Pour en finir avec les régimes — Épisode 2
Cette vidéo n’était pas prévue. Elle est née d’un débat sur les réseaux sociaux à propos d’une population traditionnelle dont l’alimentation reposait à 70-80 % sur des glucides complexes, sans surpoids. Beaucoup ont expliqué ce constat par la génétique, le groupe sanguin ou un déterminisme de type. Thierry part de là pour examiner, une à une, toutes ces approches : régimes par génotype, par groupe sanguin, typologies traditionnelles, puis régimes par exclusion. Leur point commun, et leur principale erreur : présupposer une grille fixe qui dicterait, pour toujours, ce que vous devez manger.
Premier constat : la génétique n’est pas figée. Les grandes études de nutrition personnalisée (Food4me, PREDICT-1, Personalized Nutrition Project, près de 3 500 personnes) ne retrouvent aucune prédiction fiable du régime optimal à partir des gènes. La classification des groupes sanguins ABO est une approximation conçue pour sécuriser les transfusions, pas une catégorie biologique. Surtout, ce qui s’exprime au quotidien n’est pas le gène mais son expression, modulée en permanence par l’environnement : le microbiote se reconfigure en quelques jours, l’induction enzymatique en quelques jours, la méthylation de l’ADN en quelques semaines. Avec environ 3 millions de gènes microbiens pour 23 000 gènes cellulaires, c’est largement la génétique du microbiote, et non celle de nos cellules, qui pilote notre adaptation réelle.
Deuxième partie : les régimes par exclusion (cétogène, high carb, végétalien, hyperprotéiné). Pourquoi des régimes aussi opposés produisent-ils tous des témoignages positifs ? Parce qu’ils partagent les mêmes leviers : l’éviction des aliments ultra-transformés, une densité calorique plus basse, moins d’hyperpalatabilité, une palette plus monotone et une attention accrue à ce que l’on mange. À court terme, ces facteurs expliquent l’essentiel des bénéfices. À long terme, exclure durablement un macronutriment a un coût : baisse de la conversion thyroïdienne T4-T3 en cétogène strict, effondrement des hormones stéroïdiennes en régime sans gras, surcharge rénale et dysbiose en hyperprotéiné, déficit en oméga-3 et B12 en végétalisme.
Troisième partie, la plus utile : si aucune grille extérieure ne fonctionne, comment savoir quoi manger ? La réponse vient du physiologiste Michel Cabanac et s’appelle l’alliesthésie. Le plaisir gustatif et olfactif d’un aliment varie selon l’état physiologique interne : le corps rend appétant ce dont il a précisément besoin à l’instant présent. Cette boussole est précise sur les aliments bruts ou peu transformés, et brouillée par les produits ultra-transformés, conçus pour tromper nos circuits du plaisir. La conclusion tient en peu de mots : pas de grille fixe, mais une écoute du corps en temps réel. Nous sommes faits pour manger comme les grands singes, c’est-à-dire à l’instinct, mais jamais pareil que notre voisin ni pareil qu’hier.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Pourquoi cette vidéoAux origines d’une vidéo non prévue : un débat sur une population mangeant beaucoup de glucides sans surpoids, et l’envie d’en finir avec les régimes à grille fixe.
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9:30Le régime par déterminisme génétiqueGénotypes évolutifs, nutrigénomie : l’idée qu’on descendrait de profils ancestraux fixes. Les études cliniques ne confirment pas la prédiction génétique du régime optimal.
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16:40Le régime par groupes sanguinsLe système ABO est une approximation conçue pour les transfusions, pas une catégorie biologique. Il existe autant de signatures sanguines que d’individus.
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21:01Les typologies traditionnelles (MTC, Ayurveda)Extraire l’alimentation d’un corpus global et cohérent pour en faire des catégories rigides (chaud, froid, humide) en trahit le sens.
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29:18Rien n’est figé : AMY1A et lactaseL’amylase salivaire et la persistance de la lactase montrent que la digestion dépend surtout du microbiote, du rythme du repas et de l’environnement, pas du gène seul.
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38:35La sélection génétique va à l’inverse du vivantSe détourner d’un aliment parce qu’il n’est pas dans nos gènes inverse le mouvement d’exploration qui a fait l’histoire humaine.
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40:35L’adaptation non génétique primeMicrobiote (jours), induction enzymatique (jours), méthylation de l’ADN (semaines) : l’adaptation réelle opère bien plus vite que les gènes. L’exemple du gène APOE.
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51:32Génétique microbienne contre génétique cellulaire23 000 gènes cellulaires contre près de 3 millions de gènes microbiens, échangés horizontalement et presque instantanément. C’est le microbiote qui invente nos adaptations.
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58:40Les régimes par exclusion : qu’ont-ils en commun ?Céto, high carb, low carb, végan, hyperprotéiné : tous évincent l’ultra-transformé, baissent la densité calorique et l’hyperpalatabilité.
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1:11:05Bénéfices et dangers, régime par régimeCétogène, pauvre en gras, végétalien, hyperprotéiné : leurs effets à court terme et leurs coûts physiologiques au long cours, au cas par cas.
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1:37:35Pourquoi font-ils tous maigrir ?Perte d’eau liée au glycogène, satiété, effet thermique des protéines, coût métabolique d’adaptation : maigrir ne veut pas dire revenir à la santé.
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1:42:17Exclure va contre la force adaptative du vivantDevoir évincer un nutriment pour se sentir bien est un signe de faiblesse adaptative, pas de force.
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1:43:19Le prosélytisme des régimes par exclusionChaque camp diabolise les autres et brandit des démonstrations caricaturales (le carré de sucre, la cuillère d’huile) qui ne tiennent pas physiologiquement.
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1:55:34L’alliesthésie, tableau de bord du système hormonalMichel Cabanac : le plaisir d’un aliment varie selon l’état interne du corps, qui rend appétant ce dont il a précisément besoin à l’instant.
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2:04:31Alliesthésie et aliments transformésL’ultra-transformé est conçu pour court-circuiter cette boussole. Comment distinguer un vrai besoin physiologique d’un piège industriel ?
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2:13:10Sur quels aliments faire confiance à ses sens ?Quatre niveaux de transformation : l’alliesthésie est maximale sur le brut, fiable sur le cuit simple, et court-circuitée sur l’ultra-transformé.
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2:23:56En guise de conclusionCe qui personnalise vraiment l’alimentation, ce sont des paramètres dynamiques : trois libérations et trois pistes concrètes pour écouter son corps.
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2:34:11Aller plus loin sur l’alimentation sensorielleUn ajout de Thierry : proposer une vidéo dédiée à la pratique de l’alliesthésie et de l’alimentation sensorielle.
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Pour aller plus loin
Et un parcours en dix étapes pour transformer votre régulation hormonale.
→ Découvrir le parcours « Obésité et perte de poids »Transcription de la vidéo
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Bonjour, c'est un immense plaisir de vous retrouver pour une vidéo, une grosse vidéo, je mesure la taille de cette vidéo, mais elle est importante. Alors cette vidéo n'était pas prévue à la base, vous avez vu que je vous ai proposé la précédente vidéo avec des généralités sur le système hormonal, des généralités très importantes, et je vous remercie pour votre enthousiasme, vous avez très nombreux à le saluer, et très nombreux appréciaient aussi le document PDF, le support PDF,
vous allez voir, il va y avoir la même chose pour celle-là, et donc il était prévu d'enchaîner directement avec la thyroïde et l'étude de certains éléments du système endocrinien qui va venir.
Et puis, il y a une publication qui a été faite sur les réseaux sociaux dans lequel on parlait de tribus natives, dans lequel finalement 70 à 80 % de l'alimentation était composée de sucre complexe, sous la forme de pâtes à douce, d'ignam, des choses comme ça.
Et donc en posant la question, oui finalement, voilà, vous me parlez d'obésité en liant les sucres à la prise de poids, regardez ces populations, ben voilà, ça démonte votre théorie.
Et puis dans les réponses, alors ça a été une publication qui a fait beaucoup de bruit, et dans les réponses j'ai vu énormément de gens qui me parlaient par exemple de déterminisme génétique. et voilà le génotype fait que eux le peuvent mais nous ne nous le pouvons pas.
Puis il y en a d'autres qui parlaient de médecine traditionnelle chinoise, il y en a d'autres qui parlaient de régime par groupe sanguin, d'autres de CETO et ainsi de suite. Et ça m'a donné envie de faire une vidéo, alors définitive je ne sais pas, ça paraît très prétentieux, mais une vidéo que j'appelle, que j'ose appeler en finir avec tous les régimes, dans lequel nous allons vraiment considérer toutes ces approches alimentaires.
L'approche par les groupes sanguins, l'approche par les génotypes, l'approche traditionnelle, un détournement de certaines approches traditionnelles comme la médecine traditionnelle chinoise, parce qu'on mettra pas mal de nuances.
Puis on va parler aussi des régimes excluants, quand on enlève les sucres, le cytogène strict, quand on enlève les graisses, le high carb comme on dit, quand on enlève les protéines, par exemple le végétalisme très poussé, très excluant, ou quand on ne prend que des protéines par exemple, avec les hyper protéinés, et on va voir un petit peu les fondements de tous ces régimes, qu'est-ce qui marche, qu'est-ce qui ne marche pas,
pourquoi ça marche, pourquoi ça ne marche pas, qu'est-ce qu'ils ont en commun, qu'est-ce qu'ils ont de différent, et on va essayer de démonter tout ça petit à petit, factuellement, scientifiquement, le plus simplement possible, Alors, objectivement ça va prendre du temps, mais le but c'est d'aller vraiment au fond des choses, et pour en arriver au final à réaliser quand même quelque chose d'important, c'est que toutes ces approches ont un biais majeur. Le premier biais de toutes
ces approches c'est qu'elles partent du présupposé qu'il y aurait une grille fixe, Alors que ce soit lié à ton groupe sanguin, que ce soit lié à ta génétique, que ce soit lié à ton tempérament, que ce soit lié, donc comme si on avait un tempérament fixe, que ce soit lié à ce que l'on veut, mais qu'il y a une grille fixe, que ce soit l'exclusion des sucres, que ce soit l'exclusion des graisses, que ce soit l'exclusion des protéines, qu'il y a une grille fixe qui va marcher pour toi, et qu'il s'agit juste de trouver
cette grille. Voilà, et ça c'est une erreur fondamentale, Parce que s'il y a bien une chose que nous apprend la biologie moderne, c'est que le vivant, j'allais dire un truisme, le vivant est vivant.
Le vivant est dialogue permanent, dialogue permanent. Toutes cellules communiquent avec les cellules adjacentes, elles communiquent avec les organes, les organes communiquent entre eux, ils communiquent avec leur environnement via, comme on l'a vu dans la précédente vidéo, le sommeil, notre alimentation, notre activité physique, nos relations sociales, tout ça c'est cette communication.
Le vivant est dialogue, le vivant est communication, et jamais le vivant ne se laissera enfermer dans une grille fixe, jamais c'est peine perdue, et c'est ce que nous allons démontrer dans cette vidéo.
Et donc, une fois que nous aurons critiqué, pour ne pas dire un mot plus fort, toutes ces approches, et bien je vais vous proposer une approche basée sur la biologie. On va aborder un terme qui s'appelle l'alièsthésie, et dans lequel vous allez vous rendre compte que ce dialogue avec l'environnement, nous avons des moyens de l'évaluer.
C'est-à-dire que là où nous sommes en recherche permanente d'une grille fixe alimentaire pour être rassuré, pour avoir un truc fixé pour notre vie qui va marcher tout le temps, et finalement on n'y arrivera jamais, et bien nous avons à l'intérieur de nous-mêmes les mécanismes qui vont nous permettre de déterminer en temps réel chaque heure, chaque jour ce qui est le plus adapté pour nous.
Et d'ailleurs, à la fin de cette vidéo on répondra à une question parce que je l'ai vu passer plusieurs fois dans les commentaires, des gens qui disaient voilà, on n'est pas fait pour manger comme des singes. Alors, sommes-nous faits pour manger comme des singes ?
On va répondre à cette question, et vous allez voir que la réponse est beaucoup plus fine que vous ne pourriez imaginer. Donc c'est un gros programme, un vaste programme. Cette vidéo, alors j'ai vu qu'il y avait pas mal de...
je la dédie un petit peu, j'ai vu pas mal d'étudiants en naturopathie qui avaient apprécié la précédente vidéo, qui avait dit une vidéo de physiologie poussée, ça nous intéresse, voilà, je sais que vous êtes en fin de révision, là vous allez avoir un gros morceau.
Toujours pareil, un document PDF, il fait quasiment 90 pages, il est très sourcé, très fouillé, il suffit, vous regardez sous la vidéo, vous mettez votre mail, vous recevez ce document gratuitement sur votre boîte mail, c'est vraiment un document de référence que je vous ai préparé, donc n'hésitez pas vraiment à le télécharger.
Avant de plonger dans le grand bain, deux petites dédicaces, parce que cette vidéo n'aurait pas été là d'abord et avant tout sans l'influence extrêmement favorable de ma chère et tendre épouse Estelle, parce qu'Estelle n'aime pas les explications toutes faites, elle me pousse toujours dans mes retranchements, elle veut toujours aller au bout du bout du bout, elle me challenge en permanence, Et donc cette vidéo est aussi là pour elle parce qu'elle voulait que j'aille au bout des choses,
elle m'a posé des questions très précises et cette vidéo c'est d'une certaine façon ma réponse. Et puis cette vidéo aussi elle est en dédicace à quelqu'un qui a consacré sa vie à la dimension alésthésique et sensorielle de l'alimentation, un ami très cher pour lequel j'ai énormément d'estime, de respect, quelqu'un qui m'a d'une certaine manière sauvé la vie déjà en 2007 quand j'étais au bout du bout, et au travers d'un livre qu'il a écrit qui s'appelle « Quand je serai seul avec
la mer », et bien il m'a apporté toute mon espérance d'une vie nouvelle. Cet homme c'est Dominique Guyot, d'homme j'ai beaucoup, tu le sais, beaucoup de respect pour ton travail, c'est une référence dans le domaine de l'alimentation sensorielle, c'est une référence dans le domaine de l'aliétésie, il a énormément travaillé sur ce sujet, et j'espère que cette vidéo sera aussi à la hauteur de tout le travail que tu as fait.
