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10 ANS RGNR (jour 3) : "La résistance du vivant" avec D. Guyaux, R.Colicci, Mimi/Jacky, A. Ferrini

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L'équipe RGNR
173 vues • Publiée le 14/02/2021

Ce troisième soir de célébration des 10 ans de Régénère réunit quatre invités autour d’un fil conducteur : la résistance du vivant, que ce soit dans le corps, dans les plantes ou dans les modes de vie. Dominique Guyaux ouvre la soirée en posant les bases de l’alimentation sensorielle, cette capacité à laisser le corps guider les choix alimentaires plutôt que de s’appuyer sur des théories nutritionnelles qui ne produisent toujours qu’une approximation des besoins réels.

Myriam et Jacky Boisset, sportifs d’ultra-endurance reconvertis en explorateurs au Costa Rica, témoignent de leur transition vers une alimentation vivante et de ce qu’ils ont observé sur leur propre terrain. Ils rappellent que la santé ne se réduit pas à l’alimentation et que la permaculture, la respiration ou la vie en communauté constituent autant de portes d’entrée valables, chacun plaçant le curseur là où il le souhaite.

Raphaël Colicci revient sur la campagne de distribution de graines d’Artemisia lancée avec Thierry, qui a abouti à plus de 10 millions de graines distribuées en 2020. Il présente ensuite son travail de conservatoire de variétés anciennes d’agrumes, en montrant concrètement pourquoi une pêche ancienne peut contenir 20 fois plus de vitamine A qu’une pêche moderne, et pourquoi le choix des variétés compte autant que le mode de culture.

Alex Ferrini clôt la soirée en revenant sur le succès du film Vivante et sur les projets de vie collective qu’il développe, notamment autour de la confiance dans le vivre-ensemble sans règles contraignantes. Il aborde aussi la question de l’environnement de l’enfant et de la façon dont un cadre riche peut permettre un développement naturel, sans forçage.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Pour la deuxième soirée de notre spéciale 10 ans de Régénère, j'espère que tout se passe bien au niveau du streaming, normalement on a un très bon réseau aujourd'hui. Je vais vous demander comme d'habitude de me signifier si le son, si l'image est bonne, et puis à partir de ça on va commencer pour une super soirée, il va y avoir du monde ce soir qui va être invité. Donc dites-moi déjà, oui des superbes invités, je vois Chantal qui dit des superbes invités,

effectivement des superbes invités, vous allez voir, il va y avoir beaucoup, beaucoup, beaucoup d'émotions. Alors j'attends votre retour juste pour savoir si l'image et le son sont convenables.

Parfait, nickel, sur Facebook aussi, est-ce que vous pouvez me confirmer ? Est-ce qu'il y a Quelqu'un sur Facebook qui peut me consulter, me conseiller, enfin me dire, pardon on va y arriver, me dire que tout est bon ?

Ok, bon pour l'instant je n'ai pas de retour mais j'imagine que ça marche sur Facebook comme ça marche sur YouTube. Excellent, excellent. Bon écoutez, donc c'est un plaisir de vous retrouver et je sais que vous avez été très nombreux à apprécier l'échange d'hier avec Pierre Etchard, c'était pour moi fondamental comme échange parce qu'on a remis les choses dans leur contexte et repointé dans la direction qui me paraît vraiment la direction juste d'avant tout l'expérience individuelle qui, vous l'avez vu,

est une expérience de nuance, d'adaptation, d'individualisation, et c'est tout l'inverse de l'espèce de caricature qu'on voudrait faire de la méthode régénère qu'on présente comme une espèce d'approche dogmatique, et c'est tout l'inverse.

Et je dirais même globalement, ce qui est amusant, c'est toujours pareil, c'est qu'on va souvent reprocher aux autres ce que l'on pratique soi-même, c'est-à-dire que les personnes qui nous accusent d'être dans une approche dogmatique sont souvent eux-mêmes prisonniers d'un dogme.

Et on l'avait dit avec Pierre, et ça me paraissait important comme précision, finalement quand on a des principes, c'est-à-dire que quand on est axé sur des principes, des principes naturels, des principes créationnels, vous les appellerez comme vous voulez selon votre conviction, quand on connaît ces principes, à partir de ces principes on peut expérimenter la liberté.

Mais si on n'a pas ces principes, si on n'a pas cet axe qui nous structure, alors à ce moment-là, on est obligé de placer beaucoup de rigidité pour essayer de fonctionner et de ne pas devenir fou.

Et ce soir, les invités vont être vraiment très illustratifs de cette démarche. Je vous l'ai dit, j'ai invité des gens qui ont compté pour moi dans l'aventure Régénère, ce soir, ça va être encore le cas.

Avant d'inviter le premier de ces invités, qui est vraiment quelqu'un qui a énormément compté pour moi, je vais vous raconter un peu dans quelles circonstances j'ai rencontré M. Dominique Guyot. Avant de parler de ça j'avais deux choses à vous dire, d'abord un petit coup de pub, il y a des personnes qui m'ont contacté aujourd'hui qui font partie d'un projet de reforestation et d'expérimentation de forêt globale dans la région d'Occitanie, ils ont un projet et leur projet est soumis au vote des citoyens de la région.

J'ai trouvé leur projet vraiment excellent et motivant. C'est des gens que j'avais rencontrés lors de ce qu'on appelle la fruit-invasion qui avait lancé mon ami, mon frère Clément Gros, et ils ont besoin de votre soutien, de votre vote par rapport à leur projet.

Alors ce que j'ai fait tout simplement, c'est que j'ai mis dans la description sous la vidéo le lien pour que vous alliez découvrir leur projet. Si leur projet vous botte, n'hésitez pas, donnez-leur un petit vote, ça va vraiment les soutenir et ça les encouragera, ça les motivera, voilà première chose.

Deuxième chose, je tenais à vous repréciser parce qu'on m'a demandé pas mal de précisions aujourd'hui, effectivement pendant toute la semaine on fait une opération exceptionnelle de promotion sur les formations, on les fait toutes à moins 50 %, vous avez le lien dans la description de la vidéo. C'est la dernière fois qu'on les propose sous cette forme parce qu'ensuite on va les améliorer, enfin on va les transformer et donc elles seront à nouveau dans la version 2 au prix classique, au prix global.

Par contre ce qui est certain c'est que toute personne qui a acquis la formation a toutes les versions ensuite. C'est-à-dire que si vous la prenez maintenant, vous aurez les avantages et les bénéfices des nouvelles versions, et ceux qui l'ont pris précédemment auront eux aussi les avantages et les bénéfices des nouvelles versions.

Donc vous avez le lien sous la vidéo et vous allez pouvoir découvrir un petit peu les promotions que vous avez faites. C'est vraiment des méthodes que j'ai expérimentées pour vous simplifier la vie et rendre plus efficace, plus stratégique on va dire d'une certaine manière, et en même temps vous rendre plus autonome dans votre démarche de recherche de santé, de retour à la santé, de culture de la santé, parce que nous c'est la santé, vous l'avez vu hier avec Pierre Etchart,

c'est vraiment ce qui est fondamental. Il y a quelqu'un qui demande quel genre de formation, tu verras c'est Mathias qui demande ça, Il y en a 5 de formation qui sont en promotion. Il y en a une qui est très généraliste qui s'appelle Cure de Jouvence, qui est vraiment un programme sur 3 semaines avec un accompagnement quotidien pour vous permettre vraiment d'expérimenter les différents aspects du programme Régénère. Il y en a un qui s'appelle Physio, qui est toute une course spécialisée sur l'alimentation, et on va en parler avec Dominique Lilleau

parce que c'est tout sauf un régime, c'est plutôt le moyen d'élaborer son propre régime au quotidien en utilisant les grands principes de fonctionnement du corps. Et il y en a un autre qui s'appelle « Vieillir en santé », donc là son titre dit ce qu'il veut dire, mais qui s'adresse y compris aux personnes jeunes en cours de vieillissement pour préparer.

Et puis après il y a le cours « Hygiénisme » qui est un cours complet sur le vitalisme, vraiment le fonctionnement du corps humain dénué de toute approche dogmatique-symptomatique. Et puis il y a le cours « Iridologie » qui s'intéresse particulièrement à l'iridologie.

Je vous laisse aller le découvrir sur la page de présentation. Écoutez, on ne va pas trop perdre de temps et on va accueillir notre premier invité. Et le premier invité que j'invite à l'écran, c'est Dominique. Salut Dom, tu m'entends bien ?

Salut Thierry, je t'entends bien, je te vois bien. Dominique, c'est un plaisir de te retrouver. Est-ce que tu permets que je reprécise pour les personnes qui n'ont pas encore découvert nos vidéos ensemble, quelle importance tu as pour moi, pour que j'explique pourquoi tu es ce soir ici ? Thierry, il y a mon chat qui s'invite, c'est excellent. Thierry, vas-y. Dominique, tu me corrigeras si je fais une erreur dans ton histoire et dans ta biographie, tu es un fils de marin

passionné de mer qui à un moment de sa relative jeunesse, c'est-à-dire quand tu avais quoi, 25-27 ans, c'est quelque chose comme ça ? Oui, une trentaine. Une petite trentaine, a été diagnostiqué avec un diagnostic de sclérose en plaques, un diagnostic qui normalement conduisait à une évolution invalidante de plus en plus, et qui à un moment a pris la mer pour vivre son rêve d'une certaine manière, et qui dans cette aventure-là a trouvé beaucoup plus que simplement une

magnifique expérience en bateau, mais a découvert un univers totalement nouveau dans lequel il y a puisé sa guérison et la rémission des symptômes de l'asclérose en plaques. Et tu as écrit un livre à partir de cette expérience qui s'appelle « Quand je serai seul avec la mer ».

Et ce livre-là a littéralement été mon livre de chevet pendant tout le temps où moi j'étais dans une situation invalidante aussi, où le pronostic vital était engagé, et il m'a tenu la tête hors de l'eau.

Je crois pouvoir dire que je l'ai lu je ne sais pas combien de dizaines de fois ce livre. Et je t'ai rencontré même avant de te rencontrer réellement. j'ai vibré avec toi, avec ton expérience. Dominique, ce que tu as découvert dans ton aventure en bateau, c'est quelque part une clé de fonctionnement qui a changé radicalement ta vie. Est-ce que tu voudrais nous en parler un peu plus ?

Oui, oui, tout à fait. C'est tout à fait par hasard que j'ai découvert ça, parce que j'avais cette sclérose en place, que j'ai voulu en profiter parce que ma vie partait à volo, je faisais une crise tous les deux mois, j'en avais pour pas très longtemps avant d'être complètement invalide, me retrouver dans une chaise roulante et je n'ai pas voulu attendre.

J'ai voulu profiter, engranger du rêve autant que je pouvais avant qu'il soit trop tard, parce que j'allais devoir faire avec ces rêves-là jusqu'à la fin de mes jours. d'après le programme, bien que ce programme soit assez flou, cette pathologie elle est compliquée, il y a des gens qui font des crises importantes, beaucoup, petits, il y a plein de profils différents, mais moi j'avais bien vu mon profil, j'avais une crise tous les deux mois et je descendais petit à petit, donc il n'y a pas eu photo,

j'ai vendu la petite doualerie que je dirigeais, j'ai acheté un petit catamaran et je suis parti. Et durant ce périple que je raconte quand je serai seul avec la mère, j'ai été amené à croiser la route d'un couple qui a changé le cours de ma vie.

C'était dans les îles au nord du Venezuela. Elle était magnifique, moi j'étais complètement out. Elle passait sa journée à faire de la planche à bois à la poêle dans la crique et Et son mec était là, moi, je n'avais aucune intention et tout, j'étais juste là pour prendre un petit peu de rêve entre mes mots de tête, quoi. Et les choses se sont passées d'une façon curieuse, on a essayé de se revoir, on s'est raté.

Et finalement, j'ai retrouvé le gars et il m'a tendu un bouquin. C'était le bouquin de Burgère, « La guerre du cru ». Exactement. Et j'ai balancé ce bouquin dans un tiroir, mais j'avais encore quelques semaines à passer au Venezuela avant de rentrer dans les Caraïbes pour attendre la fin de la saison des cyclones dans les Caraïbes.

Donc je me suis, par ennui, penché sur ce bouquin et j'ai été complètement happé par ce que j'ai lu et j'avais eu la chance extraordinaire d'être dans un endroit où les ressources alimentaires sont de très bonne qualité, que ce soit le viande avec l'Amérique du Sud, le poisson et les Caraïbes, fruits et légumes, fruits tropicaux, j'avais vraiment un truc merveilleux.

Mais j'avais un obstacle, c'est que je naviguais et quand on navigue, on ne peut pas manger deux fois par jour. Donc, je mangeais à peu près cinq fois par jour. Chaque fois, j'amarrais ma barre, je regardais bien autour à l'horizon et puis je descendais dans ma cabine pour trouver quelque chose à manger, le meilleur de ce que j'avais, je n'avais pas le temps de me préparer, quoi que ce soit.

J'étais c'est des carottes, c'est des carottes, des noix de coco, des noix de coco. Je remontais mon bazar dans le cockpit et puis je mangeais d'une façon qui n'était absolument pas conforme avec les indications de l'insectothérapie.

Je ne pouvais pas faire deux repas et faire des mélanges. Et il s'est avéré que pendant une semaine absolument extraordinaire de ma vie, je le raconte dans le bouquin et je le raconte aussi dans la BD, j'ai été amené à être une stupéfiante en une semaine.

Je ne vais pas rentrer dans les détails mais ça a été choquant. Je l'ai dit plusieurs fois, ça a été presque plus choquant que l'annonce de la maladie parce que l'annonce de la maladie m'a obligé par réaction à vraiment construire des défense, des remparts énormes pour arriver à continuer à vivre et c'était accepté.

J'avais du béton en nez autour de moi et après cette semaine-là, j'ai vu qu'il y avait des fissures en béton. Là, j'ai vu que non. Les maux de tête que j'avais, je prenais des cachets du Tyranthalic depuis des mois.

Je marchais avec une canne quand j'allais à terre. Sur le bateau, ça allait, je me tenais au banc, les filières, je n'avais pas de problème. Mais dès que j'arrivais à terre, je faisais semblant bien sûr, je prenais une canne à sucre, un bâton de canne à sucre, c'est Jean-Marc, c'est pas le mec qui est en train de… Et là, en une semaine, j'avais eu une crise d'alzébraltar importante qui m'avait bouffé l'œil gauche.

Toute la périphérie des neurones de l'œil gauche avait été grillée. Et là, c'était il y a quelques semaines plus tôt, et durant cette semaine, ça a été extraordinaire parce que j'ai longé la péninsule de Paria, je l'avais sous mes yeux, et pendant plusieurs jours je l'ai longé.

c'était un spectacle absolument extraordinaire et dans la journée j'observais aucun changement au niveau de la vision mais après une nuit de sommeil, je dormais, j'accumulais les bienfaits de huit heures d'affilée et quand je me réveillais le matin c'était un autre spectacle sauf à moi, c'était très très bouleversant et ça a été tellement choquant que...

et puis je m'étais mis des murs en pétant, donc c'était une nouvelle carte dans ma vie et c'est à ce moment-là qu'elle a basculé. Là, je me suis dit ce truc-là, ce n'est pas possible, il faut que je cherche, il faut que je comprenne, il faut que j'arrive à l'expliquer, il faut que j'arrive à trouver quelque chose de compréhensible pour l'expliquer.

Oui, tu avais vécu une sorte de miracle un peu à la sauvage et maintenant tu mets du sens derrière l'expérience que tu avais vécue. D'ailleurs je le précise parce que je vois des gens qui demandent dans le chat, le livre de Dominique s'appelle « Quand je serai seul avec la mer », il a été réédité récemment, et qui plus est, il est sorti désormais une version en bande dessinée réalisée par Joachim Joros, et qui est magnifique.

