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10 ANS RGNR (jour 1) : "Le défi du vivant" avec Pierre Etchart

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L'équipe RGNR
149 vues • Publiée le 13/02/2021

Pour marquer les 10 ans de RGNR, Thierry reçoit Pierre Etchart, chercheur autodidacte dont la pensée a profondément influencé sa façon de comprendre le vivant. L’échange s’ouvre sur ce qui fait la singularité de Pierre : une approche qui refuse de se cantonner à une discipline, et qui cherche à relier physique, biochimie et biologie pour saisir la complexité du vivant dans sa totalité.

Une large partie de la conversation porte sur la nuance comme condition de la santé. Thierry et Pierre observent que le monde actuel fonctionne par oppositions binaires, pour ou contre, et que cette rigidité idéologique est précisément ce qui empêche une compréhension réelle du corps. Pierre développe l’idée que les principes biologiques agissent indépendamment de ce qu’on croit ou refuse de croire, et que l’inflammation, par exemple, n’est pas un ennemi à supprimer mais un signal à comprendre.

La discussion aborde aussi la façon dont les consensus scientifiques se forment parfois sur des a priori transmis de génération en génération jusqu’à devenir des vérités intouchables. Pierre et Thierry défendent le droit de questionner, de se tromper et de corriger, y compris sur des sujets sensibles comme la vaccination ou la médicalisation systématique des symptômes.

En fin d’échange, Pierre présente son ouvrage, conçu pour aider les gens à structurer et s’approprier les connaissances plutôt que de simplement les accumuler. Il insiste sur la responsabilisation comme seule voie vers une vraie autonomie : changer de dépendance n’est pas devenir libre, et c’est dans la capacité à faire des choix éclairés que réside le vrai pouvoir sur sa santé.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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d'habitude, je vais vous demander de me confirmer que tout fonctionne bien dans les commentaires, vous dire si l'image est bonne, si le son est bon pour vous et si tout fonctionne de manière adéquate. Et à fonction de ça, on pourra commencer.

Pierre Etchart qui va être notre premier invité ce soir et vous comprendrez pourquoi il est mon premier invité de cette série de vidéos pour fêter les 10 ans de Régénère. Pierre Etchart va nous rejoindre d'ici peu.

Voilà j'attends juste votre retour par rapport à la qualité que ce soit sur Facebook ou sur YouTube. Merci de prendre le temps je sais qu'il y a un petit décalage donc c'est normal que ça prenne un petit peu de temps et en fonction de ça et bien on va démarrer.

Ok pour le son et l'image super sur Facebook merci Béatrice tout fonctionne très très bien nickel moi je Je remercie Jonathan qui a présidé au paramétrage. Le son est bon, bonsoir, image floue, très basse qualité, le son OK.

Tout est parfait, même toi, c'est parfait. Bon, écoutez, alors il y en a qui disent que c'est un peu flou, ça va vraiment dépendre de votre connexion aussi. On va faire pour le mieux et normalement au cours de la soirée, de toute façon, ça devrait s'améliorer.

Donc bonsoir à toutes et à tous, c'est un grand plaisir de vous retrouver. pour une série de vidéos que je vous propose pour les 10 ans de Régénère parce qu'effectivement, il y a 10 ans de ça, c'était exactement, si vous allez voir la première vidéo, le 13 février 2011, j'étais dans le nord de la Thaïlande, dans une ville qui s'appelle Chiang Mai qui est assez connue dans le nord de la Thaïlande, et dans un coin du grand marché de Chiang Mai qui s'appelle Wong Mai Market, je me souviens, c'était un coin où on vendait juste à

côté des tas d'ananas, et bien j'ai demandé à des amis qui étaient dans la même guest house que moi de me filmer, et ça a été le début des vidéos Régénère. Et les vidéos Régénère, je dis souvent mais Régénère ce n'est pas une méthode, ce n'est pas une méthode figée, fixée, c'est plutôt un regard, une indexation du regard.

On commence à porter non pas ce regard sur l'extérieur mais sur l'intérieur. Et au cours de ce parcours avec Régénère, j'ai rencontré de multiples personnes qui m'ont inspiré. L'idée pendant tous ces lives, je ne sais pas combien il va y en avoir, mais je pense qu'on est parti pour pas mal, une bonne partie de la semaine en tout cas, tous les soirs de 20h à 22h, c'est de vous faire rencontrer toutes les personnes qui ont joué un rôle majeur dans l'aventure Régénère, les gens qui m'ont inspiré, qui m'ont apporté des éléments cruciaux,

fondamentaux. Ça va être le cas ce soir avec Pierre Etchart, et je vais vous expliquer pourquoi j'ai choisi Pierre Etchart comme premier invité. Des gens qui m'ont guidé sur le chemin, qui ont été des petites lanternes, qui m'ont conduit sur ce chemin, ce chemin qui était avant tout un chemin vers l'intérieur, vers cette puissance qui siège en nous, cette puissance de vie qui siège en nous, et en ayant un discours qui est très simple en disant Voilà, avant toute chose,

mobilisez cette puissance, mobilisez cette puissance et voyez ce qu'elle peut faire pour vous. Et puis ici, ça ne suffit pas d'aller chercher autre chose, mais avant d'aller développer un arsenal chimico-thérapeutique, peut-être que ça vaudrait le coup d'aller creuser ce que le corps peut nous donner.

Vous savez, souvent dans mes stages, je prenais l'exemple de ce qui se passe dans le film de John Cantor qui s'appelle Christine, qui est une interprétation d'un livre d'un auteur américain qui s'appelle Stephen King, et dans ce film c'est l'histoire d'une voiture hantée qui s'appelle Christine, il y a une scène qui est mémorable dans laquelle Arnie, le héros, a récupéré cette voiture qui est toute cabossée, qui est toute défaite, qui est en sale état, et ça fait des jours qu'il essaye de la réparer.

Et moi j'y vois vraiment l'allégorie, c'est comme nous, après un long parcours, on a essayé de réparer notre santé et puis on n'y arrive pas. Et là Arnie il est accoudé sur le bord de la voiture, c'est le soir, et il est fatigué, on le sent usé, et là il est sur le point de renoncer, il dit ok c'est fini, toi et moi finalement ça ne va pas pouvoir marcher et ainsi de suite.

Il se retourne, il commence à s'éloigner de la voiture, et là on entend un petit craquement, il se retourne et il remarque que le filtre à air il est flambant de neuf. Alors à ce moment-là, Arnie il comprend, qu'est-ce qu'il comprend ?

Il comprend que la voiture est implantée, on est d'accord, aucune voiture ne se répare pas comme ça. Mais l'analogie avec le corps humain, avec le vivant même, je ne dirais pas que le corps humain, le vivant dans son ensemble est parfait.

À ce moment-là il fait quelque part de recul, il se met face à cette voiture et il lui dit « Ok, show me, montre-moi ce dont tu es capable. » Et là, devant nos yeux, on voit la voiture se reconstruire.

C'est des effets spéciaux des années 80, donc c'est laborieux, mais ça vaut quand même le coup. Et ce qu'il y a de fantastique dans ce film, c'est qu'on prête à quelque chose qui est non-vivant les caractéristiques du vivant.

Une voiture ne se reconstruit pas d'elle-même, le vivant est auto-réparant d'une certaine manière, et c'est un sujet qu'on va beaucoup discuter avec Pierre Etchart ce soir. Et l'histoire de Régénère, c'est d'abord ça, c'est d'abord mon histoire, où à un moment j'étais dans un état comme énormément d'entre vous.

J'avais des grosses difficultés sur le plan de la santé, j'étais un peu perdu dans toutes les approches thérapeutiques, et là à un moment on m'a fait passer ce message, on m'a dit « Thierry, si tu modifies certains paramètres de ton hygiène de vie, ça peut tout changer pour toi, essaye. » Et là quelque part c'est un peu comme si je m'étais assis face à mon être, parce que ce n'est pas que mon corps, c'est mon être dans sa globalité, et que je lui dis ok,

montre-moi, montre-moi ce dont tu es capable. Et pour ma part, je crois en être un témoignage vivant, dix ans après si vous venez la première vidéo et que vous me regardez maintenant, je pense pouvoir être un témoignage vivant de l'efficacité flagrante, alors non pas d'une méthode, là où je change tout, ce n'est pas d'une méthode, c'est la puissance du vivant, ce n'est pas la puissance du jeûne, ce n'est pas la puissance des bains froids, ce n'est pas la puissance de

l'alimentation vivante, non, non, c'est la puissance du vivant, la puissance du vivant qui s'exprime au travers de nous. Nous sommes des témoins du vivant, et ça c'est tout le projet de Régénère, c'est la fête des 10 ans de Régénère, C'est ce pourquoi je vous convie pendant ces 4, 5, 6, 7 prochains jours je pense, vous allez voir il va y avoir des soirées très diverses, des soirées où il n'y aura qu'un seul invité, des soirées où il y aura de nombreux invités,

demain ce sera une soirée où il y aura des tas d'invités, je vous en livre quelques-uns, il y aura Dominique Guyot de Mémoire, il y aura Pierre Dufraisse qui sera là, il y aura je crois aussi Jackie et Mimi Boisset les sportifs de très haut niveau, Vous allez voir, il y aura encore d'autres surprises et puis il y en aura encore lundi, il y en aura encore mardi, il y en aura encore mercredi.

On va avoir toute une série de vidéos très intéressantes sur le jeûne comme solution ultime pour gérer la crise. Et vous allez voir, ça va vous amener dans des horizons avec une étude basée sur la réalité, sur le terrain.

Vous allez voir, ça va nous amener très très loin. Moi, je voulais en profiter aussi pour vous annoncer que je profite de ces 10 ans de Régénère pour faire une espèce de mise à jour de toutes mes formations vidéo et toutes les formations vidéo qui sont sorties en 2019, je les offre avec une promo exceptionnelle, je fais moins 50 % sur toutes les formations.

Donc c'est vraiment le moment d'en profiter, vous avez le lien qui est sous la vidéo, ça va durer tout le temps de la semaine. et je dis que c'est le temps d'en profiter parce qu'en fait en suitant au cours du mois d'avril-mai-juin, je vais faire une deuxième version de ces formations.

Et évidemment, toutes les personnes qui ont accès à la formation, ils ont accès à toutes les mises à jour de la formation. C'est-à-dire que si vous la prenez maintenant, vous aurez accès à la version 2 comme toutes les personnes qui l'ont pris antérieurement, c'est comme ça que ça se passe.

Donc c'est une façon de fêter les 10 ans, de vous encourager, de vous dire écoutez, si vous voulez vous former, si vous voulez prendre la responsabilité de votre santé, si vous voulez avoir des clés essentielles pour vous et pour vos proches pour vous autonomiser en matière de santé, là vous avez des outils qui ont fait leur preuve, qui marchent extrêmement bien, qui sont accessibles au niveau financier et qui vont en plus évoluer.

Il y a des tas de gens qui ont eu recours à ces façons, vous verrez il y a des témoignages exceptionnels. Vous avez le lien sous la vidéo, je vous le rappellerai, mais c'est vraiment quelque chose qu'on vous propose spécifiquement, donc ça va être jusqu'à je pense samedi prochain.

Et d'ailleurs samedi prochain il y aura quelque chose d'assez exceptionnel, ça sera aussi la date de lancement d'une nouvelle formation avec Pierre Dufraisse, je pense qu'il sera avec moi pour annoncer le lancement de cette nouvelle formation qui s'appelle REGAIN, et qui sera une formation basée sur le renforcement et l'hormèse, qui complétera très bien, il y a une très bonne synergie entre mes premières formations comme cure de jouvence, physio ou vieillir en santé, et cette formation revient,

je vous en dirai un peu plus quand on se retrouvera. C'est très important ce que je vous disais tout à l'heure parce que disons que la puissance... La puissance, alors attendez, excusez-moi, voilà, j'ai mis un commentaire, donc je peux mettre les commentaires, je peux mettre les commentaires, hop, voilà, hop, c'est bon. Je peux mettre les commentaires en exergue, donc quand il y a des commentaires qui sont sympas, quand il y a des questions, je pourrais les mettre devant.

Je sais qu'il y a des gens qui ont des petits problèmes de connexion, qui disent que l'image est un petit peu floue, ça peut venir de votre connexion normalement, parce que chez moi normalement c'est plutôt bon. Je vous dis, Régénère ce n'est pas une méthode.

Régénère c'est avant tout en regard, c'est-à-dire en vous il y a quelque chose qui est unique, c'est le vivant, et ce vivant a des capacités uniques. Apprenez à les connaître pour qu'ils vous donnent ce qu'ils donnent.

Et je sais que le discours que je porte a été caricaturé, a été stigmatisé, a été raillé, a été moqué, a été reporté de manière grossière. Et la raison est très simple, elle est éminemment simple, c'est que c'est un discours qui vous dit qu'il n'y a pas d'absolu ou de relatif.

On vit dans un monde d'absolu actuellement, il faut être pour ou contre. Tu es pour ou tu es contre le masque, tu es pour ou tu es contre la vaccination, tu es pour ou tu es contre je ne sais pas quoi. Il faut toujours être pour ou contre, et si tu n'es pas contre, tu es pour.