Vous êtes prêts ? On est parti ! On commence d'abord à explorer les régimes par génotype, les régimes par groupe sanguin, les régimes par typologie traditionnelle, médecine traditionnelle chinoise, et on va voir un petit peu la grille fixe qu'ils nous proposent.
Alors, cette vidéo est là aussi parce que sur Régénère TV il y a un nouveau parcours qui est sorti qui s'appelle « Obésité et perte de poids ». Et l'obésité et perte de poids c'est l'exact inverse de toutes ces grilles fixes extrêmement rigides que l'on peut vous proposer. Alors pour toutes les personnes qui sont intéressées par cette question, je vous encourage vraiment à regarder, il y a le lien en dessous de cette vidéo, vous pouvez vous abonner à Régénère TV, vous pouvez aussi acquérir cette formation directement, un processus unique
finalement qui ne correspond pas à un abonnement, peu importe la manière, vous allez y trouver 10 étapes fondamentales, c'est un parcours qui va s'étaler, il faut peut-être 2 mois, 2 mois et demi pour le faire, mais un parcours de transformation intérieure qui va vous permettre vraiment non pas de viser simplement la perte de poids, mais vraiment le maintien de la santé, l'établissement de la santé avec la notion essentielle de poids cible, dans lequel finalement vous allez vous rendre compte que la perte de poids n'est
pas une question de restriction drastique, de volonté, de volontarisme, de pression à maintenir tout le temps, mais que c'est une question de réindexer notre système hormonal en particulier pour que le poids fixe auquel le thermostat pondéral devrait vous maintenir puisse être plus conforme à vos attentes. Et une fois que ça c'est fait, une fois que le thermostat est réglé sur le bon chiffre on va dire d'une certaine manière, et bien ensuite tout le reste découle immédiatement sans aucun effort, c'est juste une question de choix,
de qualité plus que de quantité et de volonté. Et ça vous le découvrez dans le parcours sur Régénère TV, c'est un parcours unique qui vraiment vous permet de toucher au fondement de votre fonctionnement biologique hormonal et qui change tout dans la galère pondérale dans laquelle la plupart des gens sont avec une bataille permanente contre eux-mêmes, là d'un seul coup il s'agit de sortir de cette guerre et de commencer simplement à donner au corps ce dont il a besoin pour que ses rythmes, pour que ses besoins profonds soient respectés.
Ok, on est parti, donc premier temps, examen du déterminisme génétique et sanguin. L'idée c'est vraiment de voir, il y a 3 grandes approches qui partent d'un déterminisme de ce type-là.
Il y a d'abord la tradition des groupes sanguins, la tradition des groupes sanguins c'est quelque chose qui était très présent dans les années 80-90, mais qui perdure encore, Voilà, et ça on va l'étudier en détail, vous allez voir pourquoi je dis souvent finalement qu'il n'y a pas 2 sangs similaires sur la planète.
Voilà, chaque sang est une signature unique, et donc si on se base là-dessus pour déterminer des régimes alimentaires, vous allez voir c'est un peu peine perdue, et surtout c'est très risqué. Ensuite, il y a ce qu'on appelle les génotypes, les génotypes évolutifs, donc ça part du principe qu'on descend de certains profils ancestraux, il y a le chasseur, le cueilleur, l'agriculteur, le nomade, et que notre métabolisme actuel serait l'héritage de ces génotypes.
Et puis beaucoup plus récemment, il y a ce qu'on appelle la nutrigénomie. La nutrigénomie, donc elle parle de quelques polymorphismes génétiques. Alors, un polymorphisme c'est une variation naturelle sur nos gènes, et par exemple on étudie certains gènes comme on va en parler, c'est la POE, la LCT, ou l'AMI1A, c'est un gène qui code l'amylase salivaire, donc c'est une enzyme qu'on produit au niveau de la bouche et qui permet de digérer les glucides,
et certaines personnes vont en produire plus que d'autres, et à partir de ce déterminisme, finalement on en déduit des recommandations alimentaires. Donc ces trois approches ont une logique commune, c'est nous sommes faits d'une certaine manière, donc il y a une alimentation qui nous correspond et c'est toujours la même.
Voilà l'idée, que ce soit notre sang, notre génétique, l'idée c'est exactement ça. Alors, déjà avant de commencer à les critiquer, on peut reconnaître ce qu'elles ont d'intéressant, de bon dans la démarche.
L'idée c'est de se dire finalement, on ne doit pas tous manger la même chose. Ça on est complètement d'accord, et vous allez voir à quel point d'ailleurs à la fin de cette vidéo, je vous dirai non seulement on ne doit pas tous manger la même chose, mais chacun doit manger quelque chose de spécifique pour lui-même à cet instant donné de sa vie.
Donc, il n'y a aucun fixisme là-dedans. Donc, on est d'accord, on ne doit pas tous manger la même chose, ok. Le problème c'est qu'elle s'arrête très rapidement, parce qu'en fixant 3, 4, 5 types différents, en s'hyperfocalisant sur certains allèles, par exemple sur certaines mutations génétiques spécifiques, eh bien, elles réduisent cette diversité à une proportion congrue. Donc, la critique ne porte pas sur le besoin de personnalisation, elle porte sur le fait que cette personnalisation, on l'a arrêté très très tôt,
trop rapidement. Alors, bon, premier problème avec ces approches, avant de rentrer dans le détail de chacune. La première c'est les études cliniques ne confirment en aucun cas leur pertinence. Il y a une étude par exemple que je vous cite qui s'appelle Food for Me, 1582 participants, on a fait une personnalisation génétique complète en intégrant l'analyse de plusieurs polymorphismes, après 6 mois aucune différence significative entre les groupes, d'accord. Alors, une deuxième étude qui s'appelle Predict1, 1122 participants
incluant le suivi de la glycémie, du microbiote, du sommeil, des hormones post-prandiales. La variabilité, bon il y avait une variabilité entre les individus, c'est normal, mais ils n'arrivent pas à faire de corrélation avec la génétique.
Et d'ailleurs la variabilité, ça va nous intéresser, elle était principalement expliquée par le microbiote, le sommeil, le rythme alimentaire, et seulement marginalement par les gènes.
Et vous verrez que ça, ça va être la conclusion de cette première partie, mais je ne vais pas trop vite. Il y a une troisième étude qui est portée sur 800 participants qui s'appelle « Personalized Nutrition Project » et là encore pas de prédictabilité génétique.
Donc on a presque 3 études convergentes sur presque 3500 personnes qui nous disent « Non, en fait la génétique n'a pas vraiment d'influence. » Alors, le problème c'est que quand on parle de génotype, génotype ça vient de deux mots, génos qui veut dire relative au gène, qui renvoie au gène, et typos en grec ça veut dire, ça renvoie au terme fixé, c'est-à-dire un type fixé, en ce sens que ça ne bouge pas.
Donc en fait c'est comme si c'était des catégories dans lesquelles on peut ranger les humains. Le problème c'est que la génétique humaine elle n'est pas fixée, La génétique humaine évolue, elle évolue tout le temps, alors vous allez me dire oui, elle évolue sur des générations, oui d'accord, mais elle évolue.
Elle évolue et il y a des grandes évolutions, et ces évolutions d'ailleurs sont le fruit du dialogue de l'humain avec son environnement. Ok, échelle de temps relativement longue, je l'entends, mais on y reviendra. Mais il y a un point plus important, la génétique n'existe pas en dehors de son environnement, Et ça je le répète tout le temps, la génétique est une notion qui n'a aucune réalité concrète, parce que ce qui s'exprime maintenant c'est l'épigénétique. En fait c'est un peu comme si au travers d'un processus
qu'on appelle la méthylation, c'est un peu comme si chaque gène pouvait avoir des étiquettes, des labels vous savez, et ces labels on les met en activé ou en désactivé, et la méthylation elle se passe à l'échelle de quelques heures voire quelques jours. C'est-à-dire qu'on peut activer ou désactiver un gène d'une façon très rapide, avec une échelle de temps extrêmement réduite.
Et ça c'est l'environnement, c'est l'environnement. Donc, un gène par lui-même sans contexte d'une certaine manière c'est une séquence d'ADN inerte. Et ce qui est important c'est les gènes qui vont être activés par leur environnement.
Donc quand on parle de génétique comme quelque chose de fixé, alors que l'expression génétique varie au jour le jour, eh bien on est complètement à la côté de la plaque.
C'est un peu comme si on analysait un alphabet sans s'intéresser aux phrases produites. En fait ce qui est intéressant c'est les phrases produites, c'est le son qui va en sortir, ce n'est pas les lettres prises individuellement. Et donc ça, cette question de la méthylation, on va le voir parce que ça va faire partie de notre critique, mais ça va être un point essentiel.
On nous parle de code génétique, il n'y a que de l'épigénétique. Et finalement, ce type fixe qu'on nous propose, eh bien, c'est un instantané d'une certaine manière, c'est comme si on faisait une photographie à un instant donné, mais quelques heures après, quelques jours après, ça va être complètement différent parce que ce qui nous intéresse c'est l'expression.
Donc ça c'est vraiment la critique fondamentale de tous ces modèles, c'est-à-dire qu'on nous présente quelque chose de fixe alors qu'en fait fondamentalement c'est quelque chose qui évolue en permanence dans son expression.
Ok, donc ça c'est vrai pour l'approche génotypique et on va y revenir en détail. Par exemple on va prendre quelques exemples, par exemple avec l'évolution de la lactase par exemple, de l'enzyme à la lactase, ou AMI1A dont on parlait, l'amylase salgaire. Je vous ai parlé des groupes sanguins par exemple, les groupes sanguins c'est exactement la même problématique, parce que finalement la classification moderne qu'on utilise le plus souvent c'est la classification qu'on appelle ABO, groupe A,
groupe B, groupe AB et groupe O, qui fait une catégorisation en 4 types des individus. Bon, il y a plein de problèmes avec ça, donc elle part de quel principe ? c'est que finalement à la surface des globules rouges il y a des antigènes, et selon les antigènes que vous allez avoir vous êtes classé dans la catégorie A, B, AB ou O.
Le problème c'est que cette classification, c'est une classification, mais il y en a des tas d'autres, je crois qu'il y a une quarantaine de classifications différentes pour les groupes sanguins, j'en ai cité quelques-unes, il y a le système Rhesus, le système KEL, le système Buffy, le système KID, le système Lewis, le système MNS, le système Lutheran, Diego, YT, XG,
Cyana, Domrocq, voilà je ne vais pas vous tous les citer, et chaque système contient lui-même plein de variantes. Le système ReSUS comprend 50 marqueurs différents, le système KELL en comprend une trentaine, et toutes ces combinaisons finalement elles se croisent en permanence, ce qui veut dire que les marqueurs que vous portez sur un système n'ont aucun lien avec ce que vous porterez sur l'autre.
Si on multiplie toutes ces possibilités entre elles, le nombre de signatures sanguines différentes se compte en plusieurs milliards. Oui, mais moi j'ai quelque chose à vous dire, ce n'est pas plusieurs milliards, c'est exactement le nombre d'individus qu'il y a sur cette planète, parce qu'il n'y a pas 200 similaires, et ce n'est pas parce que 200 vont partager quelques critères en commun qu'ils sont similaires et que les individus sont similaires.
Ensuite, de toute façon je vous l'ai dit, le 100 ne se réduit pas à ces marqueurs de surface, et ça c'est vraiment très intéressant, c'est important parce qu'il y a la composition du plasma qui est importante, il y a la composition des globules blancs, il y a les protéines de transport, il y a le statut en anticorps, il y a tellement d'autres parallèles, qu'est-ce que j'ai mis ?
Il y a la composition en facteur de coagulation, il y a le statut hormonal du moment et ainsi de suite. Ce qu'il faut comprendre c'est que la classification ABO, c'est une approximation qui a été faite pour éviter les accidents lors des transfusions sanguines, parce qu'on s'était rendu compte que finalement si on transfusait deux personnes sans faire attention, et bien il pouvait y avoir dans certains cas des chocs anaphylactiques très très importants, et qui faisait que finalement la transfusion était plus dangereuse qu'elle
n'apportait de bénéfice. Alors là on s'est dit voilà quels critères on pourrait isoler de manière à ce que la transfusion ne se passe pas trop mal, mais ce n'est absolument pas des critères de similitude entre les sangs, ni de similitude entre les organismes et les besoins physiologiques des individus.
C'est juste des similitudes, quelques critères au niveau du sang qui permettent de rendre la transfusion possible. Donc ce n'est pas une catégorisation biologique fondamentale de la personne, et c'est encore moins une base biologique pour prescrire une alimentation.
D'accord ? D'ailleurs, il y a une étude qui a été faite, je crois que c'est Jingzong Wang et son équipe en 2014 sur 1455 participants. Cette étude a testé directement l'hypothèse des régimes par groupe sanguin.
Le constat est convergent, quand on observe des effets favorables des recommandations alimentaires associées à chaque groupe sanguin, ces effets sont liés à la nature des aliments recommandés, plus de végétaux, moins d'ultra transformés et non pas au groupe sanguin de la personne.
les personnes du groupe O qui suivaient les recommandations du groupe A en tiraient le même bénéfice. La corrélation groupe sanguin et alimentation optimale n'existe absolument pas. Donc, on sait que l'alimentation par génotype et le groupe sanguin sont deux variantes d'une même erreur conceptuelle, c'est-à-dire que considérer qu'on peut figer le vivant et le ramener dans une catégorie congrue. On va revenir largement sur l'approche génotypique parce que là on n'est pas allé dans le détail, mais c'est cette catégorisation.
