je le témoigne de tout mon coeur avec toute l'humilité et toute la sincérité qu'il y a en moi.
tu es un père aimant, un père de famille gentil, tu es un ami extraordinaire, tu ne m'as jamais déçu, jamais mis sur la touche, toujours mis en avant, comme un petit frère qui a sa petite chaîne YouTube et qu'on met en avant.
Donc ce soit dit devant tout le monde, là Thierry c'est quelqu'un d'extraordinaire, vraiment, il faut le dire. Je te remercie beaucoup Pierre, ça me touche énormément, moi aussi je peux dire que je t'ai côtoyé au quotidien et que ta rigueur, ta discipline qui n'est pas de la rigidité mais qui est… et c'est ça que je trouve beau, tu vois, c'est cette différence entre la rigidité qu'on peut s'imposer de l'extérieur et vraiment ce qui émane de l'intérieur.
Et ce qui émane de toi ce n'est pas de la rigidité, c'est une détermination. Une détermination, on sent que tu sais ce que tu veux et tu ne fais pas des compromis pour rien. Ce qui ne veut pas dire que tu n'es pas capable de changer ta position si c'est à nécessiter.
et j'ai même réussi à te faire t'endormir tard le soir, j'ai pu te pousser en dehors mais tu me dis oui, d'accord, ok, une fois, mais d'ordinaire ça ne m'intéresse pas parce que j'ai autre chose aussi à vivre.
Et ça, ça me plaît, tu vois, en fait, ça vient de l'intérieur. Tu as cette phrase que tu dis tout le temps finalement, n'oublie pas que tout est déjà là, la vérité est là finalement, et que tout ce qui émane de l'intérieur va être adapté juste et bon et spécifique à la personne, et d'arrêter de se mettre des carcans extérieurs.
Et c'est ça moi aussi que j'ai beaucoup apprécié chez toi et je te retourne ton compliment, tu es quelqu'un qui m'inspire beaucoup, tu es quelqu'un qui m'a apporté vraiment en termes d'inspiration un des outils les plus utiles pour moi actuellement parce que c'est vrai qu'actuellement je suis souvent soumis à des les pressions qui sont extrêmes et le renforcement par le froid, par l'exercice physique à haute intensité m'a permis de me construire un système nerveux qui fait que je ne pars pas complètement en vrille alors que je pourrais, et que finalement j'accuse les coups,
tu vois comme un boxeur qui se prend un nyon, je tombe au sol, quand je suis au sol je secoue la tête, je considère les choses et je me relève, et je suis là et je ne suis même pas habité par la rage, je ne suis même pas habité par la colère, je suis juste en train de me dire ok, je reprends ma garde, je reprends et je reprends ma discipline.
Et ça c'est vraiment énorme, c'est vraiment énorme. C'est-à-dire que se préparer par un entraînement quotidien aux situations d'urgence et extrêmes, les jours où elles adviennent, parce qu'elles arrivent toujours dans notre vie, que ce soit sur le plan physique ou sur le plan psychique, elles arriveront toujours, la mort dramatique d'un proche, un accident, un incendie, enfin que sais-je, elles arriveront toujours,
le jour où ça arrive, punaise, ça vaut le coup quoi, ça vaut quand même vraiment le coup, parce que là on peut être efficace, on peut avoir une réponse intelligente à la situation parce qu'on ne perd pas tous ses moyens dans une espèce de catharsis émotionnel.
Thierry Lalonde C'est vrai, comme tu l'as très bien dit, ça peut avoir cet objectif-là de se renforcer, de se dire de toute façon il y a toujours un événement qu'on n'aura pas prévu qui va nous tomber sur le coin de la figure, ça c'est clair, Mais même au-delà de ça, une fois qu'on y a goûté au bain froid, à l'effort, on y retourne par instinct et parce que ça nous plaît aussi.
C'est pas parce que, comme disait Mark Twain, j'aime bien le citer à chaque fois, « It doesn't have to be fun to be fun », donc il faut pas forcément que ce soit fun pour que ce soit fun.
Quand ça fait mal, quand ça pique, quand on est dans l'effort, quand on est dans le bain froid, ok certes sur le moment c'est intense, mais on y revient quand même le lendemain, on n'a pas besoin de se dire ouais bon je me renforce parce que je veux être là pour moi plus tard et puis être fort etc...
Certes c'est clair ça va être des objectifs très intéressants et vraiment pertinents pour sa santé mais on va kiffer aussi juste le simple fait de le faire, rien que se mettre à le faire ça va être jouissif à chaque fois et oui ça moi je repense aux anecdotes des premières fois où je suis revenu du stage de Maurice Daubard, on l'a fait chez toi, l'exposition au froid, c'était génial, les premiers stages où on a implémenté le froid dans les stages régénères, c'était aussi du cran incroyable avec des
dizaines de stagiaires qu'on faisait passer dans les bains froids etc. Bon, là on a vécu des moments complètement incroyables, moi je repense à ces 10 ans de régénère, j'ai ce genre de souvenir qui remonte tu vois.
Thierry Leccet. Oui, et d'ailleurs moi ce que je remarquais chaque fois c'était que les preuves n'étaient pas obligatoirement très faciles, Ok, il y avait de l'attention, il y avait de l'intensité, mais le visage, la satisfaction, le « waouh » qui sort des tripes, des personnes qui s'étaient rentrées dans un bain froid, et c'est vrai que tu vas te dire qu'elles vont faire un bain froid, ça ne va peut-être pas leur changer la santé parce que c'est un seul bain froid.
Moi ce que je sais c'est que ça leur a changé leur représentation d'elles-mêmes, et ça c'est pour la vie. C'est qu'ils se disent « putain mais en fait je suis pas faible, j'ai cette capacité en moi et ça change tout.
» Ça change tout, cette représentation de soi-même, cette estime de soi. En fait la vraie faiblesse c'est la résignation. La vraie faiblesse c'est vraiment le monde qu'on nous propose maintenant, c'est-à-dire « j'y peux rien ».
C'est la résignation qu'on voit partout. « C'est l'âge », c'est comme toutes ces phrases qu'on entend, ces mots qui sont utilisés de nos jours. « C'est comme ça, on ne peut rien y faire.
» « C'est l'âge, on prend de l'âge. » « C'est la maladie, ça arrive à tout le monde. » Tout ça qui nous pèse, cette espèce de résignation, on ne peut rien y faire.
En fait, les gens ne se rendent pas compte, mais avant même d'être rentrés dans le bain froid, quand ils étaient au bord du bain froid en maillot de bain, c'était déjà gagné, parce qu'ils avaient déjà fait la démarche, ils étaient déjà sortis de la résignation, ils étaient déjà passés à l'étape supérieure, c'est ça qui est fort, c'est vraiment comprendre que la force en fait pour moi ne croyez pas que je trouve quelqu'un de fort ou de courageux, quelqu'un qui va faire un bain à zéro degré, c'est pas ça,
c'est je trouve quelqu'un de fort quand il part d'un point de départ qui était à l'extrême opposé oui, vraiment il en avait très très peur et il a fait toute la démarche et c'est c'est exactement ça qu'on a pu vivre en dix ans pour toi, c'est-à-dire que tu étais là et tu as pu arriver là.
Et pour moi, ça c'est vraiment la vraie force. La vraie force, ce n'est pas Schwarzenegger pour moi, c'est vraiment le type qui sait être droit, tenir le cap et montrer à quel point il a des valeurs fortes en lui.
Il sait se sortir les tripes et il n'abandonne pas. C'est ça, il n'est pas résigné. On nous pousse à être résigné et à prendre des béquilles de nos jours. Je pense que tu vas beaucoup en parler demain avec Jean-Jacques Kretker.
C'est vraiment un monde de béquilles où vous avez un problème, vous avez un truc qui va vous assister. Moi je pousse vers, et toi aussi énormément, vers l'autonomie. Et en fait la vraie force c'est ça, c'est être autonome.
Et une fois qu'on est autonome et fort, on peut se rendre utile pour son voisin, pour sa famille, pour ses proches. Et en fait c'est toute notre démarche, c'est toujours dans la bienveillance, pour le bien commun, mais ça passe par soi-même.
Et c'est cette phrase qui t'avait vraiment touché je pense, la médiocrité est le plus haut taux d'égoïsme qu'on trouve dans le samouraï compatissant, ne laissez pas, en fait si il y a une médiocrité c'est la résignation, ne laissez pas la résignation rentrer dans votre vie, ne laissez pas ça parce que vous allez donner l'exemple de quelqu'un de résigné à vos proches et vous allez propager le découragement, et surtout ce qu'il ne faut pas faire c'est ça. C'est beau, tu sais, d'une autre manière,
moi j'ai tendance aussi à dire, et ça c'est, je vois souvent des personnes qui sont surprises quand j'ai effectivement un coup dur, comme tout le monde je peux avoir des coups durs qui m'arrivent, et cette semaine par exemple, t'es au courant, mais j'ai eu un sacré coup dur, je veux dire j'ai été touché dans ce que j'ai de plus cher, et j'ai accusé le coup, mais très rapidement je croisais des gens qui étaient embêté pour moi par rapport
à la nouvelle, et il me voyait avec un sourire. Il me disait « Thierry, mais en fait, tu n'es pas affecté ? » Je lui disais « Si, je suis affecté, par contre, même si on m'a tout pris, il y a une chose qu'on ne prendra pas, c'est ma joie et mon sourire.
Ça, ça vient de l'intérieur et je peux le préserver, et c'est ma force. Et avec ce sourire, je donne aussi un exemple. Je donne un exemple, et pour moi c'est vraiment très important de garder cette posture et de dire « Ok, on peut me prendre certaines choses, mais il y en a d'autres, je suis responsable de les préserver, c'est-à-dire pourquoi est-ce qu'on devrait s'effondrer quand on a un coup dur ?
Pourquoi ? Ce n'est pas inéluctable, ce n'est pas une obligation, on n'a pas à se résigner à ça. On peut aussi regarder la situation avec calme parce que de toute façon faire autrement ne va rien changer à la situation, et même sourire, même sourire. Et on peut même sourire dans la douleur, on peut même sourire quand on a peur, on peut même sourire quand on est inquiet, et quand même sourire parce qu'au moins ça le monde ou le malin ne nous le prendra pas. Et pour moi c'est vraiment,
souvent je dis mais mon sourire c'est mon point levé bien haut quoi, pour dire attendez je suis encore vivant quoi, je suis là et je suis vivant et vous ne m'avez pas anéanti, la vie ne m'a pas anéanti ou les coups durs ne m'ont pas anéanti.
C'est parfait et en plus d'avoir ce sourire-là c'est une ouverture en fait vers l'autre et ça va te permettre d'autant mieux de demander de l'aide. et demander de l'aide, c'est vraiment aussi, ça demande beaucoup de courage, vraiment beaucoup de courage d'avouer qu'on est en ce moment touché par une épreuve etc et qu'on a besoin d'aide, d'aller vers l'autre, dire tu peux pas m'aider parce que vraiment en ce moment ça va pas bien etc, c'est pas une faiblesse,
c'est vraiment une forme de force aussi ça, et de courage de demander de l'aide à autrui et si tu as pas ce sourire là, si tu as pas cette posture qui est tournée vers l'autre, tu vas te replier sur toi-même, donc tu vas te morfondre et tu vas en plus ne pas demander d'aide et donc tu vas être tout seul.
Donc voilà, c'est vraiment une stratégie qui coche toutes les cases, quoi, cette droiture, cette posture. Oui, comme toutes les stratégies qui sont indexées sur le vivant et sur la réalité, c'est à dire que ce n'est pas une stratégie qui va répondre à une seule finalité, ça va répondre à la totalité des finalités et c'est ça d'ailleurs qui est satisfaisant avec cette approche basée sur le vivant et sur la réalité, on appelle ça le vitalisme ou l'hygiénisme, moi je pourrais appeler ça aussi le
réalisme d'une certaine manière, et vérisme télé c'est aussi basé sur la vérité. D'ailleurs tu pourrais nous dire quelques mots de ce vérisme si c'est possible pour toi ? – Avec grande joie parce que c'est toujours une occasion de parler de mon papa quand même, qui est toujours mon héros, donc merci. Oui, il était peintre, Stéphane Dufresne, vous pouvez l'appeler sur internet, il faisait des natures mortes et dans le style des peintres
hollandais en fait, classique, donc c'est très très réaliste et il appelait ça du vérisme, c'est-à-dire dans le genre j'essaye de me rapprocher le plus de la vérité en peignant et donc, en clin d'œil, j'ai voulu faire la même chose en disant voilà, sur vérisme.tv vous aurez des cours de physio et je ne vais rien inventer, je vais prendre ça dans les livres de physio, comme ça je vais essayer de me rapprocher le plus de la vérité sans mettre d'opinion,
ça va être une chaîne très factuelle. Mais bon, j'ai mis des blagues, mais voilà. Non, mais cette notion de vérisme, elle est vraiment très importante et je pense que c'est vraiment ça, c'est-à-dire qu'on est dans un monde de l'opinion et je pense qu'on est tous à exprimer des opinions simplement parce qu'on ne prend pas simplement le temps de regarder, de contempler la réalité telle qu'elle est, parce que si on contemple la réalité, d'une certaine manière la réalité s'impose d'elle-même et notre opinion n'a
plus lieu d'être. C'est un peu comme quand on discutait avec Pierre Richard samedi et qu'il me disait finalement il y a des principes et ces principes, que tu sois d'accord ou que tu ne sois pas d'accord, en fait on s'en fout quoi, c'est là quoi, c'est là, ton opinion n'a rien et c'est vrai que je pense qu'actuellement, nous sommes sur des joutes d'opinion où on essaye d'avoir raison, alors qu'en vérité, il n'y a pas à avoir raison, il y a à accepter la réalité d'une
certaine manière. Et ça, ça fait partie de ce que j'ai appris de toi aussi. Accepter le réel, accepter qu'il y a aussi des moments, et c'est d'ailleurs ce que tu m'as dit il y a quelques jours quand je t'ai fait part aussi des difficultés que j'avais, et tu m'as dit « il y a il y a des moments où il faut endurer.
Et pour moi, là où ça aurait pu paraître quelque chose de dur de dire ça à quelqu'un qui est dans la douleur, et bien au contraire pour moi ça a été une libération. Oui, il faut que j'endure.
Là actuellement il faut que j'endure et c'est comme ça, et il y aura le temps pour agir, mais pour l'instant ce n'est pas le temps pour agir, donc économisons-nous, gardons ce que nous avons d'énergie pour le moment où nous pourrons agir.
– C'est ça, c'est vrai que quand un coup dur nous arrive, il y a deux choix, c'est élu tout de suite, soit j'abandonne tout, soit je réponds par là, encore plus de violence, mais comme le disait encore Marc Corray, le feu se nourrit de ce qu'on lui oppose, donc il ne vaut mieux pas dans ces moments qui sont extrêmement durs et comme un raz-de-marée submergeant, essayer d'y opposer le feu par le feu, et simplement se dire qu'on s'est
constitué une carapace jusqu'à maintenant qui est extrêmement solide, ça va résister et après on aura le temps, le rebond comme l'hormèse sera d'autant plus fort pour réfléchir à une meilleure stratégie pour la suite, mieux rebondir, mieux se préparer pour la suite, mais là comme quand tu vois tu fais une grosse indigestion et tu as besoin de dormir, c'est le moment de dormir et d'intégrer la chose et de pas lutter à vouloir prendre un truc anti-inflammatoire, non non non, tu jeûnes, tu te reposes,
tu dors, et on pensera, on réagira demain, et voilà, c'est sûr. Pierre, je te remercie. Alors, pour cette soirée, je voulais que tu sois présent, et puis contrairement aux autres soirées hier soir où j'invitais chaque personne les unes à la suite des autres, ce soir, je voulais faire de l'empilement d'une certaine manière parce parce que j'avais envie aussi d'échanges entre hommes qui me sont chers.
Donc, je vais accueillir Gilles Lartigot. Est-ce que vous connaissez avec Gilles tous les deux ? Est-ce que vous vous êtes déjà rencontré ? Non, jamais rencontré, non.
Jamais rencontré. Alors, si tu permets, Pierre, tu restes avec nous, je vais accueillir Gilles. Je pense qu'on va avoir un petit échange avec Gilles et puis après, on fera circuler la parole tous ensemble.
Est-ce que ça te va ? Mais oui, carrément, avec plaisir. Parfait, et bien écoute, je clique sur Gilles. Oh là là !
Salut Gilles ! Comment ça va ? Est-ce que tu m'entends Gilles ? Très bien. Oui, je vous entends bien, je vais m'équiper de casque comme ça on va éviter les échos.
Est-ce que tu m'entends Gilles ? Oui, je t'entends. Ça va très très bien, est-ce que tu as un retour ? Oui, j'ai un retour saurant, et l'image, pour moi, c'est correct. Bon, c'est parfait. Très heureux d'être avec vous ce soir, les amis. Pareillement.