Je ne sais pas si tu en as une sous la main, tu pourras la montrer à la caméra tout à l'heure, et sinon on le trouve sur ton site donc tu pourras nous donner les coordonnées d'hommes pour qu'on puisse, parce que la BD elle est magnifique, tu m'as fait l'honneur de me l'envoyer vraiment et elle m'a énormément touché, on retrouve vraiment l'ambiance du livre, voilà exactement. Quand je serai seul avec la mère, il y a une bande dessinée qui est magnifique et qui est vraiment une superbe introduction à cette expérience qui a

changé ta vie et qu'ensuite tu as consacré ta vie qui a expliqué ce qui s'était passé. Voilà, j'ai continué à vivre, j'ai repris une voilerie en Thibes, j'ai construit une maison, je me suis marié, j'ai eu des enfants, mais j'ai gardé toujours l'os entre les dents.

Et chaque fois que j'ai pu, j'ai avancé mes cartes. Toujours dans une vision avec un objectif, non pas pour y arriver, mais faire tout comme si je pouvais y arriver. trouver toujours le bon cap, le bon passage etc.

Et les années ont passé, les décennies, à la fin de la voilerie j'ai décidé, j'avais repris des stages mais je me suis rendu compte que quand je passe trois jours à élever la conscience alimentaire de 20 personnes, dans le même temps la société formate des milliers et des milliers de culinaires qui partent d'entrée avec des bases qui des conditions fausses qui leur interdiront l'accès au sens réel.

Parce qu'à partir du moment où on transforme dans le système culinaire, on n'a plus les bras de levier avec lesquels nous avons co-évolué, les bras de levier qu'il y a dans chaque aliment. Chaque aliment a des choses qui nous disent je te veux ou je ne te veux pas, ou il faut que tu viennes vers moi ou il ne faut pas.

Ça existe. C'est ça cette découverte incroyable. c'est-à-dire que finalement on est équipé si on sait le reconnaître pour déterminer par nous-mêmes exactement les aliments qui nous sont adaptés ou pas. Et ça c'est incroyable parce qu'on a des dizaines et des dizaines de livres de diététiques qui nous disent qu'il faut manger comme ci comme ça, comme si chacun devait manger la même chose.

Et toi tu arrives et tu nous dis et tu expérimentes et tu le prouves d'ailleurs scientifiquement au travers de ton travail, tu prouves que finalement, d'une certaine manière, c'est à jeter à la poubelle parce qu'il n'y a pas une vérité permanente pour un même individu et donc a fortiori pour un groupe d'individus. Chacun va avoir des besoins qui vont évoluer en permanence.

– Exactement, ça se passe un petit peu comme si la gestion de l'alimentation culinaire prend ses sources à l'extérieur de l'organisme. c'est-à-dire, je vais prendre à l'extérieur ce que me disent les diététiciens, ce qu'on me dit sur l'artichaut qui est bon pour ceci ou bon pour cela, je suppose que si j'ai mal au foie, je vais me diriger vers ça, mais toutes ces informations viennent de l'extérieur.

La différence avec l'alimentation sensorielle, c'est que l'information vient de l'intérieur. Nous avons un sage sensoriel, tous les êtres humains de la Terre l'ont, et il manque uniquement une chose, c'est arriver à effacer tout ce qui nous encombre pour la remettre en fonction.

Nous avons une capacité absolument extraordinaire mais il y a quelque chose, alors donc c'est cette clé sensorielle, j'ai fait une petite vidéo pour montrer comment on peut évaluer de façon sensorielle ces aliments de manière à éventuellement aussi faire des jus ou des salades, mais avec les aliments dont j'ai besoin, pas masquant les trucs dont j'ai pas besoin avec des trucs qui sont bons.

Et ça, ça donne des salades que j'ai appelées des salades sans-sarsorielles, parce que malgré une salade comme ça, c'est quelque chose. Et le jus sans-sarsorielle, c'est quelque chose aussi.

Mais il n'y a pas que ça, il y a ça aussi. Mais il y a le fait de pouvoir il va manger toute la journée, dans toute sa vie, en choisissant les aliments dont nous avons besoin à ce moment-là.

En fait c'est comme si j'avais un médecin en moi, si je le mets dans les bonnes conditions, et ça c'est énorme comme remarque, si je le mets dans les bonnes conditions, Thierry Samitier-Leclerc il va me donner l'ordonnance qu'il me faut.

Thierry Samitier-Leclerc Et en la réactivant et en la réactualisant tous les jours. Exactement. Et là tu vois ce qui est vraiment génial par rapport à ce qu'on disait hier avec mon ami Pierre Etchard, c'est que vraiment on sort de « j'ai entendu que ça c'était bon pour toi », parce que ça c'est le truc qu'on entend tout le temps, « j'ai entendu que tel aliment c'était bon pour toi », et la réponse c'est toujours « mais en fait ça dépend,

ça dépend de quoi, ça dépend si j'en ai besoin ou pas, parce que si je n'en ai pas besoin, il n'y a pas de meilleur aliment du monde. » C'est quoi le meilleur aliment du monde d'homme ? C'est celui de l'environnement, c'est une question.

– Alors la question de l'environnement est très importante parce que si on s'appuie sur ce que nous avons gardé dans notre patrimoine génétique, de l'évolution de nos ancêtres. Depuis sept millions d'années, on a eu trois millions et demi d'années où on n'avait même pas d'outils, il n'y avait même pas le collecteur, il n'y avait même pas ce qui est, entre parenthèses, l'instinctothérapie, c'est-à-dire qu'on ne pouvait pas manger à chaque prise alimentaire des aliments qui ne sont pas disponibles en même temps

et au endroit. Donc c'était du mono-aliment. Et c'est pour ça que moi, avec cette histoire de bateau, je suis tombé sur le mono-aliment, mais totalement par hasard.

Et j'ai mis des années avant de comprendre ce qui se passait. Le fait de pouvoir choisir les aliments dont on a besoin et écarter les aliments dont on n'a pas besoin apporte un truc énorme. Mais l'environnement est important.

Dans la nature, tous les aliments ne sont pas disponibles de la même façon. Certains aliments sont disponibles toute l'année, d'autres sous forme de saison pendant deux mois et d'autres de façon rare.

Alors imaginez bien, vous voyez, il y a des valeurs différentes. Il y a des valeurs différentes dans ces trois groupes et notre système sensoriel s'est calé là-dessus. C'est-à-dire que si je vais dans la direction de quelque chose qui est tout le temps présent, il est important que j'ai des systèmes de régulation qui m'empêchent d'en manger au-delà de mes besoins.

Imaginez, dans une pâtisserie, il se peut tout manger. C'est un peu ça. Mais dans le cas qui nous concerne, quelque chose qui est omniprésent, il faut absolument que les arrêts sensoriels soient forts parce que sinon j'irai jamais chercher le reste.

Nous sommes omnivores, nous avons besoin de plein de choses. Donc il faut qu'à la fois les appels sensoriels soient faibles parce que sinon, comme ils sont tout le temps sous la main, je vais me précipiter tout et que les arrêts sensoriels soient forts.

Et de l'autre côté, les aléatoires, qui sont souvent très riches, dans la première catégorie, c'est essentiellement les légumes, dans la catégorie des aléatoires, ce sont des aliments qui sont rares.

Donc, il faut absolument qu'on ait une curiosité sensorielle importante pour aller vers eux. Mais par contre, on n'a besoin d'aucun arrêt sensoriel, puisqu'ils sont rares, ils s'arrêtent tout seuls.

Donc, vous voyez, le système sensoriel de tout le monde, la terre entière, il est calé là-dessus. Et au milieu, il y a les fruits saisonniers, aussi intermédiaires. On n'a pas besoin d'avoir d'arrêt sensoriel fort puisque la saison l'arrête tout seul.

Et ça, on l'a accompagné pendant des millions d'années. Donc notre système sensoriel, il s'est complètement calé là-dessus. Et par contre, les appels sensoriels, ils doivent être forts.

Les micro-nutriments de chaque fruit, dont on connaît le millième de la composition, eh bien, on ne peut faire le plein qu'une fois par an pendant la saison. Donc, il faut qu'on ait un appel très fort vers les fruits et qu'il y ait des arrêts sensoriels, pas très forts, mais on s'en fiche puisque la saison arrête.

Sauf qu'avec notre époque, les fruits, ceux-là qui s'arrêtent normalement, on peut les avoir toute l'année. Oui, donc ça vient tout changer. Donc, si quelqu'un dit « moi, je suis mon instinct et les fruits sont toujours meilleurs que les légumes, je vais donc manger que les fruits », c'est la cata.

C'est la cata parce que nous sommes omnivores et donc la prise en compte de l'environnement est capitale pour utiliser notre système sensoriel. Ce qui est fascinant là-dedans, c'est que finalement on se rend compte qu'on a tout en nous, que ce que l'on a en nous par contre demande certaines circonstances, parce que ça s'est élaboré dans certaines circonstances, on demande des circonstances particulières pour pouvoir fonctionner, mais que si on l'ignore, on bascule dans un monde dans lequel on

est obligé d'élaborer des théories extrêmement complexes et extrêmement savantes qui ne vont toujours être qu'une approximation parce que même le meilleur diététicien finalement ne pourra avoir qu'une approximation de nos besoins parce qu'il faudrait qu'il réactualise en permanence.

Thierry Coulon — Moyenne. Thierry Coulon — Voilà, c'est une moyenne qui va être élaborée et c'est vraiment, quelque part c'est presque le carrefour auquel on est confronté très régulièrement dans sa vie, c'est-à-dire soit on plonge vers l'intérieur et à ce moment-là on se remet dans le bon contexte et ça marche d'une façon très naturelle, spontanée, sans grand effort, une fois qu'on a fait le premier effort de se mettre dans le bon contexte,

soit on ne fait pas ce pas dans cette direction et à ce moment-là on se retrouve dans un monde dans lequel finalement tout va être toujours objet d'intellectualisation, de réflexion, et ça devient une complexité assez inexplicable.

– Tout à fait, il y a une chose qu'il ne faut pas négliger non plus, c'est que aussi idéal que soit ce mode alimentaire, c'est le mode alimentaire fondamental de l'homme. Aussi parfait soit-il, il n'empêche que nous vivons dans un environnement qui n'est pas propice à son expression.

Donc, après avoir réalisé ce travail, donc j'ai fait des études, tu le sais, j'ai passé huit ans pour faire ce mémoire, j'ai eu des oppositions farouches, mais j'y suis parvenu.

Mais à partir du moment où on a compris ces règles-là, eh bien, on est obligé de regarder les choses en face. Nous vivons dans une société où ce n'est pas évident du tout. Quand j'ai terminé ce cueilleur, collecteur, ce comportement alimentaire de la ligne homo, je me suis replacé dans mon contexte d'aujourd'hui.

Et je dis quoi ? Et je dis, je suis désolé, ce n'est pas l'idéal dans ce contexte. L'alimentation sensorielle est un outil, mais ne peut pas être une faim en soi.

Pourquoi ? Parce que nous ne sommes pas qu'un ventre, nous sommes une histoire. Nous avons tous passé des dizaines d'années à avoir d'autres alimentations. On a des souvenirs, on a des madeleines de prousse, on a la tarte de la grand-mère, on a eu les sandwiches, les frites, la bière avec les copains, il y a eu la pizza, il y a eu des choses qui nous ont marqués, qui nous ont imprégnés.

Et donc de vouloir faire la bascule en négligeant tout cela, c'est de mon point d'un point de vue une erreur, enfin c'est une erreur de le proposer, de l'imposer. – Oui, parce qu'il y a toute la dimension plus émotionnelle de l'alimentation, les souvenirs qui y sont associés, tout ce que ça véhicule, en plus des nutriments, parce que ce n'est pas que des nutriments.

– Tout à fait, et ça, ça me semble tout à fait important de le prendre en compte, et j'ai travaillé, après avoir fait ce travail, j'ai travaillé sur la transition alimentaire, et sur la compréhension qu'il y a un certain nombre de comportements alimentaires et qu'ils ont, on peut leur associer, un niveau de santé à chacun d'entre eux.

Et c'est encore pire ou encore mieux ou plus clair dans le domaine du cru, parce qu'il y a 36 000 façons de manger cru. Mais on peut être très vite convaincu que sa façon de manger cru, elle est idéale, Tout simplement parce qu'on ne se rend pas compte qu'en commençant à manger cru, la première chose qu'on fait, c'est qu'on arrête de manger cuit.

Et ça, dans le jeûne, on le sait, on arrête simplement de manger, eh bien, ça va mieux, mais ça va mieux partout, l'organisme, il rebondit, etc. Donc, quelqu'un qui commence à manger cru, il va croire que c'est parce qu'il mange cru de cette façon-là, même s'il ne connaît absolument rien des autres, et il va totalement oublier que l'impact déjà d'entrée hyper important, c'est qu'on arrête les aliments qui sont transformés.

Alors, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y a une trousse à outils. Si on veut manger cru, il n'y a pas de vérité ultime. On peut commencer par de l'hypotoxique de s'énialer, où on diminue déjà pas mal les choses, on passe à la crusine, on fait des jus, on commence à rentrer de plus en plus de crues, on fait de la cruisine et puis après on passe au sensoriel.

Alors là on passe soit au collecteur qui est très connu avec l'instinctothérapie. Je dois faire une petite correction Thierry, on l'a pas mentionné, quand tu as dit que c'est moi qui avais trouvé etc. Non, je suis parti du travail de Guy-Claude Burgère, c'est lui qui avait trouvé ça.

Moi j'ai approfondi son travail, je suis aller plus loin. D'accord. Donc, on se retrouve dans la catégorie cueilleur-collecteur où là, c'est vraiment extraordinaire l'impact sur la santé. Le cueilleur, c'est une bombe.

C'est une bombe. Quand je prends trois personnes qui mangent cru dans un stage, ils arrivent, ils sont comme ça, ils repartent, ils ne sont plus comme ça. Et quand j'ai pu observer, j'ai organisé quelques crues hier, où j'ai emmené une douzaine de stagiaires qui savaient déjà manger cuit, manger cru, et avec qui j'ai passé une semaine entière où on était en dehors du monde, où on mangeait cru, où j'avais un ravitaillement, on avait une tâche alimentaire extraordinaire.

L'impact sur une semaine c'est absolument époustouflant. Mais ce n'est pas possible tout le temps, donc il faut absolument, il a fallu, j'ai voulu adopter une approche qui tienne compte de ça.

c'est-à-dire qu'on comprenne ces différents paliers comme autant d'outils qu'on pourra utiliser d'autant mieux qu'on a la parade ultime avec le cueilleur, c'est-à-dire que je peux très bien aller me faire une fête avec les potes, me bourrer la gueule et me faire un repas de famille hyper important, je sais le cueilleur, en deux jours je règle tout ça.

Donc j'ai une approche extrêmement souple et respectueuse de l'individu, de son corps et de son âme. Et le prochain bouquin qui est actuellement sous presse, que j'ai appelé le plan cru, regroupe le travail effectivement sur cette transition alimentaire et sur toutes les vérités qui ont été bousculées par mon approche et qui ont fait une série d'articles que j'ai appelé des révélations, parce que c'est vraiment des révélations.

Quand on se place du côté culinaire et qu'on découvre que les choses ne veulent pas du tout dire la même chose, que si on les comprend, on interprète différemment, que ce bouquin il va être fort au niveau de la compréhension.

Donc voilà un petit peu les choses où j'en suis actuellement. Il y a eu cette pandémie en plein milieu qui m'a un peu bloqué dans mes élans où j'avais commencé à faire cette clé sensorielle, la vidéo sur la clé sensorielle.

J'avais prévu de faire une série et puis du coup j'ai basculé sur la rédaction, sur l'écriture avec le plan cru et avec la bande dessinée. Et là maintenant il m'est arrivé un truc vraiment intéressant. Tu sais que j'enseigne dans l'école de naturopathie, notamment dans l'école nationale de naturopathie.

Oui. Et j'ai eu… donc tout avait été arrêté pendant plusieurs mois et j'ai eu un cours à donner en janvier et il a fallu, à la demande des organisateurs de l'école, j'ai dû inventer une nouvelle procédure parce que ma procédure, elle consistait à avoir des gens devant moi avec un bandeau sur les yeux, une dizaine de personnes, 15, et je viens avec des échantillons d'une catégorie, on ne fait jamais la course entre deux catégories puisqu'on sait qu'on va se monter.