Alors, il y a une troisième catégorie que je veux traiter, c'est les typologies traditionnelles, de type par exemple médecine traditionnelle chinoise ou Ayurveda. Alors, avec beaucoup plus de précautions parce que globalement, il faut le dire tout de suite, on parle de médecine ancestrale, pour lequel personnellement j'ai un immense respect, qui font partie d'un corpus énorme dans lequel l'alimentation n'est qu'un élément congru, enfin congru, c'est un élément qui est présent,
mais ce n'est qu'un élément. Quand on parle de la médecine traditionnelle chinoise, il y a tout ce qui est énergétique, gymnastique, qigong, acupuncture, pharmacopée, enfin voilà, c'est un concept global, ce n'est pas une approche qui est une approche basée sur la physiologie, c'est plus une approche symbolique voire même poétique par certains côtés, j'espère que les praticiens de médecine traditionnelle chinoise n'en voulons pas, ce qui n'enlève rien à son efficacité,
on est complètement d'accord. La problématique, et ce que je vais critiquer, c'est le fait d'extraire de ce système qui est un système complexe et global, c'est-à-dire qui doit être pris dans sa globalité, qui considère l'individu dans sa globalité, d'extraire de cette approche globale juste l'aspect alimentaire, de le réduire à quelques typologies, par exemple en médecine traditionnelle chinoise, tu es humide et froid par exemple on va te dire, et d'en tirer des recommandations alimentaires.
Et ça c'est vraiment le gros problème, Parce que finalement ça crée ce que j'ai reproché déjà à l'approche par géotype ou par groupe sanguin, ça crée une grille extérieure qui te catégorise. Mais on pourra faire 5, on pourra faire 10, on pourra faire 15 catégories, on sera toujours en dehors de la plaque.
Ce n'est pas parce que tu partages une dizaine de critères communs avec ton voisin que tu es similaire à lui, que tu as les mêmes besoins que lui, que tu as la même vie que lui, c'est évident. on peut avoir la même couleur des cheveux, la même couleur des yeux, la même taille, le même poids, je ne sais pas moi, la même langue, le même métier, habiter dans la même ville,
avoir la même voiture de la même couleur, ce n'est pas pour autant, nos vies seront radicalement différentes, et on peut pousser le truc à l'extrême, c'est-à-dire qu'on pourrait avoir 100 critères, on pourrait en avoir 1000 critères, même avec 1000 critères communs, nous ne saurons pas du tout les mêmes individus qui n'auront pas du tout les mêmes besoins. Et ça c'est vraiment le truc à marteler au début de cette vidéo, c'est cette notion de catégorisation.
C'est pour ça d'ailleurs que tout à l'heure on dérivera vers la notion d'alièsthésie qui est quelque part un baromètre intérieur immédiat, permanent en fait à dire, qui nous étalonne en permanence sur nos besoins propres sans passer par cette catégorisation, et ça c'est fondamental.
Donc bon, la problématique avec cette approche, alors cette extraction d'une approche traditionnelle, on différencie médecine traditionnelle chinoise globale, qui est un système cohérent, qui est un système efficace, qui a fait ses preuves indéniablement comme la médecine ayurvédique, et le fait d'en extraire certaines recommandations alimentaires en particulier, parce que ça se focalise la plupart du temps sur l'alimentation, en créant des catégories fixes et rigides.
Donc c'est cette dérive-là, c'est la dérive réseau-social on va dire d'une certaine manière, tu vois, avec des punchlines très forts du style « tu es froid et humide, il ne faut pas que tu manges… » Souvent c'est d'ailleurs la médecine traditionnelle chinoise caricaturée maintenant qu'on peut le faire certain, attaque principalement l'alimentation crue, en te disant finalement « le cru éteint ton feu de l'estomac ».
Voilà, le cru éteint ton feu de l'estomac. Alors, ça vous comprenez bien que d'un point de vue physiologique ça ne peut pas s'entendre, parce que d'un point de vue physiologique il n'y a pas de feu dans l'estomac, donc le feu ne peut pas être éteint, et le cru, si tu me parles d'alimentation crue, à la limite si tu me parles en termes de digestibilité, on va dire quand même que dans une alimentation pas ou peu transformée, le contenu enzymatique il est supérieur, la destruction des enzymes à la cuisson c'est quand même un fait qui est
extrêmement reconnu, Donc il faudrait m'expliquer pourquoi du poisson cru ou un avocat ou des noix, par exemple manger cru ou des fruits, seraient moins digestibles que leur équivalent cuit, alors que tout prouve le contraire, d'accord ? Donc on est bien d'accord que cette notion d'éteindre l'estomac et tout, ça a une cohérence dans le système symbolique global de la médecine traditionnelle chinoise, mais si on l'extrait et qu'on le ramène juste à des recommandations alimentaires, et bien à ce moment-là ça ne tient pas la route.
Et je vous dis, le problème c'est la diabolisation des aliments crus qui sont dits froids et frais. Alors déjà tu n'es pas obligé de manger tes produits sortis du frigo, puis quand on parle de froid, ils refroidissent l'organisme, l'organisme il y a ce qu'on appelle une moustasie au niveau de la température, c'est-à-dire que tout aliment que tu consommes il sera ramené à la température interne du corps automatiquement.
Que tu consommes du froid ou du très chaud, de toute façon même du très chaud il va être ramené à la température, c'est-à-dire dans les deux cas il faut forcer, soit il faut remonter sa température, soit il faut la rabaisser, tu n'es pas censé manger des aliments qui sont sortis du frigo, tu n'es pas censé manger des aliments qui sont brûlants, si tu consommes des aliments qui sont à température ambiante, le corps n'a pas à forcer pour les ramener à une quelconque température.
Le problème avec cette approche par typologie froid, chaud et ainsi de suite, c'est qu'elle ne s'intéresse pas à ce qui est fondamental, c'est-à-dire qu'on le verra tout à l'heure, on va parler par exemple de densité des aliments, et là il y a vraiment quelque chose à comprendre.
Quand on parle de yin et de yang, je l'ai déjà fait dans de nombreuses vidéos, j'essaie moi de relier cette notion de yin et de yang qui est relativement inaccessible pour nous occidentaux à des notions physico-chimiques beaucoup plus facilement mesurables, et par exemple je vous dis voilà ce qu'on appelle le yang, le yang c'est ce qui est salé, c'est ce qui est dense, c'est dans lequel il n'y a peu d'eau, et ça physiologiquement on l'explique, Et ça en maturopathie ça existe, on n'a pas besoin de faire des
critérisations très fortes pour dire finalement à un individu qui est plutôt fatigué, qui est plutôt en faiblesse, bien des produits trop dilués ne vont pas lui être favorables. Et ça c'est une évidence, il n'y a pas à cracher sur le cru ou à diaboliser certaines approches pour y arriver.
Et de toute façon, et ça c'est gros défaut aussi de toutes ces approches, c'est une espèce de caricature finalement de ce que pourrait être l'autre alimentation. C'est-à-dire que si on ne prend pas leurs propos, eh bien on va tomber dans des dérives obligatoirement selon eux.
Donc par exemple quand la médecine traditionnelle chinoise instrumentalisée présente l'alimentation crue, on va te dire voilà c'est trop fluide, c'est trop à queue. Tu peux manger très dense, très young avec une alimentation crue.
Si tu manges de la viande crue, si tu manges du poisson cru, si tu manges du miel, si tu manges des avocats, si tu manges des noix, si tu manges des dates, si tu manges des fruits secs, je peux te dire qu'en termes de Yang tu es hyper Yang. Donc en fait il n'y a aucune impossibilité.
La grosse difficulté je vous dis c'est le fait de prendre une typologie millénaire finalement, et d'en faire une espèce de prescription nutritionnelle universelle, enfin individuelle, individualisée et qui finalement ne va pas tenir compte de la globalité de l'individu.
Et c'est pour ça que moi je vais vous proposer une approche globale, c'est pour ça que je vais vous parler en permanence d'approche globale et que toute la deuxième partie de cette vidéo sera consacrée, parce qu'en aucun cas il ne s'agit de faire ces catégories.
Alors, on a vu l'approche par génotype et ainsi de suite, on a vu l'approche par groupe sanguin, parce qu'on a vu l'approche des médecines traditionnelles ramener à leur portion congrue alimentaire, il s'agit maintenant de regarder un petit peu plus au niveau génotypique, au niveau de nos gènes, qu'est-ce qui influence réellement ?
Alors, s'il y a bien une critique forte à faire par rapport à cette catégorisation, que ce soit par la génétique, par les groupes sanguins, par des catégorisations traditionnelles ramenées à leur portion congrue, mais ça va être le fait que ce qui est présenté comme du fixisme, il ne l'est pas.
Et ça je vais vous le démontrer maintenant. On va prendre un premier exemple, par exemple ce que j'ai appelé l'AMI-1A qui est très présent dans les tests génétiques, dans les tests génétiques par contre, la nutrigenomie, la nutrigenomie ou l'alimentation par génotype.
On va te dire voilà, certaines personnes ont un gène qu'on appelle l'AMI-1A, Et alors l'AMI1A, il est très intéressant parce qu'il code la production d'amylasalivère, donc l'amylasalivère c'est une enzyme qui est produite par la bouche, qui se trouve dans la salive et qui permet la digestion des sucres.
Et contrairement à d'autres gènes, AMI1A finalement, quand il y a un polymorphisme, c'est par nombre de copies, par variation du nombre de copies. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que finalement le nombre de copies de ce gène varie entre les individus, de 2 à 18 copies, ce qui est inhabituel pour un gène humain, plus on a de copies, plus on produit d'amylase salivaire.
Donc finalement on va te dire finalement, plus tu as de copies, plus tu es capable de digérer les sucres, et moins il y a de copies, moins tu es capable de digérer les sucres, et donc au final on va en déduire des prescriptions, on va dire les gens qui ont beaucoup de copies, ils peuvent avoir un régime dans lequel il va y avoir pas mal de sucres, les gens qui ont moins de copies, ils ne pourront pas avoir de sucres dans leur régime. Il y a un problème, il y a un problème.
parce qu'on se rend compte que la réponse d'un individu, d'un individu dans sa globalité à un sucre donné, à un sucre complexe donné, est beaucoup moins dépendante de ce gène AMI1A et de son nombre de copies que de tas de circonstances environnementales qui sont beaucoup plus déterminantes.
La première, c'est ce qu'on appelle la matrice alimentaire, c'est-à-dire est-ce que tes sucres arrivent avec des fibres, avec des tas de micronutriments qui les entourent, ou est-ce qu'ils arrivent de manière isolée ? Parce que ça, on parle des sucres, on le verra tout à l'heure quand on parlera des régimes excluants, parce que tu as tous les partisans maintenant du CETO qui te font des comparaisons, qui te comparent une banane à un morceau de sucre par exemple.
Bon, c'est un exemple soit de mauvaise foi, soit d'incompréhension complète de ce que c'est qu'un aliment, mais la matrice alimentaire, c'est-à-dire la façon dont les nutriments arrivent, détermine énormément de l'assimilation, de la façon dont le système va traiter l'aliment.
Donc la matrice alimentaire, je vous dis, les fibres, les protéines, les graisses qui l'accompagnent, les micro-nutriments qui l'accompagnent vont déterminer énormément de la capacité du corps à digérer ce sucre complexe et à le traiter, et à traiter son élévation de blicémie et ainsi de suite.
D'accord ? Premier facteur. Le deuxième facteur c'est le rythme du repas. plus vous allez manger lentement, plus vous allez mastiquer, plus vous allez imprégner avec cet aminaze salivaire, plus vous allez faciliter la digestion.
Et ça c'est beaucoup plus important au final quand on a fait des expériences, il y a une expérience que je vous citerai tout à l'heure qui est dans le document, c'est beaucoup plus important finalement que le nombre de gènes et de la variation de réplication de ce gène Ami-1a que vous pouvez avoir, parce qu'il y a ceux qui vont vous dire finalement vous en avez peu donc vous ne pouvez pas manger ceci ou cela, En vérité, la façon dont vous allez manger est beaucoup plus déterminante dans votre façon d'assimiler le produit
que la présence ou l'endogène. Troisième facteur, c'est le microbiote intestinal, et ça on va le voir parce que ça va être très très important. Je vous fais déjà un spoiler d'une certaine manière, vous allez voir que là où on s'intéresse la plupart du temps à la génétique de nos cellules, donc ce qu'on appelle la génétique nucléaire des noyaux de nos cellules, Et en vérité, ce qui est beaucoup plus déterminant c'est la génétique dans nos bactéries, dans notre microbiote.
Et ça, ça varie tout le temps, mais bon, spoiler. Le microbiote intestinal, les populations bactériennes du colon fermentent en grande partie les abidons, elles participent activement à la digestion, et c'est la qualité de ton microbiote qui va déterminer ta capacité à digérer des sucres complexes par exemple, donc beaucoup plus que la présence ou la non-présence, la réplication de ce gène AMI-1A.
Alors après on a montré aussi que la cuisson pouvait intervenir aussi, on sait que quand on prend un sucre complexe par exemple, qu'on le cuit, puis qu'on le refroidit, puis qu'on le réchauffe à nouveau, eh bien ça va libérer beaucoup moins de sucre dans le sang, la vitesse d'assimilation, voilà. Encore un facteur qui va jouer, Il y a une étude de Fiona Atkinson en 2008 montrait que l'index glycémique d'un aliment dépend principalement de la
matrice alimentaire, du rythme du repas et du contexte global, pas du génotype individuel et de digestion. Ce que cet exemple nous apprend finalement c'est qu'encore une fois finalement ce n'est pas le déterminisme génétique qui va déterminer ta capacité à digérer et et à réagir de manière adéquate par exemple au sucre complexe, c'est plus ton microbiote, ta façon de manger, ton environnement, voilà, ça c'est l'environnement.
On va prendre un autre exemple, par exemple l'exemple de la lactase. Alors pareil, je vous prends un exemple, ce n'est pas pour dire que vous preniez des produits laitiers, ce n'est pas un problème, le problème c'est vraiment de faire la démonstration, de comprendre exactement où se joue le facteur génétique. Parce qu'il y a un gène, ce qu'on appelle l'allèle de persistance à la lactase qui permet donc la digestion des sucres du lait, chez les européens il est présent à peu près à 90 %,
alors que chez les asiatiques il est présent à 10 %. Et donc on en déduit, les asiatiques ne doivent pas consommer du lait. Et en fait je vais essayer de vous démontrer que c'est l'inverse, c'est une inversion logique, c'est-à-dire que cet alel de persistance à la lactase il n'est pas présent chez les asiatiques parce que culturellement parlant ils n'ont pas consommé de produits laitiers, ils n'ont pas l'inverse, c'est-à-dire qu'ils ne consomment pas de produits laitiers parce qu'ils n'ont pas
cet alel, c'est qu'ils n'ont pas cette allèle parce qu'ils ne consomment pas de produits laitiers, parce que notre génome s'adapte à notre environnement. Donc j'ai écrit, avant 8000 ans avant notre ère, aucun adulte humain au monde ne consommait de lait, et l'allèle de persistance à la lactase était quasiment absente du génome humain, on le sait maintenant.