C'est automatique, et la nuance on ne connaît absolument pas. Et si tu commences à dire, alors écoute, c'est un peu plus complet que ça, je ne suis pas pour le masque, mais je ne suis pas contre non plus dans un certain… Hop, hop, hop, tu n'es pas pour le masque, ok, conspirationniste, tu n'es pas pour la vaccine, non, non, mais ce n'est pas que je ne suis pas pour… Et ça, ce monde d'absolu dans lequel on veut nous faire vivre est un monde qui ne colle pas à la réalité du vivant,

Parce que la réalité du vivant ce n'est pas oui ou non, c'est ça dépend. Et la méthode régénère c'est d'abord d'accepter cette dimension de la nuance. Et c'est pour ça d'ailleurs souvent que je me heurte avec des personnes, il y a des personnes pour qui la nuance n'est pas acceptable, parce qu'il y a une forme idéologique et dans l'idéologie c'est oui ou non.

Là ce n'est pas oui ou non. Est-ce que le jeûne c'est bon ? Ça dépend, ça dépend de quoi ? Ça dépend de toi, et puis quel jeûne, quelle durée, comment ?

Est-ce que les bains froids c'est bon ou ça dépend ? Oui, mais tu t'en parles, c'est oui ou c'est non ? Et bien ça dépend, et ça dépend de quoi ?

Et bien ça dépend de qui tu es, ça dépend du type de bain, de la durée, de l'intensité, ça dépend de tous ces paramètres-là, et ça c'est vraiment la base. La base c'est aussi de dire voilà vous avez cette force de vie en vous, et cette force de vie en vous avant même de la solliciter il faut apprendre à la connaître, à la comprendre.

Donc c'est une forme d'intimité avec soi-même qui nous est demandée. À une époque où on nous demande en permanence de démissionner de notre responsabilité dans les mains de spécialistes, la méthode régénère c'est de dire au contraire non mais le spécialiste ça va être vous, ça va être vous, alors vous allez dire non mais ce n'est pas possible, attend il y en a qui ont fait 10 ans d'études, 15 ans ou 20 ans d'études, tu ne peux pas toi arriver et prétendre, ben si prétendre,

parce que si on parle de santé ça aussi c'est la différence fondamentale, on ne parle pas de maladie, on parle de santé. Entendu, et ça va être un gros sujet avec Pierre-Richard, entendu que la maladie n'est pas quelque chose, dans le modèle que je vous propose, n'est pas une entité qui existe par elle-même, la maladie telle qu'on l'appelle c'est l'absence de santé ou la diminution des niveaux de santé.

Donc on ne va pas s'occuper de maladie, on va s'occuper de santé. et si on te dit la maladie c'est la diminution des niveaux de santé, tu dis on va s'occuper de la santé et Régénère c'est la santé, Régénère nous c'est la santé, et c'est vraiment là où on change complètement de paradigme, on te dit oui la maladie, des fois il y a des spécialistes, oui mais c'est des spécialistes de la maladie, on est dans un total autre registre, on change complètement de paradigme,

et les formations dont je vous parlais qui sont en motion actuellement, eh bien les formations que je vous propose vont directement dans cette direction, c'est-à-dire enseigner la santé. Et c'est certainement là où on a fait fausse route. Je pense que l'erreur fondamentale actuelle c'est d'avoir tout axé sur la maladie.

Alors on est devenu très très fort pour traiter les symptômes, on est devenu extrêmement fort pour traiter les symptômes, mais c'est bien si la cause des causes, la problématique première c'est le symptôme.

Mais si la cause des causes ce n'est pas le symptôme, si le symptôme n'est qu'une manifestation, on ne s'y nia de rien. Alors à ce moment-là, devenir spécialiste des systèmes d'armes, ça ne va pas résoudre la problématique.

Tu vois, c'est un peu comme tu as l'alarme qui se déclenche chez toi et toi tu restes fasciné à regarder l'alarme sonner, et puis là tu étudies comment tu vas pouvoir connecter l'alarme. Non mais la problématique ce n'est pas de déconnecter l'alarme, la problématique c'est d'essayer de comprendre ce qui a présidé à l'allumage de cette alarme.

et quand on parle d'alarme, je le vois apparaître sur notre écran, j'ai le plaisir d'accueillir Pierre Etchart. Bonsoir. Salut Pierre. Bonsoir Thierry, bonsoir à tout le monde. Merci beaucoup Pierre de me rejoindre pour ce premier live des 10 ans de Régénère.

Je voulais le faire avec toi Pierre parce qu'en toute humilité, et tu le sais, Tu m'as posé les questions les plus dérangeantes, les plus déstabilisantes et les plus pourvoyeuses de croissance qu'on m'ait posé ces dix dernières années, avec des petites questions bêtes comme c'est quoi la santé par exemple, ou qu'est-ce que c'est que l'adaptation, qu'est-ce que c'est que l'homéostasie.

Alors j'ai dit bête entre guillemets. Pierre, est-ce que tu voudrais te présenter en quelques mots s'il te plaît ? Bon, moi, je n'ai pas énormément de choses à dire sur moi-même, parce que ce que je trouve le plus intéressant, effectivement, c'est plus dans ce que j'ai à dire que dans qui je suis moi-même.

Je dirais que je suis quelqu'un qui s'est très, très, très tôt intéressé au monde du vivant et je suis très, très tôt devenu un autodidacte parce que j'ai repéré assez rapidement dans la littérature que je lisais, mais déjà très tôt, qu'il y avait des sources de conflits d'intérêts dans les différentes approches méthodologiques qu'on pouvait amener pour essayer de comprendre le vivant.

Et quand je suis rentré à l'université, j'ai très vite vu aussi les limites de la véritable recherche entre guillemets de la vérité. C'est à dire que très souvent, malheureusement aujourd'hui, ce que l'on retrouve c'est plus une tentative de confirmer ce que l'on croit savoir déjà plutôt qu'une tentative de remettre en question systématiquement ce que l'on croit savoir. Dans la première proposition, les gens ne sont pas forcément conscients qu'ils croient savoir.

Pour eux, ils savent et donc ils ont juste à perfectionner, améliorer, peaufiner ce qu'ils savent déjà pour essayer de l'illustrer un petit peu. Mais ils ne sont pas dans une situation où le savoir est quelque chose de non linéaire et qui va, à certains moments de l'évolution, demander de casser, de briser les concepts que l'on croyait pour pouvoir aller au-delà et appréhender le vivant de façon beaucoup plus complexe et donc de façon beaucoup plus réaliste. Donc je dirais que ça,

c'est vraiment la première partie, la partie pour moi qui m'a qui m'a motivé, qui m'a amené à travailler. Et surtout, la chose la plus intéressante pour moi, c'est que je suis quelqu'un qui est pluridisciplinaire. Je ne me suis jamais contenté de me spécialiser dans une discipline ou dans un aspect.

Et ce qui m'a toujours fasciné, ce qui m'a intéressé, et c'est ce que je fais encore aujourd'hui, c'est de faire le pont, le lien, en fait, entre les différentes branches que l'humain a créées artificiellement.

C'est-à-dire que, par exemple, aujourd'hui, on est obligé de se spécialiser soit en biologie, soit en biochimie. On est obligé de se spécialiser soit en physique, soit en mathématiques.

Alors que ce sont l'ensemble de ces outils qui vont nous permettre d'appréhender, lorsqu'on arrive à faire les liens, les connexions, qui vont nous permettre d'appréhender vraiment la totalité de la complexité du vivant.

Et je trouve que le véritable intérêt, le véritable enchantement, c'est là qu'il se trouve. Donc je dirais que je suis un chercheur autodidacte qui ne se fixe aucune limite et qui va vraiment chercher les choses là où on n'a pas forcément envie d'aller, mais moi je suis vraiment intéressé par ce qu'il y a derrière tout ça, je suis beaucoup trop stimulé, enthousiaste à savoir ce qu'il se passe derrière tout ça et je n'ai pas peur de ce que je vais y trouver.

Thierry Leclerc Et ta source d'inspiration c'est vraiment le vivant, parce que je me souviens de cette phrase que tu m'avais dit lors de nos premières rencontres, tu m'avais dit tu sais, la personne qui m'a le plus appris sur vie c'est mon fils.

Thierry Lecce Bien sûr, bien sûr. Thierry Lecce Et c'est quelque chose que moi qui suis papa maintenant je comprends parfaitement, je pourrais reprendre ces mots pour moi-même. Thierry Lecce Oui, alors mon fils clairement je lui dois tout, c'est-à-dire que l'être humain que je suis devenu, je lui dois.

Avant ça, j'ai l'impression que j'étais dans un potentiel de devenir et que grâce à lui, je suis devenu un homme. Et tout ce que j'ai réussi à réaliser, tout ce que j'ai réussi à dépasser, c'est lui qui m'a donné la petite lanterne pour avancer.

Il m'a montré là où je devais aller, il m'a indiqué le chemin et il m'a aidé en fait à briser toutes les fausses croyances sur lesquelles je butais avant qu'il n'arrive. Et donc effectivement que le vivant m'amène au vivant pour moi c'est quelque chose de très fort, et d'ailleurs je lui dis en permanence, je n'arrête pas de le remercier, il le sait, il dit ça va papa, je sais, je sais, mais pour moi c'est tellement extraordinaire, mais tellement extraordinaire,

je lui dois tellement qu'il m'a fait le plus beau des cadeaux en fait, il m'a fait le plus beau des cadeaux, au-delà du fait d'être père qui pour moi est quelque chose On le sait, c'est quelque chose d'exceptionnel.

Je ne pense pas qu'il y ait quoi que ce soit qui se rapproche de ça dans une vie. Mais au-delà de ça, il m'a amené, c'est-à-dire qu'il m'a donné l'opportunité de devenir un homme, véritablement un homme, mais dans toute sa partie complexe, de ne pas subir les choses et vraiment d'aller chercher et de pouvoir donner ce qu'on a au plus profond de nous.

Et donc du coup, tout ce qui s'est transformé par la suite, c'est-à-dire ma façon d'échanger, de partager avec les autres et comment on l'a fait toi et moi, a découlé un petit peu de ça.

C'est lui qui m'a montré aussi cette ouvoie, ce fait de devoir partager et de me montrer que même s'il y avait certaines choses que je savais, j'avais beaucoup, beaucoup, beaucoup à apprendre de gens qui théoriquement en savaient moins que moi sur le sujet.

Donc je lui dois beaucoup parce que je lui dois aussi toute l'humilité qui est venue par la suite parce qu'au début quand je me souviens, quand je faisais des recherches, je me rappelle qu'en physique déjà à 14 ans j'étais extrêmement passionné, la relativité générale et la relativité restreinte c'était des choses qui me passionnaient, j'ai passé beaucoup de temps à à étudier et je me souviens que jusqu'à avoir mon fils en fait, j'avais le sentiment par rapport aux autres, oui, de savoir des choses qu'ils ne

savaient pas et du coup, de ne pas avoir de choses à partager avec eux. Et lui, il a cassé ça. Il a clairement cassé ça. Il m'a mis à nu et d'ailleurs, il n'y a que pour lui que je l'aurais fait.

Et donc, il a réussi à me rendre meilleur et à faire de moi ce que je suis aujourd'hui et je suis extrêmement heureux de ce que je suis aujourd'hui. Passer par le vivant pour connaître le vivant c'est fondamental et en même temps c'est du bon sens et j'aimerais bien qu'on commence un peu là dessus parce qu'il me semble qu'effectivement une des pierres d'achopement finalement de l'approche scientifique matérialiste mécaniste moderne c'est peut être d'avoir considéré le vivant comme une somme de parties qui peuvent être analysé de

façon séparée et très mécanique, et d'abord oublier que le vivant c'est du vivant biologique, mais c'est plus que ça, et que même dans le vivant biologique c'est plus que la somme des parties. Est-ce qu'on pourrait partir là-dessus Pierre ? Absolument, c'est la base d'un mouvement qui s'appelle l'émergentisme, c'est-à-dire que la somme des éléments qui constituent représente plus que les différents éléments, C'est-à-dire qu'on a des propriétés qui se deviennent émergentes à partir du moment où des éléments vivants fonctionnent les uns

avec les autres. Alors ça peut être à l'échelle de la cellule, mais ça peut être aussi à l'échelle d'un tissu ou du vivant lui-même. C'est-à-dire qu'à partir du moment où on assemble des éléments vivants les uns avec les autres, c'est-à-dire qu'on les fait interagir, on crée à chaque couche des propriétés émergentes.

Et donc ces propriétés émergentes vont faire la particularité, la spécificité du vivant. C'est ce qui va lui permettre d'ailleurs de lui donner cette caractéristique d'adaptation. Et l'adaptation, qui du coup pour moi est vraiment la base, le fondement de la santé, elle vient de là.

C'est-à-dire qu'elle vient de l'interconnexion de l'ensemble des tissus du corps, c'est-à-dire cette capacité qu'ont toutes les cellules du corps de vibrer en même temps et de communiquer instantanément ensemble. Thierry Pelletier – Donc pour toi l'adaptabilité et donc la santé puisque c'est vraiment une notion qui t'est très très chère, c'est d'abord et avant tout une question de communication et d'échange d'informations efficaces entre les différents tissus du corps et les différents organes du corps ?

Marie-Pierre de Laleu – Alors moi je vais aller plus loin encore, c'est-à-dire que c'est entre toutes les structures du vivant, c'est-à-dire que je vais pousser ce raisonnement là plus loin.

Mais par exemple, si j'arrive à mieux communiquer avec toi par exemple ou avec les gens que j'aime, ma théorie sous-tend que je vais être en meilleure santé. C'est-à-dire que ce qu'on retrouve à l'échelle de la cellule, il faut l'étendre en dehors du corps.