Merci, Gilles. Merci, merci vraiment d'être présent avec nous. Tu nous as fait un décor, une mise en scène parfaite à la Gilles Lartigot. Je suis bluffé, là. Le fond rouge, il est extraordinaire.
tu verras parce que là tu es dans mon bunker donc tu es dans le bunker où j'ai un petit studio en fait de streaming tu sais que depuis mars dernier j'ai créé un club qui est un club de réflexion qui s'appelle le hit club et en fait j'ai fait des émissions tous les soirs donc j'ai dû m'équiper j'ai lâché un petit peu le crayon donc pour écrire ou l'ordi tu vois et puis je me suis mis donc à la vidéo et donc petit à petit je me suis un peu je dirais j'ai appris je me Je suis professionnalisé pour faire des émissions de qualité pour diffuser un
message de paix, d'amour, de santé. En fait, à l'inverse des médias mainstream. Moi, je prends le contre-pied des médias mainstream. Il faut quand même leur répondre et qui est impendant. Tu le fais aussi très bien.
Là, j'avais une émission de 19h à 20h. Je prends le relais. J'étais fin prêt. je suis ravi de te rencontrer Pierre virtuellement mais on se rencontrera physiquement je te promets.
Vraiment c'est quelque chose qui doit être fait depuis longtemps et avec grande joie vraiment on a beaucoup de choses à partager et beaucoup d'amis en commun. Oui oui oui je sais je sais je sais Viac et ce sera une joie de te rencontrer j'ai écouté votre échange qui est passionnant.
Moi le froid ça me rappelle quand je vivais au au Québec. J'ai connu des EVR à moins de 40, donc là j'avais pas forcément envie de faire des bains froids, parce qu'on était plus près du poêle dans la cave pour le remplir et pour se chauffer, puisqu'on a vécu quand même assez isolé pendant deux ans pour écrire le livre, ma femme et moi.
Et donc c'est vrai que j'ai un souvenir du froid, et en fait je confirme ce que vous dites, parce que depuis que je suis revenu en France, et là ça fait un an que je ne peux plus repartir chez moi au Québec, parce parce que vous le savez, les frontières sont fermées et en Provence, c'est un peu le pays de cocagne, il fait rarement en dessous de 0 et en fait je deviens de plus en plus frileux en fait.
Je ne fais pas des benfrois, bien qu'il y ait un membre de mon club qui a son plus le 300e bain froid, donc voilà, c'est Frank Tao qui m'a un petit peu initié. Mais je vous avoue que j'ai un peu du mal à m'y mettre.
Mais je vous promets de faire des efforts pour arriver. On va on viendra, on viendra filmer le bain froid de Gilles, le premier bain froid de Gilles. Pierre, Pierre, en plus, il n'est pas loin de chez toi.
Donc on va pouvoir organiser un petit truc comme ça. Gilles, avant de commencer notre échange à tous les trois, J'avais envie quand même de me remémorer la première fois où nous nous sommes rencontrés physiquement tous les deux, comme je le disais en début d'émission, évoquer aussi la mémoire de Claire Sèvrac et de Corinne Gouger qui étaient présentes pour cette petite aventure des quatre mousquetaires que nous avons fait en 2014. C'était bien en 2014, rappelle-moi ça. En janvier 2014, j'arrivais juste du Québec et on me
présente une personne, il s'appelle Thierry Casasnovas, en fait c'est Corinne Gouger qui avait m'a dégancé un petit peu tout ça, donc je suis arrivé parmi vous, donc il y avait Corinne, donc il y avait également Amélie Claire et c'est vrai que lorsqu'on s'est rencontré la première fois, on n'oublie pas nos premières fois, en tout cas les rencontres qui marquent une vie, on n'oublie pas les premières fois et moi j'ai toujours une image si tu veux qui me traîne,
moi j'étais hyper stressé parce que j'avais déjà, je commençais à faire déjà une petite mise en scène, je rentrais en capitaine américain sur l'invasion américaine donc au niveau de la bouffe, donc tu te rappelles je révisais, j'avais toutes mes petites fiches etc, et moi je voyais bon Thierry était assis par terre en lutte et il me dit mais moi de toute façon je sers de canal, il y a des choses qui sortent, je ne prépare en rien, j'étais déjà très admiratif de Thierry par rapport à son aisance scénique et
surtout l'image qui me reste c'est la responsable qui est en train de te courir après à la fin de la réunion pour te faire payer le supplément parce qu'en fait on n'avait pas prévu autant de monde quoi ça rentrait de partout il n'y avait plus assez de chaises et puis donc tu avais prévu je crois un quota donc tu avais financé toi toute cette soirée tu avais pris à ta charge il faut le souligner et c'était une soirée en fait qui était qui était gratuite chacun donnait ce qu'ils voulaient, mais je me souviens de cette responsable
qui te courait après à la fin pour te demander le supplément et nous il fallait qu'on débarrasse très rapidement. Et donc j'ai ce souvenir en tête et bien sûr j'ai le souvenir de Corine et de Claire, ça me ferait plaisir qu'on parle d'elles justement ce soir.
Oui, alors moi je vais te dire, la conférence dont tu parles c'était la deuxième, parce que notre première rencontre, c'était lors de la première conférence. Et moi, la première conférence, parce que moi, j'ai envie de la raconter parce que c'était assez marrant aussi, c'est là où je t'ai rencontré à toi.
J'ai rencontré Corinne Bouger, j'ai rencontré Claire Seydorac. Et alors la première, je vais vous raconter ce qui s'est passé parce que moi, j'étais en stage à Paris.
Je donnais un stage ce jour-là et donc à 19 heures, c'était une salle où il y avait à peu près 400 places. À 19 heures, je me pointe devant la salle et là, je vois du monde.
Donc moi tout content, je lui dis « Ah, mais vous êtes venu pour la conférence, c'est chouette et tout. » Et là les gens me disent « Non, non, non, pas du tout Thierry, on ne peut plus rentrer, la salle est pleine, ils ne nous laissent plus rentrer.
» Et donc moi j'approche de la porte, je tape quand même et là j'entends une voix, c'était le directeur de la salle de l'autre côté qui me dit « Non, non, vous ne pouvez pas rentrer, ce n'est pas possible.
» Je dis « Mais il y a un problème quand même, je suis l'intervenant quoi. » Donc le mec il entrebaille la porte, totalement stressé et il me dit « Vous rentrez, juste vous et personne d'autre. » Donc je me faufile, je rentre, je vois le mec complètement à cran parce qu'il nous dit on a dépassé la jauge, je vais avoir des problèmes avec l'assurance, et à ce moment-là je vois un espèce de petit bout de femme tout sec, c'était Corine Bouger, qui lui tombe dessus à moitié à l'insultant en lui disant tu n'as pas de courage,
tu n'as pas de couille, tu es un lâche, si j'étais toi il faudrait ouvrir les portes et tout, et puis Gilles qui arrive qui dit Corine calme-toi un petit peu, il est sur le point de nous vider, et donc cette espèce de petite bonne femme qui était hyper entre guillemets agressive mais sans mauvaise connotation, c'était quelqu'un qui avait de la rage en elle, et puis Gilles l'énorme costaud qui lui était la paix absolue, qui était là pour amener le calme,
et ça, ça a été ma première rencontre. C'est vrai qu'à l'issue de cette conférence, on a laissé beaucoup de gens dehors et on a dit écoutez c'est bien simple, on revient dans un mois, on fait la même mais dans une salle immense, et c'est vrai que la deuxième, on était plus de 2000 personnes, je crois qu'il y avait 2500 personnes, un truc comme ça, un truc assez incroyable, surtout en 2014.
Mais c'est vrai que ça a été la première rencontre, et c'était la rencontre avec Claire Sèvrac et Corinne Bougier, et c'est vrai que j'ai du plaisir moi à saluer Claire Sèvrac, et je salue même en amont de Claire celle avec laquelle elle avait beaucoup travaillé qui était Sylvie Simon, des personnes qui ont vraiment donné leur vie pour cette vérité.
C'est-à-dire qui n'ont pas eu peur, qui ont été soumises à des pressions énormes, Et je me dis, ce sont des personnes, même Claire, j'aurais aimé qu'elle connaisse aussi toutes ces techniques de renforcement, parce que je me dis aussi qu'elle a été finalement confrontée à des pressions gigantesques, parfois en n'ayant peut-être pas les outils physiologiques qui lui auraient permis de mieux s'y adapter et de mieux résister.
Et c'est pour ça que moi les techniques de renforcement me plaisent énormément, parce que j'ai dit que nous qui arrivons dans une période de plus en plus de crise et de plus en plus complexe, il est absolument nécessaire d'apprendre à s'y adapter pour agir de la façon la plus intelligente. Tout à fait d'accord avec toi Thierry, j'ai mélangé les deux dates, c'est vrai que la toute première, je t'ai vu arriver avec tes fameuses sandales puisque tu étais toujours les pieds plus ou moins à l'air avec tes
cagettes de légumes, en train de préparer des jus. Moi, je t'ai pris un petit peu au début pour un extra-terrestre. J'étais très surpris. J'ai appris à te connaître.
C'est vrai que tu as transmis énormément de choses. D'ailleurs, je te souhaite un très, très bon, très, très joyeux anniversaire à toi, à toute ton équipe, parce que je sais que tu es toujours très, très entouré par beaucoup de bénévoles et de gens charmants.
et j'étais assez surpris en fait du nombre de personnes assez importantes qui nous suivent, toi et moi, parce qu'on fait peut-être partie de, peut-être pas forcément du même univers ne serait-ce en termes de musique, quoique je sais que t'aimes le rock aussi, je sais que t'aimes le rock et en tout cas voilà moi c'était tout cet environnement qui pour moi était un petit peu je dirais étrangers mais il s'avère qu'on a des personnes en fait surprenantes qui nous suivent dont certains sont je dirais très connus médiatiquement je ne citerai pas
les noms et il s'avère que je suis aussi radioactif que toi parce que bon depuis ta sortie avec tu m'as fait un joli cadeau en fait de faire l'introduction de votre fameux live qui a fait quasiment 2 millions de vues je crois avec Sylvain Notrota, Jean-Jacques Révequeur et coups, tu m'as dit donc fais-nous une petite introduction pour les rappeler le bon temps de cette fameuse je dirais conférence alerte à la santé c'était un petit peu un colis piégé puisque juste après ça en fait j'ai eu une chute vertigineuse de ma chaîne youtube et je
suis pas aussi populaire que toi et je sais que tu as eu également donc des ennuis c'est pas forcément très bon de dire une certaine vérité en fait on se rendent compte qu'on n'est plus dans un pays de libre expression, c'est bien dommage.
Et donc, je te félicite pour, en tout cas, pour ton courage de continuer dans cette voie. Et je sais que tu es très souvent harcelé ou mis à mal. Et je dirais que c'est des gens qui sont assez présomptueux, tous ceux qui critiquent, parce que qui en est pour juger l'autre ?
Lorsqu'on se veut, je dirais, français dans un pays de libre expression avec cette fameuse déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Mais voilà, c'est deux poids, deux mesures. En tout cas, bravo pour ce que tu fais.
J'espère être là pour le 20e anniversaire. Mais il n'y a pas de problème. Alors, vous savez, Gilles et Pierre, vous avez quelque chose en commun. Peut-être que vous ne vous doutez pas parce que Gilles quand on te voit comme ça, Pierre quand je l'ai vu tout de suite, j'ai vu que c'était un mec super rigoureux avec une énorme discipline et tout.
Toi Gilles, tu as l'air d'avoir une discipline, mais tu as l'air le mec, tu écoutes du métal, tu es rock'n'roll, tu as le look qui va avec et en fait j'ai découvert que tu étais quelqu'un qui avait une vie très calme, très posée, très ordonnée si je peux me permettre, avec une vraie discipline, un vrai engagement de vie.
Tu m'as parlé de tes entraînements tous les matins à la salle, et vous avez en commun cette espèce d'engagement très hors-norme par rapport à ce monde dans lequel on nous pousse en permanence à faire un peu n'importe quoi, on te dit profite à fond, fais ce que tu veux de ta vie, et vous avez tous les deux cet engagement pour une hygiène de vie, une discipline de vie assez exemplaire.
l'exemplarité je pense que c'est quelque chose qui vous définit à tous les deux assez fort. Merci beaucoup. Vas-y Gilles, je t'en prie. Écoute, moi j'ai toujours été discipliné par rapport à la culture physique, je l'ai dit à nombreuses reprises, je m'entraîne au poids et altère depuis l'âge de 17 ans, donc ça m'a énormément apporté, je crois en cette discipline, surtout qu'aujourd'hui je ne fais pas un métier physique, je n'ai jamais fait de métier physique, donc je pense que notre
corps a besoin qu'on le sollicite régulièrement. Je travaille encore beaucoup le physique malgré, voilà, je vais sur ma 55e année, donc c'est vrai que mon training s'est modifié au fil du temps. Depuis un an, on n'a quasiment plus accès aux salles de gym, donc voilà, j'ai un petit peu d'accessoires ici. Je fais du cardio, je fais toujours en fait mon heure ou mes deux heures par quotidienne.
En fait, pour solliciter mon corps, ça me fait beaucoup de bien au niveau physique et ça me fait énormément de bien au niveau mental. Je fais beaucoup de choses pendant ces deux heures, je peux réfléchir à des chroniques, je peux réfléchir à des postes, j'ai mon imagination qui se déclenche lorsque mon physique est sollicité.
Et je crois beaucoup à cette loi naturelle qu'on se renforce physiquement et il ne faut pas forcément laisser son corps au repos. Bien sûr, il y a des exceptions lorsqu'on sort de maladie, lorsqu'on se fait opérer, lorsqu'on est en rééducation, mais même en rééducation, il faut continuer à solliciter son corps.
Donc, j'ai toujours eu cette rigueur et j'ai toujours eu en fait une grande rigueur alimentaire, bien que dans le passé, je mangeais des choses peut-être que je ne mange plus aujourd'hui, beaucoup de glucides, même d'aliments transformés, de la viande, des protéines animales.
Donc, c'est vrai que depuis 10 ans, j'ai changé tout ça, mais je continue à être assez stricte dans mon mode alimentaire pour moi c'est la deuxième je dirais deuxième pilier qui font partie des fondamentaux et donc ce mode alimentaire voilà il peut paraître assez stricte par rapport à une personne qui le voit de l'extérieur mais pour moi je prends beaucoup de en fait dans cette rectitude.
En fait, tous ces protocoles, je ne me les impose pas en fait, ils me sont venus plus ou moins naturellement et ça me rassure et je m'y tiens. Je trouve qu'on vit dans une période aujourd'hui où lorsqu'on est confiné ou lorsqu'on n'a plus la chance d'aller travailler ou de faire comme ça du télétravail, on n'a plus de repères et je pense que c'est pas que de certaines déséquilibres je pense qu'il faut des repères si je peux répondre par rapport à ça parce que ça me parle énormément évidemment la discipline c'est en fait c'est l'art de
planifier ce qu'on aime faire là où les gens pensent que c'est l'inverse la discipline pour eux c'est planifier des trucs qui nous gonflent c'est à dire pour perdre du poids il faut que je fasse de la course à pied mais la course à pied ça me gonfle et je vais prendre mon et me dire demain à 11h il faut que j'aille courir etc mais ça m'énerve c'est pas ça la discipline et c'est un neurophysicien de Stanford qui l'explique très bien c'est Jordan B.
Peterson qui explique qui prend l'exemple tu sais des gens qui font leur résolution en début d'année ils disent mais vous prenez le truc à l'envers vraiment vous essayez de planifier des trucs qui vous gonflent du genre il faut que je perde du poids donc je vais arrêter de manger ce que j'aime je vais arrêter que des trucs de torture en fait, au lieu de planifier pour le lendemain des choses que vous aimez.
Vous aimez jouer de la guitare, vous aimez jouer du piano, vous aimez peindre, essayez de délimiter avant qu'à 11h vous allez vous dégager du temps pour peindre ou faire du sport, votre passion, et après évidemment on a tous des impératifs professionnels et familiaux etc et ce sera à vous de négocier avec vous même comment agencer la chose, mais faire une planification et avoir une discipline, c'est l'art de délimiter dans son quotidien quand je vais faire les choses
qui me plaisent et qui me nourrissent, c'est pas l'inverse, c'est pas la torture et pour ça les gens ils se télescopent à 180 degrés par rapport à ça, donc je te rejoins énormément là dessus, c'est un corps en santé, c'est un corps en mouvement, donc tu vois Thierry ensemble on a passé l'année dernière une semaine à Font-Romeu, on s'est entraîné justement avec des kettlebells, avec des haltères, avec des élastiques, avec des anneaux et je me souviens encore
ton visage Thierry, quand tu disais mais waouh je ressens mes muscles quoi, t'avais un sourire jusque là, mais c'est super et c'était jouissif quoi, en plus on l'a filmé tout ça donc c'était, c'est vraiment éclaté quoi.
C'est lorsque j'ai ces courbatures, tu vois j'ai des courbatures quasiment tout le temps en fait et de plus en plus peut-être avec l'âge, mais je me sens vivant quoi, tu vois c'est quand j'ai pas de courbatures que je me sens pas bien.