Toutes les analyses d'ADN qu'on a fait sur des ossements qui dataient d'avant cette période, donc avant 8000 ans, montre qu'il n'y avait pas ce gène, ce gène n'était pas présent. Puis finalement l'élevage laitier s'est installé en Europe, on a multiplié l'élevage, le passage du chasseur-cueilleur finalement au sédentaire agriculteur qui fait de l'élevage, et donc les gens se sont mis à consommer du lait, et donc petit à petit leur génome s'est adapté,
et cette haleine de persistance à la lactase s'est installée. En Asie il ne s'est pas installé, en Asie il ne s'est pas installé, et donc finalement l'allèle de la persistance à la lactase ne s'est pas installé.
Mais ce qui est vraiment très intéressant c'est que finalement on se rend compte que si tu prends une population asiatique et que tu l'installes par exemple dans un pays dans lequel il y a une consommation régulière de lait, qu'est-ce qui va se passer ?
Dans les premiers temps leur génome ne va pas évoluer, non il ne va pas évoluer parce que ça met du temps pour évoluer un génome, Par contre, leur capacité à digérer la lactase va évoluer très rapidement grâce à une évolution de leur microbiote.
Dans leur microbiote il y a certaines bactéries spécifiques à la digestion de la lactase qui vont se développer à l'échelle de quelques jours, quelques semaines pour leur permettre de digérer la lactase.
Et puis si on suit l'expérience sur plusieurs générations, et ça a été fait sur des personnes qui s'étaient installées aux Etats-Unis, des asiatiques, des personnes d'origine asiatique, donc qui traditionnellement dans leur lignée familiale n'avait pas cette allèle de persistance à la lactase, s'installe aux Etats-Unis, commence à avoir sur 2-3 générations une consommation régulière de produits laitiers, et qu'est-ce qu'il se passe ?
Au bout de 2-3 générations, l'allèle de persistance à la lactase est présent dans leur code génétique. Donc c'est vraiment une adaptation à l'environnement, et ça c'est vraiment important. Je vous dis, ce n'est pas pour vous dire qu'il faut consommer ou pas consommer les produits laitiers, il faut bien comprendre que notre génome suit notre environnement, il le suit avec un certain décalage temporel.
Et je sais, certains vont me dire oui, mais nous ce qui nous intéresse finalement c'est de savoir qu'est-ce qu'on peut manger maintenant et non pas qu'est-ce que pourra manger mes arrière-petits-enfants finalement, parce qu'ils se seront adaptés progressivement.
Mais comme je vous le dis, et on va y revenir largement dans ce qui vient juste après, comme je vous le dis, l'adaptation au jour le jour elle se fait, mais elle ne se fait pas par la génétique nucléaire, elle se fait d'abord et avant tout par le microbiote.
On va voir qu'elle se fait aussi par la méthylation au niveau génétique, donc par l'expression épigénétique, et puis par la modulation enzymatique, mais ça c'est la suite. Un petit élément réflexif avant de passer à la partie suivante, vous avez cette réflexion après avoir coupé l'enregistrement, cette façon finalement de se détourner d'un aliment en disant voilà finalement ce n'est pas présent dans nos gènes, donc on ne peut pas le consommer, c'est l'exact inverse,
et on va y revenir, de tout ce qui a été l'histoire de l'humanité. C'est-à-dire que l'histoire de l'humanité a été en permanence un chemin de découverte, de découverte de nouveaux espaces, de nouveaux aliments, et d'adaptation de notre génétique et de notre organisme à ces nouveaux aliments.
C'est-à-dire que ce qui fait la force de l'humain c'est cette capacité à s'adapter à la nouveauté et à l'intégrer en lui, c'est ça qui permet à l'humain de prospérer. Cette tendance à finalement regarder notre génotype ou regarder notre groupe sanguin, ou même exclure certaines catégories, exclure les graisses, exclure les sucres et ainsi de suite, c'est l'exact inverse de ce qu'a été le mouvement de l'humanité depuis sa création d'une certaine manière, qui est un mouvement d'exploration.
Là on est dans un mouvement d'introversion, soit on bloque, on dit on est comme ça et ça ne bougera pas, soit au contraire on enlève, on dit non mais là il faut enlever les graisses, il faut enlever les sucres, il faut enlever les protéines, il faut enlever ceci, il faut enlever cela, Et au niveau ontologique, ça me paraît vraiment fondamental de le souligner, c'est une démarche qui est complètement opposée à la démarche normale de la vie en nous qui est d'explorer tout azimut.
Je veux dire, l'être humain est un explorateur, un chasseur-cueilleur, explorateur qui va au devant de nouveautés, qui va découvrir des nouveaux espaces, des nouvelles saveurs, des nouvelles expériences, et qui se nourrit de ça pour enrichir son organisme, et ce qui va se traduire plus tard par un enrichissement de son génome, donc de sa génétique, et non pas l'inverse.
Et c'était important pour moi de le pointer à ce passage de la vidéo, vous allez voir on va y revenir très largement. Bon, là on va aborder le point essentiel, j'espère que pour l'instant vous suivez, c'est un petit peu complexe que je le sais, mais c'est nécessaire, j'ai essayé de rendre ça le plus accessible possible pour arrêter les réponses standardisées caricaturales sur l'alimentation et enfin essayer d'avoir une approche pragmatique, scientifique on va dire, de l'alimentation et de voir toutes les
limites des modèles qu'on nous propose actuellement. Et pour moi, l'argument décisif c'est comment l'adaptation non génétique opère à l'échelle d'une vie humaine. Je vous l'ai dit, la première couche finalement, parce que l'argument principal de l'approche, vous savez il y a ce qu'on appelle l'approche gène culture, c'est-à-dire voilà les gènes évoluent avec la culture, bon on te dit oui, mais c'est sur une très longue période
de temps, donc ça ne nous concerne pas pour notre alimentation aujourd'hui. D'accord, on est d'accord au niveau des gènes, ça évolue, mais ça évolue sur un long temps. Mais le problème c'est qu'en fait l'adaptation non génétique cellulaire, parce qu'on va voir que c'est de la génétique mais ce n'est pas de la génétique cellulaire, l'adaptation non génétique cellulaire, eh bien elle opère dans des échelles de temps beaucoup plus courtes.
La première couche c'est le microbiote. Le microbiote il s'adapte à l'échelle de quelques jours. Je vous cite plusieurs études, une étude de 2014 par exemple qui était parue dans Nature, qui explique que finalement au quatrième jour, 4 jours pour l'adaptation du microbiote, tu changes d'alimentation 4 jours pour que ton microbiote s'adapte pour pouvoir s'adapter à cette alimentation, pour pouvoir digérer de manière adéquate cette alimentation.
Donc quand on te prescrit quelque chose sur la foi de ton code génétique, parce qu'on te dit finalement tu n'as pas le gène qui permet de digérer ça, c'est ignorer que ton microbiote il peut le faire tout à fait bien.
Parce qu'il faut bien comprendre que le microbiote ce n'est pas une espèce de couche passive, il produit des enzymes, il transforme les métabolites, et comme je vous le disais par exemple, chez les personnes qui n'ont pas l'allèle de persistance à la lactose, on se rend compte qu'en quelques jours, une semaine ou deux, d'un seul coup bien leur microbiote est capable de consommer, de digérer le lactose.
Donc elles s'adaptent complètement. Ce n'est pas une adaptation génétique, c'est une adaptation microbienne. au final on s'en moque, elles sont capables de le digérer et elles le digèrent fort bien.
Donc c'est pour montrer à quel point l'adaptation joue au niveau microbien. La deuxième couche, je vous ai dit, c'est la méthylation de l'ADN. Même si on parle du patrimoine génétique cellulaire, et bien ce patrimoine génétique cellulaire, sa forme d'expression évolue très rapidement.
La méthylation, l'adaptation génétique, donc l'expression épigénétique, elle s'opère sur une période de quelques semaines à quelques mois. Et c'est d'ailleurs ce qui invalide complètement l'approche par génétique.
Il y a une étude qui a été faite dans Cell Metabolism par Romain Barès en 2012, elle a démontré par exemple chez l'humain que 8 semaines d'exercice physique d'endurance suffisent à modifier l'expression génétique de plusieurs centaines de gènes dans le tissu oedipaux et le muscle squelettique, d'accord ? Donc en fait la génétique évolue, 8 semaines d'entraînement physique par exemple font évoluer complètement l'expression de ta génétique.
Et c'est là je vous dis où il y a vraiment un point conceptuel, les gens vont te parler de génétique alors qu'en fait ce qui nous intéresse, ce que nous voyons, ce que nous expérimentons au quotidien c'est l'expression de notre génétique, et l'expression de notre génétique elle n'est uniquement modulée que par notre environnement.
Et il y a une troisième couche qui est l'induction enzymatique. Vous vous souvenez déjà, je vous avais expliqué dans la première vidéo sur le système hormonal à quel point finalement quand une hormone atteignait un organe cible, bon déjà il pouvait y avoir toute une cascade de modulation en amont, mais quand elle touchait l'organe cible, l'organe cible avait la possibilité via une induction enzymatique, donc via des enzymes, des enzymes qui sont des acides aminés, donc des composants de base des protéines,
eh bien elle avait la possibilité de moduler, d'activer ou d'inactiver cette hormone. Eh bien l'induction enzymatique elle joue aussi au niveau métabolique, on dit que c'est quelques jours à quelques semaines. De nombreuses enzymes humaines sont inductibles, c'est-à-dire que leur expression est modulée par la présence du substrate.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que si tu consommes un aliment, ces enzymes vont être produites, si tu ne consommes pas ces aliments, ces enzymes ne sont pas produites. Donc si on te dit par exemple voilà, vous ne pouvez pas consommer tel aliment parce que vous n'avez pas tel enzyme, en vérité cet enzyme ne sera produit que si tu consommes cet aliment.
Vous voyez, c'est une espèce encore d'inversion de la causalité. Donc pour les graisses par exemple c'est très intéressant, pour les graisses il y a des enzymes de digestion des graisses par exemple, et qui apparaissent uniquement en présence de certaines graisses.
Et puis, alors donc on a une première couche qui est la couche du microbiote, d'accord, qui module complètement, la deuxième couche c'est l'expression épigénétique, l'expression de notre génétique via la méthylation, la troisième couche c'est l'induction enzymatique, c'est-à-dire le fait de produire ou ne pas produire des enzymes en fonction des aliments que nous consommons et non pas a priori.
La quatrième dimension c'est la compensation par le mode de vie global, Et là je vais prendre un exemple, un exemple qui est assez parlant, qui est beaucoup utilisé en nutrigenomie ou en génotypie, quand on fait des prescriptions de régime alimentaire par le génotype, c'est un gène qui s'appelle ApoE, ApoE qui code pour l'apolipoprotéine E, c'est un polymorphisme qui est très étudié.
Alors je vais vous expliquer, APOE c'est l'apolipoprotéine E, c'est une protéine qui transporte le cholestérol et d'autres graisses dans le sang. Il peut apparaître ce gène, il y a plusieurs polymorphismes selon les individus, on va avoir APOE2, APOE3 ou APOE4.
On dit qu'en vérité APOE2 c'est la forme protectrice qui est présente chez 5 à 10 % de la population, alors que APOE2, protectrice, 5 à 10 % de la population, elle diminue le risque cardiovasculaire de 20 %, elle réduction du risque d'Alzheimer de 40 à 60 % par rapport à APOE3 et APOE4.
Donc APOE2, c'est 5 à 10 % de la population, c'est plutôt protecteur. Et puis ApoE4 c'est l'inverse, ApoE4 c'est plutôt le facteur aggravant. Et chez ces personnes on va dire attention, attention à la consommation de graisse, attention à la consommation de produits contenant du cholestérol, parce que vous avez ce gène-là qui fait que vous avez une certaine fragilité.
Et alors la démonstration est très intéressante parce qu'elle va se situer en deux temps. On va pouvoir démontrer que ceux qui portent le gène ApoE2, Si ils ont un mode de vie délétère, les bénéfices soi-disant liés à ce gène vont complètement disparaître, et à l'inverse on va montrer que ceux qui ont un allèle APOE4, et bien eux qui ont plutôt un handicap à la base par rapport à la digestion des graisses ou métabolisme des graisses, et bien s'ils ont un mode de vie sain,
ils n'auront aucun facteur d'aggravation par rapport à leur génétique. Donc ce qui montre bien que c'est l'environnement qui détermine la réponse et non pas ta caractéristique génétique. C'est-à-dire que si tu as ApoE2 et que tu fais n'importe quoi, de toute façon tu auras des problèmes, et si tu as ApoE4 et que tu as une bonne hygiène de vie, tu n'auras aucun problème.
Alors pour ApoE4, il y a une étude qui s'appelle l'étude FINGER, donc 1260 participants à risque cognitif suivi pendant 2 ans avec une intervention multidimensionnelle sur le mode de vie, régime, exercice, stimulation cognitive, gestion vasculaire. Le résultat est le suivant, le bénéfice du mode de vie sur le déclin cognitif et le risque d'Alzheimer est aussi important chez les porteurs d'APOE4 qui est le génotype à risque que chez les non-porteurs.
Donc tu vois, ils ont APOE4, a priori ils sont à risque, le fait d'avoir une bonne hygiène de vie, ils n'ont pas plus d'incidence que les non-porteurs. Donc ça annule l'influence génétique.