C'est-à-dire que cette vision de dehors par rapport au corps, il il faut qu'on arrive aujourd'hui à le dépasser, d'accord ? Il est intéressant de le contenir pour avoir une approche un peu mécaniste mais pour comprendre comment il est constitué, mais à partir du moment où on l'a fait, il faut l'oublier parce qu'il ne fonctionne pas comme ça.

Nous ne sommes pas des êtres hermétiques, d'accord ? Nous communiquons et nous échangeons et c'est dans cet échange avec notre environnement mais surtout avec les éléments vivants de notre environnement que nous nous adaptons et que nous nous enrichissons, d'accord ? c'est-à-dire que, par exemple, ce que tu vas apprendre toi, voilà, je vais te donner un exemple là, tu apprends quelque chose de fondamental dans ta vie, quelque chose qui te semble être de l'ordre du principe que tu as découvert,

d'accord ? Tu le découvres. Eh bien, si tu décides de partager cette information, la première chose qui va se passer c'est que, pour pouvoir le partager, ça veut dire qu'il va falloir que toi-même tu le comprennes.

Pour le comprendre, ça veut dire qu'en amont, il aura fallu l'intégrer. Cette intégration va générer au niveau cellulaire des adaptations qui vont te faire passer un cap.

Et ce cap, en fait, pour moi, tend vers la santé, d'accord ? Et c'est pour ça que tous les stages qu'on a fait ensemble, on le voyait bien.

Et moi, en tout cas, c'est ce que j'avais l'impression de ressentir, et c'est ce qui est évident pour moi, c'est que lors des stages, ce qui est le plus important, ce n'est pas le contenu des cours que l'on dispensait, c'était la qualité des échanges qu'il y avait par la suite entre différents stagiaires.

C'est-à-dire comment est-ce qu'ils s'approprient ce que l'on partage avec eux pour ensuite en faire quelque chose de plus large, quelque chose qui s'étend. Et ça, cet élément qui s'étend, qui est complètement impalpable, va générer au sein du groupe un état, d'ailleurs on le voit, il y a une espèce de, pas de lévitation, mais on sent que pendant la période de stage on est un petit peu hors temps, et c'est ça qui l'occupe.

Thierry Lecce C'est extraordinaire, c'est toujours des semaines extraordinaires, effectivement les gens quand ils partent de là ils disent mais je voudrais vivre ça tout le temps, parce qu'on est nourri profondément.

Marie Poulain Et pour moi la clé elle réside dans ce que je viens de dire, c'est-à-dire dans le fait que l'on échange des éléments et des concepts qui sont fondamentaux à la compréhension de notre existence et à la compréhension de la façon dont le vivant s'adapte.

D'accord, mais alors là dans ce que tu dis, parce que dans l'introduction avant que tu arrives, je parlais un petit peu de la méthode régénère et je disais en fait la méthode régénère il n'y en a pas, c'est d'abord une façon de regarder, de comprendre le vivant, de l'écouter, de l'entendre et surtout sortir des absolutismes.

Je dénonçais d'une certaine manière le fait qu'actuellement il faut être pour ou contre. Il faut être pour ça ou contre ça, il faut être pour ou contre la vaccination, pour ou contre le masque, pour ou contre l'état d'alerte, et que finalement la nuance, la compréhension, parce que la compréhension demande de nuances, le ça dépend, et tu es exclu des discours.

Si j'entends ce que j'entends, il me semble, si je traduis bien ce que tu dis, c'est la qualité de l'échange, de la compréhension et donc de la nuance, parce que chaque personne va pouvoir recevoir l'information et la transformer à ses besoins, c'est la qualité de la nuance qui va faire la qualité de la santé.

Et donc un monde qui fonctionne d'abord et avant tout suivant des principes idéologiques n'est pas un monde de la santé. – Non, quand on formule comme ça le monde sur des idéaux, on bute sur quelque chose qui est complètement mental, c'est-à-dire que c'est quelque chose qui n'existe que dans notre tête, c'est-à-dire qu'elle n'a pas de réalité dans l'interaction que l'on peut avoir avec notre environnement.

Et ce principe de vraiment interagir et d'être dans la nuance, c'est vraiment fondamental, parce que ça revient à dire un petit peu, si tu veux, que chacun a sa vérité à amener pour faire progresser le vivant.

C'est-à-dire que chacun de par son expérience, de par sa connaissance, a apporté de par sa spécificité des nuances qui vont venir enrichir notre compréhension qui très souvent est trop locale et qui va donc l'enrichir pour avoir un bouquet toujours de plus en plus évasé, de plus en plus volumineux.

D'accord, Pierre je vais te titiller un petit peu sur une thématique qui nous intéresse tous les deux. Là ce soir on se fait plaisir, on a du temps devant nous, je te remercie d'ailleurs pour ça.

Mais alors tu me dis finalement c'est différentes vérités qui vont se juxtaposer, qui vont se confronter d'une certaine manière et dans ton regard, dans ton modèle, est-ce est-ce que c'est différente de la réalité ? Est-ce que c'est différent sur la réalité ?

Est-ce que pour toi il y aurait, et alors là on rend une dimension plus transcendantale et un peu plus métaphysique de la chose, est-ce qu'il y aurait quelque chose auquel on pourrait se rattacher ou est-ce qu'il n'y a que des expériences différentes ?

Non, je pense très concrètement que de part, très paradoxalement, nos expériences individuelles je pense qu'elles nous rapprochent. Parce que finalement on se rend compte que même si de par notre sensibilité personnelle on vit les choses différemment, nous sommes quand même portés par un même élan. C'est-à-dire que tu vois bien par exemple que pendant les stages, même si chacun va vivre chaque expérience, tu vois des thèses que ce soit le froid, que ce soit l'alimentation, que ce soit la méditation, que ce soit l'exercice physique,

tous ces éléments qui ne sont que des outils et qui doivent rester des outils, vont emmener un élément de compréhension sur la façon dont fonctionne le corps de la personne et surtout d'essayer de comprendre ses besoins.

C'est-à-dire que l'objectif dans l'utilisation de ces outils c'est avant tout d'apprendre à mieux se connaître, c'est-à-dire à mieux communiquer avec soi-même. Pour moi, il est là le véritable. Donc dans le jeûne, c'est exactement pareil.

C'est-à-dire que pour moi, le jeûne, ce n'est pas on laisse le corps tranquille et puis on s'évade. Non, non, c'est le moment de rentrer en communication et là vous allez avoir une vraie discussion dans votre temple, tu vois. Et donc là il va y avoir effectivement des sensations qui vont être totalement différentes, mais elles vont être sous-tendues par des principes qui sont les mêmes pour tous.

C'est-à-dire que nous sommes tous régi par les mêmes lois physiques, les mêmes lois physiologiques, Sauf que de par notre terrain et notre rapport à l'environnement, elles s'expriment différemment.

D'accord ? Donc du coup, ce que l'on va avoir dans l'expérience de chacun, ça va être une teinte, une teinte de la vérité. Et donc on va avoir un arc-en-ciel. Mais ça ne veut pas dire que le rouge est plus vrai que le vert.

Les deux sont vrais. D'accord ? Parce qu'il y a une superposition de la façon dont les expériences peuvent être appropriées par les gens. Mais les lois physiques qui les sous-tendent, elles sont les mêmes.

Donc nous sommes quand même tous connectés, je dirais, à quelque chose qui évidemment nous dépasse, mais dans lequel nous sommes tous intégrés. Ce n'est pas un individualisme. Cette façon de ressentir, de se recentrer sur soi et de capter ses nuances paradoxalement elle nous rapproche des autres parce qu'on voit que finalement au travers de ces teintes on se retrouve.

Et d'ailleurs on a du commun. Oui parce que quand on fait ces expériences, tu vois par exemple par rapport aux jeunes, tout le monde le vit différemment mais fondamentalement la majorité des gens qui le font, même même s'il y en a qui l'ont vécu très bien, l'autre qui l'ont vécu très mal parce qu'ils ne l'ont pas fait de la même façon, ils n'ont pas forcément suivi les mêmes protocoles, mais fondamentalement ils ont appris des choses.

Et donc c'est cet apprentissage qui ne va pas être la même pour toi ou pour moi qui va nous rapprocher. Parce qu'en fait c'est comme si on était tous, bon alors on ne l'est pas, mais on est tous sur la ligne de départ, d'accord, et on veut chercher à prendre le maximum, on veut avancer, on a des marches devant nous.

Moi, peut-être que je suis trois pas derrière toi et que ce que j'ai appris va me faire avancer de deux pas, alors que toi, ce que tu as appris, ça va te faire avancer d'un pas.

Alors tu vas me dire, oui, mais attends, moi, j'ai avancé que d'un pas, donc c'est nul, cette méthode, elle ne sert à rien. Pas du tout, pas du tout, c'est pas ça, c'est pas ça du tout.

C'est-à-dire que par rapport à tes besoins, l'expérience que tu as faite et la méthode que tu as utilisée, tu as apporté ce dont tu avais besoin et non pas ce que tu voulais. Et c'est ça la grande différence des méthodes que l'on utilise aujourd'hui dans la plupart des cas.

Moi qui me gêne un petit peu c'est qu'on les utilise trop parce qu'on cherche à obtenir un résultat alors qu'on ne cherche pas à donner au corps ce dont il a besoin et la nuance elle est importante. Tu vois c'est comme par exemple les personnes qui font des jeûnes, moi je ne suis pas spécialiste de jeûne, mais les personnes qui font des jeûnes pour obtenir un résultat très spécifique.

D'accord ? Donc sauf dans les cas, tu vois, de comorbidité ou de vraiment où on veut perdre du poids de ça, mais quand c'est vraiment spécifique à quelque chose, pour nous on passe à côté de la puissance de l'outil.

D'accord ? Thierry Zanonnier Oui, et d'ailleurs c'est ce qui va faire dire à la personne par exemple, pour moi le jeûne n'a pas marché, je sais que chaque fois je jure, quand la personne me dit le jeûne n'a pas marché, je dis non, non, non, Non, le jeûne il a fait une action sur toi, par contre tu avais une intention que tu as posée intellectuellement et tu n'as pas eu le résultat escompté, ou alors l'appréciation même du résultat escompté parce qu'en fait tu ne

sais pas ce qui s'est passé réellement, mais selon les critères que tu as choisis pour objectiver l'expérience tu n'as pas obtenu ce que tu voulais obtenir. Mais dire le jeûne ne marche pas, là par contre c'est dire que finalement les principes n'existent pas, parce que le jeûne répond à des principes.

Tout à fait, et c'est valable pour tous les outils, absolument tous les outils. On prend l'alimentation, on prend par exemple le cru, c'est pareil, c'est-à-dire que le cru sur moi n'a pas marché, mais qu'est-ce que ça veut dire ça, le cru n'a pas marché, ou telle technique n'a pas marché, mais ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que ça n'a fait aucun effet, c'est-à-dire que tu as eu une barrière de protection sur toi et ça a rebondi, enfin comment ça se passe exactement ? Non, et là on voit le manque d'humilité par rapport à la compréhension et par rapport aux besoins de notre corps.

Parce qu'on veut infliger des choses, c'est-à-dire qu'on veut lui imposer des choses parce que c'est la mode aujourd'hui de faire ça, donc je veux être comme ça, donc le meilleur outil, enfin en tout cas pour mon ami, ça a été ça, donc je l'utilise.

Et si je n'ai pas le résultat escompté, c'est que l'outil est nul. Ce n'est pas moi qui suis nul, c'est l'outil qui est nul. C'est-à-dire que ce n'est pas moi qui ai mal compris la façon dont je pouvais interagir avec cet outil.

Et donc du coup, c'est la porte ouverte à toutes les dérives par rapport aux outils, par rapport aux techniques, par rapport aux… Tu vois, on peut entendre tout et n'importe quoi à cause de ça.

Parce qu'on pense que c'est pour obtenir un résultat qu'on anticipe. Alors que la plupart des outils, on ne peut pas anticiper. C'est-à-dire qu'on connaît un principe, mais ce qui se passe est beaucoup plus subtil et on laisse pour le coup le corps faire.

C'est amusant parce que pendant que je t'écoutais, je me disais finalement que le monde moderne, on va dire classique, actuel, c'est un monde dans lequel il n'y a pas de principe, ou en tout cas ils ne sont pas connus ou reconnus pour ce qu'ils sont, et parce qu'il n'y a pas de principe, un peu comme si ces principes c'était un petit peu le pilier, l'axe autour duquel on gravite, parce qu'il n'y a pas de principe, on est obligé de tout rigidifiée avec du dogme et de l'idéologie.

Alors que si on accepte le principe, à ce moment-là on peut expérimenter la liberté parce qu'on a ce principe qui est l'axe fondamental autour duquel tout se structure. Donc je dirais que le monde moderne c'est un monde sans principe qui va essayer de tenir grâce à l'idéologie et au dogme et à l'absence de nuance, alors que le monde de la vie ce serait un monde de principe dans lequel on accepte la nuance et la liberté parce qu'il y a le principe qui nous entre dans la réalité.

– En fait, il y a des choses très simples qu'il faut accepter, tant qu'on ne les acceptera pas, on butera. C'est-à-dire que les principes agissent qu'on le veuille ou non. C'est-à-dire qu'on a beau ne pas y croire ou ne pas vouloir, mais en fait, elles, elles s'en fichent.

En tout cas, les principes, eux, ils s'en fichent complètement. Ils agissent, ils font. Ils ne se demandent pas, attendez, vous y croyez vous ?