Oui Thierry ? Oui alors les amis, il se trouve que dans cet anniversaire régénère, il y a quelqu'un à qui j'ai laissé un droit d'accès, comme une espèce de petit trublion qui peut venir s'inviter pour intervenir dans les vidéos au moment où il veut, et là je le vois qu'il est dans la salle d'attente, donc je vais lui laisser l'honneur de voir nous rejoindre. Gilles, tu ne le connais pas, Pierre, lui, il le connaît.
C'est un ami commun et qui a la capacité ou la particularité de poser des questions qui parfois surprennent, parfois déséquilibrent, mais qui sont toujours dans le sens du vivant. C'est avec grand plaisir que j'accueille Pierre Etchart. Salut Pierre.
Je suis parti, je ne veux pas le voir. Est-ce que tu nous entends Pierre ? Alors c'est le club des barbus et des non-barbus. Alors je l'entends pas Pierre, est-ce que vous avez un retour ?
Est-ce que Gilles t'as un retour de son ? Non, j'entends pas Pierre, non. Mais là, on manque de professionnalisme. On t'entend pas mon Pierrot. Non Pierre, on a un C'est un problème de son là actuellement.
Pour en revenir à ce que tu disais, Pierre, concernant les protocoles concernant le sport, c'est vrai que moi, je conseille aux personnes de choisir une pratique où elles prennent plaisir.
Il y a des sports collectifs, il y a du sport individuel. J'ai ma maman qui fait de la marche sportive parce qu'elle a un certain âge. donc il faut que ça plaise, c'est comme le mode alimentaire, si tu choisis un mode alimentaire, c'est vrai qu'il ne te convient pas ou tu vas te forcer, c'est pour ça que les régimes ne fonctionnent pas aussi parce qu'on se force, donc on se conditionne à manger des choses qu'on n'aime pas forcément et donc ça ne fonctionne pas,
il vaut mieux trouver quelque chose où on trouve plaisir. C'est très symptomatique, ce monde du sport et de l'alimentation, de l'approche dogmatique, c'est-à-dire il y a un dogme et on colle une étiquette ou on trouve une recette et tu vois Pierre qui est avec nous, il parlerait de la différence entre règles et principes on nous colle une règle que quelqu'un d'autre a déterminé et qui a peut-être marché pour lui-même peut-être que ça porte une bonne intention, il dit moi j'ai fait comme ça, ça a marché,
tu devrais essayer mais se mettre à faire quelque chose qui ne vient pas du cœur mordicus, parce que quelqu'un d'autre nous l'a imposé c'est un peu la voie royale vers la frustration parce qu'on va pas faire assez bien et après l'abandon au bout de quelques temps parce que ça va pas nous plaire.
Donc oui c'est avant tout réfléchir à peut-être que toi et moi on peut passer des heures dans une salle de muscu à pousser de la fonte, mais il y a des gens ça les intéresse pas du tout et il faut qu'ils fassent autre chose pour se dépenser.
Donc voilà c'est pareil pour l'alimentation comme tu disais. C'est étonnant la réflexion de Thierry lorsqu'il a dit voilà je sens les muscles, c'est vrai que la pratique de la culture physique, tu as remarqué je ne parle pas du tout de bodybuilding ou de culturisme, ça c'est le côté sportif et peut-être le côté paraître.
Je parle de la vraie culture physique qui date du début du 20ème siècle, avec les hommes forts, etc. En fait, on fait travailler toute notre musculature et donc il y a même des muscles qu'on n'utilise pas forcément au quotidien.
Et en fait, lorsqu'on a des courbatures, on se sent vivant en fait, On prend conscience, je dirais, de notre corps. Pour moi, c'est très important.
Oui, c'est vrai que c'est cette loi de l'hormèse dont on parle beaucoup avec Thierry. C'est vraiment expérimenter le vivant dans les extrêmes. C'est là où on sent vraiment qu'on est vivant. On va lui rendre hommage puisqu'il est là, mais il ne peut pas parler.
C'est très bien comme ça. On peut envoyer des pics et il ne peut pas répondre. C'est très, très bon. Oui, je sais que tu as envie de te battre, mais tu ne peux rien faire. Donc, dans sa conférence, il prenait cet exemple qui est magnifique, c'est quand vous tombez amoureux la première fois et que vous avez le cœur qui palpite à 100 000 et que vous êtes au plus loin que vous avez jamais été de votre état d'équilibre ou ce qu'on pourrait appeler une zone de confort, vous êtes vraiment au summum de la
réponse physiologique, c'est là où vous êtes le plus vivant, c'est là où vous avez expérimenté la vie. Donc ça prouve bien que le vivant il a soif de hasard, il a soif de volatilité, il a envie d'expérimenter des choses qui sont hasardeuses et imprévues et dans les extrêmes, il y a des trucs qui vont se révéler.
Dans le confort, pourquoi il y aurait de l'innovation ? Pourquoi il y aurait de la complexité ? Donc voilà, c'est important de se remettre ça en tête dans une société qui fait toujours la primauté du confort.
C'est d'abord, vous devez rechercher le confort comme objectif et c'est une fois que vous l'aurez que ce sera gagné, mais non, c'est pas comme ça que ça marche. Et très souvent tu vois, là je vois dans le chat quelqu'un qui nous dit il n'y a rien à faire d'être musclé, ce n'est pas une question de muscle en fait.
La culture physique ce n'est pas une question d'être musclé ou pas être musclé. C'est en fait de faire fonctionner son corps de façon logique. Contrairement à d'autres sports, la culture physique est la base de tous les sports. On le voit dans le sport professionnel, donc j'ai intervié quelques fois Pour concilier des sportifs, peu importe le sport, ils passent par la culture physique et ce n'est pas des gens qui ont forcément besoin d'être musclés.
Même des marathoniens aussi peuvent pratiquer la culture physique. Donc voilà, on fait très souvent l'amalgame entre culture physique et justement aujourd'hui, tous ces youtubeurs, on appelle ça le feed game.
Je vois que Pierre Akias part. Donc, tu vois, tout ce feed game, ils n'ont pas notre âge en tout cas, mais voilà, ils font la part belle au physique avec les photos, tous les Instagram, etc. Mais les vraies valeurs, en fait, pour moi, des hommes forts, même des bodybuilders, mais avant Arnold Schwarzenegger, des gars comme Mike Menzer, je ne sais pas si Pierre connaît,
les frères Menzer, voilà, qui avaient de belles valeurs, qui poussaient la fonte, c'est vrai qu'ils avaient un développement musculaire extraordinaire, mais ce n'était pas leur but dans la vie en fait, c'était plus le chemin qu'ils allaient parcourir pour atteindre l'objectif.
Je pense qu'ils t'auraient vendu des sardines ou des pains au chocolat, c'était pareil, c'est des gens qui t'inspirent par leur passion et leur chemin de vie et leur droiture, c'est uniquement ça.
Donc là, qu'ils se lèvent de la fonte ou qu'ils fassent autre chose, on s'en fiche un petit peu et c'est pour ça que tu peux rester plongé, enfin moi en tout cas c'est mon cas, devant un match d'échecs.
Je sais que je suis nul, je ne connais rien, mais tu vois quelqu'un qui t'explique un match d'échecs avec la passion vraiment du truc, les stratégies, etc. T'es absorbé par la chose, parce que la passion elle est communicative.
Et quand on parle avec le cœur, c'est vraiment communicatif. Et ça inspire les gens. Donc partout, dans toutes les pratiques physiques comme psychologiques, mentales, intellectuelles, on va trouver cette source d'inspiration d'autrui en fait.
– Pierre, tu n'as toujours pas de son, tu n'as toujours pas de micro ? Oh mon dieu, ah c'est terrible, je ne sais pas. Est-ce que tu veux essayer de te déconnecter et te reconnecter ?
Essaye et puis on va voir si ça fonctionne. Et c'est vrai que, je me permets, on a un tout petit décalage, j'adore vous écouter et c'est vrai que cette dimension de l'être plutôt que du faire est vraiment très importante.
Et c'est vrai que parmi les choses que m'a apporté Pierre, j'ai vraiment vu cette différence. Parce que moi je n'ai pas a priori un développement physique musculaire hyper trophié, c'est un euphémisme de le dire, mais je suis plutôt un cure-dents.
Je suis quelqu'un qui court vite, j'ai des grandes jambes, je suis une gazelle, mais je ne suis pas hyper développé. Donc à un moment j'ai décidé de remédier à ça, et à part l'intermédiaire d'un ami, à m'entraîner physiquement effectivement avec des kettlebells et tout, et j'ai pris de plus en plus de plaisir.
Mais il y a un moment où je me suis rendu compte avec la rencontre avec Pierre particulièrement que j'étais beaucoup dans le faire, c'est-à-dire que je comptais le nombre de répétitions ainsi de suite.
Par contre, j'étais très peu dans l'intégration mentale-physique de ce qui se passait, c'est-à-dire que mes muscles, je n'arrivais pas à les ressentir comme ils travaillaient. Et avec Pierre, j'ai découvert vraiment cette dimension du vécu intérieur de l'expérience ce physique qui a littéralement fait exploser ma pratique, c'est-à-dire qu'il ne s'agit pas de faire beaucoup, il s'agit de vivre beaucoup et c'est complètement différent. Et effectivement, le but n'est plus de faire 10 pompes, 15 pompes, 50 pompes,
le but est de vivre intensément ce moment d'exercice de son corps. Et à ce moment-là, ça change complètement la donne. tu avais cette phrase magnifique que tu as sorti le faire c'est bien le vivre c'est mieux et on l'a gardé sur tout le long de la formation c'était avec ton esprit de synthèse tu vois que gilles connaît aussi thierry il a cette force quand tu disais tout à l'heure il monte sur scène il n'a pas besoin de préparer du texte ou quoi et moi je l'ai côtoyé dans je sais pas au moins une dizaine de stages thierry
il monte sur scène il balance le cours et c'est un tgv donc oui il sert juste de canal en fait à l'information qu'il a déjà en lui. Et là, quand je le faisais travailler, bon, connexion cerveau-muscle, on commence par ça.
Donc, est-ce que tu sais fumer ton pec gauche par rapport à ton pec droit ? On commence par les bases, mais le monde… La danse des pecs. La danse des pecs, voilà. On a parlé de ça pendant une semaine, on a rigolé.
Mais si tu ne sais pas faire ça, bon, après, c'est compliqué pour recruter les pectoraux. Donc c'était exactement ça, et Thierry il arrivait toujours avec des phrases synthèses, « le faire c'est bien, le vivre c'est mieux », et tu sais ça résume tout, j'étais « ah ouais, waouh, génial ».
Mais c'est gratifiant aussi d'aimer et d'aimer son corps, dans le bon sens du terme en fait, c'est notre véhicule quand même, on vit dans un corps, on a certes le mental qu'il faut bien sûr développer, il faut nourrir le mental comme on nourrit le physique, mais c'est c'est tellement agréable de s'apprécier.
Et là encore, je ne parle pas de physique, peut-être un surpoids ou de physique trop maigre, peu importe, il n'y a pas de physique parfaite. En fait, on a notre propre physique, il faut s'accepter comme l'on est, mais aussi faire le minimum d'efforts pour pouvoir respecter ce corps qu'on nous a donné.
Parce que très souvent, en fait, on a des dérives alimentaires qui font qu'on est en surcharge pondérale, on a des petites, je dirais, difficultés parce qu'on ne va pas exercer son corps ou on passe beaucoup trop de temps assis.
On fait des métiers tertiaires. Ça, c'est toute cette société moderne, cette société toxique que j'ai décrite dans mes livres. En fait, on n'est plus habitué à faire fonctionner notre corps.
Tu sais, quelquefois, lorsque j'allais à la gym, c'était dans l'ancien monde, je me demandais ce que penserait mon grand-père s'il me voyait comme ça, en train de soulever des poids ou à faire du cardio. qu'est-ce qu'ils font ?
Ils sont fous parce qu'à l'époque on travaillait dans les champs, tu vois, on se préservait au niveau de l'effort physique, mais aujourd'hui en fait on est dans une autre dynamique, il faut vraiment qu'on fasse du sport et pour moi il faut faire du sport tous les jours, donc ce soit en marchant, ce soit aller à vélo au travail, donc reprendre je dirais ses bonnes habitudes et après accepter le cours que l'on a, mais en faisant un minimum, quand même un minimum d'effort, sans se laisser aller.
Bien sûr. Alors poursuivre une autre phrase, parce que c'est son anniversaire à Thierry. Pierre, Gilles. Oui, pardon, vas-y, je t'en prie. Termine Pierre, termine. Terminer sur cette autre phrase qui rejoint ton idée Gilles, c'était une autre phrase que Thierry répète régulièrement, on ne peut donner qu'à partir de son débordement.
Et ça, c'est vraiment en fait la stratégie de l'hormèse, c'est une stratégie du surplus. Et ça rejoint ce que tu disais, c'est-à-dire qu'apprendre à s'aimer soi-même, on parle beaucoup d'un manque d'amour dans ce monde, mais je pense que c'est d'abord un manque d'amour propre.
Et essayer de donner de l'amour et de rayonner sans s'aimer soi-même, ça va être très compliqué parce qu'on ne peut pas donner quelque chose qu'on n'a pas. Donc c'est d'abord retrouver une intimité avec soi-même et pourquoi pas en passant par son corps, c'est clair, moi je pense que c'est obligatoire comme toi, mais il y a pour certaines personnes, je dis bon c'est peut-être facultatif, mais je pense que vraiment un corps en bonne santé c'est un corps en mouvement et passer par le ressenti du corps,
ces informations afférentes qui remontent du système nerveux, retrouver en fait une certaine forme d'amour propre, à partir de là on va pouvoir rayonner autour de nous et donner de l'amour. Donc on ne peut donner qu'à partir de son débordement, soyez sûr que même si vous êtes emprunt d'altruisme et d'empathie pour les gens que vous aimez, vous ne serez jamais égoïste en voulant prendre soin de vous d'abord.
Je suis vraiment très touché par ces mots-là, et ces mots-là ils dessinent un chemin qui résonne avec les mots rigueur, plaisir, discipline, amour de soi et amour des autres, parce qu'amour de soi, exemplarité. Et alors ce soir, j'avais parlé d'un invité mystère et il arrive.
Je ne sais pas si vous l'avez rencontré chacun d'entre vous, c'est un ami à moi qui suit un parcours assez similaire puisque lui, il a donné sa vie à un art qu'on appelle l'art des ninjas.
Je ne sais pas si Gilles ou Pierre vous connaissez Bernard Borda, si vous avez déjà entendu parler de lui ou si vous le connaissez. Je l'ai vu dans tes vidéos. Et moi, j'ai échangé avec lui lors de la sortie de son dernier ouvrage, il y a quelques années.
Personne absolument remarquable, très impressionnant. On est de petits jours à côté. Bernard, Bernard. Bonjour, bonjour à tous. Bonjour maître. Bonjour à tous, bonjour Gilles, bonjour Pierre et bonne anniversaire.
Oui, bon anniversaire à toi et ça fait toujours plaisir de me voir parmi vous. Alors c'est vrai, on s'était téléphoné et en fin de compte, ce n'était pas mon premier livre, mon dernier, c'était mon premier.
J'en ai fait deux autres, un sur la psychothérapie par les arts martiaux et un qui est sur le parcours. Comment on performait dans le parcours ? C'était mon mémoire de ma préparation physique en fin de compte, mon début de préparation physique que j'ai fait en livre en rajoutant des techniques ninja, j'ai fait le parallèle entre ce que faisait par exemple Georges Hébert, ce que faisait avant, bien avant Johannes, enfin on arrive jusqu'à Mercurialis, c'est à dire les tout premiers livres qui
parlaient des parcours, et jusqu'au Yamakasi et jusqu'au ninja justement le principe de passer par dessus les toits etc pour faire leur mission d'espionnage voilà donc j'en ai réalisé deux autres de plus et j'en ai plein d'autres qui peuvent qui vont se faire là mais bon le problème c'est que c'est vrai que maintenant quand on a goûté au live et là je préfère donner directement comme ça mon expérience et répondre aux questions plutôt que de passer des heures et des heures à faire des livres et qu'on n'ait pas de retour tout de suite,
moi je suis quelqu'un qui adore avoir l'expérience directe, je suis quelqu'un qui adore la communication et voilà donc quand j'ai découvert le live, je me suis dit je dois être fait pour ça parce que je retrouve tout ce que j'aime, les couleurs, le mouvement, la caméra, les photos, le partage d'expérience, c'est dommage qu'on ne voie pas les gens sourire.
C'est une expérience extraordinaire je pense que avant je me dis je suis pas né à la bonne époque et puis on fait le compte si si si je pense que c'est la bonne époque maintenant on peut toucher plus de gens et mais aussi on est aussi des dangers pour tous les détracteurs.