Et alors avec APOE2, c'est vraiment très intéressant parce que je vous ai dit globalement c'est l'allèle protecteur, donc lui normalement il nous protège, mais il y a une chose qu'il faut savoir, c'est que chez 1 à 4 % des porteurs de APOE2, il y a une pathologie spécifique qui peut quand même apparaître, qu'on appelle la dysbétalipoprotéinémie familiale ou hyper-lipoprotéinémie de type E3. Donc ça va empêcher la captation correcte de certaines lipoprotéines par le foie,
et ces lipoprotéines s'accumulent dans le sang avec un profil particulier associant triglycérides élevés et cholestérol élevés. Et le problème c'est que cette pathologie est latente, elle ne se manifeste cliniquement qu'en présence d'un déclencheur métabolique, et ces déclencheurs métaboliques qu'est-ce que c'est ? prise de poids, sédentarité, résistance à l'insuline, hyperprotéinémie, consommation excessive d'alcool, ça a été démontré, je vous cite les études.
Donc qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que même en étant porteur de l'allèle protecteur, si ton mode de vie est délétère, tu vas pouvoir développer des expressions symptomatiques pathologiques, alors bien même que tu es censé être protégé.
Donc qu'est-ce que ça nous démontre tout ça ? et bien ça nous démontre simplement que si tu es porteur de la variation génétique APOE4 qui te met en risque normalement, qui te donne potentiellement en risque, et bien si ton mode de vie est adapté tu n'auras pas plus de risque que la population générale, si tu es porteur de l'APOE2 qui lui est plutôt protecteur, si ton mode de vie est délétère, et bien tu risques de développer une expression pathologique. Donc c'est bien le mode de vie qui prime sur la dimension
génétique fixée. Donc j'ai écrit, le génotype prédispose, le mode de vie décide. Avec APOE4 le risque s'exprime ou ne s'exprime pas selon le mode de vie, avec APOE2 la protection se maintient ou se renverse selon le mode de vie.
Dans les deux cas, le dialogue avec l'environnement reste le facteur décisif. Donc, en termes de synthèse, on peut dire que le microbiote se reconfigure en 4 jours, l'expression enzymatique s'induit en 16 jours, la méthylation de l'ADN se modifie en 8 semaines, et même les polymorphismes les plus emblématiques voient leurs effets décidés par notre mode de vie.
Nous sommes infiniment plus déterminés par notre environnement que par nos gènes. Et donc, j'ai écrit, le génotype est une mémoire, pas une prescription, et la mémoire d'un corps vivant se réécrit en permanence.
Et c'est là où il va falloir quand même qu'on aborde la dernière partie avant de passer au régime d'exclusion. C'est vraiment une énorme confusion parce qu'on parle toujours de génome humain et on parle toujours que du génome cellulaire humain. Or il y a deux génomes humains avec des vitesses d'adaptation radicalement différentes. Il y a le génome nucléaire, je veux dire ce qui est présent dans le noyau de nos cellules, ok, c'est celui qu'on utilise tout le temps, et puis il y a le génome qui est présent dans nos microbes.
Or vous savez qu'on a beaucoup plus de microbes à l'échelle de notre corps que de nos cellules, sauf qu'on a fait le choix de considérer que ce qui est humain entre guillemets, ce qui nous est propre, c'est notre patrimoine cellulaire plutôt que notre patrimoine microbien.
Alors, le génome nucléaire humain contient environ 23 000 gènes, Le génome microbien intestinal en contient environ 3 millions, 23 000 versus 3 millions, c'est un rapport de 1 à 130.
Pour chaque gène humain que vous portez dans vos chromosomes, votre corps héberge en moyenne 130 gènes bactériens qui participent activement à votre physiologie, à votre digestion, à votre immunité et à votre métabolisme.
Et les vitesses d'adaptation, je vous l'ai dit, elles sont complètement différentes. le génome nucléaire chromosomique évolue par mutations aléatoires suivies de sélections naturelles, alors que, donc on dit des dizaines voire des centaines de milliers d'années pour qu'un allèle nouveau atteigne une fréquence significative dans une population, alors que le métagenome microbien lui fonctionne sur des temporalités radicalement différentes, c'est-à-dire quelques jours, quelques jours simplement.
Et alors, c'est très intéressant parce que la méthode de transmission du patrimoine génétique entre la cellule, le patrimoine cellulaire et le patrimoine microbien n'est pas du tout la même. Au niveau cellulaire, on fonctionne de manière verticale, c'est-à-dire d'une génération sur une génération, on se transmet nos gènes.
Donc un temps d'évolution relativement long puisqu'il faut un temps d'une génération sur l'autre. Alors qu'au niveau bactérien, on fonctionne de manière orientale, C'est-à-dire qu'un microbe peut transmettre quasiment instantanément, sans composition génétique, à un autre microbe.
Et c'est ce qui fait la rapidité d'adaptabilité du microbiote, on appelle ça la transformation. Une bactérie capte directement de l'ADN libre présent dans son environnement, par exemple l'ADN libéré par d'autres bactéries qui sont décomposées, et puis il y a aussi le phénomène de conjugaison, deux bactéries entrent en contact direct et l'une transfère à l'autre des fragments d'ADN souvent portées par des structures appelées des plasmides.
Et ensuite il y a la transduction des virus bactériens appelés des bactériophages, font office de vecteurs et transportent des fragments d'ADN d'une bactérie à l'autre. Donc à l'échelle des bactéries la communication est permanente, elle est tout le temps et elle est quasi instantanée.
Et ça, ça nous permet de voir un modèle qui est que finalement c'est un peu comme si à l'échelle d'une population, à l'échelle d'un environnement. Votre patrimoine bactérien invente des solutions en permanence pour vous permettre de vous adapter à votre environnement, puisqu'on parle d'alimentation, pour vous permettre de vous adapter à votre environnement alimentaire.
C'est ce qui fait que l'humain a cette capacité unique d'aller au devant de nouveaux aliments, de nouveaux environnements et de s'y adapter. Et l'adaptation c'est vraiment le propre du vivant et particulièrement le propre de l'humain. Et tout ça, ça se passe au niveau microbien, ça ne se passe pas au niveau génétique.
C'est pour ça que les gens qui disent « Bon, génétiquement tu n'y es pas adapté », on s'en fout. On s'en fout parce qu'en fait la vraie adaptation, l'adaptation on va dire quotidienne, elle se fait au niveau microbien.
Et puis c'est un peu comme si quand les microbes ont élaboré des tas de solutions et que cette solution reste fixe pendant une période de temps suffisamment longue, alors en moment ça va se traduire dans notre génétique cellulaire.
un peu comme si on avait une, enfin je ne sais pas moi c'est un peu, si on prenait l'exemple de banque, tu as ton compte courant qui te permet finalement de faire toutes les transactions quotidiennes, de fonctionner, et puis tu as ton compte à long terme d'une certaine manière, même si l'exemple il vaut ce qu'il vaut, il n'est pas très bon.
Mais vous comprenez l'idée qu'il y a derrière tout ça, c'est-à-dire que l'adaptation se passe au niveau microbien, et si ça se passe au niveau microbien principalement, au niveau génétique microbien, alors c'est totalement déterminé par notre environnement. Donc, le déterminisme, qu'il soit génétique, sanguin ou typologique, avec des typologies beaucoup trop carrées et quatricaturales, se casse le nez sur cette adaptation en permanence.
Ça, c'était la première partie de cette présentation. C'est-à-dire le fait de dire finalement les types rigides qu'on vous présente, dans lequel on vous dit vous êtes comme ça, voilà votre génétique, voilà votre groupe sanguin, voilà votre typologie, vous êtes chaud, humide, froid, je ne sais pas quoi, mais ça ne marche pas.
Ça ne marche pas parce qu'en fait vous interagissez en permanence avec votre environnement et vous vous transformez en permanence. Alors la deuxième partie qu'on va aborder tout de suite, ça va être l'étude des régimes par exclusion, parce que certains cherchent à vous catégoriser de manière rigide, certains cherchent à vous persuader qu'il faudrait exclure un macronutriments pour que ça marche.
et là encore on se heurte à une grosse problématique, bon on va la voir directement au niveau de quelles sont les conséquences métaboliques de chacune de ces exclusions, mais surtout dans l'histoire humaine ça aussi c'est une nouveauté, c'est-à-dire que jamais dans l'histoire humaine les gens se sont amusés à dire « Ah mais moi, excusez-moi, je ne vais pas consommer de graisse, excusez-moi je ne vais pas consommer de sucre.
» Ce qui prévalait dans l'histoire humaine c'était plutôt le fait de manger tout ce qu'on trouvait parce que c'était la rareté qui primait. Et ces régimes par exclusion, déjà en premier lieu il faut le dire, c'est le symptôme d'une société de la surabondance, dans lequel on a tellement à bouffer tout le temps qu'on peut se permettre d'exclure un macronutriments, macronutriments, lipides, glucides, protéines.
Alors on va voir que exclure un macronutriments ça a des conséquences, on va voir qu'est-ce que tous ces régimes ont en commun, et pourquoi il y a des gens qui disent « Ah mais moi ça a marché !
» Oui, objectivement ça a marché, mais pourquoi ça a marché ? c'est vraiment intéressant, et puis on va voir aussi les conséquences à long terme de ces régimes, et à quel point ça peut être une adaptation transitoire qui est toujours le reflet d'une faiblesse de ton organisme, parce que si tu as besoin pour fonctionner d'exclure une catégorie de macronutriments, c'est que ton organisme n'est pas capable de s'adapter aux 3 macronutriments majeurs dont il a besoin de façon vitale pour fonctionner, et surtout quelles en sont les
conséquences et comment y remédier. OK, après avoir vu cette première partie dans laquelle on a discuté de ces déterminismes, on va étudier une seconde catégorie de régimes, ceux qu'on dit les régimes par exclusion. Exclusion, qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire que généralement ces régimes excluent une catégorie de macronutriments. Les macronutriments, vous savez ce que c'est, lipides, glucides, protéines. Il y a trois macronutriments, lipides, glucides, protéines, et selon les régimes on va exclure soit les lipides, Et c'est ce qu'on appelle les régimes high carb, donc avec beaucoup de glucides, high carb, qui peuvent aller jusqu'à 100 % glucides et 0 lipides.
Ensuite il y a les régimes forants lipides, type régime cétogène, voire régime cétogène extrême, il y en a dans lequel finalement ils réduisent l'apport de glucides, voire régime carnivore par exemple, ils diminuent l'apport glucidique vraiment à l'extrême. il va y avoir les régimes sans protéines ou alors il va y avoir les régimes tout protéines.
Et j'ai voulu considérer tous ces régimes parce qu'effectivement il y a des gens qui peuvent témoigner, il y a des témoignages, il faut le reconnaître, des gens qui disent voilà moi j'ai essayé, j'ai essayé le cétogène pendant 6 mois, ça m'a apporté plein de bénéfices en termes d'inflammation, en termes de sommeil, en termes de… voilà, c'est indéniable, c'est le cas.
Vous allez avoir, et c'est marrant d'ailleurs parce que chaque camp entre guillemets va avoir à peu près en copier-coller les mêmes témoignages, une perte de poids en ne mangeant que des graisses, perte de poids en ne mangeant que des sucres, perte de poids en ne mangeant que des protéines, puis amélioration de la qualité de vie en ne mangeant que des graisses, ou que des sucres, ou que des protéines.
Alors tu te dis finalement qu'est-ce qui a marché là-dedans ? Et c'est vraiment très intéressant, et je l'ai déjà fait mais c'est important de le refaire dans cette vidéo, je me suis déjà attaché à me dire bon, Regardons qu'est-ce qu'ils ont en commun puisque tous marchent entre guillemets, au moins sur du court terme et c'est ce qu'on va voir, voyons plutôt ce qu'ils ont en commun que ce qu'ils ont de différent, parce que sur le papier tu te dis entre un tout graisse et un tout sucre,
c'est globalement différent, mais pourtant il y a beaucoup de choses en commun. Et là la première des choses en commun qu'on remarque immédiatement c'est l'éviction, l'éviction quasi systématique des aliments ultra transformés, C'est-à-dire que tous ces régimes, quels qu'ils soient, high carb, ceto, carnivore et ainsi de suite, ils vont tous vers l'exclusion des aliments ultra-transformés, c'est normal, parce qu'un aliment ultra-transformé globalement il mélange tous les macronutriments,
il y a toujours sucre, graisse et protéines mélangées, dès que c'est transformé, dès que c'est élaboré, dès lors qu'il y a plusieurs ingrédients. Donc si tu vas sur un régime d'exclusion, tous ces aliments ultra-transformés sont automatiquement exclus de ta palette.
Or, il a été démontré maintenant grâce à ce qu'on appelait l'indice NOVA, un chercheur, là c'est plus une équipe qui était à Sao Paulo, l'indice NOVA, N-O-V-A, qui classe les aliments suivant leur degré de transformation, je crois que c'est de 1 à 4, ou de 1 à 5, 5 étant l'ultra transformé et 1 c'est brut ou quasiment pas transformé, et on a corrélé, il a été corrélé cet indice NOVA à l'émergence des maladies cardiovasculaires,
obésité, diabète et maladies dites de civilisation. Donc on sait que plus un aliment consommé est haut sur l'échelle nova, plus il va favoriser les maladies dites de civilisation. Donc automatiquement ce que ces régimes ont en commun dans un premier lieu c'est l'exclusion des aliments ultra transformés.
Et c'est difficile d'estimer quelle est la part de cette éviction des ultra transformés dans la réussite des régimes, mais on peut penser que c'est une part relativement importante. Alors, ce qui est difficile c'est que pour… on ne peut pas faire deux expériences en même temps avec la même personne, mais ce qu'il faudrait faire c'est que la personne par exemple fasse un régime CETO d'un côté, et puis de l'autre côté elle fasse un régime pas CETO avec des glucides par contre, en évitant tous les ultra-transformés,
et il y a des grandes chances qu'elle trouve des résultats assez proches. Sans nier des effets spécifiques de chaque régime, il y a des grandes chances qu'elles trouvent des effets assez proches. Alors ça c'est le premier point, l'exclusion des aliments ultra-transformés.