Parce que sinon, je ne fonctionne pas bien. Tant qu'on ne restera pas humble par rapport au fait que nous n'avons non aucune action sur les principes du vivant et de l'univers, bon là déjà on peut rester sur le banc de touche parce qu'on va se buter à un mur comme les auto-tamponneuses là, ou qui va nous ramener toujours deux cases en arrière, ça ne sert à rien.

Donc aujourd'hui effectivement on renie les principes et c'est pour ça qu'il y a autant de dérives au niveau de la santé, d'accord ? Le délire, et je pèse mes mots, le délire sanitaire dans lequel on est, il n'est permis que par ce genre de choses.

Donc si on n'accepte pas de revenir, c'est-à-dire de se dire bon écoutez là c'est n'importe quoi, ça part dans tous les sens, Donc peut-être, je dis bien peut-être, peut-être qu'on s'est trompé, peut-être qu'il y a des choses qu'on a mal comprises. Donc il faudrait peut-être qu'on refasse un peu ma chaîne arrière et peut-être qu'on questionne le vivant et qu'on lui demande humblement s'il veut bien nous faire comprendre finalement comment ça marche.

Mais ça on n'est pas prêt encore. En tout cas, ceux qui décident, ceux qui financent tout ça ne sont pas encore prêts à ça, mais l'erreur au départ elle est flagrante et donc ça amène à toutes les dérives et à tous les délires dans lesquels on peut se retrouver aujourd'hui.

C'est aussi simple que ça. En fait, le vivant, quand on le laisse entrer en nous, il est très simple, il est très simple. Moi je suis effaré, plus ça va, plus je suis effaré de la façon dont on se prend la tête en fait.

On se prend la tête, mais c'est quelque chose d'incroyable. Je me dis, mais comment faisaient les gens avant quand ils vivaient sans toute la science moderne qu'on a aujourd'hui ?

Comment ça se passait ? C'est-à-dire qu'ils sont tous morts. Ils sont tous morts parce qu'ils n'ont pas eu la technique qu'on avait aujourd'hui, la compréhension qu'on avait aujourd'hui, ils ont disparu.

Sinon, on ne serait pas là. Mais il y a un vrai problème, il y a un vrai problème. Je pense qu'il faut qu'on fasse un petit peu marche arrière, qu'on accepte d'être un petit peu plus humble et qu'on se dise, bon, là on a fait beaucoup de dégâts, donc il va falloir arrêter à un moment donné et il va falloir se demander où est-ce qu'on a fait des erreurs.

Et donc ça... Est-ce que c'est une question de l'humilité, Pierre ? Ouais, vas-y, vas-y. Pardon, je te laisse te le dire. Du coup, ça c'est effectivement l'introduction à mon futur projet que tu connais, mais c'est véritable, il faut vraiment revenir aux fondamentaux, sinon on n'avancera pas.

C'est-à-dire que tout ce qu'on pourra faire aujourd'hui et tout ce que l'on fait d'ailleurs aujourd'hui, parce que quand je vois l'évolution des discussions qui sont dans les réseaux sociaux, qui sont dans les journaux par rapport à ce qui se passe par rapport à la Covid, mais ce n'est rien de plus que du divertissement.

On est à Hollywood, Mais tout le monde, même ceux qui croient savoir que oui, on participe tous à un spectacle et pendant ce temps-là, il ne se passe rien.

Enfin, s'il se passe, on continue à creuser notre trou. Donc, on pourra continuer à discuter, à faire ça. Si on n'accepte pas tous, même ceux qui ne sont pas d'accord, ceux qui sont pour ou contre, peu importe. En plus, ça aussi, c'est un faux problème.

Comme tu disais au début, le pour ou le contre, ce n'est que la conséquence aussi des idéologies sur lesquelles on bute complètement. Donc il va falloir revenir à un moment donné en arrière et décider de dire qu'il y a peut-être des modèles qui ne fonctionnent pas, qui ont atteint leurs limites, qu'on a essoré, véritablement essoré, surtout cette dernière année, et que ça ne peut pas continuer comme ça.

– Oui, ça ne peut pas continuer comme ça effectivement, et d'ailleurs dans la description que tu faisais tout à l'heure finalement, on en est resté à une espèce d'hermétisme du corps, c'est-à-dire qu'on le ferme, on l'étudie comme une espèce de surface fermée et non pas pour avec son environnement.

Et que tu parlais de cette notion de communication avec l'environnement, ça permet de réaliser aussi que toute la médecine moderne qui est une médecine de combat contre l'environnement, toute l'approche, pas que médicale, scientifique moderne, qui est une approche de combat, de lutte avec l'environnement, Il y a des risques pour qu'elles ne soient pas du tout en conformité avec la réalité qui est une réalité de communication et d'interaction plus que de lutte et d'opposition.

Thierry Samitier – C'est-à-dire qu'on y reviendra du coup, mais en fait dans l'histoire il y a un moment où on décroche, il y a un décroché dans l'histoire des sciences, dans l'histoire notamment de la chimie et de la médecine, et il y a eu un moment où où on a créé véritablement une dualité et donc des gentils, des méchants, et c'est à partir de là qu'on a décidé de fragmenter et d'opposer les choses.

Alors que quand on étudie vraiment le vivant de façon complètement sans a priori, complètement objectif, il n'y a pas de dualité en fait. Tout fonctionne dans le même sens, c'est-à-dire qu'absolument tout tend vers la vie, même la maladie d'accord.

Je t'entendais dire tout à l'heure qu'effectivement la maladie pour nous elle est très souvent opposée à la santé, mais moi je ne suis pas du tout d'accord avec ça. Tu vois, donc la santé moi je le définissais comme la capacité d'adaptation du vivant, mais la maladie pour moi ce n'est pas l'opposé en fait, Parce que pour moi, et comme je l'avais déjà dit sur mes précédentes conférences, il faut avoir conscience que pour pouvoir être malade, il faut être en suffisamment en santé.

C'est-à-dire qu'il faut l'expression de la maladie, qui n'est rien d'autre que l'expression de la santé qui se manifeste, demande de l'énergie, donc demande… Par exemple, une chose toute simple, l'inflammation d'accord, c'est le truc vraiment le plus basique qu'on étudie très bien à partir du foie.

L'inflammation mais le nombre incalculable de connexions qu'il y a entre le système nerveux, système nerveux enterrique, le système nerveux autonome et le système parasympathique et sympathique, c'est astronomique, astronomique.

C'est-à-dire que si vous n'avez pas la capacité d'avoir ce lien et cette connexion, c'est-à-dire toutes ces structures qui travaillent ensemble main dans la main, vous serez incapable de générer de l'inflammation. Et là où aujourd'hui on montre du doigt l'inflammation en disant c'est le méchant, je vous dis que l'inflammation c'est lui qui nous somme.

Parce que l'inflammation en fait permet de compartimenter et permet de cloisonner des structures qui s'ils étaient lâchées dans la circulation libre seraient néfastes pour une plus grande surface. D'accord ? Donc ça c'est un exemple parce que c'est un exemple qui parle.

L'inflammation c'est quelque chose que oui je suis inflammé, je suis inflammé donc il faut traiter l'inflammation. Mais non, non l'inflammation ce n'est pas lui qu'il faut traiter. L'inflammation il est là juste pour te dire On a perdu Pierre.

L'inflammation était là. Je ne pense pas que ce soit à mon niveau que j'ai un petit problème. Est-ce que vous pouvez me dire si, dans les commentaires, on va attendre si Pierre est avec nous.

Pierre, tu es de retour ? Allô Pierre, est-ce que tu m'entends ? Pierre Coulon-Lemoyne Je t'ai perdu ? Oui, et tu es de retour maintenant, c'est bon ? Pierre Coulon-Lemoyne Oui, c'est bon pour moi.

Bon, super. Tu étais juste en train de terminer sur l'inflammation. Donc je disais simplement en fait que l'inflammation était juste en train de dire à notre corps qu'on a du boulot, on a quelque chose à faire, donc on va le faire ensemble, mais pas l'un contre l'autre, ce n'est pas moi le méchant, moi je suis là pour t'aider en attendant que tu comprennes pourquoi est-ce qu'il y a besoin que moi j'intervienne.

C'est comme quand il y a le feu, et que tu vois les pompiers arriver et tu dis non, non, non, non, si il y a des pompiers ça veut dire qu'il y a du feu, donc on caillasse les pompiers en se disant si il n'y a pas de pompiers il n'y a pas de feu, tu comprends ?

Et cette métaphore est très bien parce que par rapport à l'inflammation c'est exactement ce qui se passe, l'inflammation c'est vraiment les pompiers. Et ça ce que je dis là c'est valable. Thierry Leclerc Vas-y, vas-y. Oui, c'est tout ce que disait Béchamp en disant finalement que tout était la manifestation ou la proie de la vie, et ça c'est une phrase qui si on la prend comme ça hors de son contexte elle est incompréhensible, elle est choquante, on va dire non mais il est fou le mec, il me dit finalement il n'y a que la vie partout,

et on va dire non mais regarde moi je souffre, j'ai mal, regarde l'autre il est mort, comment tu peux dire qu'il est mort alors comment c'est la proie de la vie, et on te dit mais le mec, parce que ça demande une de compréhension préalable, c'est-à-dire ça demande cette profondeur de réflexion préalable pour entrer vraiment dans l'intimité du vivant et aller au-delà des premières affaires du langage.

Thierry Samitieri C'est exactement ça. Et cette dualité entre le bien et le mal qui est née très tôt, on y reviendra, a créé justement cette chasse aux symptômes alors que les symptômes, comme on l'a déjà vu, sont nos meilleurs alliés.

Et quand tu parlais de la douleur, on avait déjà parlé de l'algo-neurodystrophie, c'est pareil, on voit à quel point les symptômes qui soient douloureux ou pas sont les garants de la sauvegarde de ce qui est vivant en nous.

Ils sont là, ce sont les gardes-fous, ils nous protègent. Sans eux on ne pourrait pas exister, ou on aurait une espérance de vie ridicule. C'est vraiment où se joue le paradigme.

Alors tu l'as dit plusieurs fois là, tu disais finalement ça s'est passé très tôt cette césure. Là tu nous as fait un peu monter un petit peu là, vas-y lâche le morceau là, tu ne vas pas nous laisser comme ça.

Bon on ne va pas tout approfondir là, mais effectivement comme tu sais je travaille sur c'est un gros projet qui me tient énormément à cœur par rapport aux travaux de Béchan. Et donc dans la littérature, ce qu'on voit effectivement, c'est qu'au départ, dans les travaux de Pasteur et de Béchan, tous les deux, en fait, sont partis d'un a priori.

C'est-à-dire qu'ils ont monté leur théorie sur un a priori, mais qui était invérifiable. Déjà à l'époque, parce qu'ils n'avaient pas les outils adaptés, Et c'est là où c'est incroyable parce qu'on pense qu'en fait toute la science sur laquelle se base la médecine d'aujourd'hui est fondée sur des choses prouvées, appuyées, alors que ce n'est pas vrai, c'est-à-dire qu'il y a énormément de croyances aujourd'hui en médecine.

C'est-à-dire qu'il y a énormément de choses sur lesquelles on n'a pas d'éléments concrets, mais il y a un consensus. et donc la majorité des gens ayant accepté d'y croire, on a fait passer ce consensus pour une vérité, pour une vérité démontrée.

Et donc cet a priori en fait c'était que lorsqu'on tombe malade, Pasteur était persuadé que l'élément pathogène qui était responsable de la maladie était absent du corps, c'est à dire qu'à partir du moment où on n'est plus malade, cet élément pathogène, il n'y est plus, il a disparu, il est mort, il est venu, il a fait du mal, il est mort,

il n'y a plus personne, d'accord ? – C'est sympa parce que c'est simple comme explication, c'est séduisant parce que c'est très simple. – Évidemment, ça parle à tout le monde, c'est très évident, et du coup, et Béchan n'était pas du tout du tout d'accord par rapport à cet a priori, lui au contraire a été persuadé, à l'image de ce que j'expliquais avant, que l'élément pathogène n'était pas un élément extérieur, mais un élément interne qui était l'expression de la santé.

Et donc, on devait pouvoir retrouver quand même des traces sous une forme différente. C'est-à-dire que même si on n'a pas les symptômes d'une atteinte maladive grave à l'extérieur, au sein des cellules, on doit pouvoir trouver les traces encore de ces éléments-là.

Donc à partir de là, on se retrouve plusieurs décennies plus tard, plusieurs siècles même plus tard, à traiter les tests, les tests notamment en virologie où l'on cherche justement l'absence ou la présence et c'est elle qui va confondre.

et on pense que c'est un critère parlant. Thierry Samitier Exactement, c'est-à-dire que s'il est là, c'est qu'on a été infecté et s'il n'est plus là, c'est qu'on l'a pu, c'est qu'on est guéri, d'accord ? Et donc là, ça manque totalement de nuances.

On revient à la discussion qu'on a eue tout à l'heure. Et donc aujourd'hui cet élément-là, il est considéré comme acquis, comme acquis, démontré, ce qu'on veut, alors que ce n'est pas le cas, alors que ce n'est pas le cas.

Et donc aujourd'hui, ça serait intéressant parce qu'on a les moyens techniques aujourd'hui d'évaluer ça, et donc c'est peut-être quelque chose, moi, que je vais être amené à faire. – Donc tu veux dire que tout cela n'est toujours qu'un consensus et non pas une démonstration réalisée avec toute la rigueur de la méthode scientifique, déstimologique et ainsi de suite ?