J'ai commencé mes lives en faisant des vidéos et maintenant tout à l'heure dès que j'ai ouvert mon live ça s'est coupé et ça s'est coupé à une minute 11 secondes voilà et après ça s'est coupé à une minutes, une heure, une minute, onze secondes. J'ai dit c'est signé ça.
Voilà donc, c'est vrai, on ne peut pas plaire à tout le monde. Bernard, avant qu'on commence notre échange tous ensemble et j'espère que Pierre aussi, Pierre et Charles, vont pouvoir nous rejoindre.
Est-ce que tu pourrais te présenter en quelques mots, s'il te plaît? En fin de compte, je suis un miraculé comme toi, mais un petit peu. C'est-à-dire que tout à l'heure, j'ai fait un live, j'ai présenté à mes élèves voilà comment j'étais à 10 ans, à 10 ans j'étais vraiment, je suis le petit bonhomme, donc je suis né, je sais pas si j'en avais parlé mais j'avais entendu à l'âge de 7 ans le
médecin parler à ma mère et dire bon écoutez si déjà alors quand on a envie de s'entraîner plus que les autres pour pouvoir survivre au moins pour être à leur hauteur et après pris dans mon nez j'ai continué j'ai commencé à acheter des élastiques à l'âge de 13-14 ans un truc comme ça de 13 ans j'ai fait les méthodes de Marcel Rouet je sais pas si ça dit quelque chose Gilles qui prenait les méthodes de sando où on tire sur les élastiques, etc. Et du plâtre pour faire des haltères.
Enfin, voilà, j'ai commencé et puis j'ai pas arrêté. Je suis bourré d'haltères à côté de chez moi. C'est devenu, avec le confinement, j'ai ramené les haltères de ma cave pour pouvoir m'entraîner régulièrement.
Donc, par rapport à la dernière fois que tu m'as vu, Thierry, j'ai 6 kilos de plus et c'est pas six kilos dans bon point par le confinement, j'ai repris l'entraînement plus que nécessaire. D'habitude je m'entraînais très peu du fait que le week-end j'avais douze heures de cours et donc acrobatie, capoeira, ninjutsu, sambo, sistéma, acrobatie et là le lundi j'avais pas trop envie de m'entraîner.
Donc j'entraînais ma fille dans une salle de musculation, ma fille voilà après je continue à faire mes cours durant la semaine à droite et à gauche. Voilà ma petite histoire et je suis un bon petit rescapé et hier j'ai publié ou tout à l'heure non tout à l'heure j'ai publié une vidéo sur ma page d'acrobatie que j'ai fait l'année dernière à 62 ans où je faisais des sauts de main par dessus des trucs après le trampoline enfin des trucs incroyables et juste pour dire quand on prend soin de soi quand on a une bonne hygiène de vie et que on bouge,
c'est-à-dire on bouge tout le temps, la vie c'est le mouvement, il n'y a pas de raison qu'on soit retrosé, qu'on soit mal dans sa tête, voilà c'est extraordinaire. Et tout à l'heure Pierre parlait de, ça m'a fait penser que le tube dentifrice, tant qu'il n'est pas pressé, il n'y a rien qui sort.
Des moments qu'on ne se stresse pas, on n'est pas dans l'explosivité, dans la créativité, je ne sais pas comment on peut dire, mais j'ai senti ça. Il faut avoir une motivation qui nous stresse dans le bon sens du terme et ma motivation moi c'était rester en vie donc je me suis spécialisé dans tout ce qui était art du combat parce que c'est l'art de la survie pour moi et je trouve ça tout à fait normal et je reçois beaucoup de messages de personnes qui sont jeunes et complètement dévitalisés,
complètement déminéralisés qui me disent j'ai 25 ans j'arrive pas à faire la moitié des pompes que tu fais quand je fais des pompes sur sur les vidéos, je suis vraiment étonné, je suis vraiment époustouflé et puis il y a cette cette notion avec la réalité, cette rencontre avec la réalité que les générations ont perdu, c'est à dire, je dis aux enfants qu'en 25 ans, vous êtes des enfants de gens qui ont été élevés avec des Game Boy et des jeux vidéo, donc ça veut dire vous,
vous êtes la deuxième photocopie de la photocopie et à partir de là, ils ont peur, ce sont des gens qui ont très très peur, ils ont perdu cette notion d'affronter ce qui arrange le gouvernement puisque les gens vont de moins en moins dans les rues mais les gens ont peur et le mental est sur stimulé quoi et je dis ben la vie c'est pas le jeu vidéo quoi, le jeu vidéo c'est pas la vie quoi.
Voilà donc je vous écoute. Pierre à toi la parole si tu veux. Avec plaisir, Bernard tout ce que tu as dit c'est parfait, c'est vraiment ça qui ressort de notre monde actuel. C'est comme on l'a dit tout à l'heure, les temps doux créent des gens faibles, les temps purs créent des gens forts. C'est vrai qu'on est obligé de s'intégrer, de se mettre dans l'entraide, de se mettre des routines parce qu'on n'a plus le travail au champ, on n'a plus la guerre, on n'a plus certaines choses.
Ça a pris un nouveau visage, vraiment les lois inhumaines, les grands chaos qui opposent les hommes aux hommes, qu'il faut vraiment arriver à déceler maintenant, ils ont un autre visage. Alors c'est un peu plus perfide, on les voit moins, c'est plus dans l'ombre, mais comme le dirait Pierre, l'autre Pierre qui n'est pas là, on ne peut pas se faire l'économie d'une forme de connaissance du monde actuel, mais ça passe par la connaissance de son propre corps, c'est connaître d'abord soi-même,
apprendre à s'aimer, et ça c'est une première force, et une fois qu'on a découvert cette vraie force-là, là on a des leviers d'action et pourquoi pas, et je pense que c'est presque obligatoire, une forme d'engagement, s'engager vraiment pour des choses qui nous dépassent, prendre position, parler au niveau public, même au niveau communautaire, ça ne peut pas forcément être dans les médias, mais une fois qu'on a ce débordement-là, dont parle souvent Thierry, je pense que l'engagement est quasi obligatoire.
C'est une forme de responsabilité que je sens de plus en plus nécessaires dans notre monde. Pierre, est-ce que tu as du son maintenant? Ah non, toujours pas Pierre, je suis vraiment navré, je suis vraiment désolé, désolé, désolé, désolé.
Je ne sais pas ce qui se passe, je suis vraiment désolé. Merci Pierre en tout cas d'être venu, quoi, de toute façon d'avoir mobilisé du temps. Je suis navrée parce qu'en plus t'avais certainement beaucoup à dire, beaucoup beaucoup à dire.
On se le retente dans les soirées prochaines si tu veux bien. Moi je serais content de revenir s'il y a un plaisir. Gilles, Gilles, Gilles, Gilles, par rapport à toi, toi comme Bernard, vous êtes des personnes qui avancez en âge.
Tout en avançant en âge, vous montrez aussi qu'il y a des choses, le renoncement qu'on associe souvent à l'avancement en âge n'est pas une nécessité, n'est pas une fatalité. Quand je vois Bernard, effectivement, c'est très inspirant pour moi, ça me donne beaucoup, on a presque 20 ans de différence tous les deux, et je me dis, si dans 20 ans j'ai les capacités qu'il a maintenant et que je n'ai pas encore, j'aurais encore grandi, j'aurais acquis de la compétence,
j'en aurais pas perdu et ça je trouve ça absolument magnifique et je trouve ça ultra inspirant. Comment tu te positionnes toi par rapport à ça? Bernard c'est le parcours de toute une vie, il nous parlait quand il était gamin, il avait 7 ans, donc voilà c'est toute une vie, c'est à dire que cet effort qui est constant, qui est quotidien, cette régularité dans l'effort, on en recueille les fruits, je dirais, tout au long de notre vie, et surtout à la fin.
J'ai un ami, je ne sais pas si tu le connais, Bernard, il s'appelle également Bernard, il s'appelle Bernard Datto, c'est un ancien culturiste, poète également, et c'est un de l'esthétique du déclin et de cette beauté lorsqu'on avance dans l'âge et c'est ce qui risque en fait de frapper de plein fouet et je plains vraiment alors je sais pas si vous êtes nombreux à nous regarder vous qui avez 20 ans 30 ans qui êtes connectés sur les sur les sur les instagram qui vous faites des selfies donc
dans les salles de gym ou vous montrer en fait votre physique sachez que votre physique ne vous survivra pas en fait vous allez vieillir et et vous allez dépérir, même si vous continuez à vous entraîner. C'est pour ça que cette esthétique peut être synonyme de malheur.
Qu'on soit femmes ou qu'on soit hommes. Je vois dans le chat qu'on dit qu'on est quatre hommes. Désolé, on est quatre hommes, il n'y a peut-être pas de parité, mais je suis sûr que Thierry fera un live uniquement avec les femmes, peut-être de régénère, en tout cas là c'est vrai qu'on est entre gars.
mais c'est vrai que cette esthétique du déclin va être très douloureuse, je pense, pour les femmes et les jeunes hommes de notre génération. Je ne sais pas ce que tu en penses Bernard. Ben oui, on fait le compte, dans le Kung-Fu chinois, enfin ce qu'on peut appeler Kung-Fu, c'est le Wushu, le pratique interne et tout, on parle de corps de chi.
Le corps de chi, c'est comme un enfant que l'on nourrit et c'est ce qui va nous soutenir après l'âge de 30 ans, parce qu'on dit qu'on utilise l'énergie de nos parents jusqu'à l'âge de 30 ans et après on utilise l'énergie que l'on a généré.
Alors moi j'ai pris de l'élan comme tu dis très tôt parce que c'était pour moi de la survie mais j'imagine les gens qui ne font rien, toi j'entendais dans les actus il n'y a pas longtemps un père, un jeune père de 25 ans qui jouait à des jeux vidéo, son gamin faisait du bruit, il a tellement secoué qu'en fin de compte il a tué.
Alors moi j'ai dit si vous avez 25 ans et si vous avez des jeux vidéo, ne faites pas de gamins parce que je suis un peu extrême mais c'est le principe tu peux pas t'occuper à jouer en réseau et puis t'occuper de ton gamin en même temps.
Un enfant ça a besoin qu'on s'occupe de lui, ça a besoin d'amour, ça a besoin d'apprendre, ça apprend très vite donc si on le met de côté ça bloque son évolution. Donc oui effectivement le problème ce sont les jeunes d'aujourd'hui, je sais pas l'énergie qu'ils ont, comme je disais tout à l'heure, il manque de...
on dirait des photocopies de photocopies de photocopies, quoi. Ils manquent de couleur, ils manquent d'énergie, ils n'ont pas... Moi je vois par exemple, on a des élèves, ils ont 14 ans, ils sont plus grands que moi, mais ils sont très très très très secs.
Et j'ai connu des enfants à 12-13 ans qui faisaient de l'ostéoporose. C'est à dire qu'il y a le muscle est tellement peu stressé, justement comme tu disais, parce que moi je faisais des vendanges à 7 ans, tu vois.
Donc à partir de 7 ans jusqu'à 25 ans, après il y a eu machines en bon danger mais voilà donc on était à la campagne donc on a toujours travaillé avec les foins, on a toujours bougé un peu et c'est vrai que les jeunes d'aujourd'hui ne le font pas, ils sont sur le canapé et puis ils regardent la télévision et le problème, alors ça fait boomer, on me le dit assez, moi quand j'avais cinq ans il n'y avait plus de boomer déjà, la génération de boomer avait arrêté, je suis la pré-boomer,
mais le principe c'est que effectivement, les os ne sont pas stressés, Pierre pourra en parler, les os ne sont pas stressés par le muscle, par la contraction musculaire, et donc le calcium ne se fixe pas.
On parlait d'ostéoblastes, donc en fin de compte, les gens grandissent trop vite, le calcium n'a pas le temps de se fixer. Je ne parle pas des boissons avec des acides qui mangent tout, les sodas qui brûlent le calcium.
Le stress, Et encore, ce n'est pas un vrai stress, c'est un stress de jeu vidéo. On voit ça sur Internet, le gamin qui donne des coups de tête contre l'écran ou qui pète les plombs parce qu'il a perdu son jeu ou des trucs comme ça. C'est un stress émotionnel sans être vraiment un stress qui passe par le physique.
Ça passe par le physique quand il trépigne quelque part, mais il ne devient pas plus fort, ça ne renforce pas ce stress-là. Je ne suis pas le spécialiste du stress, mais c'est ce que je vois.
Effectivement, les enfants d'aujourd'hui, enfin, les enfants, je parle de 25 ans, dans leur sac à dos, il n'y a rien. Tu vois ce que je veux dire ?
Il n'y a rien. Ils ont de la motivation, mais ils partent sur le chemin de la vie avec un sac à dos qui est gonflé, mais dedans, il n'y a rien. Il n'y a pas de minéraux, il n'y a pas l'énergie.
Parfois, il y a la volonté, bien que chez nous, on a eu trois suicides, trois pendaisons, il n'y a pas longtemps, et plus une tentative deux jours après. c'est vrai que c'est énorme quoi.
J'ai l'impression que ces pauvres enfants n'ont pas le… je sais pas, c'est comme si tu parlais de la guerre des armées, on parlait de guerre tout à l'heure, la guerre des armées quoi. Je peux poser une question à Bernard Thierry ? Oui, vas-y. Bernard, est-ce que tu penses pas que à notre époque on avait des modèles qui étaient, je dirais, qui t'a choqué certains, de vrais hommes, tout à fait, de belles virilités si tu veux,
virilités dans les forts, je peux penser à Gabin, je dirais, tu vois voilà Ventura etc, les Belmondo, même Delon, tu vois, il y avait des modèles, c'est vrai que moi j'ai grandi dans les années 80, donc bien sûr c'était les Schwarzenegger, Van Damme etc, les Rollins Stone, bon voilà, mais c'est ce qui m'a donné envie, moi tu sais j'étais à Los Angeles dans les années 80, première salle de gym que j'ouvre, c'est le gold gym,
je tombe sur Arnold Schwarzenegger, tu vois, donc voilà, c'est vrai que je suis tombé là-dedans, j'étais jeune adulte, mais donc j'avais de suite des modèles. Quels sont les modèles aujourd'hui qu'on donne aux gamins ?
Tu vois, je peux te répondre si tu veux avec humour. C'est qu'il y a deux jours, je vais sur un site de streaming et je vois un film qui s'appelle Miss et en fait, c'est l'histoire d'un américain qui a toujours rêvé d'être Miss America.
Voilà le genre de modèles qu'on propose aux jeunes d'aujourd'hui. Il n'y a plus de Schwarzenegger, il n'y a plus de Rambo, je ne sais pas comment ça se passe. Par contre les filles elles ont beaucoup de modèles puisque les trois quarts des films de super-héros maintenant ce sont des super-héroïnes ou alors ce sont des films genre Rambo mais avec une femme qui sort des forces spéciales, qui était au Mossad, qui était une ancienne Marines, qui vont, le mot va peut-être choquer,
mais qui vont protéger des hommes vagins, comme on dit, qui sont là, tout faiblard, et c'est elle qui protège, c'est-à-dire le modèle s'est inversé, avec exactement les mêmes scènes, avec les mêmes dialogues, mais sauf que c'est la femme qui fait les dialogues de l'homme, et c'est l'homme qui fait les dialogues de la femme, c'est la femme qui est en débardeur, qui conduit le 4x4, et quand le mec il trépigne, ah mais je veux savoir où on va,
dites-moi où on va, elle ouvre la porte et pousse avec son pied, le gars il tombe dans le champ de maïs. J'ai vu trois films comme ça, dont un c'est une livreuse de colis qui livre un colis dans un tribunal, en fin de compte c'est du gaz etc.
et elle protège tout le temps le témoin qui devait témoigner contre la mortière. L'autre ça s'appelle le portier, une femme d'une ancienne marines qui va sauver plein de gens et puis qui va tuer une dizaine de flics dans un camp.
Alors ils sont armés à l'extrémité. C'est ce modèle, on est en train de faire des super women et de l'autre côté, c'est l'absence de modèles chez nous. C'est Bilal, c'est les chanteurs comme ça, il n'y a plus de modèles.
Moi je plains les gamins, je plains les gamins aujourd'hui. Les filles, je les envie parce qu'elles ont des modèles, les salles de muscu sont remplies de pépètes, les salles de Krav Maga sont remplies de filles en débardeur mais les salles de muscu sont de moins en moins remplies.
Ou alors c'est des gamins qui ont 13 ans et qui font une heure et demie de biceps pendant que toi tu as fait ton circuit, tu es déjà sous la douche, tu t'en vas, ils sont toujours en train de faire sur le banc, le banc de la riscotte, ils sont toujours en train de faire avec la barre Z des biceps.
Ils n'ont pas compris que les biceps c'est un quart d'heure maxi, c'est après en fin de séance mais tu ne vas pas faire une heure et de biceps. Ils sont avec leur téléphone portable, ils ont acheté un programme avec un youtubeur sous-hormone et testéroné qui a 25 ans, mais qui a pris, qui prend des anabots depuis l'âge de 17 ans.