Donc des échantillons de la première catégorie et je passe sous le nez du premier et je lui fais noter, je note ses réactions. Puis après je l'amène au deuxième, au troisième, au quatrième.

Imaginez dans la logique actuelle gouvernementale quelqu'un qui va pécho le les virus du premier, qui va directement le donner au deuxième et au troisième et qui va faire ça quatre fois par jour pendant cinq jours.

Donc j'ai arrêté totalement mes stages. Et pour l'école nationale de naturopathie, j'ai mis en place quelque chose de totalement neuf et qui permet de passer à travers ça et qui m'a ouvert une porte extraordinaire. C'est-à-dire que la combine que j'ai mis en place, ce n'est plus de faire des échantillons que je fais sentir à un certain nombre de personnes, mais de créer des binômes.

C'est-à-dire j'avais 20 étudiants, mettez-vous par deux, la première évaluation, il y en a un qui est assistant et il y a l'autre qui est stagiaire. Et l'évaluation d'après, on inverse. Ce qui veut dire que, en une journée, la personne elle repart avec une nouvelle cardie d'identité sensorielle, parce qu'on lui aura passé 35 aliments en revue.

Et en plus de ça, il aura appris à procéder à une évaluation sensorielle. Et quand il rentre chez lui, son conjoint, ses enfants, ses amis, il pourra leur montrer « mets le bandeau, je vais te montrer comment ça se fait ».

Je ne vais pas te montrer quelque chose de moi qui va aller à toi, je te mets dans un contexte où c'est toi qui va t'apparaître à toi. Je te mets devant toi, c'est ton histoire que je vais te montrer, je te montre juste le chemin.

Donc, ça fait quelque chose que je trouve d'énorme parce qu'avant, j'avais des stagiaires. Et à côté de ça, je voulais former des coachs, alors que là maintenant, quand je forme une personne, elle est stagiaire et elle apprend aussi à transmettre. La personne, elle peut transmettre la clé sensorielle.

Je vais faire d'autres vidéos, la première, elle a été parlante, elle a été appréciée, je vais développer ça. Mais là, je suis actuellement, j'ai mis les stages en marche, je reprends les stages là maintenant.

Thierry Samitier – Oui, c'est la question qu'on pose beaucoup dans le chat, c'est cette dimension sensorielle de l'alimentation, comment est-ce qu'on signe ici, tu parles de stages pour faire ça, au travers de tes livres, est-ce que ça suffit ?

Honnêtement, comment toi tu conseillerais quelqu'un qui dit, moi j'ai déjà transformé mon alimentation, Donc comme tu dis, des bénéfices parce que quand tu passes d'une alimentation très transformée, industrialisée à une alimentation beaucoup plus crue et beaucoup moins raffinée, tu as d'énormes bénéfices et puis la personne se dit « Ok, mais j'ai compris que je pourrais avoir un équilibrage micronutritionnel encore plus efficace si je faisais confiance à ma guidance intérieure d'une certaine manière,

donc à cet outil sensoriel, comment je m'y prends ? » Le meilleur chemin que je puisse indiquer, c'est, tu vas comprendre pourquoi, c'est d'abord de lire « Quand je serai seul avec la mère », parce que c'est une aventure, ce n'est pas un cours, mais c'est du vécu.

Thierry Zanonnier. Je confirme, je suis pas biais, je n'ai aucun intérêt là-dedans. Ce livre-là, je l'ai fait lire à des tas de personnes, j'ai toujours dit à Dominique ce qui est génial dans ce livre, c'est que c'est une histoire de guérison, mais c'est d'abord une histoire, c'est-à-dire que c'est vraiment, Donc tu l'as écrit, je pense que tu es un bon écrivain, mais en plus tu étais vraiment… on sent qu'il y a une inspiration qui te traverse, il y a quelque chose qui est sublime,

c'est l'histoire d'un homme, c'est l'histoire d'une relation avec ton père, c'est l'histoire d'une relation avec la mère, c'est l'histoire aussi de la déchéance et de la remontée d'un homme, ce qui fait partie vraiment des grands archétypes, des histoires qui nous portent.

Du début à la fin, ce livre est transportant Et vraiment, il y a cet élan épique, émotionnel, qui effectivement, je suis d'accord avec toi, comme point de départ c'est génial parce que ça donne envie, ça donne vraiment envie, on a envie de le vivre quoi.

– Mais au-delà de l'aventure que tu décris très bien et qui est vraiment omniprésente dans le livre, là où c'est important dans la question que tu m'as posée juste avant, c'est qu'on découvre un gars qui ne connaît rien, qui découvre le cru et qui fait ses premières armes, et qui voit les problèmes, qui posent des questions, on voit quelqu'un qui rentre en contact avec une dimension.

Et c'est pour ça que je conseille ce livre. Dans « Deuxième intention », je conseille évidemment « L'éloge du cru ». Là, pour le moment, je ne peux pas conseiller « Le plan cru », mais ça viendra clore vraiment mon travail.

Là, j'aurais bouclé quelque chose avec « Le plan cru ». Et puis ensuite, dans « Le plan cru », on aborde les choses sous la forme des trousses à outils.

C'est-à-dire qu'on comprend qu'il n'y a pas d'alimentation idéale, que ce dont j'ai parlé tout à l'heure, déjà, d'arrêter les produits laitiers, le gluten, c'est le premier palier, c'est une chose, ensuite de passer à l'hypotoxique, on arrête le cuit grave, grave, donc on fait encore des pourris, on introduit des jus, on a une dose de micro-nutriments majeurs, donc tous les culinaires sont carencés, et on rajoute des salades, au lieu de faire des salades aveugles,

simplement parce que le budget, c'est le budget qu'on a payé, etc., eh bien on fera des salades sensorielles. C'est-à-dire qu'on n'est pas une poubelle, on n'est pas une poubelle. Donc, à partir du moment où on comprend ce qu'il faut mettre dans notre organisme, c'est dommage de ne pas le faire.

Si je dois faire une salade parce que je suis coincé, je n'ai pas le truc où j'ai envie d'inviter des gens, tant qu'à faire que j'apprenne à faire une salade sensorielle, qu'elles deviennent sensorielles, quand je dois faire un jus pareil, je ne vais pas mettre du curcuma qui est immangeable pour moi à ce moment-là et le camoufler avec de la pomme ou de la banane.

Non, je vais le tester si j'ai appris comment je teste la clé sensorielle. Et ensuite, on apprend la cuisine, on découvre les avantages et les inconvénients. Chaque mode alimentaire a des avantages et des inconvénients. On peut se foutre des ornières et dire c'est la mienne, j'ai raison. Non, il n'y a personne qui a raison.

– Ce que j'ai beaucoup apprécié dans ta démarche Dominique, c'est que ce n'est pas une démarche de dire voilà, il y a le saumon et ainsi de suite. Non, parce qu'en fait, il n'y a pas de saumon parce que ça dépend toujours aussi du contexte effectivement, tu reçois, tu as des amis, tu vas t'orienter dans une direction, l'important c'est d'avoir la connaissance de la potentialité de chaque outil et de les utiliser à bon escient au bon moment.

Et c'est vraiment ça pour sortir de l'idéologie, je trouve ça magnifique. Il y a quelque chose de très important, c'est que la démarche, je mets toutes mes forces pour garder des ponts pour aller vers le culinaire.

C'est notre monde, c'est le monde qu'on fréquente, c'est notre environnement. Donc, je tiens absolument, j'ai voulu présenter, c'est une volonté de ma part, de savoir que je peux inviter des gens et je saurais mettre le curseur là où il faut, ou je saurais me faire parler de la famille, j'aurais prévenu, ben non, faites-moi le hypotoxique, voilà ce que c'est, etc. Tout ça, ce dialogue avec cet autre monde me semble

d'une importance énorme et il n'y a pas de vérité, il y a une trousse à outils, il faut l'acquérir. C'est pour ça que je disais que le seul avec la mer, l'éloge du cru, bientôt le plan cru et puis après il y a les stages mais là le stage c'est extrêmement limité. Il y a un truc qui me plaît beaucoup dans le nouveau stage que j'ai fait, c'est que chaque personne, j'ai fait un petit calcul Thierry, une personne qui a bien compris comment

transmettre la clé sensorielle. Si elle la transmet à deux personnes dans la semaine, sur ses enfants, un cousin, un oncle, son compagnon, eh bien en deux mois, il aura initialisé 1250 personnes.

Par effet de contamination, entre guillemets. Voilà. J'ai voulu faire un truc viral. Tu le donnes, mais pour qu'on puisse le donner. Excellent. Moi, je fais des stages, oui, je vais continuer.

Là, je reprends, mais je suis limité à 10-12 personnes maximum. Mais par contre, je fais cette démarche en parallèle pour arriver à lancer. Ça ne m'appartient pas, ça n'appartient à personne, ça appartient au monde entier.

Donc, il faut absolument… C'est vraiment pour moi vraiment extraordinaire de faire ça, voilà. J'ai vraiment l'impression là où je vais donner vraiment quelque chose. Un immense merci, Dominique, parce qu'effectivement cette clé-là, elle est essentielle.

Et comme je disais, ce que j'adore dans ta démarche, c'est que tu n'es pas dans une démarche d'opposition, tu dis voilà, vous avez déjà expérimenté de réformer votre alimentation, vous avez du mieux, mais et si vous alliez vraiment vers potentiellement, quand vous le souhaitez, l'optimisation de tout ça en connaissant exactement vos besoins plutôt que de naviguer à l'aveugle.

Et c'est vrai qu'une fois qu'on a compris, on se dit mais en fait la plupart du temps on mange, mais on ne sait pas pourquoi on mange ce qu'on mange. On le mange parce que c'est notre tradition, on pense qu'on s'est régalé la dernière fois, mais peut-être que ce n'est pas le cas.

Et changer ça, c'est changer tout son regard sur le monde, c'est avancer à partir d'une question, c'est-à-dire être vraiment dans cet échange avec notre environnement, un échange interrogatif, tu vois, un échange qui a envie d'apprendre de notre environnement plutôt que d'être dans quelque chose de fixé, d'établi, qui ne bougera jamais.

C'est magnifique. Dominique, je rappelle, tu as donc le premier livre que tu as écrit qui s'appelait « Quand je serai seul avec la mer », qui est pour moi un livre inspirant, possible, magnifique, une histoire incroyable.

Ensuite, tu as écrit un livre qui était beaucoup plus pratique qui s'appelle « L'éloge du cru », et il y a la BD qui est sortie récemment sur « Quand je serai seul avec la mer ». Et d'ailleurs, je dois te dire vraiment, j'étais très inquiet par rapport à cette BD, parce que moi je l'ai tellement lu ton livre que la BD je me la suis fait dans la tête.

Et il y avait une partie de moi qui n'avait pas envie de voir les images en me disant « mais est-ce que ça ne va pas venir contrecarrer le rêve que je m'en suis fait ? » Eh bien, l'univers que j'ai trouvé, je me suis dit « Joe Ross qui a fait les dessins, il l'a lu certainement autant que moi ce bouquin » et on a touché la même vibration parce que vraiment l'univers qu'il crée dans cette BD, c'était l'univers que j'avais dans ma tête et je m'y suis retrouvé.

Elle est magnifique cette BD, tu le félicites parce que vraiment, je vous félicite, c'est vraiment incroyable ce que vous avez fait. Je suis très, très ému chaque fois que je l'ouvre, donc félicitations. Merci Thierry, ça a été une aventure extraordinaire cette BD. Oui, je sais qu'il t'a pris du temps ce livre, je sais que tu y as mis de ton énergie, ça a été un sacré l'avantage.

La BD, le livre c'est une chose, la BD c'est comme un poème, c'est-à-dire que tu prends un livre et il faut aller chercher les diamants qu'il y a dans le livre. Oui. Pour ça, il faut revenir dans la mémoire, il a fallu que je me replonge, ça a été affreux, c'était terrible mais j'y suis allé et je suis allé à la source de l'émotion voilà et je t'avoue que quand je l'ai écrit, les dialogues de la BD, il y a 1300 bulles de dialogues mais il y

a des bulles de dialogues où je te jure Thierry j'ai pleuré et puis même quand je relis ma BD, j'ai pas envie de la voir, j'ai pas envie de la relire mais je Je pleure, il y a plusieurs choses que j'ai à dire, il y a plusieurs choses que je n'ai pas à dire, j'ai tellement de choses à dire, tu vois, voilà.

Thierry Roland Merci Dominique, merci énormément, merci d'avoir mobilisé du temps pour être là ce soir pour fêter ces 10 ans de Régénère, tous nos échanges, merci pour les formidables interventions que tu as faites lors des rencontres de la régénération qui nous ont tous portés, je renvoie aussi sur les vidéos que j'ai faites sur ma chaîne, et puis je renvoie aussi vers ton site et tout ton travail, il y a vraiment des clés extraordinaires de découverte de soi-même,

d'épanouissement personnel à découvrir avec cette dimension du sensoriel. Je te remercie sincèrement Dominique, bonne soirée à toi. Thierry, moi aussi je te remercie parce que ce que tu as fait pendant les 10-15 ans où on ne s'est pas vu, chapeau Thierry, chapeau, vraiment. Muchas gracias Herman, merci Dom, à bientôt.

Et tu ne nous oublies pas pour le tour en bateau parce que moi je veux y aller sur la cabane du pêcheur. Raphaël Kolitschi. J'y étais ce matin. Thierry Samitier. Ah mon Dieu ! Il est le seul homme qui peut m'amener en mer, je n'ai confiance en personne, mais avec Dom j'y vais les yeux fermés.

Donc on se rend garde pour ce printemps. Raphaël Kolitschi. Pas de souci, on se le fait Thierry. Thierry Samitier. La bise. Raphaël Kolitschi. A bientôt et merci pour rendez-vous. Thierry Samitier.

Bon, c'est magnifique, j'espère que vous appréciez. Alors avant de prendre Raphaël Kolitschi, je vais faire juste un petit coucou parce que là je vois que dans la forêt il y a Jacky et Mimi qui sont là.

Coucou Jacky, coucou Mimi, ça va ? On est ready, on est prêts, on est à l'heure pour une fois. Alors, on avait dit dans une demi-heure, ça va pour vous d'attendre encore un petit peu ?

Vous étiez en avance, tout est bon ? Oui, on est en avance, on profite des discussions au soleil. Vous êtes où Mimi et Jacky, vous nous le dites ?

On est au Costa Rica, au poste Vero. Je retourne avec Raphaël Colicci et puis je vous prends d'ici une petite demi-heure à peu près, ça marche ?

Parfait. La bise. À tout à l'heure, bisous. Et bien là maintenant, on va débarquer avec l'homme qui a fait la révolution de l'artémisia. Raphaël, est-ce que tu m'entends ?

Raphaël ? Alors attends, on a un petit problème de son. Raph, est-ce que tu m'entends ? Allô, allô ? Raphaël, est-ce que tu m'entends ? Allô ? Attendez, je vais l'appeler parce que je crois qu'il ne m'entend pas et il se repose le bout parce qu'il travaille, il travaille très très fort.

Alors j'appelle un instant et c'est le direct, c'est magnifique. Raphaël, est-ce que tu m'entends? Alors attendez, j'essaie de rappeler, moi non plus, je n'ai pas beaucoup de réseau chez moi.

Non, il ne dort pas, il se repose, il se concentre. J'espère que ça va passer. En tout cas, j'espère que vous avez beaucoup apprécié l'intervention de Dominique.

Pour moi, elle est fondamentale et c'est une grande joie de l'accueillir dans cette émission. Alors, j'essaie d'appeler. Je vais réessayer. Raphaël, est-ce que tu me vois? Est-ce que tu m'entends?

Allô, allô? Je crois qu'il n'a pas ouvert la bonne fenêtre. Il n'a pas ouvert la bonne fenêtre. Bon, écoute, je vais peut être retourner voir Jacqueline. Bon, alors, il n'y a personne du côté de chez Raph, donc on va aller retourner voir Gérard Kiyimimi.

Et Raph, si tu m'entends, eh bien j'aimerais bien que tu restes un petit peu avec nous pour qu'on puisse se retrouver vers les 9h, 9h10 à peu près si tu veux bien. Et là, moi je rebascule au Costa Rica, c'est magnifique, vous m'entendez les amis ?