C'est ça, c'est ça, et c'est ça, tout à fait. Et tout ce qui a été superposé par la suite, qui pour le coup a été fait de façon méthodique, c'est basé sur un postulat qui lui ne l'était pas. Ah d'accord.

Et donc voilà, donc la brèche là elle devient énorme, elle devient énorme parce que là vous changez juste un élément et là l'effet domino dont on parlait, il devient énorme, il devient énorme.

Oui, mais surtout que cet élément c'est la base, c'est le pied, c'est le socle même. Donc si tu tires le socle, tu as toute ta pyramide qui se casse la gueule. C'est pour ça que je te disais déjà depuis plusieurs mois quand j'ai entrepris ce projet un peu pharaonique, que je te disais que tout ce qui se passait là au niveau des médias et tout ça, c'est vraiment que du divertissement pour moi et qu'il suffit juste d'aller vraiment, vraiment aller mettre le nez et s'attaquer à la racine des choses,

pas à l'opposition, juste aller à la racine des choses et avoir cette rigueur et cette méthodologie, et de voir comment est-ce que les choses sont réellement. Et tout le reste découlera. – Et tout le reste découlera.

Tu penses qu'on est arrivé au stade où cette démarche-là elle est devenue incontournable, c'est-à-dire que ce qui était cette espèce d'écran de fumée dans lequel on nous faisait croire que le socle était bien solide, bien rigide et bien validé alors qu'il ne l'était pas, ça maintenant est-ce qu'il est venu le temps où finalement on va devoir le questionner ? – Il y a une grosse résistance si tu veux parce qu'il faut savoir que la biologie et la médecine en général ne sont pas les seules victimes de cela. On retrouve d'autres champs des

sciences où c'est la même chose, c'est-à-dire qu'on a basé, on a fondé certaines théories sur des a priori. On le retrouve par exemple en archéologie. En archéologie on a exactement la même chose, c'est-à-dire qu'à un moment donné quand on remonte vraiment le fil de l'histoire et qu'on essaie de voir comment est-ce qu'ils ont monté un épingle le raisonnement, à un moment donné, on se rend compte que c'est juste des a priori.

La personne pensait ça et au fil du temps, c'est devenu quelque chose, un consensus que tout le monde a accepté. Et si le consensus reste trop longtemps dans le temps, ça devient une vérité.

Et donc, après, les gens le transmettent. C'est-à-dire qu'il y a un tel écart entre le moment où ça a été fait et le moment où c'est transmis que les gens ne savent, eux-mêmes ne savent pas que ceux qui leur ont appris ils ne savaient pas eux-mêmes que c'était des a priori.

Et donc ils le transmettent avec un aplomb incroyable en disant c'est la vérité. Mais oui, ça a été démontré. Et donc il y a des sujets très brûlants comme ça, notamment en médecine, où il ne faut pas trop aller parce qu'effectivement on retrouve des choses mais qui sont actuellement dites comme des choses qui sont acquises alors que ce n'est pas du tout le cas.

et moi je comprends pas pourquoi on peut pas questionner, pourquoi on peut pas s'interroger, pourquoi on peut pas se tromper, moi je me trompe tout le temps, je me trompe tout le temps, mais j'accepte de me tromper, sinon on va pas avancer, moi je considère pas d'étudier la science infuse ou la vérité, au contraire, moi j'ai tout à apprendre encore, mais par contre je veux apprendre, je veux apprendre, je veux découvrir, et aujourd'hui il y a beaucoup de qui ne

sont pas dans cette dynamique là, surtout en université, on est plus dans quelque chose où on assoit une espèce de notoriété, une espèce de quelque chose qui a déjà existé. Parce qu'on se doute bien, en université, quand tu as quelqu'un qui a enseigné pendant 20 ans, 30 ans, qui devient doyen, qui a écrit 15 bouquins, et qu'après ça, on se rend compte que ce qu'il a dit pendant 15 ans, c'était peut-être faux,

c'est très difficile de revenir sur ça. Moi, je le comprends. Mais du coup, ce sont des conflits d'intérêts qui sont payés par l'humanité entière, parce que comme les informations aujourd'hui sont centralisées au niveau mondial, au niveau international, l'archéologie par exemple, c'est quelque chose d'international, et la médecine malheureusement, par le biais de l'OMS maintenant, ça commence aussi à devenir quelque chose de centralisé.

Donc, si des gens veulent aller un petit peu sur les sentiers battus, ils ne peuvent pas, Ils ne peuvent pas, s'ils veulent questionner mais de façon méthodique et scientifique, mais ils ne peuvent pas.

Et ça c'est problématique, ça c'est problématique donc il va falloir qu'on dépasse certaines choses et c'est pour ça qu'au départ quand tu m'as parlé du titre pour ce soir, je te proposais pour le titre de nommer ça le défi du vivant parce que pour moi c'est véritablement un défi, un défi qui ne dépend que de nous.

Est-ce qu'on sera assez humble pour accepter, à un moment donné, de dire bon ben voilà, on est peut-être dans l'erreur, on ne sait peut-être pas tout, il faut qu'on recule un petit peu pour repartir de plus belle.

Mais tiens, tant que tu me tends une perche Pierre, parce que j'avais envie de te poser la question, qu'est-ce qui fait que tu es venu dans un stage régénère la première fois ? Ah, mais ça c'est l'histoire, je ne me rappelle pas si je te l'avais raconté ça, c'était rigolo.

Alors, moi au tout début, donc à l'époque où tu faisais tes vidéos, moi je ne regardais pas trop YouTube, je ne connaissais pas trop, et j'avais des amis que je voyais régulièrement, et une fois, et donc c'était des soirées où on discutait, mais on discutait des éléments dont je te parle là, tu vois, je discutais de mes découvertes, tout ça, ce qui m'intéressait.

Et donc j'ai un de mes amis qui me disait à ce moment-là, mais tu connais Thierry Casasnovas sur YouTube, tout ça. Pas du tout, déjà YouTube je n'y vais pas, et alors Thierry Casasnovas, non, ça ne me dit rien.

Mais tu devrais aller écouter parce qu'il me disait, alors j'avais rien à lui dire, il parle un peu comme toi. Je dis bon, qu'est-ce que ça veut dire parler comme moi ? Bon, et puis j'ai laissé filer, et puis il me l'a redit une deuxième fois, et puis une troisième fois, je me suis dit bon, on va quand même y aller.

Donc je suis allé voir, et là je suis tombé sur les vidéos que tu avais faites, la série de vidéos sur les enfants. Et là, pour moi, ça a été la première série.

Là, la vidéo, déjà, je commence avec Jean-Pierre Lepry, direct, et là, pour moi, c'est vraiment le choc. J'ai été vraiment, j'ai adoré, adoré.

Je regrettais de ne pas être avec vous pour échanger, pour discuter. J'ai adoré. Donc, à ce moment-là, je me suis dit, attends, ni une ni deux.

comment je le contacte, comment on discute, comment on fait, il fait des stages. Je vais aller voir directement voir si ces stages sont dans la même veine de ce qu'il propose en fait dans ses vidéos.

Et voilà comment je suis venu la première fois te voir lors d'un stage et à partir de là les choses ont commencé entre nous. Oui parce que tu vois moi je le dis en toute de toute humilité, j'ai rapidement perçu que sur le plan de la recherche et sur le plan de la théorie, autant moi sans vouloir trop me flatter, je dirais que je suis certainement quelqu'un qui sait assez bien communiquer, que j'ai une capacité à ce niveau-là, mais au point de vue de bagage théorique, tu étais là et moi j'étais là en dessous et ça m'a toujours impressionné.

Et en pensant à ce que tu disais précédemment, tu disais que finalement il était vraiment temps d'aller questionner ces fondamentaux. Moi j'aurais toujours autant impressionné quand je commence un stage et que je vois la salle qui est remplie, de me dire voilà des tas de gens avec parfois des origines sociales complètement diverses, des niveaux d'études complètement diverses, mais qui ont en commun ce courage à aller questionner par l'expérience, parce que souvent ils n'ont pas le bagage théorique qui va avec,

qui serait nécessaire, et je ne l'ai pas du tout ce bagage théorique, et tu m'en as apporté des briques fondamentales, mais qui vont venir questionner ce qui leur a été présenté comme une évidence depuis leur naissance.

Et ça pour moi c'est un truc incroyable, d'arriver à penser au dehors de soi-même d'une certaine manière. – C'est ça, et moi j'ai été assez frappé finalement lors du premier stage, je ne sais pas si tu te rappelles, mais je suis venu te voir, on a discuté et j'ai été choqué parce que j'étais le seul de tous les stagiaires à ne pas avoir de problème, à ne pas être malade et à être venu uniquement pour interagir avec ta dimension philosophique. Parce que moi,

ce qui m'avait plu dans toute l'approche avec les enfants que tu avais eus, notamment avec Jean-Pierre Lepry, c'était cette approche philosophique, c'est-à-dire cette démarche de réflexion. Et donc moi, j'étais vraiment dans cette démarche-là, tu vois, et donc j'ai été choqué de voir comment finalement les choses n'étaient pas… En fait, je voyais un potentiel énorme par rapport à tout ce que tu as mené, et je trouvais que la discussion, les orientations étaient beaucoup trop sclérosées,

mais ça c'était mon avis et je n'avais je n'avais pas à donner, ce n'était pas un jugement, mais je constatais juste ça. Et donc c'est pour ça que, je ne sais pas si tu te rappelles, mais la première note de nuance que je t'ai amené lors du premier stage, parce que souvent pendant les différents stages, je t'ai amené à faire la différence entre différents termes pour nuancer.

Oui, à chaque stage, j'avais le petit scud de Pierre Etchard, le bim, je me disais Est-ce qu'il va me le lâcher celui-là ? Je te regardais, des fois je te voyais arriver au fond de la salle, là tu te répudies un petit peu, là je me dis il est prêt à le lâcher, mais je ne me souviens pas du premier, tu peux me le rappeler ?

Thierry Sebastien – Tu ne te souviens pas ? La première c'était la différence entre les règles et les principes. Thierry Sebastien – Oui, oui, oui, ça y est, je reconnais. Thierry Sebastien – Parce que tu parlais de règles.

Thierry Sebastien – Je parlais de règles qui sont l'expression circonstancielle et individuelle des principes, et qu'effectivement quand on est à l'échelle des règles, il y a autant de règles que d'individus et de circonstances de vie, et je dirais même il y a autant de règles que d'individus, de circonstances de vie et d'instants de vie pour l'individu parce que la règle elle va évoluer en permanence.

Et tu m'avais dit finalement si tu comprends ça, tu vas rester au niveau des principes parce que sinon tu vas te casser la gueule, parce que dans les règles tu n'en auras jamais fini. Et ça m'a fait faire un saut qualitatif effectivement fondamental. Et donc cette nuance qui a été amenée par d'autres nuances effectivement, le but c'était pour moi d'arriver un petit peu à un peu mieux structurer en fait la somme de savoir que tu voulais partager avec les gens, de le structurer un petit peu parce que moi ce qui m'a toujours marqué dans ces

stages c'est que je voyais des gens qui étaient souvent, qui savaient beaucoup de choses, mais qui n'arrivaient pas à l'exprimer. C'est-à-dire qu'ils apprenaient, ils buvaient un petit peu l'information qu'ils apprenaient, que ce soit sur Internet, que ce soit avec toi.

Mais par contre, ils avaient du mal à le structurer et du coup à se l'approprier pour pouvoir l'expérimenter eux-mêmes et le transformer en connaissance. Et ça, c'était très frustrant pour moi parce que je sentais qu'à la fin du stage, quand ils partaient, mais en fait il y avait une espèce de solitude chez eux, tu vois, parce qu'il leur manquait, ils ne s'étaient pas appropriés en fait ce qui avait été transmis pendant le stage.

Et du coup il y en avait qui se sentaient un petit peu seul et qui avaient même peur tu vois de repartir du stage. Oui, oui, beaucoup de tristesse, je confirme, je confirme. Ils disaient là finalement on va partir de là, c'était magnifique, c'était une parenthèse incroyable passant cette semaine, mais là on va retourner chez nous dans le froid, dans la difficulté.

Et C'est vrai que moi quand je voyais ça, je me disais qu'il y a quelque chose qui n'est pas vécu, parce que sinon au contraire il devrait partir plus fort, plus enthousiaste que jamais et non pas l'émerge.

Exactement. Et donc c'était l'idée des modules que j'ai donnés par la suite lors des différents stages et tout ça, c'était justement d'essayer de relativiser un petit peu les approches et d'essayer de donner quelque chose qui puisse être pour chacun un bagage et qu'ils puissent vraiment s'approprier.

Parce que sinon, c'est vrai que quand on regarde Internet, on peut être très vite noyé par la somme d'informations. Et du coup, on est balloté entre ce qu'a dit cette personne et ce qu'a dit telle personne.

Et c'est tout le temps comme ça. C'est pour ça que je disais que vraiment aujourd'hui, c'est devenu du divertissement parce que c'est à celui, finalement, la personne qu'on va le plus écouter, c'est la personne qui passe le mieux à l'écran, c'est la personne qui a le plus d'aura.

Ce n'est pas la personne qui a le raisonnement le plus cinglant. Ce n'est pas celui qui a la méthodologie la plus opérative et ce n'est pas normal. Thierry Sellevy Et d'ailleurs je me souviens, je dois te souvenir de cette anecdote assez amusante où toi tu essayais vraiment d'apporter énormément de nuances et d'appropriation personnelle des principes et une ou plusieurs personnes qui était rentrée vraiment en opposition avec toi parce que ça venait trop bousculer le dogme.