Le deuxième point c'est la densité énergétique. On a montré, on revient aux aliments ultra-transformés, on a montré que les aliments ultra-transformés, je vous cite les études dans le document de référence, on a montré que les aliments ultra-transformés avaient une densité énergétique de 2 à 2,5 fois plus importante que les aliments bruts ou peu transformés.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que pour un même volume d'aliments tu vas avoir 2 ou 2,5 fois plus de calories dans un aliment ultra-transformé que dans un aliment transformé. Donc automatiquement, apport calorique moindre si tu passes à une alimentation qui est inclue moins d'ultra-transformé, apport calorique moindre veut dire que tu vas activer des filières qui vont être des filières qui vont favoriser la détoxification, le nettoyage et l'autophagie, vous savez, c'est quand il y a les facteurs, quand la densité alimentaire et quand les
facteurs de digestion diminuent, automatiquement les facteurs de nettoyage dans le corps augmentent, donc automatiquement ça va avoir des vertus, alors en termes de perte de poids c'est évident, c'est pour ça que d'ailleurs on verra tout à l'heure que tous ces régimes par exclusion se réclament tous de la capacité à faire perdre du poids aux gens, et parfois c'est paradoxal, tu te dis, il y a des gens qui disent moi je perds du poids en ne mangeant que des graisses, tu as l'autre qui te dit moi je perds du
poids en ne mangeant que des sucres, tu es là, tu te dis, et puis on verra un peu plus loin, mais ceux qui ne mangent que des graisses diabolisent les sucres en te disant ça va te rendre malade, ça va, et ceux qui mangent des sucres diabolisent les graisses.
En pratique c'est faux, c'est faux parce que dans les deux camps on a des résultats assez bluffants. Donc la densité énergétique c'est un point important. Un troisième facteur c'est ce qu'on appelle l'hyperpalatabilité.
L'hyperpalatabilité ça veut dire que les aliments ultra transformés ont le pouvoir de susciter votre appétit, de le tromper même votre appétit, et de faire en sorte que vous mangiez plus que ce que vous devriez manger.
Et quand on revient à une alimentation plus brute, moins transformée, ce qui est inéluctable quand on consomme une alimentation par exclusion, puisque comme je vous l'ai expliqué au début, on ne peut pas avoir une éviction d'un macronutriments sur des aliments transformés, parce qu'ils mélangent tout, eh bien on va éviter ce piège de l'hyperpalatabilité qui est le piège de l'industrie agroalimentaire moderne, qui te fait manger beaucoup plus que tu devrais, et ce faisant en surchargeant ton organisme, en te faisant grossir,
et en amenant toutes les pathologies de surcharge et le défaut de nettoyage de ton organisme qui est tout le temps en train de digérer. Donc, on a premier facteur, l'alimentation ultratransformée, deuxième facteur qui en découle un petit peu, la diminution de la densité énergétique, troisième facteur qui en découle là aussi, la diminution de ce facteur d'hyperpalatabilité qui est un facteur de tromperie et qui vous fait manger plus que ce que vous devriez manger.
Et puis, il y a un autre facteur aussi, la monotonie alimentaire. Alors, ce n'est pas vrai avec tous les régimes par exclusion, mais globalement quand tu exclues un nutriment, que ce soit les lipides, les glucides ou les protéines, automatiquement ça va restreindre ta palette alimentaire, automatiquement, tu vas enlever certains aliments.
Et on a montré que la restriction de la palette alimentaire et donc la monotonie alimentaire que cela induisait, avait pour conséquence de diminuer la prise alimentaire, naturellement, sans qu'on s'en rende compte, le fait de tourner, alors je ne te parle même pas des gens qui font par exemple des monodiètes de riz, ça existe la rice diet dans lequel on ne mange que du riz, ou la carnivore diet par exemple dans lequel on ne mange que de la viande, et on se rend compte qu'au bout de
quelques temps les gens consomment de moins en moins de produits parce qu'il y a une sorte de monotonie qui s'installe et bon voilà, il n'y a plus cette excitation de l'aliment nouveau, on verra, ça vient de facteurs qu'on appelle des facteurs aliésthésiques, on le verra dans la dernière partie de cette vidéo, qui nous poussent à aller découvrir des aliments nouveaux.
Donc là d'un seul coup on n'a pas de nouveaux aliments, donc le facteur aliéscésique diminue et l'acquérance, la pétance pour ces produits qu'on a déjà consommé depuis de nombreux jours diminue énormément. Et puis cinquième facteur qu'on pourrait citer, c'est l'attention, l'attention dirigée vers l'alimentation. L'attention dirigée vers l'alimentation, je vous cite quelques études, mais systématiquement on a vu que ça allait dans le sens d'une amélioration de la qualité des produits consommés.
C'est-à-dire qu'à partir du moment où tu commences à t'intéresser à ton alimentation, tu vas faire une démarche. Souvent ça se traduit par consommer des produits bio, consommer des produits locaux, enfin consommer plus de produits bruts ça va dire qu'on va faire attention aux produits, à la qualité des produits.
Et ça c'est certainement un facteur assez important dans les bénéfices. La qualité accrue des aliments, je le cite comme un sixième facteur, mais la qualité accrue des aliments c'est certain, la qualité, la fraîcheur accrue des aliments, là encore c'est autant de facteurs qui sont communs à tous ces régimes et qui peuvent expliquer pourquoi on a autant de résultats positifs dans des régimes qui paradoxalement semblent aussi opposés.
C'est donc qu'il y a des facteurs qui les traversent tous, qui sont des facteurs communs. Alors, l'objection légitime qu'on peut avoir c'est oui, mais moi ça a marché. Et c'est vrai, quel que soit le régime, carnivore, CETO, high carb, low carb, high protéine, low protéine, tu vas toujours avoir des témoignages et des témoignages de bonne foi de personnes qui t'ont dit ça a marché.
Alors, on a listé un petit peu les différents critères qu'ils ont en commun, et la question n'est pas de discuter ces bénéfices parce qu'ils ont eu lieu, la question est de savoir ce qui les a produit vraiment. Et alors je vous dis, difficile de le démontrer scientifiquement absolument, mais moi mon intuition c'est que c'est plus ce qui relie ces régimes, c'est-à-dire la qualitatif qu'ils mettent dans l'alimentation que le régime en lui-même, sans nier les spécificités de chacun de ces régimes, et on va le voir juste après,
sans nier les spécificités de chacun de ces régimes, il y a de grandes chances que les facteurs que j'ai listés précédemment soit pour bon nombre de parties des facteurs améliorant dans finalement cette amélioration globale de la santé et baisse de l'inflammation, de la congestion de l'organisme et ainsi de suite. Moi en hygiénisme l'un des reproches qu'on fait à ces régimes par exclusion c'est qu'on verra après déjà le fait d'exclure un aliment, un nutriment, c'est quelque chose qui est totalement antinaturel, ça n'a jamais existé,
et ce qui a été l'histoire humaine c'est plutôt d'essayer au contraire d'élargir la palette, d'aller vers le plus de nutriments possible, d'aller à l'exploration comme je vous l'ai dit précédemment, et puis c'était la rareté qui guidait la prise alimentaire, donc globalement quand tu trouvais quelque chose à manger tu ne demandais pas si c'était CETO, si c'était vegan, si c'était high carb ou quoi que ce soit, donc ça n'existait pas.
Et c'est surtout qu'on va le voir, l'exclusion à long terme, même si à court terme on peut avoir des effets bénéfiques, on va les voir les uns après les autres, A long terme, l'exclusion d'un nutriment demande un effort adaptatif à l'organisme qui va le taxer obligatoirement. On est fait pour fonctionner sur 3 macronutriments obligatoirement, lipides, protéines, glucides.
On peut substituer l'un à l'autre, le corps peut travailler, le foie peut transformer les graisses en sucre et les sucres en graisses absolument, il peut même y avoir des synthèses, des re-synthèses d'acide aminé et ainsi de suite, mais cela a un coût, et c'est ce coût qu'on va observer.
Alors, j'avais fait une petite note là, voilà, c'est que les 6 facteurs qu'on a cités, donc l'exclusion de l'ultra transformé et ainsi de suite, ne s'excluent pas, ils se cumulent et se renforcent mutuellement.
Quelqu'un qui adopte un régime cétogène ou un végétal strict, un carnivore, un paléolithique ou un crudivore, mais simultanément en place une exclusion partielle des ultratransformés, une réduction de la densité énergétique de son assiette, une diminution du contact avec les saveurs hyper palatables industrielles, une restriction implicite par monotonie, une attention dirigée vers ce qu'il mange et une amélioration globale quantitative du bol alimentaire.
Et on voit, par exemple il y a une étude qui a été publiée dans Nature's Review of Endocrinology en 2021 qui montre que finalement l'éviction des ultratransformés à elle seule peut suffire à expliquer tous les bénéfices de ces régimes.
Alors comme je vous l'ai dit, chacun va avoir des bénéfices mais aussi un coût adaptatif à long terme. Et c'est exactement ce qu'on va voir tout de suite. Ok, alors cas numéro 1, le cétogène strict, donc éviction des sucres, donc macronutriments sucres enlevés.
Alors les bénéfices, ils sont assez connus, au début le régime cétogène a été élaboré pour répondre à l'épilepsie pharmacoresistante, et avec de très bons résultats. Globalement, les pratiquants qui pratiquent le cétogène témoignent, ça s'explique physiologiquement assez facilement, une diminution radicale de la résistance à l'insuline, c'est normal, une amélioration des triglycérides sanguins, c'est normal, une libération, enfin une sorte de brouillard mental qui se lève, c'est normal aussi.
Qu'est-ce qu'il y a d'autre ? Stabilité énergétique au cours de la journée, voilà, et qui est liée à la production de ce qu'on appelle les corps cétoniques. Les corps cétoniques, c'est le foie qui produit ces corps en remplacement quand il n'y a pas assez de sucre circulant, ils produisent ce qu'on appelle l'acétogénèse, ils produisent des corps cétoliques pour que la cellule puisse fonctionner en l'absence de sucre.
Donc des bénéfices il y en a, il y en a à court terme au moins, il y en a. Par contre, comme je vous l'ai dit, l'acétogénèse, et ça c'est important de le comprendre, est une voie détournée, c'est-à-dire que le corps est fait pour fonctionner avec de multiples carburants, d'ailleurs c'est la flexibilité métabolique qui traduit le mieux la santé de l'organisme, c'est-à-dire la capacité de passer des graisses au sucre,
des sucres aux graisses, moi je pratique beaucoup de courses d'endurance par exemple, et on sait que la flexibilité métabolique c'est un point essentiel de la performance, c'est-à-dire que tu dois pouvoir être capable de carburer sur les deux, et ton corps doit pouvoir passer de l'un à l'autre. Le fait de se spécialiser, de se monotyper dans un type de macronutriments est plus un signe de faiblesse qu'un signe de force.
Alors, les déséquilibres longs-courts qu'on peut voir avec le régime cétogène sont présents. Le premier, assez important, c'est l'effondrement de la conversion de l'hormone thyroïdienne T4 en T3 active.
Parce que, bon, on le verra quand on fera la vidéo sur la thyroïde, qui va venir juste après, mais la T4, donc l'hormone qui est produite par la thyroïde, n'est pas une hormone activée, elle a besoin d'être activée dans le foie via une enzyme qui s'appelle la désiodase de type 1.
La désiodase de type 1, c'est une enzyme hépatique qui permet de convertir la T4 en tritrois. Et le problème c'est que cette désiodase de type 1, elle est extrêmement indexée, sa production est extrêmement indexée sur le statut glucidique de l'organisme et du sang. C'est-à-dire qu'en l'absence de sucre, elle va être produite en bien moindre quantité, ce qui fait que la conversion de T4 en T3 va chuter de façon importante, et même, on le verra, alors pour l'instant je vous le glisse
comme ça et vous le comprendrez mieux quand on parlera de la thyroïde, il va y avoir une augmentation de la production de ce qu'on appelle la reverse T3, qui est une T3 analogue, sauf qu'il ne fait pas les effets de la T3 et qui va bloquer les récepteurs à la T3.
Et d'ailleurs il y a une étude qui s'appelle DietFITS, publiée dans le British Medical Journal en 2018, a confirmé que les sujets non-obèses suivis 20 semaines en cétogène strict avaient une baisse moyenne de T3 de 15 à 20 % de diminution.
Alors, il faudrait voir s'il n'y a pas d'autres facteurs qui viennent influencer là-dessus, mais c'est un point sur lequel il faut être attentif. Sur le plan clinique, les pratiquants de cétogène strict, et j'ai déjà entendu ce témoignage, peuvent rencontrer à des degrés variables un ensemble de signes qui évoquent un ralentissement thyroïdien fonctionnel, pas structurel puisque la thyroïde continue à fonctionner de manière normale, c'est la conversion de la T4 en T3 qui est problématique.
Frilosité, baisse du métabolisme, baisse de la libido et ainsi de suite. Il y a un autre facteur qui peut vraiment diminuer, c'est ce qu'on appelle l'IGF1, Insulin Growth Factor, donc facteur de croissance ressemblant à l'insuline de type 1.
C'est une hormone qui est en lien avec la prise alimentaire, qui pilote la régénération de nombreux tissus. Et pareil, sa production hépatique en réponse à l'hormone de croissance dépend du statut glucidique de l'organisme, de l'apport en glucides de l'organisme.
Donc là encore, à des degrés variables, on peut voir, comme c'est une hormone de croissance, des phénomènes de sarcopénie sur du long terme qui pourraient apparaître.
Alors, chez les femmes, on parle aussi de la perturbation de ce qu'on appelle l'axe HPG, H c'est hypothalamus, P c'est pituitaire maintenant, et G c'est gonade, parce qu'il y a une hormone qui est produite par l'hypothalamus qui s'appelle la GNRH, qui permet la production de LH par exemple, de hormones lutinéisantes par les ovaires des femmes, et on se rend compte que finalement cette hormone, la GNRH, elle est produite de façon pulsatile, ce n'est pas tout au long de la journée,
c'est des petits rushs d'hormones de croissance, et on se rend compte là encore que le statut glucidique de l'organisme va impacter lourdement la production de cette GNRH. Parce qu'en fait, il faut bien comprendre que d'un point de vue évolutif le cétogène comme on l'étudie là, ce n'est pas quelque chose de naturel pour l'organisme.