Ouais. C'est impressionnant, et on est à 200 kilomètres l'un de l'autre avec Raphaël Colicci, on n'arrive pas à se contacter, et vous êtes à l'autre bout de la terre, et on est en train de communiquer.

Qu'est-ce que vous faites en Costa Rica, à moitié torse nul à nous provoquer en plein hiver français ? On profite justement du soleil, des bons fruits, de l'océan et on est venu aussi au Costa Rica pour bénéficier un peu de toutes les connaissances qui passent à travers ce pays. On est en tant qu'explorateurs en fait, c'est nous, on est des vrais explorateurs et on est venu là pendant un mois, peut-être deux, on ne sait pas, pour apprendre encore plein de choses parce que je pense qu'on est des bébés

et on a plein de choses à apprendre. Jackie et Mimi, si je peux vous présenter en quelques mots, vous me corrigez. A la base, vous êtes des sportifs qui pratiquaient des épreuves assez hors-norme, de raide, d'ultra longue distance, dans des conditions souvent assez extraordinaires.

Vous êtes d'abord des sportifs. Cette démarche sportive vous a amené à réfléchir à votre alimentation, à transformer votre alimentation, à découvrir les vertus d'une alimentation beaucoup plus crue et en expérimenter les bienfaits.

Et suite à ça, il y a quand même eu une espèce de revirement il y a quelques années, il y a eu Jackie et Mimi à Ténérife qui découvrent la permaculture, enfin qui découvrent en tout cas, qui expérimentent et qui se lancent vraiment dans une aventure assez radicale.

C'est celle-là moi dont j'aimerais bien que vous parliez parce qu'on vous connaît, enfin on a déjà beaucoup échangé sur cette chaîne par rapport à la dimension sportive et à tous les bienfaits que vous avez pu retirer du changement de votre alimentation, on avait fait quelques vidéos déjà ensemble.

Moi ce qui m'intéresse c'est la nouvelle dimension, c'est vraiment cet engagement pour le vivant dans toutes ces dimensions qui vous conduit aussi au Costa Rica. C'est avec plaisir qu'on partage ce côté-là parce que pour nous il est vraiment intégré en nous.

Et pourquoi tout ce qu'on a créé sur Ténérife ? Tout simplement, nous on dit quand on change d'alimentation, quand on se met à manger vivant, après ça réveille sur plein de plans et ça devient logique en fait, à partir du moment qu'on a décidé de prendre soin de soi, après on est prêt à prendre soin de tout ce qui nous entoure Et donc maintenant on est au Costa Rica pour apprendre encore plein de choses et parce que la terre elle a besoin d'humains comme gardiens et pas comme consommateurs,

donc voilà, maintenant on a mis une casquette de gardien de la nature. Pour revenir sur Tenerife, en fait on en a beaucoup parlé avec toi de notre côté, de notre alimentation pour performer mieux, mais en fait, le fait de changer de cette alimentation, ça nous a vraiment nettoyé la tête, nettoyé le corps bien sûr, mais vraiment nettoyé la tête et fait ouvrir la conscience sur tout ce qui était notre fonctionnement.

Et donc à Ténérife, on a vraiment essayé de, comme on est un peu des sportifs et des compétiteurs dans l'âme, on a essayé d'aller au maximum dans notre engagement. Donc à Ténérife, on recycle notre eau, on a essayé de recréer une forêt fruitière, on a essayé de recréer, on va dire, un environnement le plus physiologique possible, tout en restant dans un, on va dire, on est quand même dans un endroit,

on est au bord d'un village, on est sur une île où il y a presque un million d'habitants, on n'est pas, comme ici, perdu au milieu de la jungle où c'est dix fois plus facile de vivre naturellement. Donc, c'est ce qu'on a essayé de mettre en place là-bas à Ténérife.

En fait, c'est vraiment pourquoi on a décidé de le faire sur Ténérife et dans cet environnement. En fait, on a vraiment acheté un terrain, un désert et tout recréé. Et c'est dans le sens que, ce n'est pas pour prouver à tout le monde que c'est possible, c'est pour nous prouver à nous-mêmes, parce que quand tu te prends un rôle plus d'observateur et tu regardes comment fonctionne la société, on te dit ça, on ne peut pas faire,

ça, ça ne va pas, ça ne va pas, mais on avait envie d'essayer pour voir si c'était vrai qu'on ne pouvait pas faire ou si c'était juste parce qu'on ne faisait pas les bons choix.

Et donc voilà, donc... Il y a beaucoup de choses qu'on peut faire. Qu'on peut faire et c'est pour ça qu'on est ravis de pouvoir partager et de que les gens puissent appuyer juste de ce qu'on a fait dans le sens que ouais, si nous on a réussi à le faire, tout le monde peut le faire en fait.

Et voilà, donc c'est d'essayer de faire en fait. Alors moi j'avais deux questions, la première c'est, est-ce que ça veut dire que votre vie de compétiteur vous la mettez entre parenthèses, ou vous arrivez à vivre les deux en même temps déjà ?

C'est assez amusant cette question parce que l'an dernier, ils nous l'ont mis un peu entre parenthèses, ils nous ont fait une blague mondiale et là justement dans dix jours je vais courir aux US donc je reprends mon statut de sportif professionnel et les américains ils disent qu'est-ce qu'elle fout la Française, elle a réussi à venir.

Bah ouais. Donc, il faudrait que tu restes bloqué quelque part. Non, ils sont contents parce que ça aussi, si tu as de montrer qu'on peut le faire, bah pareil, on nous dit qu'on ne peut pas le faire. Mais pourquoi?

C'est pas vrai. Je peux le faire, y a la preuve. On est au Costa Rica et dans 10 jours, je serai aux US, faire une course aux US.

Donc des fois il y a beaucoup de choses qu'on nous dit qu'on ne peut pas faire, mais qu'en fait on peut faire sans être délinquant. Thierry Samitier – Et la deuxième question qui était la mienne c'est cette évolution, finalement bon, le sport vous a amené à faire des recherches sur l'alimentation, à trouver un nouveau mode alimentaire, et ce mode alimentaire au moment où vous voulez l'assumer complètement, le découvrir et voir tout ce qu'il peut vous donner au travers de la permaculture et ainsi de suite, Est-ce que c'est une démarche qui a été

spontanée pour tous les deux ? Est-ce que c'était une évidence pour vous cette espèce ? Parce que vous n'êtes pas content d'échanger votre alimentation, là maintenant c'est tout votre mode de vie qui a été changé au global.

Donc comment c'est venu ça ? – Je vais dire que c'est venu petit à petit et en fait, avec Mimi, on va dire qu'on est des catalyseurs l'un pour l'autre. Ça veut dire qu'on va toujours un petit peu plus loin et au lieu de se mettre des barrières, il y en a toujours un des deux qui dit « ah mais peut-être qu'on pourrait pousser un peu plus, peut-être que ça, ça serait possible » et donc en fait on va dire qu'on s'est tiré dans le bon sens et on a vu qu'au final c'est assez facile

de changer, de rester comme ça il faut juste changer on va dire la façon de penser et après tout est tout est tout est assez facile je dirais il n'y a vraiment pas de grosses difficultés on en parle beaucoup pendant les stages parce que les stagiaires nous demandent comment vous faites comment tout ça de vivre dans la nature est ce que c'est pas trop difficile et en fait en fait faut se demander qu'est ce qu'on a qu'est ce qu'on a envie de faire jusqu'à quel point on a envie de s'investir, jusqu'à quel point on a envie de se sauver,

jusqu'à quel point on a envie d'être, on va dire, régénéré, en forme, enfin toutes ces choses-là. Et donc après, à partir de ça, on met les choses en place.

Mais il faut déjà gérer avec soi-même ce qu'on a envie de faire. En fait, c'est aussi, tu vois, quand tu l'échange d'alimentation, il faut être honnête avec soi-même quand tu décides d'aller dans une alimentation crue, et nous encore que dans les fruits, il y en a qui pourrait dire que c'est extrême, mais pour nous ce n'est pas extrême, mais c'est dans le sens que tu vas à contresens de ce qu'on nous propose, Et si tu te sens à l'aise d'aller à contre-sens, finalement après tu peux voir qu'il y a

plein d'autres contre-courants, et après tu navigues dans ces contre-courants et tu découvres plein de choses. Donc après ça devient une évidence, mais il faut se libérer de… Tu sais, après quand tu as été prêt à te libérer de quelque chose, tu te dis « Pourquoi je ne me libérerais pas de ça ?

» Après « Pourquoi je ne me libérerais pas de ça ? » et en fait après tu peux ouvrir plein plein de portes. Oui, on commence par l'alimentation et puis après c'est tout le reste.

Donc pour nous ne pas passer en mode permaculture c'était inconcevable parce que tu manges des fruits, donc si tu sais après que tes fruits il faut qu'ils soient de qualité, pour qu'ils soient de qualité soit tu t'en remets à quelqu'un, soit tu te dis non, c'est moi qui vais le faire, donc c'est moi qui vais faire en sorte que ma terre elle soit vivante, que mes arbres soient en pleine forme, qu'ils donnent des bons fruits, que l'eau que je mets elle va être bonne,

donc après tu as tout ça, après tu te dis pourquoi ne pas faire quelque chose pour que les énergies dans l'endroit où je vis soient de meilleure qualité, donc ça découle vraiment sur tout un tas d'univers on va dire et je trouve c'est hyper passionnant et c'est pas de toujours faire plus, c'est juste un plaisir.

On ne peut pas tout faire d'un coup, on ne peut pas tout changer d'un coup, mais petit à petit on est toujours, et c'est pour ça qu'on est au Costa Rica, on a envie encore d'évoluer, d'apprendre de nouvelles choses, d'aller un peu plus loin, d'approfondir, donc voilà, la vie elle est magnifique.

Thierry Samitier-Lecquen. Et ce que je trouve magnifique avec cette démarche aussi, c'est que ça permet vraiment de voir que la santé ce n'est pas qu'une question d'alimentation, c'est une question globale et que plus il y aura de secteurs de notre vie en conformité avec nos besoins profonds, et plus cette santé pourra s'épanouir en nous, disons qu'il n'y a pas de limites, c'est un chemin et chacun place le curseur là où il veut le placer, et c'est une rencontre avec soi-même, avec ses besoins propres d'une certaine manière.

Oui, c'est exactement ça, parce que tu vois comme on dit une étiquette, nous on mange des fruits, mais en fait ce n'est pas parce qu'on mange des fruits que forcément qu'on est heureux, tu vois c'est comme tu dis, chacun va mettre le curseur où il veut et il y a quelqu'un qui va pouvoir s'épanouir et être le plus heureux parce qu'il va être à fond que sur la permaculture, mais par contre à côté il va manger plus traditionnellement, mais il aura eu tellement de bénéfices à côté que ça va compenser, après il y en a un autre

qui va être sur de notre domaine, après tu peux tout mettre aussi. Il y a plein de portes d'entrée, nous on va dire qu'on est rentré par l'alimentation, il y a la respiration, il y a la méditation, il y a les énergies, il y a vraiment la permaculture comme dit Mimi, il y en a vraiment énormément de portes d'entrée et après on peut si on a envie toutes les explorer et sinon on peut se contenter de rester c'est sur une, de la faire à fond, en fait c'est vraiment… Thierry

Samitier-Richard « C'est un choix personnel en fait, chacun décide où il veut, comment il veut… » Alex Vizorek « Il faut que ce soit un plaisir. » Thierry Samitier-Richard « Et comment il veut évoluer en fait dans le monde, donc chacun a le droit d'aller à son rythme.

» Thierry Samitier-Richard « Oui, ce que je trouve magnifique quand même et ce que je trouve vraiment très intéressant c'est que dans l'approche de la santé vitaliste, hygiéniste, on s'intéresse d'abord et avant tout à la réalité, c'est-à-dire qu'on regarde déjà comment ça fonctionne en réel avant d'échafauder des plans sur la comète, et on essaye de rentrer le plus possible avec cette réalité, avec les grands principes.

La permaculture c'est la même chose, c'est-à-dire que la première des choses qu'on dit en permaculture c'est d'abord quelque part tu t'assoies et tu fermes ta gueule, et tu regardes, avant de dire oui mais moi je, moi je, moi je, tu regardes un petit peu comment ça fonctionne autour de toi en te disant que peut-être que le modèle qui existe depuis des millions, des dizaines de millions d'années, c'est peut-être un système qui est efficace.

Tu vois, et c'est vrai que je trouve que l'humain moderne a un côté très arrogant parfois qui est à l'aliment du comique, tu vois, c'est qu'il veut recréer l'eau ou recréer le brin d'herbe avec une espèce d'arrogance qui cause sa perte, et c'est vrai en matière de santé aussi.

– Exactement. – Mais ce que tu dis, nous ça nous a vraiment frappé quand on est allé se former en permaculture, et en fait c'était hyper flagrant, tout ce qu'ils racontent dans la permaculture c'est exactement les mêmes principes que ce que tu apprends pour nous, pour notre santé.

Et tu as deux mondes des fois qui sont complètement dissociés, qui ne se connaissent ni l'un ni l'autre, et qui parlent exactement de la même chose, de toute la vie, des nutriments, des bactéries, tous ces trucs là, ça fonctionne des deux côtés de la même manière et c'est vraiment, c'est magique. C'est sectorisé, et en fait c'est la même chose.

Et c'est ça qui est chouette, qu'après quand tu deviens plus observateur que de vraiment regarder, c'est super chouette en fait de voir évoluer autant la nature que le corps humain. Et donc tu vois, quand tu as envie de...

Nous on est passionné par la nature et le corps humain, et en fait c'est logique que ça fonctionne ensemble en fait, parce qu'on fonctionne ensemble tout simplement. Et c'est rassurant par certains côtés de voir que que ce soit la santé humaine, la santé des écosystèmes, on retrouve les mêmes principes.

Moi cette logique, cette cohérence qu'il y a entre les deux, c'est du bon sens, et ça me paraît évident, c'est-à-dire que tout le vivant est construit à partir des mêmes principes, de la même matrice d'une certaine manière, et je trouve ça extrêmement… ça donne de la cohérence à l'ensemble pour moi.

Après, si on se rappelle qu'on est qu'un en fait et qu'on fait qu'un avec la terre, enfin on est un, c'est logique que tout fonctionne pareil en fait, tout fonctionne ensemble. Exactement, du microcosme au macrocosme, finalement on retrouve exactement les mêmes principes. Jackie, Mimi, donc là Mimi, toi ta perspective c'est dans 15 jours courir aux États-Unis, ensuite vous retournez sur Ténérife, c'est quoi le programme ?

Eh bien, on rentre, je pense, oui, mi-mars parce qu'après... Fin mars, on est sur Ténérife pour... on a deux stages et après, on ne sait pas, on est dans l'incertitude, on a des stages à peu près, on a mis des stages échelonnés tous les deux mois, comme ça, ça veut dire que tous les deux mois, on est sur Ténérife pour partager et après, on se laisse la liberté, nous d'aller explorer,

apprendre et continuer à évoluer pour que les stages qu'on propose soient toujours de plus en plus riches et de plus en plus complets. Donc voilà un peu le... Ouais et après on garde en parallèle notre...

plutôt moi, Jacky peut-être qu'il a envie de revenir en tant que sportif mais moi je garde encore, si on nous permet une saison sportive normale, on verra. Donc j'ai programmé des échéances sur l'année, on verra ce qui va se passer.

Mais vraiment, comme je te disais au début, on a vraiment envie encore d'avancer, d'évoluer, d'apprendre, de découvrir, donc on se donne cette liberté cette année d'aller explorer encore plus. Et là, on a envie d'aller explorer dans différents coins du monde, parce que comme là, on a passé quelques jours vraiment dans une tribu, coupée complètement du monde, on a eu la chance d'être accepté, Et c'est chouette en fait d'observer, de partager, de voir parce qu'en fait partout dans le monde,

il y a des gens qui font vraiment des choses magiques et c'est bien en fait de les voir parce que c'est bien d'être des fois, ce n'est pas rassuré, mais tu vois c'est bien de voir des belles choses parce qu'on veut toujours nous montrer les mauvaises choses, mais il y a tellement de belles choses et donc nous on aime bien aller voir les belles choses. C'est magnifique.