C'est-à-dire qu'ils avaient un dogme qui était un dogme moderne, matérialiste, scientiste, et puis ils avaient rencontré mon travail, ils avaient eu une approche assez dogmatique de ce travail, ça les avait rassurés, et toi t'arrivais et t'apportais de la nuance.

Et je me souviens, ça t'a fait beaucoup rire, des personnes qui venaient me voir et qui me disaient « Thierry, tu te rends compte que là, Pierre-Richard, il est en train de dynamiter ton travail, Il est en train de dire le contraire de toi.

Et moi je me souviens, j'ai d'abord regardé et j'ai dit « Attends, je l'invite à mon stage, je sais ce que je fais et je le fais délibérément. Je crois que si moi je dis ce qu'il dit, vous ne l'entendrez pas parce que vous êtes tellement… que j'apporte une solution toute faite que j'aurais beau le dire, vous ne l'entendez pas ».

Et dans ce sens-là, Pierre Etchart est une expression du vivant, même s'il est dérangeant et on retrouve ce qu'on disait tout à l'heure, l'expression de la vie. Oui, c'est ça.

Donc j'ai joué le rôle du vieil petit canard quand même, il faut le dire. Oui, totalement, 100 % et tu te régalais dans ce rôle-là. Oui, oui, oui, parce que je sais que même si sur le moment les gens vont me pester, je sais que j'ai semé une graine et cette graine je pense qu'elle va faire beaucoup de bien par la suite.

Je pense que le temps que ça mature, que ça digère, que ça assimile, après moi j'ai beaucoup de gens qui sont revenus par la suite et qui m'ont dit qu'au début ce n'était pas possible, et qu'en fait après voilà, et donc pour moi c'est très gratifiant.

Mais de toute façon moi dans tous mes partages et dans tous mes échanges, je n'ai jamais été là pour dire aux gens ce qu'ils voulaient entendre. Jamais, jamais, jamais, jamais. Vraiment moi je ne suis pas là pour blesser les gens, au contraire, mais par contre je suis là pour les responsabiliser aussi, d'accord ? C'est-à-dire que le risque dans certaines situations, c'est de tout dédouaner, tout décharger à l'expertise d'une tierce personne, d'accord,

et d'attendre qu'ils nous disent ce qu'on doit faire. Et ça, c'est un risque énorme, parce que quel que soit ce qu'il nous dit, il n'y a que notre propre expertise, notre propre expérience qui est souveraine.

Et ça, c'était la nuance vraiment que je voulais amener. Et donc, la seule chose que j'ai faite finalement, c'est reprendre ce que tu disais mais en le nuançant, c'est-à-dire en donnant plus de recul et en faisant impliquer les gens un petit peu plus là-dedans, en les faisant participer.

Et ça suffisait à te rendre hérétique aux yeux de nombreux, tu rencontres un tout petit peu de nuance parce que franchement tu restais quand même dans la droite ligne du parti quoi, tu vois il ne faut pas décoller quoi, parce que tu aurais pu te permettre de partir beaucoup plus plus loin, mais ça aurait été trop, tu te serais fait lyncher.

Moi, je n'aurais même pas pu garantir ta sécurité. Ah non, je n'aurais pas pu garantir ta sécurité. Mais je m'en souviens. Pierre, il y a... Pardon, vas-y, vas-y, termine. Vas-y, vas-y.

Moi, je voulais te parler d'un moment qui a été aussi fondamental parce que tu m'as accompagné dans une drôle d'expérience sur un bateau. Tu t'en souviens de cette expérience, un moment mémorable.

spéciale dédicace à Alain qui nous a amené dans ce truc délirant. Et sur ce bateau, il y avait avec nous quelqu'un que tu as je crois apprécié qui s'appelle toujours Patrick Fontaine, et je sais que dans ton étude du vivant, toi qui es quand même un physiologiste pour moi de très haut niveau, tu as toujours intégré la question du divin ou de la transcendance.

J'aimerais bien que tu en parles un petit peu parce que souvent c'est vécu comme une opposition, c'est-à-dire que soit tu es un croyant qualifié d'anti-scientifique et alors tu es juste dans la pure croyance, ou alors tu es le scientifique rationaliste et on a créé ces espèces de de stéréotypes ridicules et toi tu le dépasses largement. Alors en fait c'est vrai que j'ai une approche tellement structurée, tellement méthodologique du savoir et de l'information qu'on me dit toujours que oui je suis quelqu'un de trop cartésien

comme on dit de façon vulgaire. En fait pour moi la La transcendance, c'est le but. Mais pour ça, il faut se donner les moyens d'y aller. Et alors là, je parle de moi, je ne parle pas pour les gens en général, mais je parle de moi, de la façon dont j'appréhende le vivant, mais la vie en tant que telle.

Et toute l'énergie que je mets en fait à la méthodologie de l'étude des principes à tous les étages, dans tous les champs, c'est pour pouvoir me construire des fondations extrêmement solides, c'est à dire des fondements sur lesquels je vais pouvoir m'appuyer pour pouvoir aller le plus haut possible.

C'est très important parce que moi je vois très souvent des gens qui veulent rentrer dans quelque chose de très ésotérique, qui veulent rentrer dans des choses qui sont déjà assez loin du matériel, ben en fait ils veulent y aller, mais ils n'ont pas les outils pour y aller, c'est-à-dire que dès qu'une personne, je dis bien une personne, un ouvrage, un film ou qui que ce soit, avec assez d'aplomb, avec un petit peu d'aura, va leur dire non mais attends ce que tu crois c'est n'importe quoi en fait,

moi je vais te dire ce qu'il y a vraiment après, ce qu'il y a au-delà, ce qui nous dépasse, je vais te le dire parce moi je le sais, et c'est comme ci, comme ci, comme ça.

Mais si tu n'as pas les bagages en amont, c'est-à-dire que si tu ne t'es pas construit petit à petit. Quand on construit une maison, on construit d'abord les fondations, mais si tu n'arrives pas à monter les escaliers au fur et à mesure, si jamais il y a quelqu'un qui veut te dire comment sont les choses, tu ne seras pas paré pour pouvoir lui répondre, et tu seras facilement tenter de tomber sous le charme, pour peu qu'il sait se vendre ou qu'il sait communiquer. Parce qu'aujourd'hui,

on est vraiment dans l'ère de l'image, d'accord ? Et donc du vent, parce qu'il n'y a que du vent derrière l'image. Et donc, on peut facilement tomber dans les excès de dérives, qu'elles soient sectaires ou autres.

On peut tomber dans des dérives de gens qui vont nous créer, nous dire dans quel monde de vivre. Et ça, moi ça je ne veux pas, je veux mener mon chemin parce que pour moi la vie c'est un chemin d'accord ?

Et donc le chemin est très très important. Je ne veux pas arriver au but directement d'accord ? Ce qui va donner de l'intensité et de la profondeur au but c'est la façon dont j'aurai vraiment cheminé. Et donc je chemine avec un maximum d'outils et avec un maximum d'humilité.

Et l'humilité qu'est-ce qu'elle me dit ? Elle me dit écoute Ce sont les principes qui dictent la façon dont fonctionnent les choses. Et donc pour les étudier, c'est-à-dire pour vraiment savoir comment elles fonctionnent, il y a un outil qui est très intéressant, qui est la science.

La science propose un outil qui est complètement inédit, c'est-à-dire qui propose des résultats qu'aucune autre méthode ne propose. On a obtenu des résultats en science que jamais on aurait pu obtenir avec d'autres éléments.

d'accord ? Tout ce qui est les intrications, tout ce qui est les états de superposition, c'est des choses qu'on ne peut pas appréhender, du moins dans leur propriété, avec juste une forme de transcendance ou une forme de méditation, ce n'est pas possible.

Ou un rapport avec un dieu ou quoi que ce soit, ce n'est pas possible. Et moi il y a une chose, si tu veux, qui est très très importante. C'est comme je t'ai expliqué, moi je suis vraiment dans le partage, dans le lien.

Lorsque tu prends le risque de cheminer uniquement dans un aspect transcendant, tu vas t'enfermer tout seul. C'est-à-dire que tu vas être condamné à ne pas pouvoir partager avec autrui ce que tu ressens.

Parce que n'ayant pas cheminé et n'ayant pas d'outils que tu as pu expérimenter et comprendre, tu ne peux pas interagir avec les autres. Et donc tu vas te te retrouver tout seul sur ta tour de babel à vivre ta transcendance. Moi ça, ça ne m'intéresse pas.

Moi ce qui m'intéresse c'est d'obtenir, c'est d'arriver à une transcendance mais avec les gens. Je veux qu'il y ait une élévation de l'humain dans sa globalité et qu'on arrive à quelque chose tous ensemble.

Mais ce qui nous permet d'échanger c'est essentiellement la communication. Donc si on ne parle pas un verbe commun, on ne pourra pas partager. D'accord ? C'est-à-dire que nous, par exemple, depuis qu'on se connaît, au fur et à mesure de nos expériences, on partage l'évolution de notre apprentissage.

Et donc, ça nous fait avancer ensemble. C'est-à-dire qu'on construit les briques de notre maison ensemble. Et donc là, on est presque au toit, on commence à voir un petit peu l'horizon, on est content et on apprécie.

Et du coup, quand je te parle de choses un peu subtiles, par exemple, quand je te parle de ce que représente ou de ce que génère l'interaction que j'ai avec mon fils, mais tu comprends parce que tu ressens ce que je veux dire.

Oui, on parle exactement le même langage. Voilà, mais si on n'avait pas partagé tout ce qu'on a partagé avant, on aurait dit ça, mais tu aurais très bien pu sentir autre chose. Mais moi aujourd'hui, de par notre proximité, de par les échanges que nous avons eus, je sais que tu me comprends, je sais que tu entends et que tu ressens ce que je dis quand je parle de mon fils.

Donc il y a cette nécessité et cette envie, ce désir de m'élever, mais avec les autres, qui m'imposent d'avoir une méthodologie qui me permet d'aller main dans la main avec les autres.

Sinon je pourrais tracer une route tout seul, partir dans mes délires, prendre quelques drogues, et me faire mon petit monde. Mais ça, moi, ça ne m'intéresse pas du tout.

Et pourtant, ça ne serait pas faux, ça serait ma vérité si tu veux. Tu vois, donc tu aurais quelque chose. Mais ce n'est pas ça qui m'intéresse. Moi, ce qui m'intéresse, c'est vraiment qu'on y aille tous ensemble.

Et pour ça, il faut avoir à l'amont quelque chose de méthodologique. C'est-à-dire que les fondations d'une maison, tu ne construis pas n'importe comment. Tu ne fais pas ça avec de la pâte à modeler. Il y a des principes à connaître pour faire des fondations.

Si tu ne respectes pas ces principes, dès qu'il va y avoir une tempête ou des infiltrations, ta maison, tu vas revenir à zéro. C'est-à-dire qu'il y a un moment tu croyais que tu allais toucher la main de Dieu et hop il y a des infiltrations partout, tu redescends de l'échelle, tu es tout en bas.

D'accord ? Donc là il y a une méthode qui pour moi est nécessaire pour une seule raison, enfin pour deux raisons. Un pour ne pas y aller tout seul, et de deux pour aller le plus haut possible. Parce que moi, je ne veux pas atteindre juste un endroit particulier.

En fait, je veux aller le plus loin possible parce que j'ai compris que tout notre rapport au monde, et donc au transcendant, il est relatif, c'est-à-dire qu'on pourra toujours l'amener plus loin.

Donc, mon objectif, ce n'est pas d'arriver, parce que moi, je ne me l'imagine pas comme une ligne d'arrivée. Je me l'imagine comme une zone, comme un espace dans lequel je vais pouvoir naviguer, Et dans cet espace, je veux aller le plus loin possible.

C'est-à-dire qu'une fois que je serai là-haut, je veux pouvoir voler. Je veux pouvoir voler, je veux pouvoir aller avec les autres dans des endroits. Tu vois, c'est l'idée. Donc, je ne veux pas être dans un truc complètement… Je ne sais pas comment dire, mais je ne veux pas entrer dans un truc qui soit trop personnel.

Et du coup, je finis avec ça, Mais toute cette méthodologie je l'emploie essentiellement pour que lorsque je l'aurai intégrée, donc de par la connaissance, pour la laisser de côté.

Tu vois, je te donne un exemple pour comprendre ça. L'anatomie, qui est vraiment l'un des domaines qui me passionne le plus, mais au début, donc je l'ai appris avec les livres d'accord, Mais après avoir fait les livres, je l'ai appris en faisant des dissections et j'ai bien vu que quand je disséquais, ce n'était pas comme dans les livres.

Mais par contre, le fait d'avoir appris méthodologiquement le livre et pas approximativement m'a permis de voir à quel point c'était différent entre le vivant et le livre et de me rendre compte du coup de la puissance du vivant.

moi je dis mais attends, mais ça c'est incroyable en fait, dans le livre il n'y a pas ça. Ah ben non il n'y a pas parce que ça c'est ceci, c'est cela. Ah oui mais en fait c'est incroyable, c'est encore plus fou que ce qu'on se pensait.

Alors que si je n'avais pas été méthodologique sur le livre qui finalement est quelque chose qui n'existe pas mais qui permet d'appréhender dans un premier temps, en fait je n'aurais pas pu aller aussi loin, j'aurais appris l'anatomie, mais comme le disait Steele, le fondateur de l'ostéopathie, ça aurait été une anatomie de cadavre et non pas une anatomie de vivant.