Et malheureusement, j'en vois plein dans les salles. Voilà un petit peu mon témoignage. Pierre Richard, tu nous as rejoint. Est-ce que tu as du parole? Dernière tentative, je ne sais pas si ça marche. Oui, enfin, on me fait ça, ça fonctionne. Il faudra penser à la langue des signes.
Sinon bonsoir tout le monde. Bonsoir tout le monde. Merci pour la patience. Ça fonctionne bien. Bon, alors je voulais d'abord commencer par une chose.
Vraiment, je tenais en cette soirée. J'ai énormément, énormément de gratitude pour les personnes que vous avez cité tout à l'heure, qui sont Claire Sébrac et Corinne Bouger, mais vraiment énormément de gratitude.
Elles ont fait un travail incroyable, incroyable et on leur doit énormément, vraiment. Le travail qu'elles ont fait, très très peu de gens auraient pu le mener à bout, donc je tiens vraiment en cette soirée les féliciter encore une fois.
Par contre moi je suis intéressé pour aborder un thème qui me semble vraiment important et pour lequel je suis très content de voir donc vous trois et vous quatre du coup à l'écran. J'aimerais qu'on parle juste une petite seconde du moins que vous me donniez Votre compréhension de la notion de confort parce que la notion de confort aujourd'hui c'est quelque chose qui semble assez évident et en fait moi je vous donnerai un petit peu ma version des choses mais aujourd'hui pour moi le confort s'apparente plus à un oxymore c'est à
dire que c'est quelque chose qui dans sa définition elle-même en fait s'auto annule. Donc je vous expliquerai pourquoi est-ce que je vois ça comme ça mais la notion de confort est très importante parce qu'aujourd'hui toute notre culture est basée et fondée sur le confort on recherche toujours plus de confort sans forcément s'être posé la question de savoir qu'est ce que c'est que le confort véritablement et ensuite ce qui va freiner énormément de gens dans les travaux que vous faites chacun respectivement, que ce soit par l'hormèse,
que ce soit par la musculation, que ce soit par la pratique des arts martiaux, eh bien, ça va être la peur de l'inconfort. Donc, j'aimerais que vous me donniez, vous particulièrement, de par votre expérience, votre vision de ce qu'est ou de ce que devrait être le confort.
Ok, je peux commencer, sinon... Qui c'est qui veut s'y coller en premier ? Je vais prendre parce que ça me parle beaucoup. J'ai l'habitude de citer que ce qui ne nous renforce pas nous tue. C'est-à-dire que le fait de passer des heures dans un canapé, le fait de rester toujours à l'abri du froid, ça c'est vrai que c'est quelque chose qui nous affaiblit. Et je vois par exemple dans les cours de stretching ou même dans les trucs de boxe, les cours de boxe où on a un peu de contact, les gens ont peur de la douleur et parce
que pour eux la douleur, j'ai l'impression que ça s'apparente à la punition. Par exemple, tu commences à t'étirer, tu sens une douleur, tu te contractes comme un enfant se protège en contractant ses muscles.
Et je suis toujours étonné, moi je leur dis c'est l'inverse, il faut contracter en extension, donc plutôt contracter les fléchisseurs plutôt qu'être complètement contracté sur soi-même pour se protéger et effectivement pour moi le confort c'est spécial comme je dis.
J'étais élevé dans une forge, il y avait une forge à côté d'une toute petite maison en pierre, l'évier c'était quelque chose qui était sculpté dans un mur de la maison avec un trou qui amenait dehors, les toilettes étaient au fond du jardin, il n'y avait pas de chauffage, on se lavait dans une dans une cuvette, comme ça, on nous lavait, on était enfants, en rivière, en ville, j'avais 7 ans, mais pour moi,
ça ne m'a pas semblé les pires années de ma vie, si tu préfères. À l'armée, c'était pareil, on était dans l'infanterie de marine parachutiste, donc on marchait tout le temps, tout le temps, on a dormi peut-être dans un lit, peut-être un mois, tu vois, durant les classes, et encore, on partait, on marchait, on revenait, on partait, Dormir dehors directement dans la forêt n'a certainement pas été le
pire moment de ma vie. Et quand on en parle avec les copains, avec les anciens, et c'est pareil, on était dehors, on respirait, etc.
tout allait bien. Et c'est vrai que moi j'ai pas de chauffage, je mets jamais de chauffage, je déteste le chauffage en tant qu'ancien asthmatique. Et là on m'a dit on va venir changer le chauffage, je leur ai dit le chauffon, et j'ai dit aux ouvriers, écoutez, occupez-vous des autres, parce que moi je ne suis pas pressé d'avoir chauffage puisque je ne l'utilise pas.
Donc je prends mes douches à l'eau froide, je prends mes bains à l'eau froide, ce matin j'ai pris un bain à l'eau froide, je suis parti courir. Donc pour moi le confort en fin de compte, j'avais vu une phrase dans un livre qui parlait de naturisme entre guillemets dans les années 70, c'était tout ce qui n'est pas indispensable ne nous est pas nécessaire.
Ça paraissait extrémiste mais l'extrémiste que je suis, je trouvais ça tout à fait logique, c'est-à-dire que sans combler d'objets, sans combler de pensées qui ne servent à rien, qui sont juste là pour nous rassurer, je pense que le confort nous rassure, je pense, je ne sais pas ce que tu en penses bien, je pense que le confort c'est tout ce qui va nous rassurer, mais le problème c'est que c'est ce qui nous bloque de la nature, tu sais on fait des murs pour se protéger des animaux, on fait du chauffage pour se
protéger du froid, on mange avant d'avoir faim, on se couvre avant d'avoir froid et c'est basé sur la peur. On a peur d'avoir faim, on a peur de ceci, on a peur de cela et là tout le monde a peur de mourir.
Alors tout le monde met un masque mais tu peux mettre un masque, tu mourras quand même de toute façon de ça ou d'autre chose mais tu mourras de toute façon. Je pense que le confort c'est ce qui nous met dans l'illusion de nous séparer de la mort, de la vieillesse.
C'est ce qu'on appelle les médicaments de confort tu sais, on parle toujours des médicaments de confort. Il y a des gens ils se lèvent le matin, ils prennent un bain chaud et ils prennent un anti-douleur parce que la vie ça fait mal donc on peut dire qu'ils sont dans le sur-confort voilà un petit peu ma définition du confort très bien est-ce qu'il ya quelqu'un d'autre qui voudrait s'attaquer au confort moi je peux te dire un mot sur sur le confort de la vie moderne ce que depuis depuis la période en fait on manque quasiment de rien,
et en fait cette société nous a poussé à être demandé de plus en plus de confort, on dirait que c'est cette société où on recherche la jouissance immédiate, tu vois, où on a des droits, on a des droits, mais on n'a jamais de devoir en fait, on a toujours des droits, on demande des droits, on clément des droits, et en fait ce confort nous a endormi, je me mets ou également dans le lot, mais avec la particularité que depuis l'âge de mes 17 ans,
tous les matins, je me fais mal en fait, pour moi, la douleur que je m'inflige est salvatrice. Bien entendu, c'est toujours une douleur contrôlée, et je peux imaginer aussi le bain froid qui est une douleur aussi que tu t'infliges, mais une douleur contrôlée.
Et pour moi, en fait, c'est un hommage que je rends à mon corps, que je rends à mes ancêtres. Voilà, certes, je vais dans une salle de gym, certes, je soulève des poids, je soulève de la fonte, certes, peut-être, je ne suis pas productif, ça ne sert à rien, mis à part de me maintenir en vie et de rendre hommage à mes ancêtres, à tous ceux qui ont utilisé leur corps pour survivre, parce que nous aujourd'hui on ne fait plus rien pour survivre en fait, on se laisse dominer par la peur,
on se laisse dominer et indoctriner par les médias et on ne peut que constater je dirais les dégâts puisqu'on ne peut pas se battre contre quelqu'un puisqu'on n'a plus d'ennemis, nos ennemis sont invisibles, l'ennemi c'est le terrorisme, maintenant l'ennemi c'est le virus, avant on avait des guerres, on pouvait se battre contre quelqu'un et tout ça c'est une j'en reviens sur cette virilité, je pense qu'on a perdu.
Alors est-ce qu'on a perdu volontairement, est-ce que ça a été prédit, est-ce que ça faisait partie d'un plan, peu importe. En fait, nous sommes les seuls responsables, c'est nous qui l'avons accepté.
Ce confort dont tu parles très bien, ta question est extrêmement pertinente et elle mérite réflexion. Donc voilà, je peux te répondre que moi aussi, oui, je suis tombé dans le confort. J'ai des chaussures confortables.
Je suis dans un handy, je suis confortable. Voilà, j'ai mis un peu de chauffage dans le bunker parce que c'était plus agréable pour vous parler, mais je m'inflige des douleurs tous les jours.
Et pour ça, je j'essaie de rompre, je dirais, cette dictature du confort. Si tu me permets, je voudrais juste revenir sur un élément que tu as dit au départ où tu disais justement, à juste titre, qu'après la Seconde Guerre mondiale, vraiment on est passé dans une période où on a manqué de rien et aujourd'hui on manque de rien.
Mais en fait moi j'ai le sentiment de l'inverse parce que j'ai l'impression qu'on manque de tout parce qu'on manque de l'essentiel. C'est-à-dire que le confort pour moi ce n'est qu'une illusion qui nous a fait perdre de vue ce dont nous avions véritablement besoin et ça a remplacé c'est à dire qu'on nous a fait croire que répondre à nos besoins matériels pouvait seulement soutenir tout ce dont nous avions besoin et qu'on pouvait s'épanouir et même je dirais se transcender au travers de l'appropriation de certaines choses matérielles et du
coup le fait effectivement d'avoir énormément fait la promotion, la publicité de cette ère moderne où on a tout parce qu'on peut tout acheter sauf l'essentiel, moi j'ai vraiment le sentiment en fait que l'on manque de tout parce qu'on manque de l'essentiel et qu'aujourd'hui, même on le voit chez les jeunes, on le voit même chez la plupart des gens qui font face à cette pandémie, ils ne savent pas comment faire face parce qu'à mon avis ils ont perdu de vue l'essentiel, ils ont perdu le fil rouge qui avait été tracé depuis très très très longtemps
et que l'on retrouve d'ailleurs que Bernard connaît bien dans toutes les traditions d'art martial et ça nous nous l'avons perdu et donc c'est pour ça que ce soir je voulais vraiment vous poser la question de ce confort parce que quand on prend la définition du mot confort quand on tape confort sur internet qu'est-ce qu'on nous dit ?
On nous dit ce qui contribue au bien-être, mais je suis mort de rire. Je suis mort de rire. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on nous fait croire que le confort a quelque chose à voir avec le bien-être, alors que c'est tout le contraire.
N'importe qui qui connaît un tout petit peu la physiologie humaine, et même du vivant en général, sait parfaitement que tout ce qui est dans le confort ne se construit pas, c'est-à-dire que tous les échanges au niveau cellulaire, au niveau des électrolytes, se font uniquement par stress, c'est-à-dire que tous les mécanismes par exemple d'osmolarité, c'est un mécanisme de stress, c'est-à-dire que c'est l'inconfort entre deux entités, deux polarités, qui va générer un un échange, un transfert d'énergie et donc qui va
générer au fil des divisions cellulaires et de la multiplication cellulaire, le vivant. Le vivant, c'est une forme de stress, une forme d'inconfort. Et c'est pour ça que l'hormèse est une clé aussi fondamentale, parce qu'en fait, elle ne fait que révéler ce dont le vivant a absolument besoin.
Et je pense que cette illusion du confort, aujourd'hui, il faut vraiment la mettre à l'avant pour essayer de comprendre ce dont nous avons véritablement besoin. Donc j'attends de voir ce que Pierre Dufresne va nous dire un petit peu sur cette approche, mais je tenais vraiment juste à dire cette partie-là.
Thierry, ça fait longtemps que tu n'as pas parlé, tu peux nous dire ton avis ? Oui, très volontiers, très volontiers, en fait moi je dirais que ma définition du confort elle a vraiment énormément évolué au cours de ces 10 ans.
Je dirais que longtemps pour moi le confort c'était la diminution des contraintes extérieures. J'étais en confort quand je subissais moins de contraintes extérieures, donc j'étais en confort quand je montais le chauffage, j'étais en confort quand je me mettais les chaussures plus épaisse, j'étais en confort quand j'arrivais à minimiser l'impact de l'extérieur sur moi.
Et j'ai découvert qu'en vérité, le véritable confort pour moi ce n'est pas la diminution des contraintes extérieures, c'est l'augmentation de mes capacités à répondre aux contraintes extérieures. Et c'est devenu le vrai confort pour moi.
Le vrai confort pour moi, c'est de pouvoir être dehors en t-shirt sans souffrir du froid. Le vrai confort, c'est de pouvoir marcher pieds nus en me sentant bien en marchant pieds nus.
Le vrai confort, c'est de ne pas craquer quand on m'annonce une nouvelle qui devrait normalement me faire chuter. Donc, j'ai vraiment switché ma définition du confort d'un confort qui s'acquiert de l'extérieur à un confort qui émane de l'intérieur.
Le confort, moi, mon confort, c'est ma force. Je dirais tout simplement. Mon confort, c'est ma force, c'est ma santé. Ça, c'est vraiment mon confort.
Est-ce que est-ce que tu voudrais, tu voudrais juste rajouter quelque chose? Non, non, je vous écoute avec grande attention. D'accord. D'accord. J'adore que Pierre est devenu maître, tu sais, avec son temps qu'il parle maintenant.
Non, non, non, parce qu'en fait, j'ai répondu un petit peu sur ce qu'il avait dit. L'échange se fait là aussi, comme j'ai pas, comme il n'a pas pu répondre de suite après, c'est normal. Je sais que je t'aime mon capitaine.
Pour moi, le confort, si c'était, comme tu l'as dit, la définition du dictionnaire, quelque chose qu'il faudrait qu'on obtienne, un but, etc. Alors le vrai confort, pour moi, ce serait, quand je me sens confortable, ce serait la paix que j'ai avec moi-même.
C'est être en paix avec moi-même. C'est vraiment ça que je considère comme étant proche de la définition du confort qu'on recherche. Mais évidemment, je te rejoins. Tu sais à quel point j'ai été impacté par la philosophie des stoïciens et l'un des premiers, c'était Caton d'Utique.
Et Caton, c'était vraiment, je ne peux rien faire de confortable. Enfin, à partir du moment où on s'est douillé, ça ne m'intéresse pas. Donc tous les matins, il s'est obligé, comme Gilles, à aller dans la douleur ou comme les praticiens d'arts martiaux, comme Bernard. Je m'entraîne, je suis dans une forme d'assaise et c'est par la transcendance en fait de ce qui est inconfortable que je vais me trouver moi-même.
Et donc c'est ce qu'on nous promet, à part le confort en fait, on nous fait croire que ça va être l'épanouissement, c'est synonyme d'épanouissement, mais au contraire, comme tu l'as très bien dit, le simple fait d'étudier la physiologie nous rend compte que l'épanouissement, on va le comprendre dans la qualité de notre cheminement, et ce cheminement il a soif de hasard et de volatilité, comme dirait Nassim Nicolas Staleb, et qu'on a besoin de choses imprévues, on a besoin des autres,
on a besoin de... parce qu'il n'y a rien de plus imprévisible qu'un autre, et la relation à autrui, et on a besoin de tout ça, ce qu'on ne sait pas gérer en fait.
Et à partir du moment où vous avez un canapé et que vous êtes bien au chaud sur le canapé, etc., comme l'a dit Pierre, n'attendez pas qu'il y ait un changement brutal dans votre vie, il n'y a rien qui va bouger là-dedans, dans ce confort, dans ce douillet, le vivant n'a pas besoin d'exprimer une forme d'innovation et d'inventer quelque chose de complexe.
Donc, autant jouer avec les bonnes cartes à ce jeu-là. Donc, voilà, j'espère que j'ai répondu à ta question. Oui, oui, tout à fait. C'était vraiment, en tout cas, moi, ça me donne une bonne définition, un petit peu à peu près de la façon dont vous voyez ce terme, parce qu'il me semble vraiment très galvaudé et je pense que c'est un terme qui freinent énormément les gens à pratiquer ou aller dans les voies que vous avez initiées, que ce soit la musculation,
l'hormèse, les gens sont freinés parce que je pense qu'ils ont un rapport à la notion de confort qui est totalement galvaudé. Et ce terme-là, ce terme de confort, il vient vraiment, alors là je m'adresse pour le coup à Thierry et à Pierre, dans la continuité de la réflexion que je vous avais amenée par rapport au terme de la santé.