Dites-moi une question qui revient dans le chat plusieurs fois, si ce n'est pas indiscret, quel âge avez-vous tous les deux ? On a 41 et 42. 41 et 42.

Et on va sur nos 25. C'est exactement ce que j'allais vous dire. Vous êtes magnifiques et merveilleux. Écoutez, je vous remercie vraiment sincèrement de vous être rendu disponible depuis le Costa Rica, ça me touche énormément, j'ai hâte qu'on puisse se revoir, j'ai hâte de venir vous voir aussi sur Ténérife, ça fait partie vraiment des projets que j'aimerais vraiment mettre en réalisation pour 2021, donc on reste en contact tous les trois, si ça vous dit.

Oui, et nous en avril on a prévu de venir en France et on a vraiment prévu de venir voir aussi ton terrain, tout ça, tout ce que nous aussi on aime bien, on aime bien aller voir au bout du monde, on aime bien aller voir aussi ce qu'il se passe autour de chez nous, donc voilà. Thierry Samitier Pour vous donner une idée, là on est en train de planter en 3 semaines, on a 700 arbres fruitiers à planter.

Donc quand vous arriverez, vous verrez qu'il y a eu du sacré boulot de fait. Oui, c'est une bonne tête. C'est génial, c'est génial, on adore. Et tu peux passer commande, on a prévu de revenir avec des arbres fruitiers.

Thierry Samitier Excellent, c'est super. écoutez je vous embrasse tous les deux très très très très fort, merci pour tout, merci d'être là, merci et puis à très bientôt, on vous attend vraiment les deux bras ouverts quoi. Merci beaucoup aussi de nous avoir invités. Et plein de belles choses, régénérez-vous tous, la vie elle est belle.

Ciao ciao. Gros bisous, ciao ciao. Voilà, magnifique, magnifique. Alors je vais quand même essayer de rappeler Raph, Je vous demande un instant, je vais essayer de rappeler Raph pour savoir s'il m'entend ou pas.

J'ai vu que ça vous a inspiré donc c'était vraiment très très chouette. J'ai la chance et l'inconvénient de vivre dans un endroit où il y a très très peu de réseaux. Alors la chance parce que je me fais pas griller la tête, l'inconvénient parce que le jour où tu appeler en pleine live.

C'est un petit peu limité. Attendez, on va réessayer. Ou alors je vais vous demander une seconde... ah ça y est, ça sonne On n'est pas sur le bon numéro, attendez je vais réessayer à son domicile et puis Sinon je crois qu'on va passer de quoi enchaîner de toute façon.

Il y a Alex Ferrini qui n'est pas loin de nous rejoindre je crois. Si j'ai vu que sa caméra était en place donc je pense qu'on va pouvoir. Allo Raph ouais super tu m'entends alors écoute je vais te passer en ligne.

Tout à l'heure j'étais passé en ligne mais tu ne m'entendais pas. Donc on va refaire un test si tu veux bien d'accord. J'appuie sur le bouton rouge. Est-ce que tu m'entends là? Oui, moi, je t'entends.

Attends, si tu raccroches ton téléphone, est-ce que tu m'entends? C'est ça la question? Non, mais on a laissé en plan, comme tu avais dit. Attends, on va se reconnecter.

Bon, super. Ils arrivent. En tout cas, on a pu les contacter. On va voir si ça passe par le... Déjà je suis très content de pouvoir faire du direct, je vous remercie.

Et l'image est plutôt pas mal je crois, donc ça donne quelque chose de sympa. Alors Raph... Allo, allo ? Ouais, est-ce que tu m'entends là ? Non, pas sur l'ordinateur.

Pas sur l'ordinateur ? Est-ce que tu veux laisser ton téléphone pour m'entendre ? Voilà, c'est bon. C'est bon ? On peut raccrocher ?

Oui. Là tu m'entends bien ? Oui, c'est parfait. Génial, tu touches à aucun bouton Raph. Ben on n'a rien touché depuis tout à l'heure. Merci Babette, merci d'avoir réglé ça. Raph, c'est un plaisir de t'avoir pour ces 10 ans de Régénère.

Raph, tu es celui avec qui on a fait une véritable révolution de l'Artemisia cette année. Est-ce que tu pourrais nous redire un petit peu combien il y en a eu potentiellement d'envoyer de graines, de grammes, c'est hallucinant, proprement hallucinant. Oui, alors après notre vidéo, il y a eu un tsunami que j'ai eu du mal à gérer, heureusement que tu m'as aidé.

Et en 2020, il y a eu plus de 10 millions de graines de distribuées et là, on a recommencé la distribution, mais on a bientôt fini. Voilà, mais on n'a pas distribué autant, on a dû distribuer 3,5 millions. D'accord, tu sais que nous de notre côté on a aussi récolté énormément de graines et je pensais qu'en mars j'allais relancer de mon côté une campagne pour toutes les personnes qui n'en ont pas eu l'an dernier parce que ce sera le moment de semer la mars-avril pour

semer les graines et pour relancer ça et pour que chacun devienne aussi dessininateur. Je sais qu'il y a énormément de gens qui nous contactent et pour nous dire écoutez nous on a récolté à partir des graines que vous nous avez données, on va en distribuer dans notre environnement.

Donc, on peut dire que la sauce, elle a pris. Thierry Samitier – Oui, elle a bien pris, tu vois derrière, il y a un petit bouquet là encore, pour faire la tisane.

Et donc, oui, ça a été une opération assez difficile, je dois dire, parce que les personnes qui ont participé à la vidéo, à la visionner du moins, eh bien ils étaient pour la plupart dans une angoisse terrible parce qu'on est dirigé vraiment par des incapables qui ont laissé la population non seulement dans la peur mais en l'absence de tout conseil.

Et la première chose que j'ai faite quand j'ai commencé le 4 janvier à distribuer de l'artemisia, nous n'étions pas encore rencontrés, moi j'envoyais à mes clients une liste de recommandations à la fois diététiques, à la fois par rapport à la vitamine D, la vitamine C, le Zing, le Ravinesara, etc. On avait fait toute une liste, même un peu d'homéopathie, et puis on avait commencé à distribuer nos flacons de gémotherapie, mais là c'était très bon enfant, c'était viable. Après le tsunami de la vidéo,

ça a été c'est plus difficile à gérer puisque des milliers et des milliers de gens, c'est difficile parce qu'on ne peut pas rendre un bon service vraiment quand il y a trop de gens. Thierry Zanonnier. C'est symptomatique aussi Raph, c'est parce qu'effectivement cette question de la santé et de l'autonomie n'avait pas été prise en compte, comme tu dis on a laissé les gens un petit peu dans un désert complet et que d'un seul coup il y a dû y avoir des gens comme toi ou comme nous pour essayer de pallier aux défauts d'un système qui

n'avaient pas été préparés à traiter de manière naturelle et responsable la problématique à laquelle on était confronté ? A. B. Bien sûr, alors ça continue bien sûr, il y a encore beaucoup de personnes atteintes.

Moi ce que je regrette c'est que je n'ai pas eu le temps de faire une étude épidémiologique. Voilà, le docteur, professeur Perron m'a demandé si j'avais fait cette étude, malheureusement non, mais par contre je peux comparer un peu, par exemple il y a eu un cluster dans un lycée d'une ville proche, et bien il y a eu 52 cas positifs, j'ai pu en traiter 18 avec l'artémisia, et bien au bout de six jours comme d'habitude, six, sept jours, les gens n'ont plus de symptômes alors

que les autres ça a duré voilà mais là c'est pas scientifique non plus de dire ça mais j'aurais aimé voilà avoir toute une équipe je sais faire ce genre de choses je l'ai fait pour l'hémophilie il y a très longtemps et et donc voilà c'est voilà c'est le manque de moyens et priorité pourvu voilà c'est et puis même si on a aidé beaucoup de gens je Je pense qu'il y a beaucoup de cas de Covid qui ont guéri tout seuls, ils n'avaient pas besoin de l'artémisia, il faut être juste.

Thierry Pelletier-Lacroix Il faut être juste, effectivement. Raph, toi avec Babette, votre passion, l'artémisia, ce n'est qu'un des petits aspects de votre passion parce qu'elle est tellement plus grande, donc ça t'a pompé beaucoup de temps cette année, mais en fait tu fais beaucoup plus de choses que ça.

ta passion c'est pour les variétés anciennes en particulier et surtout ce qui t'intéresse toi c'est la concentration en principe actif. Tu pourrais nous en parler un peu plus parce que t'as quand même des trucs incroyables chez toi.

Alors donc moi j'ai commencé il y a longtemps, il y a 52 ans, j'étais lycéen en 68, bien sûr on était à faire la révolution lycéenne, la révolution tout court, et mes amis ne juraient que par Marx, Mao, Lénine, etc.

Et moi je disais mais Steiner propose une autre vision d'être relié au cosmos, à la nature, et tous ces fruits, tous ces légumes qu'on est en train de perdre, voilà j'étais déjà très sensibilisé à tout ça, et on me répondait que c'était petit bourgeois, etc. Bon, bref.

Donc, depuis cette période, je n'ai cessé de mettre en avant deux choses qui me sont chères et heureusement, je les pratique encore, que sont les médecines alternatives et la culture en biodynamie avec des plantes anciennes.

Mais on est arrivé à un tel chaos dans ce domaine puisque la perte la biodiversité alimentaire atteint plus de 75 % que voilà j'ai créé des conservatoires mais ce n'est pas uniquement pour créer des conservatoires et comme tu avais l'air de le dire pour jauger cet honneur en polyphénol j'ai toujours eu ce sentiment qu'il fallait qu'on aille vers l'autonomie alimentaire puisque nos gouvernants veulent nous assujettir avec des aliments industriels et donc nous obliger à manger des choses qui n'ont pas de goût,

qui n'ont pas de consistance et surtout qui ne sont pas vivants. Donc ma démarche elle a été d'abord de préserver le vivant et pour préserver le vivant, il ne suffit pas de manger cru ou de prendre des bons aliments crus à mon avis, il faut d'abord sauver les bonnes variétés, les variétés que nos ancêtres ont mis des milliers d'années à sélectionner dans leur biotope et ça pour moi c'est primordial.

Mais il faut tout au long du processus donc d'abord sauver ces les variétés anciennes, ensuite les cultiver avec le plus de respect pour que ce sol qui est premier dans la culture, il faut préserver un sol vivant qui va donner à la plante toutes ces micro-nutriments qui sont nécessaires.

On a tendance à trop considérer les macro-nutriments alors que ces micro-nutriments sont capables de catalyser beaucoup de choses et de nous maintenir en santé. Alors il y a encore d'autres facettes qui pour moi ont toujours été importantes, c'est pour ça qu'il y a une quarantaine d'années j'ai étudié la géobiologie, parce qu'il faut aussi que tout soit indemne de perturbations électromagnétiques, donc c'est important à stocker les produits, les packagings, voilà, tout est important et après la cuisson ou pas,

voilà donc il faut faire extrêmement attention à tous ces produits vivants et trouver son équilibre. Voilà, moi je n'ai pas de dogme mais je pense que c'est bien de manger cru mais c'est bien de manger avec une vapeur légère aussi, les goûts sont un peu différents et voilà c'est pour moi aussi la biodiversité dans différentes façons et d'approche des aliments et je te remercie de m'avoir donné déjà la parole parce que voilà peut-être que nos points de vue diffèrent légèrement mais justement tu es prêt à accepter d'autres

points de vue, c'est ce que j'ai trouvé remarquable chez toi. Oui, surtout qu'ici on n'est absolument pas dans un dogme, ce qui nous intéresse c'est la santé et les moyens pour l'obtenir, ils sont aussi divers qu'il y a d'individus, chacun va avoir une interprétation, une préférence, mais le socle commun est le même vraiment, et quand on se rend compte, quand on a eu la chance d'être invité chez toi et Babette, on est sur une alimentation qui est riche

en goûts, riche en principes actifs, c'est fort, c'est des salades sauvages, et on sent qu'on est vraiment dans une alimentation qui nourrit profondément. Et c'est vrai qu'il y a des petites anecdotes, mais j'ai fait l'expérience de jus de grenade fait à partir de tes grenades par exemple, mais tu as l'impression que c'est du concentré littéralement ce que tu as fait.

alors que c'est simplement que la grenade est archi chargée en principe actif. Et c'est vraiment l'une des difficultés à notre époque je pense, c'est qu'on va utiliser un même mot, on va dire une pomme, une grenade, alors qu'en fait on peut avoir des produits qui sont radicalement différents au niveau de la composition, c'est-à-dire qu'on va avoir quelque chose qui est totalement dilué avec très peu de contenu micronutritionnel et macronutritionnel d'ailleurs, c'est surtout de la flotte et de la flotte de

mauvaise qualité, et puis à l'inverse on va avoir des produits qui sont littéralement des plantes médicinales, tout en étant des fruits mais qui restent des plantes initiales tellement ils sont chargés de précipes actifs.

Thierry Leccercie Bien sûr, tu sais très bien la phrase d'Hippocrate que ton aliment soit ta première médecine, et je les comprends parce que tout était concentré. Pendant longtemps donc j'ai défendu toutes ces thèses et souvent on m'a traité de non scientifique, d'approximatif etc. etc.

Et j'ai senti depuis des années que toutes ces variétés qu'on avait sauvegardées, je les sentais pleines de vie, pleines de vitamines, etc. Et heureusement que des études à travers le monde ont prouvé que, eh bien, après 1950, la plupart des fruits et des légumes étaient devenus des aliments creux.

Et voilà, je rends hommage à ces scientifiques qui ont vraiment été honnêtes. et bien que l'industrie agroalimentaire a refuté ces études elles ont été randomisées de nouveau et donc on sait maintenant qu'il faut prêter une grande attention à la nature des graines à la nature des arbres qu'on va planter c'est pour ça que j'ai fait des conservatoires et il y a encore beaucoup de travail à parce que c'est pas parce que le légume ou le fruit est bio qu'il sera vraiment capable de nous donner toute sa force et sa vitalité. Il faut vraiment retrouver

les variétés sélectionnées par nos ancêtres parce que vous allez voir elles ont plus de goût, elles résistent mieux aux sécheresse et au froid extrême dont on est maintenant de plus en plus accablés.

Et puis, surtout, il y a beaucoup plus de nutriments. Par exemple, une pêche ancienne a 20 fois plus de vitamines A qu'une pêche moderne. Une pomme, c'est l'exemple qui est souvent pris à 100 fois une pomme ancienne à 100 fois plus de vitamines C, etc., etc. Mais c'est l'ensemble des micro-éléments qui sont importants parce qu'ils vont, comme tu le sais, catalyser le reste et donc c'est important que ce soit introduit.

Ensuite, moi je serais plutôt pour la culture en biodynamie parce que c'est un rapport avec le vivant encore beaucoup plus proche et avec beaucoup plus de respect. et je suis même contre employer du soufre, du cuivre et des tas de produits qui sont autorisés en bio parce que ça va apporter des métaux lourds en plus petit à petit on le voit dans les sols même très anciens on voit qu'il y a encore ces métaux lourds. Alors toute cette démarche ça paraît compliqué mais en fait non, il suffit de le vouloir, il suffit de préparer un sol et je suis

bien placé pour le savoir puisque nous avons fait d'un sol stérile qui était des anciennes carrières de pierre donc la roche à fleurs à 40 centimètres et au dessus il n'y avait pas de matière organique, nous l'avons créé petit à petit.

Nous avons mis sept ans avant d'avoir un brin d'herbe et donc nous en avons fait une oasis d'abondance. Et depuis cinq ans, nous poursuivons ces bonnes récoltes avec le fait que maintenant le changement climatique est à prendre en compte.

Parce que depuis cinq ans, nous avons des températures extrêmes, des gels tardifs et l'hiver, nous avons des déluges d'eau qui font qu'à chaque fois, ça occasionne des dégâts, surtout sur un sol fragile comme le mien.