Et moi ce qui m'intéresse c'est le vivant, d'accord ? Et donc après ça, encore après les dissections, j'ai étudié le vivant, donc au travers de différentes branches dont la biophysique, et là tu te dis mais c'est encore différent, et c'est incroyable, même par rapport à la dissection ce que j'avais vu notamment sur l'interaction entre le système nerveux entérique et le foie, c'est incroyable, on n'aurait jamais et puis imaginer ça, et tu vois,

et donc là je monte les échelons sur couche par couche, je pars sur quelque chose d'inerte qui n'a rien à voir ou alors qui est très éloigné du vivant, mais qui quand même permet de l'appréhender, et du coup ça me donne des fondations, des fondations solides.

Et du coup aujourd'hui moi il y a beaucoup de choses mais sur laquelle c'est difficile de me la faire. Il y a des choses pour laquelle par rapport au vivant il m'est difficile d'entendre ou de revenir sur des choses qui me semblent relativement acquises.

Mais parce que j'ai acquis cette connaissance, et cette connaissance pour moi elle ne passe que par la méthodologie, mais la méthodologie elle a pour but d'aller vers le transcendant après. Et donc petit à petit je vais laisser, je vais quitter toutes mes croyances mécaniques pour aller me consacrer à cette partie vraiment transcendante qui est pour moi la plus intéressante.

Donc c'est un peu la préparation physique qui est indispensable à la pertinence de la performance que tu vas faire le jour de la compétition. Et moi le jour de la compétition, j'aime autant te dire que je vais être là, je vais vraiment être là.

Est-ce qu'on pourrait considérer ça comme un mouvement de retour d'une certaine manière si on considère quand même que toute chose manifestée est quand même pour moi, tu me diras comment toi tu le sens, mais quand même à la base une manifestation de quelque chose de beaucoup plus subtil et transcendant, comme une espèce de mouvement de densification et là tu repars du dense remonter vers la cause des causes d'une certaine manière. Exactement, mais nous sommes incarnés dans la

matière et donc pour moi il est évident d'utiliser nos outils qui sont l'intellect, qui sont le mental pour appréhender au mieux toute la complexité du vivant avec tous les outils qu'ils nous donnent. Il n'y en a pas certains que je vais laisser parce qu'ils sont bien ou pas bien et d'autres que je vais prendre parce qu'ils sont considérés comme bien.

Moi je les prends tous, alors j'essaie de les utiliser à leur juste valeur mais je les prends tous, je prends tous les outils, parce qu'il y a toujours un moment où j'ai besoin de l'un de ces outils-là.

Tu me rappelles une anecdote qui m'est arrivée quand j'étais en fac comme ça parce que j'ai fait des études en physique théorique aussi et normalement le cursus normal après la maîtrise c'était à l'époque ce qu'on appelait le DEA, et puis après la thèse.

Et l'un de mes enseignants en DEA, je n'ai jamais fait de thèse, je n'ai jamais poussé jusque-là, j'ai arrêté en DEA, l'enseignant qui était un petit peu notre directeur de laboratoire qui faisait de la mécanique quantique, un jour nous a réunis et nous a annoncé à ses étudiants qu'il démissionnait de son poste.

Et c'était un peu la stupeur parce que c'était un enseignant quand même de grande renommée dans la faculté, et il nous avait donné quand même une explication, vous avez dit, vous savez, ça fait depuis maintenant 30 ans ou 40 ans que j'avance sur des modèles théoriques de plus en plus raffinés, de plus en plus larges dans leur appréhension de la réalité, mais j'ai l'impression de tourner en cercle concentrique autour d'une vérité et d'une réalité, et je réalise aujourd'hui que actuellement,

je vais m'en rapprocher de plus en plus, mais je ne l'atteindrai pas. Il me faut faire maintenant un saut quantique au sens propre du terme, et ce saut quantique pour lui c'était la décision de se retirer dans un monastère et de se consacrer à une vie de prière.

Mais il y était arrivé parce qu'il avait épuisé les modèles précédents. Et ça me parle beaucoup de ce que tu expliques. – C'est tout à fait ça, c'est un autre exemple, mais c'est tout à fait ça.

Je pense qu'il faut quand même, pour moi la méthodologie est fondamentale en fait, il faut avoir des éléments de base pour pouvoir être sûr d'avancer sur une ligne rouge. Parce que c'est un garde-fou en fait, la méthodologie reste un garde-fou.

Ça veut dire que c'est des filets, si jamais à un moment donné vous tombez parce que vous ne croyez plus en rien, parce qu'on vous a dit quelque chose qui a fait basculer toutes vos croyances, en fait ça vous permet de vous rattraper dans un filet pour pouvoir rebondir.

Mais aujourd'hui la force de l'image est telle qu'il y a des gens qui peuvent te faire croire tout et n'importe quoi, tout et n'importe quoi malheureusement. Et aujourd'hui on le voit bien. Thierry Samitier – Je reprends une de tes phrases Pierre, je reprends une de tes phrases que tu nous cites souvent dans les stages, tu dis finalement on ne peut pas faire l'économie d'avoir un minimum de connaissances dans les domaines qui nous sont fondamentaux. Et ça c'est difficile, parce qu'on va te dire c'est élitiste,

on va te dire oui mais on ne peut pas tous avoir le niveau, et c'est vrai que je reprends les travaux de Michel Desmurgers par exemple qui parle de la fabrique du crétin digital, c'est vrai qu'actuellement on assiste à un approvissement de la pensée complexe, de la nuance, de toutes ces tensions-là.

Et c'est vrai qu'au premier rapport, « Ouh là là, mais attends, il met la barre si haut que ça, finalement, est-ce que c'est bon ou pas de manger des bananes Pierre-Richard ? » Et puis ça va énerver, on va dire « Mais punaise, il ne peut pas me dire simplement si c'est bon ou si c'est mauvais de manger des bananes.

» Et ce que j'ai toujours adoré dans ta démarche, c'est de rester stoïque en disant à la personne « mais si je ne réponds pas à ta question des bananes, ce n'est pas parce que je ne t'aime pas, c'est parce que je t'aime.

» Absolument, absolument. Et c'est l'ingratitude de la situation parfois parce que les gens parfois le prennent mal en fait, ils ont l'impression que je ne veux pas dire et toutes les fois où je les ai amenés à réfléchir sur certaines croyances qu'ils pouvaient avoir, donc les impliquer, les responsabiliser dans un raisonnement, ils étaient très instables, ils étaient très inquiets, ils ne voulaient pas que ça dure trop longtemps, ils voulaient avoir des réponses rapides.

Mais la réponse, elle n'a d'intérêt que parce qu'elle nous amène à une autre question. D'accord ? Le saint Graal de la réponse, c'est une illusion, c'est une diversion.

Seules les questions comptent, il n'y a que les questions qui sont importantes. Tu n'avais jamais sorti comme ça, je suis un peu stupéfait, mais c'est de questions à questions qu'on va pouvoir croître sur ce chemin de l'autonomie.

J'aimerais bien qu'on termine peut-être, en tout cas qu'on avance sur cette dimension de l'autonomie et de santé, quel parallèle tu fais entre les deux parce que je pense Je pense que c'est là aussi la pierre vraiment importante de l'édifice, c'est-à-dire que ça demande un effort au départ, un effort intellectuel, un effort d'engagement personnel pour arriver à accepter finalement de s'impliquer à ce point-là.

Mais ce n'est pas un luxe, ce n'est pas une option, c'est une nécessité et c'est même la santé pour toi. Absolument, c'est la base, c'est vraiment la responsabilisation, c'est se réapproprier finalement le savoir, se réapproprier la connaissance et de pouvoir décider soi-même en fait de ce que l'on souhaite et de comment on souhaite le faire.

Tu sais, il y a un ouvrage qui est un des grands classiques de la littérature française dont on a beaucoup parlé pendant cette pandémie, qui est l'ouvrage de la Boétie. Tu vois lequel c'est ?

Donc c'est le discours de la servitude volontaire. Et donc cet ouvrage, donc effectivement c'est un ouvrage majeur qui est vraiment incroyable, d'autant plus qu'on pensait que lorsqu'il l'a écrit il avait 16 ans.

Bref, c'est un ouvrage majeur et qui est vraiment à l'ordre du jour parce que comme le travail dont je te parlais par rapport au projet Bechamp, il revient en fait à la source d'un faux problème. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, moi je considère effectivement que tout ce qu'on traite aujourd'hui dans les médias par rapport à la pandémie, ce sont des faux problèmes.

C'est un divertissement, c'est de la diversion. Ça évite de parler des vraies choses et du coup de balayer le sujet d'un revers de la main. Mais en fait, lui, il a fait exactement la même chose.

J'ai été assez époustouflé quand je l'ai lu, parce qu'il remet au centre la responsabilité de l'individu. C'est-à-dire qu'au lieu de considérer cette dualité dont on parlait, bien le méchant, il explique que le méchant n'existe que parce qu'on l'autorise à être méchant avec nous. Et donc aujourd'hui effectivement la situation dans laquelle on se trouve pas par rapport à la Covid mais par rapport à la façon dont la santé ou plutôt la maladie est traitée, c'est parce qu'on accepte à notre niveau

d'être soumis et d'avoir un rapport en fait à l'autorité. C'est-à-dire qu'il y a une autorité de la santé qui va imposer sa vision des choses, mais que l'on va, de par notre servitude, accepter. Et donc qu'est-ce qu'il dit là-bas, ici, dans ce bouquin très concrètement et quel est le message principal ?

C'est que si on en est aujourd'hui là où on en est, c'est parce qu'on l'a autorisé. Si on est aujourd'hui aussi malade dans sa version négative, la maladie comme on l'entend dans sa façon péjorative, s'il n'y a jamais eu autant de malades qu'aujourd'hui, c'est parce qu'on l'a accepté.

C'est parce qu'on accepte par notre mode de rapport à l'autorité de faire des choses qui sont complètement insensées. Et la première chose qui à mon sens est insensée, c'est de déléguer la compréhension et l'interprétation des principes fondamentaux du vivant.

Quand on décide de s'occuper de la maladie plutôt que de la santé, on l'accepte. Donc aujourd'hui, quand on décide d'ultra médicaliser la totalité des symptômes qu'on peut avoir chez une personne, c'est un choix de notre part.

Personne n'oblige les gens à aller chez le médecin quand ils ont juste mal à la tête ou quand ils ont une tendinite. Personne ne les oblige. C'est-à-dire qu'on est dans quelque chose où on doit se remettre tous en question, moi le premier, pour comprendre quel rôle on a dans l'apparition de cette dégénérescence globale, d'accord ? Parce que de croire qu'on est dans une situation où c'est une élite qui nous amène vers le casse-pipe, c'est une vision non pas fausse mais réductionniste de ce qui se passe et nous

avons un pouvoir qui est énorme mais qui n'est pas dans l'opposition, qui n'est pas dans le fait de batailler, de dire non nous on est contre le masque, non nous on est contre les vaccins, nous on est contre les médicaments.

Non, on a une force dans la capacité de ne plus accepter de fonctionner avec leur méthode tout simplement. Et donc, si tu veux, l'autonomie dont tu me parlais au départ, elle vient par la responsabilisation.

Si on ne se responsabilise pas sur l'impact que l'on a sur le choix et les conséquences de nos actes, on ne pourra jamais devenir autonome parce que parfois l'autonomie elle va aussi passer par d'autres formes de dépendance, c'est-à-dire qu'on va changer une forme de dépendance pour une autre.

Mais le problème il est toujours là, d'accord ? Donc je pense qu'il y a vraiment beaucoup de choses à tirer de cet ouvrage pour comprendre quelle est notre part de responsabilité de façon individuelle et d'éviter de tomber dans une diversion qui ne va faire que renforcer finalement la dégénérescence dans laquelle nous sommes.

Donc je pense que le plus gros des défis pour Eurotitre, il est d'abord là, il est d'abord là. Oui, il est d'abord là et il a quand même quelque chose de fabuleux, même si dans un premier temps ça peut paraître écrasant, c'est que comme il ramène à la responsabilité individuelle, il ramène aussi à la capacité d'agir.

C'est-à-dire cette sensation de se retrouver face à des systèmes qu'on ne peut pas faire évoluer et avec l'inhibition de l'action qui s'ensuit, c'est l'une des maladies de ce siècle, et ce changement de regard nous ramène à ce que la plupart des spiritualités nous disent, c'est finalement soit le changement que tu veux voir dans le monde commence par toi-même, arrête de t'occuper de la paille qui est dans l'œil du voisin et occupe-toi de la poutre qui est dans le tien, c'est-à-dire ne t'occupe pas des autres, occupe-toi de toi parce que de toute de

toute façon c'est là que ça se passe, c'est nulle part ailleurs, c'est ici, là et maintenant que ça se passe. Ça ne se passera jamais ailleurs que là et tu ne pourras rien faire d'autre qu'ailleurs que là.

Tout le reste sera du divertissement, tout le reste sera de la diversion. Tout le reste sera de la diversion. C'est beau ça, c'est magnifique Pierre, c'est magnifique. Je pense que là on a un départ sur les chapeaux de roue et je te remercie, c'était aussi un pari de te demander d'intervenir pour cette première soirée, mais c'est vraiment ce que je voulais pour remettre vraiment les règles du jeu au centre.