Je ne sais pas si vous vous souvenez, on en avait parlé et il y a un autre élément que je voudrais vraiment partager avec vous et avoir un avis en retour et qui est une extension du coup de ce confort. Pour moi, il y a un terme très important qui est l'opposition parce que je me suis rendu compte dans mon expérience personnelle, notamment quand j'ai pratiqué l'hormèse dans le froid, dans les bains de glace, c'est que le moment où j'ai vraiment réussi à gagner en intensité et en
profondeur dans mon travail hormétique, c'est à partir du moment où j'ai cessé d'être dans l'opposition. En fait, moi, quand j'ai fait mon stage avec Maurice Daubard, j'y suis allé essentiellement pour me réconcilier en fait avec la peur que j'avais du froid c'est à dire que je voulais faire du froid un ami je voulais en faire un allié et je me souviens la première fois que je me suis mis dans l'eau glacée mais j'ai fait la plus grosse des erreurs j'ai résisté j'ai résisté c'est à dire que je me suis dit
allez tu vas dans l'eau et t'es plus fort qu'elle t'es plus fort que tu es plus fort que tu es plus fort que la piscine et plus fort que toute l'eau qui est plus fort que la glace. Tu y vas, tu serres les dents et tu vas et tu vas y arriver.
Et en fait, je me suis fait terrasser. Je me suis fait terrasser. Je n'ai pas pu tenir. Je n'ai pas pu profiter. Et en fait, c'est l'un des stagiaires qui a fait un commentaire qui, ce jour là, m'a vraiment fait comprendre les choses.
Il y a une personne derrière moi qui est venue. En fait, elle n'a pas voulu s'immerger immédiatement. il a juste voulu tremper le bout de ses orteils avant de rentrer. Puis donc là, Maurice lui disait Mais tu sais, c'est pas comme ça que l'eau va se tiédir.
Et si tu attends qu'elle se tiédisse, t'en as pour un moment. En fait, c'est vrai. Donc autant s'immerger complètement. Et là, j'ai compris la notion d'opposition. Du coup, la fois suivante, je suis rentré dans l'eau et je me suis totalement abandonné parce qu'en fait, j'avais compris et j'avais vraiment la foi dans le processus qui aurait lieu si je m'immergeais dans l'eau et je me suis totalement abandonné. C'est-à-dire que j'ai laissé non seulement cette maîtrise, mais ce contrôle,
mais j'ai laissé aussi la notion de chercher à contrôler ce qui se passait et à résister. Mais en fait, à partir de là, mais ça a été tellement facile de rester dans l'eau froide et ça a été tellement agréable. Mais je suis resté la première fois, je me rappelle, Je suis resté dix minutes dans l'eau, mais je n'en croyais pas mes yeux.
Je n'en croyais pas mes yeux. Et en fait, cette notion d'opposition, qui est aussi culturellement extrêmement d'actualité, parce que vous avez bien vu que même dans cette situation de pandémie, l'opposition est le maître mot pour nous diviser et pour nous empêcher d'avoir une forme de clairvoyance sur ce qui se joue et sur ce qui se passe véritablement.
Donc, cette notion d'opposition, je pense qu'elle nécessite aussi d'être analysée pour qu'on ne soit plus victime d'elle et pour qu'on puisse finalement profiter de tout ce que la nature nous offre en termes de renforcement et qu'on ne soit pas obligé, nous, par des méthodes, que ce soit mentalement ou de façon artificielle à chercher en fait du confort justement voilà là le confort pour le coup dans des éléments qui vont nous rassurer mais qui vont nous fragiliser.
Si je peux prendre la parole ? Pour rebondir sur ce que Pierre disait effectivement si on n'est dans le lâcher prise, on n'est pas dans l'acceptation de ce qui est et on veut garder son confort dans n'importe quelle situation.
Ton corps est à 37 degrés, ta peau est bien chaude, tu rentres dans l'eau froide et tu veux qu'elle reste chaude, donc tu es dans le combat. Donc ça c'est clair qu'il faut chercher le confort constamment quelle que soit la situation d'inconfort. Et ça on l'a avec le lâcher prise, avec l'acceptation. Donc, j'avais pris comme note, par exemple, que quand on parlait de l'inconfort, Tokugawa Ieyasu, je ne sais pas si vous connaissez Tokugawa, c'est le premier
grand shogun qui a donné l'ère Edo ou l'ère Tokugawa, qui a duré près de 300 ans, donc qui a unifié le Japon et qui a créé 300 ans d'ère de paix, puisqu'il y a eu très peu de guerres durant l'époque Edo, disait qu'en fin de compte, un guerrier doit toujours fuir le confort.
il dormait simplement sur un petit fouton, il disait qu'en fin de compte ça va vous voler votre vigilance donc j'imagine un sentinelle en train de dormir avec sa doudoune comme ça, il va mettre en danger tous ses camarades et d'ailleurs j'ai une expérience très précise comme ça, on est parti faire un saut, je crois que c'était à Kélus, pour ceux qui connaissent un peu en France, il y avait un campement de Kélus, un campement de l'armée, et nous on était très disciplinés,
on était tous volontaires, et on arrivait là-bas, il était 2h de l'après-midi, il y avait un gars qui était en survêtement avec la parka, et il dormait comme ça à l'entrée du régiment, c'était le gardien, et nous on avait un sergent engagé qui a sauté de la jeep, il a pris le bonhomme, il a foutu une patate dans la tête, parce que le gars ne faisait pas son travail, c'est-à-dire sa négligence, c'est-à-dire l'inverse de la vigilance,
mettait en danger, en fait contre coup le campement, n'importe qui aurait pu rentrer, le type dormait comme ça deux heures de l'après-midi en survêtement avec une parka, c'est-à-dire qu'il n'y avait même pas un uniforme complet, il avait des baskets, il avait un survêtement, une tenue de sport avec une parka de combat avec la casquette sur les yeux et ça a été quelque chose de vraiment incroyable, c'est que le gars il voulait garder son confort alors que son poste, sa mission était de rester debout dans sa
cahute et puis de chauffer comme on dit, de surveiller les alentours et d'alerter en cas de venue de quelques réunions on est approché à deux trois mètres le gars il nous a même pas vu et c'était un convoi, c'est à dire il y avait une Jeep devant et quatre mormans de GMC quoi et le type il était seul en train de dormir.
En cas de guerre il aurait été fusillé quoi, c'est point à dire mais voilà c'est ça et le confort c'est vraiment quelque chose que l'on veut garder tout le temps avec soi et qui nous empêche de nous adapter et le confort c'est vraiment moi le confort je l'ai par exemple après l'entraînement tu vois quand le corps après avoir eu beaucoup d'adrénaline il va fabriquer de la morphine et là t'es bien t'es content mais si j'avais pas eu l'entraînement avant j'aurais pas eu ce côté là tu vois ce côté le confort pour moi c'est une réaction de
l'inconfort quelque part. Je ne sais pas si vous êtes d'accord sur ce sujet-là. Oui, on va laisser parler Gilles parce que ça fait un moment qu'il avait à parler, mais j'ai toujours cette phrase qui me vient que le confort est à trouver comme une sérendipité en fait, par sérendipité, c'est-à-dire je le trouve mais je ne l'ai pas cherché.
Il va arriver par lui-même vraiment et ne pas en faire un objectif. Donc fonctionner par contrainte où le champ des possibles est complètement ouvert. Si vous fonctionnez par contrainte, c'est une de cône comme ça et non par objectif où là le champ des possibles et on sait pas sur quel pied danser et on va on va atteindre un objectif quantitatif toute sa vie et ça c'est la religion de la balance c'est quand vous voulez perdre du poids vous regardez à la balance tous les matins et en fait tous les matins c'est une mise en place de l'échec vous
êtes pas au poids que vous voulez et c'est la balance qui va vous dire si vous serez heureux ou pas aujourd'hui c'est exactement ça cette relation quantitatif qu'on a avec le vivant et notre vie pour moi il faut que ça passe par la contrainte d'abord et tu vois tu parles du mot confort une prochaine réflexion qu'on aura je pense c'est sur ce mot de contrainte qui pour moi est extrêmement fort.
Je vous écoute avec grande attention les amis c'est très intéressant pierre je pensais là au niveau du confort vous parlez beaucoup du physique en fait donc qu'en est-il du confort mental tu vois parce que on vit dans une société c'est certes qu'on nous stresse c'est pas uniquement au niveau physique mais c'est aussi au niveau du mental il y a certaines personnes aujourd'hui qui arrivent à surmonter les épreuves qu'on nous impose parce qu'elles sont fortes au niveau mental et il y a aussi je dirais ce mental de cette croyance,
enfin moi je suis croyant, je sais que ça m'a donné du confort en fait, ça m'a enlevé du stress, j'ai une approche aujourd'hui par rapport à la mort, par rapport aux personnes qui s'en vont, voilà je suis beaucoup plus serein.
Est-ce que le confort, justement ce confort mental pour toi Pierre, est-ce que ça pourrait se rapprocher d'une une certaine sérénité. Ce n'est pas uniquement mauvais, en fait, le confort.
Le confort, je pense, effectivement, il y a cet aspect qui est très, très important. Mais je pense que le confort, c'est quelque chose d'extrêmement relatif. En fait, nous, on nous le présente dans notre...
On nous présente ça comme quelque chose de quasiment, on va dire, absolu. C'est à dire que si tu veux être confortable, il faut que tu aies la température chez toi qui soit de tant de degrés, il faut que tu aies des chaussons de telle qualité, il faut que tu sois habillé, ainsi de suite.
Effectivement pour moi c'est quelque chose de beaucoup plus relatif et qui est lié tout d'abord au rapport qu'on entretient avec soi-même. Ce qu'on entretient quand je dis qu'on entretient avec soi-même c'est le rapport qu'on a avec nous-mêmes que ce soit dans la notion de vie, que ce soit dans la notion de mort.
C'est à dire qu'on le voit, La notion de mort, c'est quelque chose de très important pour moi, que j'ai déjà abordé plusieurs fois. Effectivement, par exemple, culturellement, en France, je vois que la façon dont on aborde la mort, moi, ne me convient pas du tout, parce que c'est quelque chose de très négatif.
C'est quelque chose qu'on cherche à cacher. C'est quelque chose dont forcément, du coup, on a peur. Et c'est forcément quelque chose de triste. Alors, je peux peut-être choquer en disant ça, mais il faut quand même se rendre à l'évidence d'une chose, c'est que la mort fait partie de la vie.
Et je dirais même plus, c'est que la mort est ce qui donne du sens à la vie. C'est-à-dire que c'est du fait que nous sommes mortels que nous avons la chance de jouir d'une vie.
Et donc, à partir de là, je pense qu'il faut savoir célébrer la vie comme il faut célébrer aussi la mort. D'accord ? Donc ça, c'est très personnel. Mais du coup, pour en revenir à la question, dans cette approche-là et finalement je remarque que de la même façon que toi, j'ai un certain confort par rapport au rapport que j'ai à la mort et du coup ça me permet d'être beaucoup plus détendu, beaucoup plus détaché des choses et d'apprécier les choses telles qu'elles
sont et non pas telles que je voudrais qu'elles soient. Parce qu'aujourd'hui il y a aussi cette tendance à vouloir absolument changer les choses et à vouloir changer les gens parce que nous avons individuellement, nous avons peur parce que nous n'avons pas réglé des choses avec nous-mêmes.
Nous n'avons pas mis des choses au clair et c'est le véritable inconfort. Pour moi, il est là. D'accord, c'est-à-dire que le seul inconfort qui puisse exister, c'est ce qui se passe en nous.
Ce n'est pas le matériel qu'il y a à l'extérieur. Donc si on arrive à toucher vraiment ce qu'il y a au fond de nous, à clarifier les choses, à prendre les choses avec justesse mais avec du recul, avec toute la notion d'attachement qu'il y a autour, je pense effectivement que c'est une des clés, Gilles, pour atteindre un niveau de confort tel que nous l'entendons et non pas tel que cette société de consommation veut nous l'imposer.
Merci Pierre, merci beaucoup, merci à tout le monde. Moi il y a un mot sur lequel j'aimerais bien qu'on échange encore parce que c'est un mot qui pour moi caractérise au moins Gilles, Bernard et Pierre Dufraisse, Pierre Etchard aussi évidemment, c'est le mot de force puisqu'on a parlé de confort, Moi, c'est le mot de force.
Gilles, quand on te voit, on se dit cet homme a un fort développement musculaire, c'est un homme fort. Bernard, on te voit accomplir des prouesses, on se dit c'est un homme fort. Pierre, on te voit dans un bain de glace, on se dit c'est un homme fort.
C'est quoi pour vous la force ? Et pourquoi chercher la force ? Dans quel but finalement chercher la force ? Pierre, tu voudrais nous en parler un peu ? Pierre Dufraisse ? Avec plaisir. tu sais à quel point quand on a tourné cette, on est resté une semaine ensemble à Font-Romeu, on a, je t'ai dit à quel point pour moi j'entends toujours ce mot de force et il est vraiment interchangeable avec amour propre, c'est uniquement le terme de force où semble trop toster, testostérone etc entendez bien amour
propre à la place parce que pour moi c'est vraiment, on a parlé tout à l'heure, la force c'est pour être utile, la force c'est pour servir. C'est vrai qu'on a un grand praticien des arts martiaux qui est Bernard ici parmi nous.
Moi, j'ai vécu six ans au Japon, je suis très imprégné de la philosophie, non seulement des stoïciens, mais aussi des samouraïs. Et vraiment, se mettre au service des autres, c'est se renforcer pour l'adoption, tu dirais. En fait, c'est ça pour moi que ça veut dire.
Vraiment, cette force-là à cultiver, elle n'est pas du tout égocentrique. Elle est au contraire tournée vers autrui et tourner vers le monde extérieur et pour te reciter encore une fois on ne peut donner qu'à partir de son débordement donc si vous voulez avoir de l'amour à propager et être fort pour les gens que vous aimez, il faut déjà vous aimer vous-même et pour vous aimer vous-même il faut vous sentir fort mais la force c'est un concept qui me passionne et qui a été traité depuis les récits de Gilgamesh qui sont les premiers récits au
monde jusqu'à maintenant ça fascine et il y a plein de différentes formes de force, l'intellectuel, le philosophe, le scientifique, évidemment l'homme fort, musclé, force physique, mais tout ça ce sont des expressions de la force, la force émotionnelle qu'on peut retrouver chez une mère.
Il y a vraiment toutes les formes de force qui sont synonymes de courage et pour moi aussi synonyme de cultiver l'amour propre. Donc voilà pour moi c'est vraiment une globalité, tout ça, qui nous renforce et qui nous donne la capacité de rayonner quelque chose de beau.
Donc il faut d'abord découvrir, comme je dis souvent, ouvrez, vous avez en fait un super héros, vous êtes tous des superwoman et des superman, vous avez tous traversé trois fois l'enfer, vous avez tous fait des trucs qui sont un milliard de fois plus durs que des bains de glace dont on parle, vous avez perdu des profs, vous avez été blessés, vous avez cette force-là, mais vous vivez dans un monde et un système qui vous dit vous êtes faibles et pour être heureux,
il vous faut le confort, ils vous font le bien matériel et on vous vend quelque chose. N'y croyez pas parce qu'il n'y a rien de plus faux, vous avez déjà un système qui est antifragile, qui répond à la surcompensation face au stress comme l'a dit Pierre tout à l'heure.
Donc vous êtes déjà fort à la base, vous êtes fort de naissance, donc il faut s'appuyer sur cette conviction-là et arpenter le chemin vers juste une découverte en fait de nos potentiels en nous.
Oui, je peux prendre. Merci Pierre. Merci. Bien sûr Bernard, à toi l'honneur. J'ai pris plein de notes parce que c'est vraiment passionnant ce que tu dis Pierre.
Quand tu me parles de force, là je pense que ce que disait Koshito Hei, c'est que Koshito Hei c'était un élève de Ueshiba, un dixième dan d'Aïkido, qui disait qu'on fait compte que la force physique, c'est simplement le résultat de la force intérieure.
Et d'après ce que j'entends, d'après ce que tu nous dis, la force intérieure, en fin de compte, c'est la non-fragilité, c'est l'anti-fragilité. Donc la force, elle est naturelle.
Ce qui n'est pas naturel, c'est la fragilité. La fragilité est un manque de force quelque part, un manque de confiance en soi, un manque de projection dans l'avenir, un manque de confiance dans la vie tout simplement.
Et je pense que pour moi, la force, je parle de la force intérieure qui va donner la force physique, celui qui passe à l'entraînement, qui s'entraîne, qui accepte souffrir, il est dans l'acceptation, donc ça vient de la force intérieure.
Après, il va devenir costaud, mais au départ, il y a une force intérieure qui l'emmène à soulever des poids, par exemple. Pour moi, la force, c'est un passe-partout.
C'est quelque chose qui te permet de passer partout, où justement, tu parlais de contrainte, c'est le passe-partout qui fait que ta contrainte n'est plus une contrainte. C'est une acceptation, c'est quasiment un confort.
Tu sais, Gilles a parlé tout à l'heure de Stallone, à un moment dans un Schwarzenegger, je sais pas si c'est le 1 ou le 2, où il va chercher des anciens prisonniers de guerre, il saute en parachute dans la jungle et le gars, le largueur, il dit au colonel Hartmann, Bartmann, je sais pas comment il s'appelle, mais il va réussir à survivre là-dedans, en parlant de la jungle vietnamienne.