Donc, le changement climatique, ce n'est pas dans les îles, c'est bien chez nous et les agriculteurs sont les premières victimes de ce dérèglement. – C'est clair, j'avais une question à te poser, quand tu dis que tu es parti d'un sol stérile qui était quasiment avec de la roche quasiment à nu, il t'a fallu combien de temps ?

Tu disais 7 ans pour avoir le premier brin d'herbe, il t'a fallu combien de temps pour arriver à planter le premier arbre ? – Alors, moi j'ai un défaut, je suis un homme pressé, et je n'ai pas assez lu la phrase de là-haut-dessus qui dit quelque chose comme ça, la nature elle, elle arrive toujours à temps, et donc j'ai planté des engrais verts mais c'était pas suffisant, je suis allé chercher de la matière organique dans les anciennes fermes du Larzac où les tracteurs ne pouvaient plus passer,

il restait des grosses couches de fumier, des vieux composts, on a pris tous les déchets des végétaux qu'on avait dans les coopératives, etc. Et petit à petit, on est allé chercher la vie dans l'invisible quelque part.

Parce que je n'avais pas conscience, je savais qu'il y avait des vers de terre, qu'il y avait des micro-organismes, mais je ne savais pas qu'il y en avait des milliards et des milliards. Et en fait, j'ai fait confiance à toute cette vie là, souterraine, invisible, et petit à petit, voilà, vu qu'on ne met pas de produits, même autorisés, eh bien on a laissé émerger cette vie et on a essayé d'abord avec 1500 oliviers et quand j'ai vu que ça poussait, j'ai dit ben voilà maintenant on va faire des conservatoires

de fruitiers alors oui surtout qu'à l'époque on avait du mal à trouver des arbres fruitiers anciens voilà et donc avec le conservatoire de porquerolles avec tout un réseau il a fallu fouiner fouiner fouiner avec des greffons parce que c'est pas uniquement mon but, c'est aussi de dire que l'autonomie alimentaire est possible.

Mais pour ça, il faut prendre le temps d'apprendre à reproduire des arbres. On peut les semer, il y a certains noyaux, par exemple, les pêches de vignes qui sont très bonnes, non farineuses, qui se reproduisent par noyaux.

Il y a les bouturages, il y a bien sûr la greffe, qui est relativement facile à apprendre. Tous ces savoir-faire, voilà, il ne faut pas les perdre puisque si on s'y attelle, si on y consacre un peu de temps le week-end, pour ceux qui sont amateurs, eh bien on peut très vite, par les échanges, il y a maintenant beaucoup d'associations qui font des échanges, non seulement de graines, mais de greffons et puis certains ont trop

de certaines boutures. Voilà, tous les échanges qu'on fait, là on est en train d'en préparer une pour le week-end prochain à Lodève. Donc, partout en France a fleuri ce type d'échanges et c'est tant mieux et c'est grâce à cette intelligence collective qu'on va petit à petit aller vers cette alimentaire.

Et cette pandémie, je l'ai ressenti fortement avec les demandes que j'ai pu, et les échanges que j'ai pu avoir avec les personnes habitant surtout en ville, et bien ce désir de se reconnecter à la nature est de plus en plus important.

Et c'est ce qu'on fait un peu ici, on a des sentiers d'interprétation parce qu'il me semble qu'il faut passer par la culture, par la connaissance, par le partage pour que les choses changent et surtout d'enlever certaines croyances que ce n'est pas possible.

Moi je vois, je suis même parfois affolé parce que j'ai des groupe de 30, 40 personnes et il n'y en a pas une qui sait planter un arbre, il n'y en a pas une.

Et donc, voilà, il faut courir de l'un à l'autre pour dire mais non, fais attention, tu laisses les racines à l'air ou des gestes très simples. Donc, on a vraiment perdu quelque chose d'important, c'est comment les plantes poussent, comment elles se reproduisent, etc. Alors oui, moi, ça me semble évident puisque j'ai toujours baigné là-dedans, J'ai toujours regardé mon grand-père, mon père, faire et voilà à 8 ans en sortant de l'école quand c'était le

moment des champignons, au lieu de prendre la route je prenais les bois et je ramenais des champignons, des myrtilles, voilà. Le sauvage il est là et cette nature elle est généreuse, c'est ce qui nous incite à la respecter.

– Raphaël, je ne sais pas ce que tu en penses, je pense que c'est quand même une des vertus de la crise qu'on vit actuellement quand même, c'est d'avoir accéléré la prise de conscience de l'urgence, de ne pas être aussi dépendant de grands systèmes de distribution et de se réapproprier une partie de la production alimentaire.

J'ai l'impression quand même qu'il y a un mouvement qui se fait, je ne sais pas si à ton niveau, au niveau de l'association Fruits Oubliés, vous le percevez ? Alors bien sûr il y a cette soif de nature, Il y a cette soif peut-être de se nourrir autrement, mais je trouve qu'on ne va pas au fond des choses parce que le passage à l'acte, sortir de ces zones de confort, c'est très difficile.

Et on a longtemps parlé d'un après et je vois que les mauvaises habitudes se reprennent très vite. Cette année, c'est l'année de l'arbre, c'est l'année des fruits et je suis stupéfait ce sont même des associations qui plantent des milliers et des milliers d'arbres partout parce que il y a beaucoup de grosses sociétés qui ont gagné de l'argent dans le pétrole ou dans les spéculations etc là j'ai été contacté il y a peu de temps, par Nestlé et par d'autres organismes.

Eh bien, on plante, on plante, on plante n'importe quoi d'ailleurs, parce que des arbres anciens, il n'y en a pas tant que ça sur le marché. Et après, on ne s'en occupe plus. Mais ces sociétés se sont données une bonne conscience en faisant ça.

Ils appellent ça le greenwashing. Et voilà, on est encore dans la consommation, il y a un mouvement de mode, alors moi ça fait des années que je prône l'arbre, les variétés anciennes, cette biodiversité alimentaire, donc je vois bien que là on dérape un peu, on dérape vers une surconsommation, c'est devenu à la mode et comme dès que les choses deviennent à la mode, eh bien, on a tendance à faire n'importe quoi.

Surtout, c'est que beaucoup de ces arbres meurent. Alors, il y a plein d'autres expériences, bien sûr, qui réussissent. Il y a des gens qui font de l'agroforesterie. Il y a plein de projets, surtout des jeunes en France, qui sont en train de faire des choses merveilleuses.

Mais voilà, je voulais dire attention. Il y a aussi beaucoup d'ONG qui font n'importe quoi. J'ai eu un cas à Marseille où il y avait une ONG qui a donné plusieurs dizaines de milliers d'euros pour que tout autour de Marseille, il y ait des vergers nourriciers et en fait, ils ont fait venir des arbres de quatre coins de l'Europe qui n'avaient rien à faire en Méditerranée.

Il y a eu vraiment, je considère, des exactions parce que l'arbre meurt, il n'est plus dans son biotope. Oui, il y a une personne qui met en commentaire, c'est une sorte de blanchiment des mauvais comportements de ces multinationales.

C'est exactement ça, c'est-à-dire que l'intention reste toujours la même, sauf qu'ils ont senti le vent tourner, donc il s'est dit il va falloir qu'on mette quelques arbres, il va falloir qu'on mette un peu de bio pour calmer tout le monde.

Mais effectivement, il ne faudrait pas, si le Covid nous a réveillés d'une certaine manière, il ne faut pas se rendormir et se laisser endormir par ces des solutions à la petite semaine qui n'en sont pas.

C'est vraiment un appel à vraiment changer radicalement notre façon de vivre et notre rapport à ce qui nous nourrit. Et je dis alors moi, j'aimerais qu'on mette un peu plus d'argent dans la recherche sur les nutriments de tous ces fruits anciens.

Alors, c'est ce que je fais à petite échelle. Alors, je cherche surtout les polyphénols. mais ça c'est plus une névrose parce qu'on m'a toujours dit que depuis 50 ans que voilà les médecines douces ne servaient à rien, que tous ces légumes et ces fruits bio ne servaient à rien.

Mais quand même il faut aller vers une recherche scientifique élaborée, comparative, et par exemple l'artemisia, il y a très peu de recherches qui sont faites et alors que c'est un produit à 400 molécules et c'est pareil pour beaucoup de fruits.

Aujourd'hui j'ai planté des nopales qui sont un légume-fruits fantastique qui coûte rien à planter. Voilà moi je veux aller dans l'avenir le contraire de ce qui est en train de se faire à coût de centaines de milliers d'euros faire des centaines de milliers d'arbres, moi je veux aller plutôt vers la simplicité des choses qui sont sans apport d'engrais, qui vont résister et voilà une sorte de décroissance soutenable mais qui va vers l'autonomie, je sais pas comment expliquer ce concept mais les deux plantes que je Je viens de citer,

ce n'est pas par hasard, l'artémisia ça pousse tout seul, le nopal aussi, tu n'as même pas à faire un trou, tu n'as même pas à le semer, voilà, tu jettes la palette par terre.

Si le sanglier ne la remue pas, tu mets une pierre dessus et dans deux mois, tu récoltes. Voilà, et il y en manque, il n'y en a pas en France. Et on peut faire vraiment beaucoup de choses avec. Il y a 17 acides aminés, ça remplace le steak.

Et on peut faire aussi d'autres produits en gémothérapie, etc. Donc j'aimerais qu'on magnifie l'arbre et le légume vers la recherche d'éléments nutritionnels et les polyphénols bien sûr. Thierry Sellevy Oui, une recherche vers des arbres qui sont chargés de principes actifs et puis des arbres aussi locaux, c'est-à-dire vraiment adaptés à leur biotope et c'est là où on peut renvoyer vers le réseau fruits oubliés.

Il y a beaucoup de gens dans le chat qui demandent où est-ce qu'on peut trouver des variétés anciennes d'arbres. Allez chercher les pépiniéristes, il y en a des pépiniéristes. – Ils sont out of stock tous cette année.

– J'allais dire, il y a ton fils, il y a Rémi, mais je ne vais même pas parler de lui parce qu'il va me vouloir terriblement. Il m'a dit surtout tu ne me cites jamais parce qu'en fait je n'en peux plus.

Donc ça montre quand même qu'il y a énormément de demandes. Et donc c'est aussi un appel pour dire mais il y a de la place pour des pépiniéristes qui travaillent bien, Ils font des variétés ensemble parce que Renaud, ton fils, il n'en peut plus, il est out of stock total quoi.

Oui, mais c'est pour ça que j'incite les gens à créer eux-mêmes leurs arbres. Oui, leurs pépinières. Il y a plein de stages de greffes ou de bouturages, et puis on peut semer, là aujourd'hui j'ai semé des chênes lièges à glands comestibles, j'ai semé des pépins d'agrumes, Voilà, ensuite, alors moi j'aime bien semer en pleine terre parce que, mais d'en semer beaucoup, et puis ceux qui sortent, ils vont vraiment résister à tout.

Je fais pareil, je fais pareil. Cette sélection naturelle. Donc voilà, pourquoi déléguer toujours sa santé à des spécialistes ? Pourquoi déléguer toujours, voilà, pour faire son jardin, pour ses légumes ?

on sème, on échange les graines, ça apporte de la convivialité, du partage. Il faut qu'on réapprenne tout ça et qu'on se sorte un peu de ce statut de consommateur. Exactement, exactement. En tout cas, Raphaël, cette année, on a fait un truc magnifique avec l'Artemisia.

Ça a aussi beaucoup inspiré des gens. Il y a des gens dans le chat qui demandent un petit peu de quelle est ton activité ? Ton activité, ce n'est pas l'Artemisia. Tout ça, tu le fais de façon totalement bénévole. La conservation des fruits, tu le fais aussi de façon totalement bénévole.

Toi, ta spécialité, c'est la transformation de l'olive. Tu peux nous en dire quelques mots quand même ? Oui, alors on transforme l'olive, la grenade, etc.

Et donc, moi ce qui m'intéresse avant de parler de l'olive, c'est de ne pas jeter. Voilà, j'ai été éduqué comme ça, et par exemple la plus grande découverte que j'ai pu faire avec l'olive c'est justement en sauvant une coopérative on jetait beaucoup d'olives des quarts de tri parce qu'elles étaient un peu abîmées et bien j'en ai fait une huile je parle là de de la luque verte j'en ai fait une huile et à partir de de cette huile j'ai vu qu'elle pouvait avoir jusqu'à 50 fois plus de polyphénol mais et ça m'a pris 7

ans pour retrouver l'amphacium, l'huile médicinale des Grecs, en partant des déchets de production. Pour l'olive, c'est pareil, je récupère les noyaux, où dans le noyau il y a une huile très puissante, puis c'est elle qui va conserver l'huile d'olive, et on jette 87 % du fruit qu'est l'olive.

Et c'est pareil pour plein de choses, j'aide des producteurs de pruneaux en ce moment, on travaille sur le noyau qui peut faire une huile aussi exceptionnelle, soit pour la nutrition, soit pour l'éthique.

Donc, quand on est agriculteur, ça devient de plus en plus difficile, surtout si on respecte les lois de la vie et de la biologie de la terre. eh bien voilà, il faut arrêter de jeter les coproduits parce que ce sont des choses nobles et on peut en tirer soit des micro-nutriments, soit on peut faire de la cosmétique avec facilement.

Et je voudrais ajouter autre chose, c'est qu'il y a maintenant beaucoup trop de Complément alimentaire, c'est devenu une industrie, on n'y comprend plus rien. Et je dis aussi, c'est devenu beaucoup trop un business.

Alors que si on fait attention à planter les bonnes semences, les bons fruits, à faire attention à comment on va cuisiner, on va mettre en œuvre ces repas à partir de ces légumes, de ces fruits sains.

et bien on n'a pas besoin de complément alimentaire ou très peu et je voudrais rajouter autre chose parce que pour moi le premier acteur de santé c'est le paysan et je vous incite à aller le plus localement possible parce que il faut arrêter de tous ces fruits et tous ces légumes qui font le tour du monde vous le savez peut-être pas mais la Chine il faut qu'on fasse avec Greenpeace c'est une action bientôt, des cargos entiers de pommes d'orange arrivent sur les marchés, la tomate, voilà, etc. Et voilà,

il faut privilégier vraiment, je le dis depuis 35 ans, mais c'est vrai que c'est devenu naturel, de plus en plus naturel, mais je vous incite à aller voir votre cultivateur, votre éleveur, votre maraîcher, parce que vous allez à la fois visualiser la terre, et visualiser l'homme et c'est important parce que tout ça c'est de l'énergie voilà la terre d'où va venir votre alimentation cet homme qui travaille et vous allez créer un lien un lien humain et c'est ce qui manque le plus puisque nous sommes dans une société

vraiment dématérialisée et ce qu'on veut dans cette société nouvelle qu'on veut créer c'est avoir des liens avec la c'est d'avoir les liens entre les hommes et partager. Thierry Pecotte-François Raphaël, c'est magnifique !

C'est magnifique, c'est magnifique ! Je te remercie sincèrement en tout cas, je te remercie sincèrement pour tout ce que tu nous as apporté cette année, je te remercie sincèrement pour ton intervention et je te remercie d'abord et avant tout avec Babette pour votre engagement pour tout ce qui est la recherche de variétés anciennes, la recherche d'une cohérence au niveau de l'alimentation et du goût et du plaisir, parce que c'est ça que j'apprécie beaucoup avec vous, c'est que tu es un vrai épicurien,

enfin je veux dire voilà. Quand tu as voulu me faire tester l'artémisia, je raconte l'anecdote quand même, quand tu as voulu me faire tester l'artémisia chez toi, ça a fini avec une petite artémisia à 40 et quelques degrés de l'eau de vie d'artémisia et on s'est régalé avec l'eau de vie d'artémisia et tu n'arrêtais pas de me dire mais là c'est médicinal donc vas-y.

– L'alcool va extirper des actifs, voilà, alors il commençait à faire nuit tout à l'heure et je me suis dit mais qu'est-ce que je vais raconter à Thierry ? Je me suis dit mais, et bien sûr à tous ceux qui nous suivent, excusez-moi, et puis il faisait presque nuit et en ce moment je n'ai que des agrumes et donc je suis allé tirer un palmier d'agrumes que tu vois là derrière.