C'est-à-dire que la règle du jeu ce n'est pas qu'on veut arriver vite au but, on ne veut pas un résultat immédiat au besoin en acceptant de reproduire les mêmes erreurs qu'on a toujours fait, c'est-à-dire la démission, mais au lieu de démissionner dans les mains d'une blouse blanche, on va démissionner dans les mains d'une blouse bleue, d'une blouse orange ou d'une blouse verte. Là, c'est vraiment d'aller au cœur de l'expérience individuelle dans laquelle il y a de la nuance,

il y a de l'introspection, il y a de la connaissance qui se bâtit progressivement, il y a de la complexité. Et il y a le plus important, c'est l'enchantement. Parce que c'est là qu'il se trouve.

C'est là qu'il se trouve, dans la réappropriation. Si on veut enchanter ce monde, il faut d'abord qu'on touche notre propre cœur. Si on fait tous notre propre travail sur nous et qu'on arrive à enchanter notre monde intérieur, plus rien ne nous atteindra à l'extérieur, c'est-à-dire qu'on va tellement embellir l'extérieur que ça va se faire naturellement, c'est-à-dire que ça va devenir un principe qui va juste se déployer devant l'eau, et on n'aura plus à être dans l'opposition et à être dans la

résistance comme on l'est beaucoup trop actuellement. Thierry Secret-Delacroix Et là on rentre vraiment dans des grands principes parce que pour le coup il y en a aussi des grands préjugés virtuels qui te disent finalement ce que tu crois c'est ce que tu vois, ce que tu anticipes, c'est ce que tu vis.

C'était l'apôtre Paul qui disait ça par exemple, et ce sont vraiment des grands principes spirituels qu'on va pouvoir, et c'est vraiment là où je trouve ta démarche extraordinaire, c'est que c'est par la contemplation de ces principes d'abord sur le plan matériel que tu vas pouvoir ensuite les reconnaître et les accepter non pas par dogme mais par évidence et expérience personnelle dans les domaines les plus subtils et transcendantaux.

C'est ça, exactement. Exactement, et ça, c'est ça, c'est la méthode Pierre Etchart. Ce n'est pas une méthode, ce n'est pas une méthode. Moi, je n'ai pas de méthode, je rigole, mais je sais bien, je sais bien, mais c'est oui, pour l'instant, c'est ma ligne de conduite.

C'est comme ça que je c'est comme ça que je progresse dans ce monde. J'ai beaucoup, beaucoup progressé dans la matière énormément. J'ai passé une grande partie de ma vie à progresser dans la matière et là, je commence vraiment à être dans une interface, mais parce que j'ai accumulé beaucoup de matière aussi et du coup je peux faire le tri.

Donc maintenant je peux vraiment rentrer dans quelque chose de beaucoup plus subtil, beaucoup plus on va dire impalpable et c'est jouissif parce que je sens vraiment l'assise que j'ai là-dedans et je sens que ça sera difficile de me bouger.

Et ça sera difficile de se faire tomber dans un dogme donc. qui soit autre que l'évidence de l'expérience directe, personnelle et individuelle. Exactement. Pierre, en deux mots, les grands défis pour toi à venir, c'est quoi ?

Les pardons ? Ton rêve, les grands défis, ton rêve, puisqu'on parlait du défi du vivant, le défi ou le rêve que tu as devant toi, c'est quoi ? Déjà, le gros morceau, c'est mon projet.

C'est mon projet Bechamp, très clairement, qui est vraiment un travail que je mène avec beaucoup de passion et que je vais léguer à mes enfants et à tous les enfants de ce monde pour qu'on puisse ne pas refaire les mêmes erreurs. C'est quelque chose qui me tient énormément à cœur, mais que je fais de façon extrêmement méthodologique.

Je prends mon temps, je m'entoure des gens qu'il faut, je prends le temps qu'il faut, je suis vraiment très soigneux et méticuleux là-dedans. Et ensuite, j'ai l'impression de vivre mes rêves un peu tous les jours parce que j'ai la chance de vivre déjà d'un travail qui me permet de m'épanouir énormément, d'échanger beaucoup avec les gens et donc j'ai l'impression d'accomplir mes rêves tous les jours.

Du coup, c'est pour ça que la nuit je ne rêve pas beaucoup. Thierry Pecotte-Marceau C'est magnifique ! Écoute Pierre, je pense que là on a déjà livré de la nourriture substantielle, tu nous as vraiment régalé ce soir, je tenais vraiment à te remercier, à savoir vraiment la qualité de ton implication dans toute l'histoire Régénère, parce que c'est quoi, c'est en 2014 je crois qu'on s'est rencontré pour la première fois ?

– Je ne sais pas, c'est en 2014 ou en 2014. – Je ne sais pas, tu as un petit doute. En tout cas, depuis je me suis pris suffisamment de scud pour m'en souvenir à chaque coup, et j'ai souvenir par exemple pour l'anecdote de l'incroyable conférence que tu as donnée lors des dernières rencontres de la régénération en 2019, ou ça a duré, ça a duré quoi ?

Tu l'as fait en deux ou en trois sessions ? En deux sessions, ça a duré quatre heures je crois. Quatre heures, oui, et tu étais parti pour une petite session de une heure et demie et c'était extraordinaire.

Mais c'est nécessaire, c'est pas élitiste, c'est nécessaire et je crois que ce qu'on a voulu nous faire passer pour de l'élitisme, c'est un nivellement par le bas pour nous rendre d'autant plus sourds et incapables de faire des choix éclairés, ces fameux choix éclairés qui sont nécessaires.

– Mais qui sont fondamentaux, qui sont fondamentaux. Chacun devrait pouvoir se poser les questions les plus importantes avec tous les éléments pour réfléchir. Aujourd'hui c'est vraiment, tu vois, je te prends juste un exemple, parce que c'est très très d'actualité, par rapport aux vaccins, d'accord ? Bon, tu sais que les vaccins, c'est un sujet que j'ai énormément étudié.

Déjà parce que quand j'ai eu mon premier garçon, j'ai eu à me poser la question et donc j'ai lu, j'ai appris beaucoup de choses et du coup je suis devenu un petit peu boulimique et j'ai raflé un petit peu tout ce qui existait dans les trois langues que je lis parce que je voulais vraiment tout savoir.

Je ne voulais rien laisser au hasard et surtout pas par rapport à mon fils. Et par la suite, j'ai eu pas mal de parents et tout ça que j'ai eu parce que je fais beaucoup de pédiatrie, beaucoup de suivi de grossesse et qui me posaient la question par rapport à ça.

Et moi, avec tout ce que je sais aujourd'hui, la seule chose qui m'intéresse véritablement c'est que les parents puissent faire un choix éclairé. C'est-à-dire que moi ils me demandent toujours qu'est-ce que j'en pense, mais moi j'en ils ne pensent rien, ou du moins ça n'est pas important ce que je pense. Moi, je mets à disposition toute ma bibliothèque, avec ces mêmes hiérarchisées en fonction du niveau de chacun, des connaissances de chacun, et je veux que chaque parent se

responsabilise et décide en connaissance de cause. Et à partir de là, lorsqu'ils auront fait vraiment ce pas, moi derrière je les suis quel que soit leur choix, quel que soit leur choix, je les suis, je suis avec eux.

Mais par contre aujourd'hui pour moi, et je veux vraiment que ce soit clair parce qu'il est aussi dangereux, voire grave, de rejeter les vaccins sans savoir pourquoi que de les faire sans se poser de questions.

Je veux être bien clair par rapport à ça parce qu'on est trop focalisé sur le sur le pro ou anti vax qui pour moi est un faux problème mais vraiment un faux problème et on y reviendra très très fort mais c'est un faux problème je pense que d'abord il faut déjà commencer par interroger les principes de quoi on parle sauf que personne ne veut mettre le nez là dedans on écoute les stars qui passent au cinéma ou que les gens veulent veulent bien nous mettre qui disent qu'ils sont crédibles ou pas crédibles et on est censé les suivre alors que ces gens

ne vous connaissent même pas, ils ne connaissent pas vos enfants et ils vont décider pour la santé de votre vie. Il faut remettre tout ça dans le contexte, il faut se rendre compte de la folie dans laquelle on se trouve par rapport à ça.

On a délégué un niveau de compétence gigantesque, gigantesque, c'est extrêmement dangereux, c'est extrêmement dangereux. Donc moi, j'invite vraiment et j'aide vraiment tous les gens qui viennent, que je vois, même ceux que je ne vois pas au cabinet, que je discute par mail et tout ça, je les invite, je donne des sources, je donne des éléments pour qu'ils puissent réfléchir mais qu'ils se fassent un avis eux-mêmes.

Ce sont eux les parents et ce sont les seuls, je dis bien les seuls, en majuscules d'accord, les seuls garants de la santé de leurs enfants. les seuls. Oubliez tout le monde, oubliez le médecin, oubliez le pédiatre, oubliez qui vous voulez, vous êtes les seuls remparts pour vos enfants.

Voilà. Je ne sais pas si j'ai un peu dépassé, mais je voulais quand même préciser ça parce que je trouvais que c'était très important. C'est parfait. C'est très, très, très important Pierre, et c'est même le socle fondamentale, qui fait aussi que je dis de toi que malgré tes airs un peu rudes parfois dans ton questionnement, tu es certainement l'une des personnes les plus bienveillantes et amoureuses réellement des autres que j'ai rencontrées.

Parce que tu n'es pas là pour faire du bisounours New Age, je te prends dans les bras et je te cajole, mais tu es là pour pointer la direction de la liberté et de l'autonomie. Ce n'est pas le chemin le plus facile, ce n'est pas le chemin le plus confortable, mais c'est le chemin qui rend la santé et qui rend la vie.

Et plus tôt on passera là-dedans, plus on pourra en profiter par la suite. Donc autant le faire de suite. Merci beaucoup mon Pierre. Merci pour toutes ces années de partage, merci pour voilà.

Affaire à suivre. Affaire à suivre, je te l'avais promis, on vient d'accueillir une table de ping-pong donc on t'attend pour les prochains stages et qui vont pas redémarrer je pense, dès que le numéro de cirque actuel aura cessé, en tout cas quand on aura suffisamment d'espace se pouvoir le faire, on t'attend pour le ping-pong et puis surtout pour tout le reste.

Oui, écoute, ça sera avec grand plaisir. On a encore beaucoup de choses à exploiter, à vivre et à partager parce que la clé c'est vraiment le partage. Il faut vraiment qu'on arrive à tout mettre en commun et qu'on arrive à tous avancer ensemble. Il ne faut pas qu'on s'isole comme on le fait actuellement, il ne faut pas qu'on s'enferme chacun chez soi, il faut vraiment qu'on avance tous ensemble.

Il n'y a que comme ça qu'on ira très loin. Je t'embrasse Thierry. Thierry Samitier – Merci beaucoup, merci, et puis moi je vais rester encore un tout petit peu en ligne avec vous, j'espère vraiment que vous avez énormément apprécié cet échange avec Pierre, alors délibérément j'ai choisi d'inviter Pierre en premier invité, c'est pas obligatoirement le plus accessible, mais c'était pour moi d'une de justesse absolue et vous avez la possibilité de re-regarder cette émission, vous pouvez la réécouter largement pour

vraiment vous imprégner de tout ce qui a été dit, de tout ce qui a été partagé, parce qu'on est là clairement au niveau des principes, et c'est là où ça se joue, le terrain de jeu c'est là, c'est-à-dire que c'est vraiment ce qu'exprime Pierre, c'est-à-dire qu'il y a de la mousse au-dessus et puis on discute, tout ce bataille, le régime c'est au gène, on s'y perd et ça n'a aucun sens, ça n'a aucun sens ces questions-là.

Et le fondamental et ce que j'espère qui fait partir entre guillemets de la méthode régénère s'il y en a une, et certainement sous l'inspiration principalement d'une personne comme Pierre Etchart, c'est d'aller vraiment au fond du fond.

Et le fond du fond c'est la connaissance de soi-même, la connaissance des principes, la connaissance de ce qui nous structure et de ce qui est la réalité. Comme le disait Pierre, finalement tu peux être d'accord ou pas d'accord avec les principes, on n'en a rien à faire en fait, et le principe lui-même n'en a rien à faire.

Il s'applique, il s'applique pour toi, il s'applique pour nous, et voilà. Donc merci, je vous remercie à toutes et à tous d'avoir été aussi nombreux ce soir. Je vous donne rendez-vous demain, demain je vous ai dit qu'il va y avoir plusieurs invités, Il y a déjà Pierre Dufraisse qui est passé nous faire un petit coucou, il y aura Dominique Guyot, il y en aura d'autres aussi.

On sera sur des formats un peu plus courts avec chaque invité, mais je pense aussi que je vais m'amuser à les faire se rencontrer, interagir les uns avec les autres. Ça va être encore une fois pour illustrer toute la vitalité qu'il y a chez Régénère. Je vous remercie à toutes et à tous, je vous souhaite une très bonne soirée.

Il y a pas mal d'informations qui se trouvent dans la description sous la vidéo, Donc allez-y et puis on se retrouve demain 20h-22h à peu près, alors il n'est pas tout à fait 22h, moi je n'avais pas prévu ma bouteille d'eau comme Pierre donc je me suis fait avoir là. 20h-22h on se retrouve pour ce partage autour du vivant pour fêter les 10 ans de Régénère.

Et moi comme Pierre dédicacé et parle souvent de son fils, moi aussi je dédicace toute cette série d'émissions à mon fils chéri et il est présent avec moi, avec ce petit tyrannosaure qui m'accompagnera pendant toute cette semaine.

Je vous souhaite à tous et à toutes une bonne soirée, une bonne aventure à la découverte de vous-même sur le chemin de l'autonomie et de la santé.

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