Et le colonel répond, ce que les autres appellent l'enfer, lui il appelle ça chez lui. Donc on tient compte, il n'y a plus de contraintes, il a le passe-partout, il a les clés.
On parlait par exemple de David Bell qui parlait de son père qui faisait des parcours du risque en Indochine. Donc c'est ça, quand on est habitué là-dedans, quand on a vécu là-dedans, il n'y a pas de contraintes.
Il y avait une on parle d'une expérience, je ne sais pas si on peut dire, mais c'est en psychologie où quelqu'un qui a toujours été dans l'inconfort, un enfant battu, un enfant qui passait de foyer en foyer, tout ça, quand on le met dans une situation de confort, de tranquillité, entre guillemets, de bonheur commun, communément rempli de bonheur, lui il stresse parce que ce n'est pas son milieu.
Lui, il va aller à la salle du muscu, il va aller courir dehors en t-shirt parce qu'il ne connaît pas, pour lui ce n'est pas ça le confort. C'est curieux pour lui, c'est étrange. Il ne connaît pas ça, c'est pas son milieu, voilà c'est ce que je voulais rebondir un petit peu pour ça.
Pour moi la force elle est d'abord intérieure, elle est donc naturelle, il faut savoir qu'il y a des milliards de spermatozoïdes qu'on a semé derrière nous à la course, c'est nous qui avons réussi à perforer l'ovule, donc on est tous des winners et à partir de là, si on fait plus honneur à ce que l'on est, ben on laisse tomber quoi, et à ce moment là effectivement on est dans la fragilité.
Mais la La fragilité, c'est un accident de la vie pour moi. On devient fragile, mais on n'est pas né fragile. Moi, je suis né fragile, comme j'ai dit, en étant en couveuse.
Je suis né à 7 mois en couveuse, j'étais tout bleu. Je n'étais pas entièrement formé. Comme je dis, je ne suis pas fini. Quand on me dit que je n'étais pas fini, je dis exactement, je ne suis pas fini.
Eh bien, il a fallu que je trouve cette force intérieure. Je ne m'en souviens pas, j'avais sept mois, mais c'est normal, c'est la vie. J'ai laissé passer le flux de la vie à travers moi. Et puis, et puis maintenant, j'essaye de dire aux gens, vous êtes forts.
Vous êtes des winners. Vous êtes tous des vainqueurs. Et laissez s'exprimer en vous cette antifragilité. Cette force, elle est là. Sauf que vous n'allez pas la chercher. Vous ne la laissez pas s'exprimer plutôt.
Gilles, est-ce que tu voudrais reprendre le flambeau, s'il te plaît ? J'ai perdu Gilles. J'espère qu'il n'est pas fâché. Bon Pierre peut peut-être nous parler ? Non je sais pas où est passé Gilles, est-ce que tu nous entends ?
Pierre est-ce que tu prends le relais ? Avec plaisir parce que effectivement là tu me une perche énorme Thierry, énorme, parce que cette notion de force... J'ai fait exprès mon gars. Tu as vraiment fait exprès ?
Cette notion de force dans notre, ou du moins le fait de s'imaginer qu'il y ait des gens qui ne soient pas forts, parce que tout le monde est fort, Cette idée, tu sais d'où elle vient Thierry. Tu sais d'où elle vient.
Donc, ça va faire partie toujours pareil de mon travail. C'est à dire qu'au départ, l'idée selon laquelle le corps humain est imparfait et qui n'est pas capable justement de gérer le quotidien et de subvenir à ses besoins, c'est le point de départ de Pasteur, tout simplement. Donc, ces idées, il faut les remettre à plat.
Il faut bien comprendre qu'il y a énormément d'éléments chez Pasteur et donc, dans la façon dont le vivant est étudié aujourd'hui, est très, très loin de la réalité. Et du coup, effectivement, à partir du moment où on considère qu'un corps peut être stérile, comme Pasteur le préconisait, Effectivement, il a besoin d'agents extérieurs pour pouvoir survivre.
Et c'est ça qui fait qu'il est faible. C'est ça qui fait qu'il est faible. Et du coup, il y aura des gens qui seront faibles. Il y aura des gens qui seront très faibles et des gens qui seront forts.
Mais ça encore, c'est une illusion complète. Nous sommes tous forts. Même Bernard, qui est né en couveuse, d'accord ? Parce que s'il avait été faible, véritablement, il n'aurait pas survécu.
D'accord ? Donc moi, je vois des enfants qui sont même prématurés à 5 mois. Je ne sais pas si vous vous rendez compte, à 5 mois, c'est incroyable. Eh bien, là où les gens vont dire mais attendez, vous vous rendez compte à quel point il est faible? Mais non, mais c'est tout l'inverse.
Vous vous rendez compte la force de vie qu'il faut pour pouvoir survivre en dehors du ventre de sa mère à 5 mois? Non, mais attendez, c'est insensé. C'est à dire que là, la vie nous donne des leçons, elles nous donnent des claques et il faut vraiment être sourd et malentendant pour pas accepter ce qu'elles nous révèlent là, d'accord ? Donc la force elle est en nous et chaque signe qui aujourd'hui sont montrés par notre société comme étant une faiblesse, c'est à dire ce qu'on disait samedi soir comme la maladie,
les symptômes, mais en fait ne sont que des signes non pas de la maladie, mais des signes de la vie et de la santé et sont le signe de notre force. C'est toutes les forces que nous avons à l'intérieur qui se mettent en œuvre pour pouvoir répondre à un stress particulier.
Et ce n'est pas la maladie ou la faiblesse, ça n'a rien de tout ça. Ça ce sont des vues de l'esprit, des éléments qui ont été générés par la société actuelle mais qui n'ont aucune réalité, absolument aucune réalité pour moi.
Merci Pierre, merci. Je m'attendais à une réponse dans ce sens et tu m'as agréablement régalé. Je te remercie sincèrement. Gilles, on pourrait parler de force aussi. Désolé, j'ai eu une petite panne de réseau.
Tu nous entends ? Oui, je vous entends et vous ? Oui, très bien. Bon, super, je buvais les paroles de Pierre. C'est vraiment très intéressant ton développement, mon ami. Je suis tout à fait d'accord avec toi concernant Pasteur.
Et en plus, la période que nous vivons actuellement, je pense qu'on peut se mettre les mains sur la tête. Et malheureusement, en fait, on n'a pas de puissance médiatique.
Vous savez, je pense que les gens sont sous hypnose. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais les gens sont sous hypnose. Et le problème de quelqu'un qui est hypnotisé, il faut que ce soit l'hypnotiseur qui enlève l'hypnose. Et en fait, ils sont faits hypnotiser par BFM TV et Consort, et il faut que ce soit ces médias mainstream, qui inversent la tendance, et je pense que ce n'est pas pour demain.
On est parti pour plusieurs années, je suis très pessimiste. Hier, dans mon émission, on faisait le parallèle justement entre la pandémie de Covid et le SIDA. Voilà, c'est très intéressant, parce que ce sont les mêmes, hein ? – Oui, oui, absolument. – Ce sont les mêmes qui sont là maintenant, vraiment. – Absolument.
ça va faire plaisir à Pierre, depuis le temps que j'en parle, ok on en parlera en off peut-être, écoute la force moi je pensais en fait ça me faisait penser à la force intérieure en fait c'est vrai que je vais pas me plaindre mais c'est vrai qu'on met souvent en avant mon physique qui est plus celui que j'avais il y a 40 ans d'ailleurs la photo qu'a pris Thierry j'avais encore les cheveux longs, etc. C'était il y a une dizaine d'années.
C'est sûr qu'au plus on passe des dizaines, au plus notre corps, je dirais, va s'amoindrir, va se fragiliser. Donc, j'ai plus le corps, bien sûr, de mes 40 ans.
Mais c'est vrai que je peux souffrir de cette, je dirais, de cette, de la forme, en fait, que je renvoie aux autres. Donc, on pense aux muscles, on ne pense pas souvent au cerveau.
C'est pour ça que je dis, il faut nourrir aussi le mental. J'espère mettre ça en avant, en tout cas aujourd'hui. et pour moi la force c'est vraiment la confiance en soi et je serai tellement reconnaissant à des gens comme Schwarzenegger et puis Consort, on a parlé, Bernard a parlé aussi de l'immense Sylvester Stallone carrément, donc ce sont ces hommes là en fait qui m'ont donné envie de me construire ce corps et de faire l'effort en fait pour
utiliser ce corps au quotidien et ça m'a vraiment donné confiance en moi parce que j'étais quelqu'un de très maigre. Je suis quelqu'un d'ectomorphe. Mon père en faisait 15 kilos de moins que moi. Mon oncle, mon parrain également.
Ils sont tous décédés. Je suis le patriarche aujourd'hui de la famille Lartigo. Et en fait, je suis donc en surpoids. Mais en fait, ce surpoids est issu d'un gros complexe que j'avais jeune.
Et en fait, le fait de m'être construit physiquement, ça m'a donné confiance en moi. Et j'ai pu, comme ça, affronter le regard des autres. J'ai pu, je dirais, me libérer dans cette vie d'adulte, surmonter les épreuves que nous impose notre vie. Et moi, je suis aujourd'hui sur un chemin de transcendance.
Je crois beaucoup, j'ai la foi, je crois qu'on est sur cette terre pour vivre des choses, pour les assumer. Et pour moi, cette force, au-delà de la force physique, Donc pour moi, c'est vraiment la force du mental, c'est la confiance en soi, la confiance en ses capacités, la confiance en ses croyances et le respect de ses valeurs.
Merci beaucoup Gilles. Et si je peux me permettre… J'ai apporté ma petite contribution et c'est une contribution qui va être issue là aussi. et vraiment je termine Pierre et puis après je te passe la parole.
Il y a un petit décalage entre nous, c'est pour ça que ça rend les choses un petit peu compliquées. À mon niveau, la force est issue de tout ce que j'ai appris ces dernières années et je reprendrai pour moi les mots de Bechamp qui m'ont beaucoup parlé ou de Pierre en particulier.
Béchan disait que finalement tout était de la proie de la vie et non de la mort. C'est un petit peu la même chose, c'est-à-dire qu'à mon niveau, effectivement, je vois la vie partout autour de moi et je vois la force partout autour de moi.
Et c'est vrai qu'on vit dans un monde de dualité dans lequel il y aurait la force et la faiblesse, la vie et la mort. Et pour moi, l'une des réalisations majeures qui a été faite ces ces dix dernières années, c'est de réaliser que cette dualité n'existe pas. Elle n'existe pas et c'est une création de l'esprit.
C'est-à-dire qu'il n'y a que de la force, il y a peut-être des niveaux de force entre les individus, mais c'est comme la santé, il y a des niveaux de santé. Et la mort n'est qu'une absence de santé et n'est pas une entité en tant que telle.
La faiblesse n'est pas une entité en tant que telle, il y a la force. Et on peut cultiver sa force, on peut la faire croître, on peut la capitaliser, on peut la développer.
il y a des tas de techniques pour ça, qu'elles soient mentales, physiques et ainsi de suite, mais il n'y a que de la force. Et je pense que déjà le fait de sortir de cette dualité entre force et faiblesse, de ce discours négativant sur nous-mêmes, et ça je rejoins complètement Gilles par rapport à l'estime de soi, à partir du moment où on se considère fort et qu'on se dit simplement « je peux encore augmenter ma force sur un chemin d'antifragilité », ça change tout de la donne au niveau même de l'expression
même d'une autre force. Je pense que la plupart du temps, la vie en nous comme la force en nous, elle est bridée avant tout par cette croyance en cette dualité et la non-croyance en la force de la vie qui est déjà présente en nous.
Et ça je dirais que c'est certainement l'une de mes plus formidables découvertes ces dernières années, au contact de personnes comme vous tous qui m'avez inspiré, c'est de vraiment réaliser que tout est déjà présent, tout est déjà là et il n'y a pas à chercher quelque chose qui est déjà là et que le simple fait déjà de le réaliser et de lui permettre de s'exprimer, c'est peut-être déjà une grande partie du chemin.
Pierre et Tchar, tu voulais rajouter quelque chose ? Oui, je voulais revenir sur deux points par rapport à Gilles qui disaient deux choses vraiment très très justes pour moi, qu'effectivement aujourd'hui nous n'avons pas les médias pour pouvoir effectivement diffuser notamment des idées qui peuvent être, je dirais, plus justes pour expliquer un petit peu la situation dans laquelle nous sommes.
Effectivement nous n'avons pas les médias mais par contre nous avons la méthodologie. C'est à dire que moi, je vais parler pour moi, mais je suis actuellement depuis près de deux ans en train de travailler sur un très très gros projet par rapport à Bechamp.
Et justement, là où j'ai vraiment compris qu'il y avait quelque chose de fort à faire, c'est qu'il faut changer notre méthodologie, c'est-à-dire que notre façon d'aborder les choses, notre façon de les amener et la façon de les semer chez les gens.
Donc il faut recréer une nouvelle façon de communiquer, un peu à la forme d'Inception, tu vois, et il faut arriver en fait à amener les choses de façon évidente et non pas dans une opposition. Parce qu'aujourd'hui, comme je disais tout à l'heure, tout est fait sous la forme de l'opposition, donc il faut être soit pour, soit contre. C'est comme pour les vaccins, soit pour, soit contre, les masques et ainsi de suite.
Je pense qu'il faut complètement sortir de cette illusion parce qu'encore une fois, quand on étudie l'histoire, on se rend compte que cette forme d'opposition entre le bien et le mal, il est quand même extrait de ce paradigme pasteurien.
Parce qu'à partir du moment où nous, on est stérile à l'intérieur, il existe le bien, c'est nous, et le mal, c'est les agents pathogènes extérieurs qui veulent nous attaquer.
Et donc, nous, à l'échelle sociale, nous répétons exactement les mêmes erreurs, c'est-à-dire que nous nous opposons des idées. du coup c'est complètement stérile pour le coup, et on n'avance pas, on n'avance pas.
Chacun est persuadé d'avoir la bonne réponse ou de connaître la vérité, du coup on n'avance pas. Et là, ce qui me semble être évident, c'est que nous avons la clé de compréhension qui est de changer de méthodologie.
On n'a pas besoin de passer par les médias, ce qu'il faut c'est absolument changer de méthodologie. Et je pense vraiment travailler surtout l'aspect méthodologique Dans la façon dont il va falloir amener cette vision de Béchan qui est fondamentale parce que quand même je tiens à le préciser pour les gens qui ne le savent pas, mais ça viendra, c'est que Béchan en termes dans le monde de la biologie et de la médecine, d'accord, et entendez-moi bien par rapport à ça parce que je pèse mes mots pour avoir étudié les deux,
Béchan est à la biologie et à la médecine, ce que Tesla était à l'électricité et à l'électromagnétisme. Et je pèse mes mots, c'est-à-dire que la révolution qui est générée par le changement de paradigme apporté par Bechamp entraîne une telle transformation qu'on n'a pas connue ça depuis Tesla. Moi, quand je suis remonté dans les archives, j'ai pas retrouvé d'impact aussi fort sur non seulement un pan de la science qui est la médecine, mais du coup la façon dont se structure toute une société autour de ces croyances là.
Donc c'est quelque chose de gigantesque, il va falloir remettre à zéro beaucoup de nos croyances et donc beaucoup de nos façons de fonctionner, de façon de croire et ça je Je pense qu'on ne pourra l'amener que si on change notre méthodologie. Ça, c'était la première chose sur laquelle je voulais vraiment insister.
Et la deuxième chose sur laquelle je voulais revenir, c'était par rapport à l'aspect physique musculaire. Moi, quand j'ai fait mon intervention, ça me dit, j'expliquais que j'étais quelqu'un qui avait plongé et baigné énormément dans la science pendant de nombreuses années.
Et c'est encore le cas parce que la science m'avait donné une méthodologie qui, pour moi, était totalement inédite. Elle me permettait d'obtenir un savoir et par la suite une connaissance qui me permettait vraiment de bâtir des fondations dans mon raisonnement, qui me permettait d'être extrêmement solide et de savoir du coup de quoi je parle et ensuite de pouvoir l'utiliser quand je fais des échanges avec les autres.
Et je pense que justement, la partie du corps, donc au travers de la musculation que vous pratiquez, c'est exactement la même chose. C'est-à-dire que ce n'est pas une faim en soi, mais c'est un outil extrêmement important qui crée une fondation très forte pour pouvoir transcender notre état.
C'est-à-dire que si nous voulons aller dans un état de transcendance et aller au plus loin de ce que l'humain peut faire, je pense qu'il faut... Ce n'est pas qu'il faut, c'est que je pense qu'on ne peut le faire que sur des fondations saines et fortes.
Et le fait d'avoir un corps fort en fait complètement partie. Et donc, faire de la musculation juste pour Instagram, comme tu disais tout à l'heure, effectivement, ça ne sert à rien parce que ça, c'est quelque chose qui va disparaître, qui va se délabrer.
Par contre, au moment où on l'aura pratiqué, il nous aura servi de point d'appui, de fondation pour pouvoir utiliser tout le reste de notre champ en tant qu'humain et du coup, nous élever à autre chose que n'être purement matériel.