Je ne sais pas si on le voit. Si, on en voit une partie. Là, regarde, c'est un pamplemouche que j'ai sauvegardé il y a une dizaine d'années, que j'ai appelé Enzo du nom de mon petit-fils, parce que je l'ai sauvegardé au moment où il est né, et c'est par le fruit de l'observation.

il était dans une garigue seul et à chaque fois qu'il faisait moins 5 jusqu'à moins 10 et quand je l'ai vu qu'il résistait à moins 12 j'ai dit bingo il faut le développer en plus le goût est pas mal là là c'est la poncière de collioure qu'on est en train de développer qu'on est en train de faire tester là voilà c'est le meilleur un super citron là c'est le kinoto la la boisson favorite de François 1er, là c'est une orange amère striata, voilà j'ai pris ce que je voyais et là c'est une graine de rubis qui est devenue

beaucoup plus performante, résistante au froid puis voilà après il y a toutes sortes de citrons, des citrons 4 saisons etc. Voilà en ce moment dans les arbres il n'y a que des agrumes.

Je le dis pour l'anecdote mais quand on passe chez Raph et Babette, c'est ça, pendant des heures et des heures, Raph saute d'un arbre à l'autre avec une espèce de passion et de malice dans les yeux. Mais regarde ce citron, celui-là de François 1er, il a été retrouvé dans une carrigue au coin d'une gare et tout.

Et ça, je trouve ça génial. C'est que c'est vivant ce que tu vis là. C'est vraiment de la joie, du plaisir, du goût, du sens. Et c'est tout ça à la fois. Et ça, c'est magnifique de mettre tout ça en congruence.

Eh bien, merci. mais ce qui est agréable c'est d'échanger avec un éveilleur de conscience comme toi parce que tu es ouvert aux hommes, tu es ouvert à toutes les pratiques paysannes et tu m'as sidéré quand j'ai vu tes connaissances sur l'arbre et sur le végétal, voilà c'est fantastique que tu aies toutes ces facettes et voilà, On a de la chance de pouvoir suivre toutes tes vidéos parce qu'il faut enseigner l'autre, il faut que ça circule, il faut que le monde de demain soit fait

de gens avec beaucoup plus de conscience de ce qu'on doit manger, de ce qu'il faut faire pour être heureux et de garder sa joie. Thierry Sellevy Merci beaucoup Raphaël. Je te remercie de t'être rendu disponible.

Nous là, tu remercieras encore Rémi et ton fils pour tous les arbres qu'il nous a fournis parce qu'on est vraiment en train de tous les planter. J'espère que tu viendras bientôt voir un peu notre travail, tu vas voir qu'on a sacrément valorisé tous ces arbres aussi.

Et puis, je te dis à très bientôt de toute façon parce qu'on reviendra te voir pour l'Artemisia cette année, on a encore tellement de questions et de choses à partager qu'on refera une petite descente par chez toi d'ici peu.

Merci pour ton courage. Je t'embrasse Raph, ciao ciao. Bon, c'est magnifique, ça enchaîne, je vois qu'il y a Alex et Rémi qui nous attend depuis un petit moment, donc on va le prendre tout de suite, je suis vraiment ravi de la forme que ça prend, vous avez vu, c'est tant d'inspiration, tant de personnes différentes, et c'est tout ça Régénère, c'est pour montrer aussi que Régénère c'est tout sauf un espèce de système monolithique,

comme on voudrait le caricaturer, donc on dit c'est ça, c'est l'alimentation, non c'est tout, c'est tout à la fois, et quand on parle d'aliments, on va parler obligatoirement de la plante qui a produit l'aliment, puis on va parler de la personne qui a cultivé la plante, des conditions qui ont vu que la plante, la variété de la plante, la sauvegarde des variétés anciennes, tout ça, c'est Régénère.

Et alors, dans Régénère, il y a quand même aussi les vidéos Régénère. Et en matière de vidéos Régénère, j'ai vécu une aventure que je ne pensais pas possible. C'est que moi j'ai commencé avec mon pauvre petit téléphone portable, c'était un pauvre Galaxy, scotché sur un bout de bois, on va dire un peu à la route si on voulait dire. Et puis un jour, il y a quelqu'un qui m'a contacté par mail et qui m'a proposé de faire un film de cinéma. Et ce gars-là, c'est devenu un ami très très cher et

c'est Alex Ferrini. Alex, je suis ravi de t'accueillir. Salut Alex ! Hello Thierry, bonjour à tous. Comment ça va ? Écoute, très bien, ça va. Tu nous accueilles là, c'est ta tiny house, c'est ta dernière création dans laquelle tu habites, tu peux nous en dire quelques mots parce que ça a l'air magnifique.

C'est ça, c'est une petite cabane autonome en eau, en chauffage et en électricité qu'on a fait ces derniers mois, voilà 40 mètres carrés, bien sympathique avec un petit mur en terre ici là et voilà très chouette c'est aussi ça moi c'est on parle souvent de santé ou quoi quand on présente nos films que ce soit régénération ou vivante mais comme comme tu sais c'est bien au delà de la santé c'est vraiment on parle on essaie de parler d'une autonomie quoi d'une autonomie plus

générale et et comme les sujets que ce soit de construction de santé en d'éducation, en vivre ensemble et tout sont assez proches. En tout cas, les principes peuvent être assez proches. Le jeu, c'est un peu de les reproduire dans toutes les branches du vivant.

C'est ça que j'apprécie beaucoup chez toi, Alex. C'est vraiment aussi que tes films, c'est toi. C'est à dire que c'est pas que tu t'intéresses à l'alimentation parce que l'alimentation crue, parce que c'est à la mode, ça fait le buzz et ainsi de suite, c'est tu expérimentes, tu vis ça, tu en témoignes.

La première fois que tu m'as contacté, tu m'as contacté parce que c'était un domaine qui t'intéressait et que tu avais voulu expérimenter, que tu voulais en savoir plus. Donc, c'était pour toi presque que tu faisais le film et puis tu t'es dit c'est un film que je fais pour moi pour partager aux autres.

Ça a été pareil avec Vivante, puisque c'est l'histoire d'Elfie, qui part d'un besoin réel, c'est-à-dire voilà, je veux grandir. Et là, je te vois dans cette cabane, je me dis, c'est vraiment une cohérence.

C'est tout ton mode de vie qui est orienté autour de cette aventure du vivant. C'est ça, je dis souvent que mes films viennent en conséquence d'un cheminement de vie et d'expérimentation. J'ai beaucoup aimé une phrase de Pierre-Richard qui a dit hier dans le live, qui a dit que le but c'est la transcendance.

Et pour moi c'est exactement ça dans le sens où souvent on peut s'arrêter à ce qui est visible, c'est-à-dire que dans ces films-là ou même dans tes vidéos, on parle de santé, de personnes qui vont guérir ou non, des symptômes, etc.

Mais le but ultime pour moi, c'est vraiment d'aller dans cette transcendance. Et Pierre-Yves Albrecht, je ne sais pas si tu vois qui c'est, c'est quelqu'un qui... Ah bah oui, oui, oui. Je t'en avais parlé et pour le partager aux personnes en quelques phrases, moi, il m'avait partagé une idée, une réflexion qui m'avait beaucoup touché, en gros, que tout être humain dans la vie était à la recherche d'une ivresse de vie.

L'ivresse de vie ou la transcendance, pour moi, C'est cet état où on ne sent plus vraiment la gravité, où on sent qu'on sent quelque chose de plus grand que nous, mais en nous.

Et cette ivresse de vie, on peut la trouver par beaucoup de choses. L'abus d'alcool, de drogue, de sexe, de travail, de stress, etc. Et lui, il travaillait souvent avec des gens qui étaient un peu tombés dans la drogue, dans la drogue dure, et qui, grâce à la connaissance de soi, qui du coup pour lui est une autre ivresse, essayaient de... parce qu'au final, lui, ce qu'il disait, c'est que les personnes, voilà, qui vont vers la drogue et tout,

c'est des personnes qui sont à la recherche de ce monde plus invisible, plus subtil, qui sont... Mais voilà, c'est des choses comme... On ne sait pas trop où aller et comme on a perdu aussi tous les rites initiatiques, tout cet apprentissage de comment apprendre à vivre en fait, il essaie de rediriger cette énergie-là vers la connaissance de soi qui pour lui est une ivresse des plus purs et des plus nobles dans le sens où elle nécessite aucun apport extérieur si ce n'est de fermer les yeux,

les oreilles, la bouche et de voir un peu en nous ce qui s'y passe et du coup, faire cette maison pour moi c'était bon, tu amènes un charpentier ici ou un ébénisme, il y a plein de finitions qui ne sont pas top. Mais pour moi, c'est un rite initiatique, un rituel, surtout en tant qu'homme, de construire son toit et tout.

C'est en cela que c'est intéressant et transcendant. Ce n'est pas que de la construction, c'est aussi une expérimentation. Oui, je confirme parce que j'ai vécu un peu la même chose. Il y a bien des années de ça, en 2005-2006, quand j'ai construit ma propre aux yourtes et je me souviens, j'étais dans un atelier collectif, c'était un menuisier qui mettait son atelier à disposition à des personnes qui ne savaient pas travailler le bois pour qu'ils apprennent à travailler le bois, et je suis allé chercher,

j'ai fait toute ma yourte à partir d'un seul tronc que je suis allé chercher chez un scieur, que j'ai transformé en planche avec l'aide de ce menuisier qui était là pour nous guider, et ça a été complètement initiatique.

Je me souviens dans une yourte, il y a ce cercle central qui est vraiment l'âme de la yourte finalement et qui tient tout, et je me souviens avoir passé des heures à le poncer, à tourner autour, et c'était complètement méditatif ce qui se passait.

Et c'est clair que cette sensation de se réapproprier des domaines qu'on a laissés à d'autres, qu'on a laissés en friche, comme notre habitation, notre alimentation, notre santé, pour moi c'est l'aventure humaine.

Ou l'éducation par exemple, c'est ce que vous expérimentez au village de Pourgues, c'est l'aventure humaine, c'est se réapproprier ce qui est du domaine de nos besoins essentiels vitaux. Bah c'est ça, exactement, exactement. Et c'est l'histoire de tes films ?

Oui, c'est l'histoire de mes films et du coup, à travers mes films, c'est un peu mon histoire à moi. C'est vrai que moi, à 22 ans, 23 ans, j'étais un peu arrivé à mon rêve de vie dans le sens où j'étais intermittent du spectacle, je pouvais travailler six mois par an sur des films, mais n'importe quel film en fait, je m'en fous, des pubs ou des clips.

Et j'avais six mois de ma vie où j'étais plus ou moins libre, où la première fois dans ma vie, on me lâchait un peu la grappe, en tout cas qu'il y avait un environnement qui n'avait aucune attente sur moi, que ce soit l'école, les parents ou la société.

Et du coup, même arriver à ça, même faire ces 6-7 mois de voyage en stop, de lecture, de méditation, de rien du tout, de machin, à la fin, même aller travailler pour des films qui n'avaient pas forcément de sens, c'était trop en fait, c'était trop. Et de là, voilà, c'est l'histoire de mes film, mon histoire, de comprendre que...

et Krishnamurti, je sais pas si tu connais, mais je pense que oui, il m'a beaucoup... tous ses livres, et de prendre la responsabilité, quoi, que cette société-là, et voilà, de tomber en profondeur moi-même, et Dieu sait que c'est loin d'être fini, on est toujours en chemin, mais voilà, de prendre cette responsabilité-là pleinement, et d'aller en chemin quitte à se perdre, quitte à tomber, quitte à pleurer et voilà.

Alex, est-ce qu'on pourrait faire un petit topo quand même du film vivant, par rapport au film vivant, un petit retour parce que voilà, comment ça a marché ce film ? Parce que bon, moi j'ai été sur certaines projections, toi t'étais quasiment partout, t'as sillonné la France alors qu'on était avec des contraintes sanitaires qui auraient dû quand même être un espèce d'arrêt net et pourtant le film a été un immense succès.

Tu pourrais nous en parler ? Oui, un immense succès, déjà dans la qualité, dans le sens où moi, j'ai fait quatre films au ciné et c'est vraiment pour moi presque le premier film où il y a eu, où j'avais vraiment en aucun cas à le défendre.

Tous les retours étaient top. c'est que des adjectifs hyper chouettes, constructifs sur le film. Pour moi, les plus beaux compliments qu'on disait de Régénération ou de Vivante, c'était que des films qui, en eux-mêmes, pour Régénération, nous régénéraient, et Vivante nous redonnait de la force de vie et de l'envie de se remettre en mouvement, dans l'eau froide, dans les jeunes, mais dans des projets aussi qui nous font peur, etc., de changer de mode de vie.

comme disait aussi d'ailleurs Raphaël il y a quelques minutes que ben un des plus gros obstacles c'est de voilà c'est de retrouver ce goût à l'inconfort ce goût au mouvement et de vraiment prendre compte et enfin garder conscience que on nous a on nous a vendu le confort comme but et le confort n'a en aucun cas un but et et on et ça sera toujours une illusion si voilà si on cherche toujours le but comme confort le confort comme but et voilà et après en termes de Quantité, énormément de vues, que ce soit au cinéma,

des salles à chaque fois pleines. Toi, tu as assisté à une belle séance à Montpellier, où vous étiez. Incroyable, incroyable, Montpellier. La salle qui était pleine, pleine, pleine. C'était vraiment très, très impressionnant. Voilà.

Et après, du coup, le film en DVD, ils sont partis assez vite en VOD aussi. Ça marchait bien. Et changer, c'est aussi ça un peu le but. On a changé, on a fait beaucoup de live avec des communautés très différentes.

Que ce soit sur l'alimentation, le sport, mais aussi dans le plus philosophique où il n'y avait pas grand chose à voir. Au final, on se rend compte que l'hormèse, c'est un principe de vie en fait qui trouve un écho dans beaucoup de choses, en fait dans beaucoup de points.

Oui, tu parles à beaucoup de gens. Oui, et on se dit « waouh, cool ». Et du coup, on reçoit toujours beaucoup de messages, que ce soit sur le site ou sur Facebook, pour moi, mais aussi pour toutes les personnes qui fait le film et pour toi et wow quoi et d'ailleurs ben voilà on l'a dit plein de fois mais l'idée du film ça vient de toi aussi ça vient de notre discussion à un moment donné sur Paris et Régénération est vivante moi je sais que je les dois grandement à toi voilà c'est ce que je disais souvent c'est le

fait de recevoir ce trésor là en mon coeur et un trésor qui ne demande aucune attente ou rien en retour que je paye des choses ou quoi non c'est de la connaissance c'est une observation et waouh je me suis senti tellement plus libre plus plus autonome en fait ben de moi à moi dans mon fonctionnement que c'était presque pas une honte mais c'était très dur de ne rien faire ensuite quoi que de garder ça pour soi et de voilà encore une fois merci beaucoup de toi pour tout ce que tu m'apportes, sans parler des films déjà,

justement. Et on pourrait faire un truc marrant ce soir, puisque Vivante, il est apparu alors qu'on était dans un cocktail mondain, un super, je dis mondain, mais c'était pas du tout péjoratif, c'était super, mais on n'était pas trop habitués tous les deux.

Donc, au bout d'un moment, on a un peu décroché, on se retrouvait sur les marches parce qu'on n'était pas trop habitué à ce genre de milieu qui était formidable. Mais voilà, on était un peu décalé.

Et puis, Vivante est née et moi, là, j'ai envie de dire spontanément. Et c'est quoi ? Est-ce qu'il y a un troisième volet ? Est-ce qu'il y a un troisième volet prévu ? Est-ce que tu projettes déjà quelque chose ?

Est-ce qu'on avait évoqué des petites choses, mais est-ce que tu as retenu déjà des trucs ? En projet de film, c'est ça que tu veux dire ? Ouais. Pour l'instant, non. L'idée, c'était de finir la cabane et de se concentrer cette année sur le local à Pourgues.

Il y a beaucoup de choses à faire en transformation. Après, il y a des idées de films, comme tu le sais, avec Pierre Etchard et toi sur des sujets qui vont vers... C'est ça qui est intéressant.