Naturel, qu'est-ce qui est naturel, qu'est-ce qui n'est pas naturel, on ne va pas rentrer dans un grand débat. Le problème c'est que ce que je veux dire par là c'est que notre organisme a été indexé pour fonctionner sur une diversité alimentaire. Quand il y a le statut glucidique qui chute dans le corps, quand il y a de façon chronique moins de sucre qui arrive dans le corps, par certains systèmes de l'organisme, c'est interprété comme une période de pénurie alimentaire, et le corps va s'adapter pour se mettre en mode pénurie.
Et par exemple, la diminution de la production des hormones sexuelles correspond à ce fonctionnement de pénurie, dans lequel certaines fonctions sont délaissées au profit d'autres qui sont plus vitales. Et je vous l'ai dit, la cétogénèse est une stratégie de secours pour l'organisme en l'absence de sucre.
Et le fait de l'activer chroniquement comme ça au long cours taxe énormément l'organisme. On verra d'ailleurs que ça explique aussi en partie la perte de poids, parce que ça demande de l'énergie au corps de produire ses corps cétogènes.
Je vous dis, c'est une stratégie d'adaptation. Alors ensuite, l'éviction des graisses, le high carb, pauvre en lipides. Alors, l'histoire du régime pauvre en lipides a une histoire longue parce qu'il y a un régime qui s'appelait Kempner qui est introduit en 1939 à la Duke University.
C'était un régime basé sur le riz, les fruits et les jus de fruits d'ailleurs, faisait chuter de manière spectaculaire la tension artérielle des patients hyper tendus sévères à une époque où aucun médicament hypertenseur efficace n'existait.
Alors, évidemment sur le plan lipidique, le fait de supprimer complètement le lipide pour les personnes qui ont des statuts lipidiques très élevés dans le corps, immédiatement, premier effet, ça va faire chuter drastiquement ces statuts lipidiques et ça c'est très important.
la baisse du cholestérol total et du LDL est documentée de l'ordre à 15 à 30 % en quelques mois. L'effet sur la tension artérielle est également documenté, il y a plein d'études que je vous cite.
Une perte de poids modeste, ça dépend, par certains assez importante, mais réelle. Alors, quand c'est que du riz on parlera, c'est surtout lié je pense au facteur de monotonie alimentaire, quand il y a des légumes c'est aussi lié au fait que les légumes prennent un gros volume, et donc comme tous les régimes qui se basent énormément sur les légumes verts avec faible densité énergétique et gros volume, automatiquement tu as un effet de saturation par le volume qui fait que tu diminues ton apport calorique.
Alors bien que le modèle calorique comme je vous l'ai dit, tous les modèles sont faux mais certains sont utiles, on est dans ce cadre-là avec le modèle calorique, c'est un modèle qui est très approximatif pour expliquer l'apport énergétique à un organisme, mais c'est un modèle qui peut être utile quand même pour comprendre ce qu'il en est.
Donc des bénéfices, il y en a, de toute façon c'est toujours pareil, on reprend la grille que je vous ai proposée au départ, les 6 bénéfices documentés avec d'abord l'éviction des aliments ultra-transformés.
Par contre il y a des déséquilibres, il y a des déséquilibres physiologiques qui apparaissent sur des pratiques au long cours. On le recadre bien, dans le cadre d'une pratique courte, quelques mois, 1 an, voire 2 ans, ce qui est pour certains une pratique assez longue, et d'ailleurs on se rend compte que la plupart qui adoptent comme ça des régimes extrêmes qui sont souvent très zélés dans leur pratique du régime au tout début, naturellement ils vont laisser tomber au
bout de 6 mois, 1 an, 2 ans, et donc les problématiques que je vais citer ne vont pas apparaître. Et ils laissent tomber pourquoi ? Parce que la monotonie alimentaire c'est compliqué, socialement c'est compliqué, au bout d'un moment on a envie d'élargir la palette, ce qui est le mouvement normal de la vie en nous, donc je le reprécise, il n'y a pas de culpabilité à ce niveau-là, c'est normal de vouloir aller explorer d'autres saveurs. Alors,
quand le nutriment sucré par exemple est complètement absent de votre assiette, il y a une amie qui a témoigné il n'y a pas longtemps, après un cétaux assez strict et assez prolongé, un seul coup manger un peu de sucre c'est un effet, ça te fait péter la tête, littéralement, parce que le corps est tellement en manque de sucre et c'est un manque légitime. Alors, les déséquilibres physiologiques au long cours qu'on peut voir avec un régime tout sucré, effondrement de la synthèse des hormones stéroïdiennes, Ben oui, normal,
parce que les hormones stéroïdiennes sont produites à partir du cholestérol, le cholestérol est produit à partir du foie, mais pour ça il faut des acides gras en quantité, donc quand tu n'as pas assez d'acides gras qui arrivent dans l'alimentation, alors bien sûr le corps convertit les sucres en triglycérides, sauf que ce niveau de conversion n'égale pas un apport normal et naturel en graisse et en acides gras, et donc automatiquement effondrement des hormones stéroïdiennes. Les hormones stéroïdiennes, je rappelle, cortisol,
testostérone, oestrogène, progestérone, aldostérone, qu'est-ce qu'il y a d'autre ? Il y a toutes les hormones, l'hormone luténisante, la LH, la FSH, l'hormone de stimulation folliculaire pour les follicules ovariennes, donc ça c'est pour les femmes, donc toutes ces hormones-là elles vont être en chute libre.
Alors avec après toutes les conséquences au niveau du cycle féminin, au niveau du développement musculaire, au niveau de la résistance au stress puisque le cortisol est l'hormone de la résistance au stress, au niveau de la rétention minérale aussi, parce que l'aldostérone par exemple, qui est une hormone stéroïdienne, qui est produite par les glandes surrénales, elle a la propriété de retenir les minéraux au niveau des reins, ce qui fait que quand elle n'est plus produite en suffisance,
tu pisses littéralement tes minéraux. Tu vas avoir une urine ultra-alcaline, c'est génial, tu alcalinises tes toilettes, mais par contre toi ton corps il se désalcalinise. Donc pas très intéressant. Il y a une étude par exemple de 1984 qui montre qu'un régime pauvre en Grèce ça se fait baisser de façon notable la testostérone chez l'homme adulte, et ça a été répliqué plusieurs fois ce test. Après il y a un autre problème, c'est que parmi les vitamines, les micronutriments, il y a des vitamines qui sont hydrosolubles,
donc qui sont solubles dans l'eau, donc là pas de souci, tu peux les trouver dans un régime végétal, sucré globalement. Par contre il y en a d'autres qui sont liposolubles, la vitamine A, D, E et K sont liposolubles, Elles demandent donc la présence de lipides alimentaires pour être véhiculées, pour que leur absorption intestinale puisse se faire de manière normale.
Donc sans graisse dans le bol alimentaire, leur biodisponibilité chute énormément. Donc tu vas pouvoir avoir de la vitamine A dans une carotte, si tu n'as pas dans ton bol alimentaire suffisamment de matière grasse, son absorption va être relativement limitée, tu prises que d'en perdre une bonne partie par tes sels.
Et ces vitamines, on peut le définir en vitamine A et K, ça touche par exemple la vision, l'immunité, la coagulation. La vitamine E a un effet antioxydant, la vitamine D a des conséquences osseuses, elle aide à la fixation du calcium immunitaire et métabolique.
Donc autant de vitamines que le corps va avoir vraiment du mal à fixer et à absorber. Et puis globalement l'altération des membranes cellulaires qui sont faits de phospholipides et l'altération de ce qu'on appelle la gaine de myéline, la gaine de myéline c'est la gaine qui entoure les fibres nerveuses qui permettent la conduction adéquate de l'information nerveuse. L'altération de la gaine de myéline c'est ce que l'on voit par exemple dans les sclérose en plaques.
Sclérose en plaques c'est une attaque systémique de la gaine de myéline et un non-renouvellement de cette gaine de myéline parce qu'il y a des cellules qui se trouvent au niveau de la gaine de myéline qui s'appellent les cellules de Schwann, et les cellules de Schwann, elles ont la propriété de produire de la myéline, sauf qu'il leur faut des acides gras en quantité.
Et donc voilà, s'il n'y en a pas, ça marche beaucoup moins bien. On a montré qu'en privation lipidique prolongée, la composition membranaire se modifie avec une rigidification progressive, une altération de la fluidité et des conséquences sur la signalisation transmembranaire.
Il y a une étude qui a été faite par Jean-Marie Bourre dans Journal of Nutrition, Health and Aging en 2004 sur les besoins d'acides gras essentiels et leur impact neurologique. D'ailleurs entre nous soit dit, mais ça je vous le livre comme ça, si on me disait voilà, choisis un régime d'exclusion, je choisirais plutôt un régime cétogène dans lequel il y a un apport en acide gras suffisant au détriment des sucres, plutôt que le contraire.
Je pense que c'est moins risqué d'avoir un apport en acide gras et moins de sucre, même si à long terme on voit que ça peut avoir des conséquences, plutôt qu'un apport en sucre et pas d'acide gras, ce n'est pas un truc auquel je m'amuserais. La perturbation des incrétines et de la satiété parce qu'il y a une cholecystokinine, la CCK, qui est produite, c'est une hormone d'incrétine, c'est une hormone qui régule la production d'insuline, je vous en ai parlé dans le premier volet sur les hormones,
et on s'est rendu compte que cette sécrétion intestinale est déclenchée par la présence de graisse dans le bol alimentaire. et cette CCK ralentit la vidange gastrique et elle signale la satiété au cerveau, et ça on va toucher un point très très important.
Et donc quand il n'y a pas assez de lipides dans le bol alimentaire, cette CCK n'est pas produite, et donc ce signal de satiété ne monte pas au cerveau. Et c'est intéressant parce que moi je l'ai déjà vu même dans ma pratique personnelle, à certains moments une forme de, pas de boulimie mais sur les fruits, sur les produits sucrés, quand je n'avais pas à ma disposition des produits gras qui me convenaient, comme si le corps il cherchait quelque chose, donc il continue à manger,
manger, manger, manger, manger en l'absence du nutriment qui lui ferait du bien. Et tu tombes sur un produit bien gras et là d'un seul coup tu te sens bien, tu te sens bien, un peu comme celui qui s'est privé de sucre pendant longtemps et qui enfin mange du sucre et là il se sent bien.
Son organisme d'un seul coup dit ouh là je suis en paix, j'ai retrouvé le nutriment dont je manquais. J'ai beau essayer de compenser, c'est quand même une problématique très importante. Qu'est-ce que j'avais noté ?
Alors oui, donc ça c'était pour l'éviction des sucres à long terme. Éviction des protéines, alors les régimes hypoprotéinés, alors la diminution de l'apport de protéines, alors au niveau des bénéfices on a vu que ça diminue un circuit métabolique, qu'est-ce que c'est la voie qu'on appelle MTOR, je vous avais parlé déjà de la voie MPK qui est la voie en privation alimentaire, et la voie MTOR c'est la voie de la pléthore, c'est-à-dire quand il y a beaucoup d'aliments, finalement ça conduit au stockage, à la prise de poids et ainsi de suite.
MTOR est diminué en condition de restriction protéique, ce qui active en miroir la voie de l'autophagie, quand il y a moins de protéines, il y a plus d'autophagie, donc le nettoyage intracellulaire, c'est une approche de détoxification assez importante. Il y a Walter Longo qui est très connu pour ses travaux sur le jeûne et la longévité, et qui a montré que finalement en diminuant la portion calorique protéique de façon importante, eh bien on activait des mécanismes qui
étaient proches du jeûne. D'ailleurs il a mis en place le FMD, fasting mimicking diet, donc l'alimentation qui mime le jeûne, et dans le FMD il y a un apport en protéines qui est réduit.
Donc, c'est bien pour toutes les personnes qui ont des dégradations de la fonction rénale à cause de trop de protéines, c'est toujours pareil, excusez-moi je me permets une aparté, mais si tu as surconsommé des produits gras, faire un temps sans produits gras c'est très intéressant. Si tu as surconsommé des produits sucrés, faire un temps sans produits sucrés c'est intéressant.
Si tu as surconsommé des produits protéinés, faire un temps sans protéines c'est intéressant. Et d'ailleurs c'est souvent comme ça que ça se passe, et c'est malheureusement comme ça que ça se passe, c'est-à-dire que tu as une personne qui a sur abusé parce qu'elle est rentrée dans un régime idéologique, et quand je dis idéologique c'est vraiment idée, c'est fait par le mental et non pas par le corps.
Et on va voir tout à l'heure dans la troisième partie qu'est-ce que c'est qu'un régime fait par le corps. Mais il est rentré dans un régime idéologique qui excluait un nutriment, et puis à un moment à force d'exclusion il n'en peut plus, son corps a besoin de compenser et quelque part on bascule dans l'exact inverse.
Donc quand tu as été privé de protéines pendant un certain temps, consommé beaucoup de protéines ou en inverse, qui a été surgavé de protéines, coupé les protéines pendant un certain temps, physiologiquement c'est très intéressant.
On n'est pas dans ce cadre-là, moi je vous parle des effets délétères à long terme, si on veut faire de ces modes de vie ponctuels qui sont des modes de vie d'hypercompensation, des modes de vie sur le long terme.
Alors, les déséquilibres physiologiques au long cours, bon, le premier truc c'est ce qu'on appelle la sarcopénie, et l'effondrement de la masse musculaire, techniquement voilà, on recycle une bonne part de nos acides aminés, mais on a besoin aussi d'un apport exogène d'acides aminés pour la construction de nouvelles matières, de nouveaux tissus, tissus musculaires, tissus nerveux, tous les tissus de l'organisme.
Donc quand tu es en réréflexion protéique, au bout d'un moment tu ne reconstruis pas et tu ne fais que de la déconstruction, et ça, ça conduit à un affaiblissement de l'organisme généralement. Effondrement de l'IGF-1 aussi, tout ce qui est l'hormone de croissance, l'IGF-1, le fameux IGF-1, le Insulin Growth Factor 1 dont on parlait tout à l'heure, qui est une hormone anabolisante, enfin qui est un produit anabolisant, Donc il va permettre la construction de l'organisme, mais tout ça,
ça s'effondre. Déficit en acide aminé essentiel et qui sont présents partout dans l'organisme, les parois cellulaires, voilà, tous les tissus sont constitués d'acide aminé. Il y a certaines hormones aussi qui sont composées à partir d'acide aminé, par exemple l'adrénaline et l'anoradrénaline essentielles pour le fonctionnement métabolique de l'organisme, elles sont basées, ce sont des hormones peptidiques, donc qui sont basées sur les acides aminés.