Je ne sais pas si je me fais comprendre, mais en tout cas, à mon avis, il faut sortir absolument de cette illusion que travailler son corps, le renforcer physiquement, c'est uniquement travailler son apparence.
Pas du tout. L'apparence va avec. et je pense que quand on a un corps que l'on aime c'est extrêmement gratifiant et ça donne beaucoup de confiance en soi et c'est une très bonne chose il faut pas avoir honte de ça mais par contre le plus important ne réside pas là dedans le plus important réside dans le point d'appui les fondations qu'une telle structure physique parce que nous sommes des êtres de matière faut pas l'oublier on n'est pas des faits d'accord donc nous sommes ancrés dans la matière et donc
c'est le meilleur point d'appui que l'on a dans les quatre dimensions dans lesquelles nous vivons. Donc il faut s'appuyer sur ça si nous voulons aller plus haut. Les gens qui veulent se transcender comme ça immédiatement en mangeant n'importe quoi sans faire d'exercice et en oubliant l'aspect physique, physico-physique je dirais même, pour moi c'est une illusion.
Après je peux me tromper parce que je ne connais pas tout mais de par ma compréhension du vivant en tout cas c'est une erreur. Je pense que plus on travaille les fondation, plus nous sommes en capacité par la suite d'aller haut et loin dans la transcendance.
L'histoire retiendra cette phrase. On n'est pas des fées. Dites-moi, messieurs, le temps passe. J'aimerais bien garder un petit mot de la fin pour Gilles, pour Bernard et pour pour Pierre Dufraisse, si vous voulez bien, messieurs. Je pense qu'on aurait pu échanger longtemps et je pense que ça pourrait valoir le coup, si ça vous dit, de se retrouver pour un autre échange parce que je pense que ça peut être très, très, très riche.
Je vous dis ça aussi parce que moi, j'enchaîne les lives tous les soirs et je me dis au point où on est parti là, je finis à minuit et demain je serai calé. Mais on pourrait remettre ça et on va le préparer parce que je pense qu'il y a beaucoup de monde qui suit, il y a encore beaucoup de monde là branché.
Gilles, un petit mot de la fin. Enfin, le mot de la fin que tu voudrais, Bernard, Pierre Dufresne, s'il vous plaît. Gilles, à toi l'honneur. Un mot de la fin.
Tu peux m'agrandir? Je voudrais montrer quelque chose à l'écran. Pierre, tu as parlé de mon ami. Tu y es. Mais bien sûr. Voilà donc, Claire aussi au RAC.
Bien sûr, extraordinaire. Tout le monde doit lire ce livre. C'est malheureusement le livre qui l'a tué, mes amis. J'ai reçu une lettre de Claire quelques mois avant qu'elle décède. Je ne l'ai jamais dit.
Je veux le dire ce soir. Bravo. C'est pour ça, mais moi, elle était persuadée qu'on l'avait empoisonné. On l'a empoisonné. On est rentré dans sa maison. elle était partie en Corse, c'était l'été 2016, et quand elle est rentrée elle s'est découverte donc une tumeur énorme et elle avait découvert donc une matière empoisonnée qui était sous son lit.
Je veux pas développer ça ici, je veux pas donner trop de détails mais sachez que Claire en fait a donné sa vie pour ce livre. Elle avait rompu tous les contacts avec tout le monde, elle voulait contacter Thierry, je le sais, elle m'avait dit, elle voulait pas nous ne nous contacter ni par téléphone pour nous protéger.
Elle voulait juste écrire. Elle m'a contacté, Gilles, si je peux me permettre, elle m'a contacté et je l'ai eu au téléphone moi quelques semaines aussi après et je confirme totalement ta version.
C'est exactement aussi les informations qu'elle m'a données à ce moment là. Donc PA Sonam, je suis sûr qu'elle nous regarde. Voilà qu'elle nous regarde où elle est, elle aura vraiment marqué, voilà c'est son dernier livre, sa fille a sorti un livre posthume, je le montre également à l'écran, voilà, sa fille a sorti le livre qu'elle voulait, qu'elle était en train d'écrire, donc ses crimes alimentaire organisée, elle a dénoncé beaucoup de choses claires, donc moi, je voudrais lui dédier ce live.
Désolé, bravo, désolé de l'émotion. Généralement, je la contrôle. Bravo, bravo. Si je peux dire, je peux dire un mot. Ah oui, merci, Gilles. Attends, vas-y, vas-y, Pierre. C'est très court, c'est très court.
Je veux juste féliciter Gilles. Bravo ! Vraiment bravo ! Pour le mot de la fin, c'est la perfection. C'est quand j'ai voulu rendre hommage tout à l'heure à Claire Sévrac et à Corine Gouger, c'était vraiment par rapport à ce que tu viens de dire, parce que moi aussi j'en étais persuadé et ce bouquin devrait être montré dans toutes les écoles.
C'est un monument d'investigation, un monument. Elle a fait un travail incroyable. Donc je tiens vraiment la félicité et à te remercier Gilles pour lui avoir rendu hommage. Merci beaucoup. Merci pour elle. Mais je l'ai fait au nom de tous de toute façon.
Merci beaucoup. Merci Thierry pour ce magnifique live. J'ai encore appris beaucoup de choses. Je viens de découvrir Pierre et j'étais ravi d'être avec Pierre également et avec Bernard et toi pour cet anniversaire des 10 ans de Régénéa.
Tu as le don de rassembler aussi des personnes qui s'entourent peut-être ne seraient pas rencontrés mais je pense qu'il va y avoir de belles choses qui vont arriver là bientôt là. Super. Merci les amis.
Merci à toi. Merci. Pierre Dufresne, tu prends le relais ? Regarde à vous, oui avec grande joie. Le mot de la fin il faut quand même célébrer ces dix ans là et tu vois il y a une personne qui comprend ce que je Je vais dire, c'est Pierre-Richard, on lit un manga ensemble, tous les deux, et qui s'appelle One Piece.
Et dedans, il y a un personnage qui s'appelle Luffy, c'est le héros. Et en fait, il a un pouvoir, ce type. Il a un pouvoir, c'est de rapprocher les gens et d'en faire des compagnons, des compagnons de voyage.
Et ça, c'est ton pouvoir, Thierry, c'est une vraie force. C'est vraiment la plus belle, en fait, des forces. C'est la force qui va donner vraiment un pourquoi, qui est le cher pourquoi de Gödel et de Pierre ici, à toute notre démarche en fait.
Et tu es en fait la personnification de l'antifragilité et de la force. Je me souviendrai toujours de comment j'ai découvert Gilles qui est parmi nous. C'était dans l'interview qu'il a faite de toi, où vous êtes tous les deux face à face, où il y a Gilles.
Voilà, il y a Gilles quoi. Et puis il y a Thierry. c'est génial parce que on a deux expressions idem de la force mais il n'y a pas une qui est plus forte que l'autre c'est à dire tu en as un qui a survécu à la mort et il était au port de la mort il est toujours là et il va t'expliquer comment fonctionne ta physiologie, tu as l'autre qu'il est là et voilà en fait que c'est surtout fort pour ça je sais que tu es surtout fort pour ça et voilà on a on a cette expression là de la force et c'est ce que tu nous as
transmis c'est ce qui est inspirant en fait chez toi et c'est pour ça qu'il ya 500 000 personnes qui te suivent et parce qu'on veut ces parcours de vie là qui remettent le doigt sur la vérité véritable qui en nous, nous sommes tous forts et il n'y a pas besoin d'être Schwarzenegger pour ça, on est fort à la base et il faut juste l'exploiter après, dix ans que tu nous répètes cette histoire là, il est temps vraiment que ça rentre dans les esprits, merci vraiment Thierry pour ce super live avec des invités fabuleux,
c'était à refaire, c'était génial. Monsieur Bernard, à toi la parole. Oui, merci pour tous ces discours, c'est vraiment très encourageant. Et tout à l'heure quand on parlait de force, c'est vrai que cette force elle est naturelle, elle est en nous.
Moi j'avais une notion de la vie, je ne sais pas où c'est que je l'ai prise, mais certainement en Orient, où on nous dit, comme dans le Tao, il y a le cercle, il y on l'appelle Sata Ikyoku, la grande respiration et elle inspire et l'expire, c'est-à-dire vous avez la naissance, la mort, la naissance, la mort et tout ça c'est la vie, donc la mort n'est pas l'opposition de la vie et c'est quelque chose qui m'a beaucoup marqué et beaucoup rassuré,
en tout cas c'est quelque chose que j'ai gardé avec moi et cette force là qui est naturelle justement, je vois que les gouvernements, ça fait partie de la manipulation, veulent nous la voler par la peur. Et ils veulent nous détourner notre attention en désignant d'office des ennemis de l'extérieur.
Donc c'est l'anti-bêchant, c'est le pro-pasteur. C'est-à-dire vous avez toujours des ennemis qui vont vous attaquer. Ça a été les Anglais, les Prussiens, les Allemands, l'URSS à mon époque, le terrorisme, le SIDA, l'H1N1 qui a fait flop, et puis maintenant le Corona.
Donc il faut aussi dans ces gens-là, avec le Corona, le problème c'est que tout le monde n'est pas d'accord, il n'y a pas de consensus. C'est-à-dire que tout le monde était d'accord pour lutter contre le RSS à part quelques petites personnes du Parti Communiste en France, mais autrement tout le monde était d'accord pour lutter contre le terrorisme, tout le monde était plus ou moins d'accord pour lutter contre le SIDA, sauf quelques docteurs en Suisse qui lui avaient trouvé tout de suite que c'était,
que Tal avait expliqué que c'était la flemmistorie. Le H1N1, bon ça n'a pas tenu longtemps et maintenant avec le Corona, et l'avantage justement des réseaux internet et tout ça, c'est que vous avez des groupements de milliers, de dizaines de milliers de médecins, de scientifiques, de soignants qui vous disent non c'est pas du tout ce qu'on nous dit et je pense que c'est échec du gouvernement, puisqu'ils veulent nous grouper, pour pas qu'on s'occupe d'eux, c'est la dispersion mentale, c'est du prestidigitation,
je sais pas comment on dit, c'est de la magie, regardez ma main droite pendant que ma main gauche vous fait les poches, et bien c'est exactement ce qui se passe, c'est-à-dire qu'on veut grouper, le gouvernement veut grouper les gens contre un corona, malheureusement il y a des gens comme vous qui disent non non on n'est pas d'accord, et ça c'est vraiment le grain de sable, c'est le grain sable dans la machine et c'est pour ça que je vous félicite à tous d'être éveillés parce que c'est
vrai que vous faites un travail énorme et on reste le grain de sable qui devient de plus en plus grand et qui va complètement gripper cette machine en disant il n'y a pas d'ennemi extérieur. C'est un mythe, c'est le principe de la croyance, on parlait de croyance, de superstition, etc.
Dès le moment qu'on a compris que nous sommes la force, que cette force elle est en nous, ça s'appelle la vie, cette vie elle nous a été donnée et on ne va pas la perdre parce qu'il y a un petit virus qui passe, d'après ce que j'ai compris il y a eu 57 morts de moins de 40 ans depuis le début de la crise, donc effectivement quand on pense qu'ils veulent mettre maintenant d'après ce que j'ai compris un couvre-feu à 16 heures, ils veulent bloquer les gens encore plus
chez eux, tout ça parce que ça 57 personnes de moins de 40 ans, en sachant qu'un tiers, comme le disait le professeur Aoult, un tiers sont morts dans les EHPAD et avaient déjà des cancers, des BPCO, des obésités et du diabète.
Ça n'a aucun sens et les gens comprennent qu'il n'y a aucun sens. Vous imaginez la force qu'il faut aussi dans le gouvernement pour sans arrêt essayer de nous enlever cette logique, de nous enlever notre bon sens.
Et on parlait de BFM tout à l'heure en disant c'est comme une sorcière, elle a donné le sort, c'est à elle de désensorceler. Il n'y a que la sorcière qui a donné le sort qui peut enlever le sort.
J'espère que les médias, un jour ou l'autre, vont commencer à sortir. Alors je sais qu'il y a Attali qui a commencé à dire que le confinement ce n'était pas la meilleure solution, qu'il fallait mettre fin à tout ça.
Il y a eu, je ne sais plus comment s'appelle Roger ou je sais plus comment, ou Martin, un truc comme ça, qui nous a confinés et a craché sur Ahou pendant très longtemps, commence à dire oui je me demande si c'est pas une histoire de manipulation ce confinement, etc. Donc les gens commencent à retourner leur geste et je pense que c'est aussi grâce à tous les guerriers du net, à tous ces gens-là qui, comme vous, comme moi aussi, qui ne cessent de dire,
on est là dans des vidéos, qu'il n'y a pas d'ennemi extérieur, c'est-à-dire qu'on est plus bêchant que Pasteur. Voilà. Pasteur, c'est pour les moutons. Tout le monde le sait. Voilà le mot de la fin.
Pierre, un petit mot de la fin, Pierre Hachard. Alors, oui, si tu m'autorises. Je voudrais d'abord te remercier, Thierry, de m'avoir octroyé cette white card, déjà. et je souhaite aussi remercier donc du coup Pierre, Gilles et Bernard d'avoir bien voulu accepter ma présence ce soir ça a été vraiment un vrai plaisir déjà de vous rencontrer Bernard et Gilles et puis Pierre de te retrouver comme d'habitude un vrai bonheur donc j'espère qu'on aura l'occasion de d'échanger à nouveau ensemble.
D'accord, tout simplement, tout simplement. J'ai touché, j'ai touché. Écoutez, moi, je tenais aussi beaucoup à vous remercier. Je remercie particulièrement. Je suis très content que Gilles soit là aussi, parce que placer toute cette rencontre aussi sous le coup de la mémoire de Corinne et de Claire, c'est pour moi très, très important. Je ne sais pas qui a dit qu'il fallait être prêt à mourir pour les choses qui ont du sens pour nous et je crois que Claire comme Corinne ont pu montrer.
Et ça pour moi, c'est vraiment l'éthique. On parle de l'éthique du samouraï, on parle de la force et on parle même du confort parce que moi je pense que le confort c'est d'être capable de mourir pour ce qui a du sens pour nous parce que sinon ça n'a aucun sens de vivre.
Parce que si on n'est pas capable de mourir, on n'est pas capable de vivre pour ce qui a du sens pour nous. Donc, je vous remercie tous pour ça, vraiment pour avoir dédié cette émission à Claire et à Corinne qui ont fait un travail incroyable, qui l'ont payé de leur vie.
On reparle de ce livre « La guerre secrète contre les peuples ». Vraiment, c'est incroyable, incroyable, incroyable. Je remercie d'ailleurs la maison d'édition qui a publié Claire Sèvrath, tu peux la montrer Gilles quand même, parce qu'eux aussi ont été diabolisés à l'extrême, ces contre-cultures, les éditions contre-cultures qui n'ont plus le droit d'exister, qui n'ont plus le droit d'avoir de la visibilité, eh bien eux ont publié Arnaud Hedret, spécialiste du jeûne,
eux ont publié Claire Sévarac, et je les félicite parce qu'ils n'ont pas peur de prendre des risques pour publier les gens qui se battent pour la vérité. Merci à tous, moi aussi je dédie cette émission à mon petit tyrannosaure, à mon fils pour qui aussi je saurais me battre jusqu'à la mort et je peux dire que s'engager pour la vérité, je sais ce que c'est que d'être guerrier, moi c'est 10 ans de joie de rencontre de personnes comme vous, c'est 10 ans aussi de combat où j'ai perdu les choses qui me sont les plus
chères et ça n'empêche que ce soir je suis vraiment fier d'être être avec vous et fier d'être debout. Donc, je vous remercie vraiment à tous. On va discuter en off si on se fait un bis et petita, peut-être comme avec Gilles, quand finalement il y avait des personnes qui étaient restées à l'extérieur.
On en discute en off et puis on se retrouve. Et moi, je donne rendez-vous à tout le monde demain, où on va parler de combat aussi. Mais là, demain, je pense qu'avec Jean-Jacques Rêvecoeur, on va lâcher du dossier.
Je pense que les copains de FakeMed et tous les planqués du Net qui harcèlent de façon anonyme ne vont pas trop aimer cette émission. Je vous donne rendez vous demain avec des faits, mais pas des faits F.E.S, mais avec des faits F.A.I.T.S et des faits qui donnent des gnons dans la gueule.
Voilà, ça sera pour demain avec Jean-Jacques Rêvecoeur. On va bien s'amuser aussi. Bonne soirée, les amis. Bonne soirée, Pierre. Bonne soirée. Il y a Pierre Dufraisse qui est parti se coucher.
Lui, on l'avait dépassé son heure. Je t'embrasse très fort, Pierre Dufraisse, je t'embrasse très fort, Pierre Richard, je t'embrasse très fort Gilles, je t'embrasse très fort Bernard. Merci sincèrement d'avoir été là.
Salut à tous. Bye bye les amis. Ça, c'est le cri de la vie.
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