Pour moi, il y a déjà beaucoup de films qui parlent de la surface, entre guillemets, dans le sens où dans ce débat d'être entre contre pour les vaccins, pour contre les remèdes ou quoi. Mais ce qui est intéressant, c'est de ne pas oublier d'aller à la racine et à un paradigme et une vision complètement autre en fait de nous-mêmes et de la vie.

Donc ça pour l'instant c'est un peu le seul film qui me donne vraiment un feu intérieur assez grand. Voilà puis après, mais ça c'est plus dans quelques années, refaire un film un peu comme en liberté qui est d'ailleurs en libre accès sur YouTube pour ceux qui le souhaitent, refaire un film sur Pours pour voir comment ce genre de lieu là évolue, au fil du temps, beaucoup plus parler des conflits et de les partager beaucoup plus explicitement, parce que je sens qu'on,

et moi le premier, on a peur, on est souvent dans des trucs, dès qu'il y a un conflit, surtout dans nos vies modernes, on les fuit un peu.

Et donc, comment faire des forces ? C'est pareil, c'est un inconfort qui est énorme. Quand il y a un truc avec quelqu'un, un petit blocage ou quoi, c'est c'est plus facile de ne pas le voir, de ne pas lui parler, de l'insulter ou je ne sais pas quoi.

Plutôt que de dire allez mec, on se pose et on va essayer de découvrir un peu les collines de l'autre, de vraiment essayer de se voir et de parler. Et ça, ça en fait vraiment des magnifiques forces. Ouais, voilà. Voilà, c'est ces deux films pour l'instant, mais rien de concret pour l'instant.

Moi, j'ai une thématique à te proposer. je t'en avais déjà parlé, il me semble que j'avais entre-évoqué, mais pour le troisième volet, entre guillemets, moi il y a un domaine qui m'aurait vraiment fasciné, ce serait d'aller explorer ce qu'on appelle l'effet placebo ou le pouvoir de nos systèmes de croyance sur notre biologie, parce qu'on a beaucoup travaillé dans la régénération sur vraiment l'homéostasie, la loi de l'homéostasie, donc on est vraiment au niveau de la vie organique d'une certaine manière,

dans vivante, on va au-delà de ça, on est plus sur la vie nerveuse, le renforcement, et on commence à parler de renforcement psychique. Moi, je verrais vraiment bien, je le lance comme ça, mais bon voilà, t'es un peu coincé parce qu'il y a du monde qui écoute, donc tu vois, c'est une tactique quoi.

Mais j'irais bien sur vraiment la dimension psycho-émotionnelle, système de croyance et son impact réel sur la biologie. à quel point notre physiologie influence notre psychisme et notre spiritualité, et l'inverse, et vice-versa.

Et ce fameux effet placebo qui est tellement raillé par certaines catégories de personnes qui disent que tout ça c'est que de l'effet placebo. Moi à chaque fois j'ai envie de dire mais attends, si avec la pensée, avec la foi, tu fais aussi fort, s'il n'est plus fort que des tas de substances chimiques, Mais putain, c'est génial parce que tu n'as aucun appui secondaire, tu n'as aucun coup, tu as le médicament.

Enfin, je veux dire, voilà, la puissance de la foi, la puissance de la foi dans la guérison avec une approche, tu vois, si je pouvais dire une approche étcharienne, tu vois, d'une certaine manière.

Comme il a expliqué hier, comment il construit sa transcendance à partir de la connaissance des éléments de base, c'est-à-dire comment on évolue du plus matériel concret vers quelque chose de plus subtil, de plus spirituel, sans partir dans des dogmes, dans des « il faut, tu dois croire ceci et cela », plutôt prendre ce qu'il y a de commun à toutes ces croyances et voir l'impact de la croyance sur nous-mêmes en tant qu'être.

Ça, je trouverais que ce serait un sujet fabuleux. Comment on peut se changer en changeant notre système de croyance ? Absolument. Il a dit absolument. Vous êtes témoin, il a dit absolument.

Donc il est foutu. Il est foutu, il est pris, il est pris au nazifilé. En tout cas, moi, je voulais te redire aussi, Alex, à quel point ça a été vraiment pour moi une aventure formidable, que Régénération, que le film Vivante, c'est un très, très grand honneur que tu m'as fait de m'inviter dans ces deux films qui donnent vraiment une autre vision, parce que moi,

mes vidéos, elles sont disparates, elles partent un peu dans tous les sens, elles sont parfois faites à la one again. Le film de cinéma, ça pose beaucoup plus. il y a une histoire qui est écrite, il y a un scénario, c'est réfléchi à l'avance.

Et vraiment, tu as magnifié. Dans les interventions que je fais, je trouve que mon discours, il est magnifié. Donc, je te remercie sincèrement parce que tu as fait de belles prouesses, vraiment de très, très belles prouesses.

Et est-ce que tu te souviens de la lettre que tu as faite à Wim Hof pour qu'il intervienne dans le film ? Pour dire que tu fais plus que d'être invité. Tu vois, déjà pour Régénération, c'était vraiment un échange entre toi et moi pour vraiment aller à l'essentiel et vivante, ben waouh quoi.

Ouais, je m'en souviens de cette lettre, je l'ai écrite avec les tripes. On a eu un grand moment grâce à toi. Ouais, je ne me souviens plus exactement du contenu, mais je sais que je l'ai écrit avec les tripes.

Je l'ai un peu provoqué. Voilà, je n'ai plus le contenu en tête, mais je me souviens que j'avais vraiment mis du mien. Mais écoute, là, je vais tout donner et il ne pourra pas dire non. Je l'avais fait rire au travers de la lettre.

Je l'avais. Je me souviens que j'étais allé de façon très, très personnelle et il était là. Carrément, c'est bon, c'est magnifique. Alex, tu as évoqué quelques fois dans notre échange le terme de POURG.

Tu pourrais juste en dire quelques mots, parce que je pense qu'il y a des gens qui ne savent pas obligatoirement. Quand tu parles de POURG, qu'est ce que c'est? pour que c'est une petite tribu de 30 personnes avec comme racine ou comme ouais comme essence pour moi en tout cas comme raison d'être faire confiance dans le vivant le vivant s'incarnant dans l'enfant quand on parle de l'éducation c'est à dire que plutôt que d'être méfiant et du tout ben un peu comme dans la santé quand tu n'as pas confiance dans le corps

tu vas être là à faire beaucoup de choses à, au final, interrompre tous ces processus qu'il a déjà mis en place. Pour l'éducation, pour l'enfant, c'est un peu la même chose.

Donc, plutôt se questionner et c'est énorme déjà à comment enrichir un environnement pour que l'enfant puisse presque naturellement et organiquement puisse se mettre à la hauteur de la richesse de son environnement.

Donc, le vivant dans l'enfant, dans bien évidemment dans tout ce qui nous entoure, les arbres, les jardins, etc. donc essayer de faire pousser des légumes sans mettre trop de choses effectivement comme Raphaël le disait aussi trop de sodium de zinc ou quoi essayer de de faire des choses et si ça pousse ça pousse et de récolter les graines résilientes d'année en année surtout dans le vivre ensemble la confiance dans l'autre elle est pour moi wow ça fait ce projet là hyper un projet hyper intéressant dans le

sens où souvent dans des projets en tribu, en communauté, en collectif, on n'a pas de confiance dans l'autre et dans le sens où on va mettre une règle. On va mettre une règle qui est ok, mais toi tu vas pouvoir venir vivre ici, mais que si tu vas faire 4 heures, 5 heures de travail quotidien pour le groupe.

Et là, l'idée, c'est de dire en fait, moi j'ai envie de vivre avec toi, toi avec nous, top en fait, viens. Voilà. Et ensuite, l'individu est totalement libre d'expérimenter et de faire ce qui le met en joie. Du coup, c'est chouette dans le sens où il n'y a pas cette prison du lieu qui...

On n'est pas un lieu au final ni écologique ou vegan ou ceci ou cela. On a un lieu en fait qui n'est rien si ce n'est la somme des enthousiasmes à chaque instant des individus. Le risque du coup, c'est que Forcément, si demain on est passionné par un jeu sur l'ordinateur, on sera les 20 à jouer en LAN sur l'ordi.

Mais bien évidemment que ce n'est pas ça. On est tous passionnés par l'autonomie et le vivant et nos enfants, etc. Donc, on va vers plus de ça. Mais pour dire qu'il n'y a pas de but qui peut devenir une prison par la suite.

Voilà, le vivant s'incarnant dans quoi? C'est déjà pas mal, dans le corps, quand on parle de santé, je pense que ceux qui nous écoutent sont pas mal au courant.

Puis après, dans la construction, on va essayer de... Mais bon, ça, c'est un peu plus lointain. Voilà, donc POURG, ça fait 4-5 ans qu'on existe.

Souvent, j'ai fait pas mal de communautés en Amérique du Sud ou quoi. Et au fil du temps, les relations s'essoufflent parce qu'on a un peu marre de croiser toujours les mêmes personnes, d'avoir toujours les mêmes sujets de conversation.

Et là, pour l'instant, mais il ne faut pas parler trop vite, on réussit un peu le pari d'avoir toujours de l'air nouveau, neuf, parce qu'on arrive à garder une mouvance, un équilibre en tout cas entre le confort et ça, quoi, le mouvement et l'inconfort relationnel.

Voilà, pour présenter. Je te remercie. En tout cas, c'est vraiment magnifique. Et quand je vois ce que tu as réalisé avec cet habitat, quand je vois ce que tu as réalisé avec ces films, quand je vois le film En Liberté que je recommande vraiment, qui parle vraiment de ce que vous vivez là-bas, je trouve que c'est une superbe expérience humaine et c'est magnifique que tu puisses être là pour en témoigner.

Moi, je pense que c'est vraiment très, très important de témoigner des succès, des échecs, des difficultés, des questionnements. La matière humaine, c'est quelque chose qu'on sait encore peu faire vivre en harmonie.

C'est quelque chose, on a fait beaucoup de lois, on a légiféré, on a contraint, on a puni et on a vraiment des méthodes de vie ensemble basées sur une espèce de respect mutuel qui ne demande pas comme ça des règles coercitives en permanence à découvrir et à créer.

Donc, il faut les expérimenter. Et je trouve que c'est magnifique ce que vous faites. C'est ça. Merci beaucoup. Et à moi, il me tenait à cœur aussi de ce soir de me donner ma définition à moi de qu'est-ce que c'était Régénère et qu'est-ce que c'était ses 10 ans.

C'est vrai que… Et tu m'inspires encore une fois énormément de vie en te voyant parce que tu as un chemin de vie qui n'est pas… Il y a beaucoup de gens qui parlent sur toi Et du coup, pour moi, qu'est-ce que c'est Régénère ?

Pour moi, c'est de retrouver un mouvement, en fait, c'est de retrouver une relation très subtile et très proche avec le cheminement, le mouvement. C'est vraiment, pour moi, un voyage d'un point A à un point B, dans le sens où souvent les gens, même, ils prennent des vidéos de toi il y a 10 ans, ils disent des machins et tout.

Après, c'est qu'une petite partie aussi. mais pour dire que ben merci parce que je pense que grâce à toi et moi le premier on est beaucoup à avoir retrouvé ce goût au mouvement ce goût à écouter notre feu intérieur et qu'importe en fait ce que ce qu'en pense le monde et et et voilà et tous et tous les échos qui peut y avoir quoi En tout cas, ça m'a encore apporté genre 70 % d'enthousiasme en plus pour me remettre à observer, à expérimenter, à me tromper, à réussir. Je veux dire, toi, tu es tellement pour moi un exemple

sans cela, de remise en cause, de questionnements de voilà enfin bref voilà c'était pour un mouvement quoi c'était pas un résultat le résultat je pense qu'on s'en fout c'est pas le but c'était de partager et je pense c'est ce qui t'as c'est ce qui fait que pour que aujourd'hui maintenant t'es beaucoup mieux qu'il ya dix ans c'est que t'as trouvé cette flamme de vie quoi cette flamme de vie de partager de chercher de tu vois Au-delà des méthodes, des trucs qu'on s'impose, des modes de vie,

on se remet à vivre en fait. Et même dans ces cas-là, pour moi, dans ces cheminements-là, même le fait de pleurer, de tomber, on se sent malgré tout beaucoup plus en vie que de rester dans un confort qui est au long terme ou même au court terme très mortuaire.

quoi. Donc voilà. Merci beaucoup. Écoute, je tourne à ton côté. Alors là, on a un peu d'écho, mais bon, c'est bon, on était sur la fin.

Dis-moi, il y a juste une question dans le chat. On me demande avec quoi sont faits les lampes qui sont derrière toi. Elles intriguent du monde. bah c'est des petites lampes tu sais hyper dorées où on voit le filament mais là c'est où on voit le filament avec un petit abat-jour en plus pour que ça n'éclaire que la table ou des petites parties mais elles sont faites avec du cordage pour pas voir le fil électrique et ça c'est un petit bout de bois que j'ai fait pour pas que les deux soient trop proches Je n'ai pas encore vu

l'intérieur de ta tiny house, c'est magnifique, c'est vraiment magnifique. On passera à te rendre une soupe ou quoi ? C'est ça, en vrai, elle n'est pas encore finie, finie, mais dès qu'elle est finie, franchement, je t'invite et on passe 3-4 jours en mode cool, avec grand plaisir, dans notre petit bain chaud aussi.

Génial. Bon, écoute, j'ai pris note. Je t'embrasse très très fort. Merci mon frère. A toute. Et à très bientôt, la bise à Elphine.

Oui, carrément, à toutes et à tous. Eh bien voilà, je crois qu'on a passé une belle soirée. J'espère que vous avez apprécié autant que moi tous ces échanges. Et j'ai une bonne nouvelle, c'est qu'on est dans une semaine de fête.

Donc ce n'est pas terminé. Demain, il va y avoir des surprises. demain. L'un de mes invités, je peux vous dire qui c'est parce que je peux le dire, les autres on va les garder un peu secret, il y aura beaucoup de surprises.

L'un de ces invités il compte beaucoup pour moi, c'est mon deuxième Pierre, il y a Pierre Etchart qui a transformé ma vie de façon manifeste et pour le meilleur, il y a Pierre Dufraisse aussi qui a transformé ma vie pour le meilleur, et demain il y aura Pierre Dufraisse, mais pas que, il ne sera pas seul, Et vous allez voir, ça va être pas mal d'invités qui seront en corrélation avec les thématiques qu'on va développer avec Pierre.

On va parler de renforcement, on va parler de sport, on va parler de rectitude morale, on va parler d'honneur, on va parler de culture de soi et on va parler d'altruisme, je pense, demain. Autant de thématiques qui collent beaucoup à Pierre, mais je lui ai réservé quelques surprises.

Pierre, si tu m'entends ou s'il y a des gens pour lui dire, il risque d'être surpris, tu vas être mis au défi, ça va être de l'hormèse pour toi aussi. Je vous embrasse toutes et tous, je vous souhaite une très bonne soirée.

Je vous rappelle, comme c'est marqué en dessous, qu'on a actuellement une promo exceptionnelle sur les formations en ligne pour les 10 ans de Régénère, donc profitez-en, profitez-en.

Et on se retrouve demain avec Pierre Dufraisse avec toutes les surprises. Moi je vous dis bonsoir à toutes et à tous, je dis bonsoir au petit tyrannosaure aussi qui est avec nous, et ça c'est pour mon petit chéri que j'embrasse très très très très fort, je pense à lui très très fort.

Vive la vie, vive le renforcement, vive l'amour de la vie d'une certaine manière, et je crois que ce soir les 5 invités, puisque c'était Jacquie et Mimi, en ont parlé, l'ont illustré chacun de leur manière, et c'était magnifique.

Reposez-vous bien, à demain, Moi, demain, je vais me retrouver encore et toujours à travailler pour vous, à préparer des vidéos, à planter des arbres, à préparer le monde de demain.

Et souvenez-vous que la vie, ça se choisit à chaque seconde, dans nos interactions avec les autres, dans ce que nous faisons, dans ce que nous pensons, dans nos intentions, dans ce que nous mangeons, dans ce que nous respirons.

À chaque seconde, choisis la vie, et tu vivras. Allez, on se retrouve demain, ce n'est pas fini, on va avoir une sacrée semaine.

À très bientôt, bye bye !

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