On a parlé de l'insuline aussi par exemple, l'insuline c'est une hormone peptidique, donc voilà, l'AT4 et l'AT3 ce sont des acides aminés, à base d'acides aminés, pareil voilà, en raréfaction d'acides aminés, bien sûr le corps recycle et c'est ce que disent souvent les partisans du low protéine, ils disent oui le corps recycle, oui mais le corps recycle jusqu'à une certaine proportion, et puis ça va toujours dépendre. Si tu es quelqu'un par exemple qui a un gros renouvellement tissulaire, qui est en pleine période de détoxification, qui fait beaucoup de sport avec de la
construction de muscles et ainsi de suite, si tu n'as pas un apport suffisant, le corps il a beau recycler, il recycle ce qu'il peut, et le reste, ça reste dans les choux.
Donc ça ne fonctionne pas. Dans le document papier, je vous en décris une grande partie, et puis on pointe aussi la fonction immunitaire qui se dégrade progressivement, parce qu'il y a ce qu'on appelle les immunoglobulines, IgA, IgC, IgM, IgE qui sont des agents du système immunitaire interne, les cytokines, les protéines de complément et les enzymes lymphocytaires sont toutes des protéines synthétisées à partir des acides aminés alimentaires.
Une restriction protéique sévère prolongée entraîne une baisse mesurable de la synthèse immunoglobulinique et une dysfonction des lymphocytes T et B. Donc susceptibilité accrue aux infections, cicatrisation ralentie, fragilité face aux pathogènes saisonniers de manière plus contre-intuitive, une sensibilité accrue aux maladies auto-immunes.
Alors, on peut faire un encart, parce que quand je parlais des régimes faibles en protéines, j'ai fait un petit encart sur le régime végétalien strict prolongé. Alors, je sais très bien que, et d'ailleurs je l'ai dit et je l'ai redit, parce que les vegans, je suis d'accord avec eux, ils disent voilà, la question, ils s'en moquent tout le temps, c'est où trouves-tu tes protéines ?
Ah, mais un gorille, ça mange plein d'herbes et ça n'a pas besoin de protéines, de produits animaux. Je suis d'accord que dans les produits végétaux on trouvait énormément de protéines, c'est une réalité documentée.
Après le profil protéique, le profil en acides aminés n'est pas totalement complet, donc ça il faut quand même le savoir, on peut complémenter, ça marche bien.
Alors au niveau des bénéfices du végétalisme, du fait de supprimer les produits animaux, il y a plein d'études sur les maladies cardiovasculaires et ainsi de suite, on retrouve toutes les mêmes études, c'est certain. Souvent les végétaliens ont un indice de masse corporelle plus bas, ils sont plus minces, donc avec moins de problèmes d'incidence de l'obésité, du diabète et ainsi de suite, ça on est d'accord.
Sur le plan écologique, on n'en parle pas, plein de bénéfices, si on parle d'élevage animal intensif comme c'est pratiqué dans certains pays, on ne parle pas de l'agriculture locale, on peut avoir un rapport à l'élevage d'animaux qui soit totalement cohérent avec une démarche écologique, les modèles permaculturels par exemple le prouvent parfaitement. Par contre, et c'est moi ce que j'ai toujours pointé, Donc le déficit n'est pas tant protéique, ce n'est pas tant que ça le problème,
le problème c'est un déficit en acides gras, parce qu'il y a certains acides gras qu'on va trouver exclusivement dans les produits animaux, par exemple les oméga-3, EPA et DHA, c'est très compliqué.
Donc tu as des sources qui sont prétendument équivalentes, comme par exemple le lin, la chia, le noix, le colza, la cameline, qui contiennent ce qu'on appelle l'acide alpha-linoléique qui est un précurseur, mais le corps doit le convertir en EPA et en DHA, et cette conversion va dépendre de la vitalité de ton organisme, des ressources présentes, et de toute façon elle va venir taxer l'organisme.
Et ça, ce déficit en acide gras essentiel oméga-3 est vraiment essentiel. Et puis il y a bien sûr l'histoire de la vitamine B12, la plupart des végétaliens se complémentent de ce côté-là, il n'y a pas de souci.
et puis il y a d'autres nutriments que j'avais cités, la colline par exemple, la créatinine, la taurine, et on est d'accord, le végétalisme ce n'est pas un régime alimentaire physiologique au sens où le choix du végétalisme est un choix éthique qui s'entend par réaction aux monstruosités de l'élevage intensif, on est complètement d'accord, sauf qu'il y a un moment quand même où il faut se poser la question si physiologiquement notre organisme est adapté.
Et force est de constater, et c'est ce que je répète tout le temps, c'est qu'à l'échelle de la planète il n'y a jamais eu de végétalisme à l'état d'une population. Il y a eu du végétarisme, oui, par contre on a des expériences sur des milliers d'années, en Inde par exemple il y a des populations qui sont entièrement végétariennes, mais végétarienne il y a des oeufs, il y a du lait par exemple, ils consomment des oeufs et du lait, dans lequel on va trouver des oméga 3,
aucun problème dans les oeufs, on en trouve largement. Donc le végétalisme c'est une expérience toute nouvelle à l'échelle de l'humanité, et quand on se pose la question de savoir est-ce que c'est en adéquation avec les besoins physiologiques de l'humain et quelque part la réalité biologique, on se rend compte que ça coince à plusieurs autres endroits.
Et puis j'avais fait encore un petit cas pour les excès de protéines, les régimes hyper protéinés type Atkins, alors ça commence à être largement connu, principalement des régimes qui sont utilisés pour perdre du poids, parce qu'en fait il y a ce qu'on appelle l'effet thermogène des protéines, c'est-à-dire que les protéines permettent de produire beaucoup de chaleur.
Donc on va brûler beaucoup, les calories qu'on consomme sous forme protéique vont être en grande partie brûlées sous forme de chaleur. C'est l'effet thermogène des protéines qui est très connu, donc ça veut dire qu'on va perdre rapidement du poids.
Par contre, plein de problèmes, la surcharge rénale chronique à cause des acides aminés, de l'acidurie qui est à éliminer en très grande quantité, Acidoses métaboliques chroniques aussi, ça c'est assez connu.
Déminéralisation aussi, c'est un petit peu moins connu, mais les acides aminés souffrés, la méthionine et la cystéine abondant dans les protéines animales produisent en se métabolisant de l'acide sulfurique et de l'acide phosphorique.
Et ces acides, là il faut les tamponner, c'est-à-dire que le corps va devoir puiser dans ses réserves minérales pour les neutraliser. Et ça c'est assez catastrophique. Alors, comme certains régimes avaient tendance à diminuer les GF1, l'origine hyperprotéinée va avoir tendance à augmenter l'IGF-1 mais avec plein de risques associés.
Parce que si c'est chroniquement élevé, ça stimule la prolifération cellulaire et ça inhibe l'autophagie. Et donc au final, le corps ne se nettoie plus. Il y a aussi une dysbiose protéolytique et une altération avec des composés, ce qu'on appelle des composés toxiques du microbiote, un apport protéique chroniquement élevé qui dépasse la capacité d'absorption intestinale, conduit à une arrivée de protéines non digérées dans le colon.
là elles deviennent le substrat de bactéries protéolytiques, bactérioïdes, clostridia, fusobactérium et certaines protéobactéries, qui les fermentent en produisant des composés métaboliques toxiques, de l'acide butyrique par exemple.
Ces composés incluent l'ammoniaque, les amines biogènes, les phénols, les indoles et le surfure d'hydrogène. Plusieurs sont cytotoxiques, donc toxiques pour la cellule, et peuvent donc dommager l'ADN, et elles sont pro-inflammatoires.
Conséquences cliniques des régimes hyperprotéinés sur les longs cours, inflammation colique chronique de bas grade, hyperperméabilité intestinale, lien suspecté avec le risque de cancer colorectal documenté dans plusieurs études épidémiologiques. Le danger des régimes hyperprotéinés est probablement le moins connu du grand public parce que le discours dominant valorise au contraire l'apport protéique pour la composition corporelle et la satiété.
Bah oui, parce que les protéines comme les mesoacides gras d'ailleurs, ça a tendance à remplir d'une certaine manière, sauf qu'au niveau rénal aussi c'est vraiment une catastrophe. Alors, ce qui est, une fois qu'on a vu tout ça, qu'est-ce qui, enfin ces régimes, il y a aussi une particularité, c'est que souvent ils sont mis en avant pour la perte de poids, et d'ailleurs c'est dans ce cadre-là, moi je vous dis voilà, cette série elle est faite aussi parce
qu'il y a ce parcours assez exceptionnel qui sort sur la perte de poids en lien avec le système hormonal sur Régénère TV, donc c'est une étude profonde du métabolisme, et pour illustrer ça, j'avais fait un poste qui parlait d'une tribu indigène qui finalement consommait 70 % de glucides et qui ne prenait pas un gramme, pour montrer qu'en fait la problématique n'était pas liée aux nutriments mais était plutôt liée aux déséquilibres hormonaux, liés à l'environnement.
Et on m'a dit oui, bon d'accord, mais c'est parce que c'est là où on a parlé de génotype, on m'a dit oui, eux ont un génotype qui permet l'absorption des glucides, ça on a démontré que ce n'était pas vrai, et que de toute façon on avait au niveau de notre microbiote suffisamment de capacités adaptatives pour permettre de gommer toutes ces différences génétiques, et que ce n'était pas la génétique nucléaire mais la génétique microbienne qui prévalait, mais immédiatement on m'a
dit oui, il y a des régimes qui font maigrir, il y a le régime CETO qui est connu pour faire maigrir, il y a le régime avec iCarb, le Rice Diet, c'est-à-dire dans lequel tu ne manges que du riz qui fait maigrir, alors tu te dis maigrir en ne mangeant que du riz, c'est particulier quand même, ou maigrir qu'en mangeant des protéines.
Alors, pourquoi est-ce que tous ces régimes parviennent à faire maigrir ? Alors en sachant bien sûr que maigrir ne veut pas dire aller vers la santé obligatoirement, ce sont deux choses différentes. Nous à Régénère quand on fait un parcours pour parler de perte de poids, on fait un parcours pour parler de santé, et on dit la perte de poids est une conséquence normale du retour à la santé.
Là, ce n'est pas obligatoirement le discours de ces régimes. Donc, j'ai dit, le premier facteur sur lequel on joue, on l'a déjà noté, c'est la diminution des aliments ultra transformés, c'est la diminution de la densité calorique obligatoirement, la diminution de l'hyperpalatabilité qui fait que tu diminues tes rations de fait, de facto, et donc automatiquement tu vas perdre du poids.
Mais il y a des mécanismes qui sont propres à chaque famille de régime. Par exemple, je ne vais pas tout citer, Tout est dans le document, pour le régime cétogène, on sait que tu perds beaucoup de glycogène, le glycogène c'est la forme de stockage du sucre dans le corps, au niveau du foie et au niveau des muscles, et on sait que chaque gramme de glycogène stocké, stocke 3 grammes d'eau avec lui.
Donc quand tu diminues tes stocks de glycogène, tu vas libérer beaucoup d'eau, et donc au début tu vas avoir une perte massive d'eau qui est très importante et qui favorise finalement cette sensation de perdre de l'œdème, de se dégonfler et de perdre du poids.
On sait aussi que la densité énergétique des graisses va amener à une élévation du métabolisme, et ça c'est intéressant, et donc ça veut dire que finalement votre corps va brûler plus, et va brûler mieux, et donc dépenser plus de calories.
Pour le high carb, donc celui qui est pauvre en glucides, alors s'il y a des végétaux, c'est souvent le fait de faire beaucoup de végétaux, beaucoup de salades qui a une faible densité calorique qui va faire chuter le contenu calorique de façon importante, et pour ceux qui font que du sucre par exemple, que du riz par exemple, ou que des pommes de terre, ça existe, la potato diet dans laquelle on consomme que des pommes de terre, eh bien il y a un indice de satiété qui est très important pour le riz,
pour la pomme de terre, pour ces glucides complexes. Indice de satiété ça veut dire que rapidement tu vas atteindre un niveau de satisfaction qui fait que ton corps va s'arrêter spontanément, et qui va faire que finalement cet indice de satiété étant atteint rapidement, tu vas diminuer tes portions alimentaires.
Pour le hyperprotéiné, je vous ai dit, effet thermique très élevé des protéines qui fait que tu vas perdre du poids. Pour le hypoprotéine prolongé, la difficulté c'est… l'hypoprotéique, le vegan en fait, quand tu tournes vers le vegan, c'est là aussi l'éviction de tas de produits qui contiennent des produits animaux, qui contiennent du beurre et ainsi de suite, donc diminution de la densité énergétique globalement, attention accrue à l'alimentation qui va faire diminuer.
Mais ce qu'il faut comprendre c'est qu'il y a aussi un autre aspect qui est commun à tous ces régimes, c'est le déséquilibre métabolique adaptatif, parce que, et ça on n'en parle pas beaucoup, mais comme il y a un nutriment qui est en défaut, le corps va devoir compenser.
En céto il va devoir produire des corps cétogènes, en high carb il va devoir faire de la lipogénèse, donc produire des lipides à partir des sucres, et toutes ces activités de transformation qui sont des activités de survie, parce que le corps, le contexte idéal pour lui c'est d'avoir les trois macronutriments disponibles en quantité adaptée tout le temps, d'accord ? Et quand il doit en produire un c'est possible, mais par contre ça lui demande de l'énergie, et c'est certainement, je vous cite quelques études qui
permettent d'appuyer cette hypothèse, c'est certainement l'un des facteurs qui permet d'expliquer cette perte de poids. Par exemple, ce qu'on appelle la lipogénèse de nouveau, c'est-à-dire la fabrication nouvelle de graisse à partir de glucides, elle existe chez l'humain, mais elle est très coûteuse énergétiquement, environ 25 % de perte énergétique, c'est-à-dire que quand tu vas avoir par exemple 100 calories de sucre, que tu vas les transformer en graisse, et bien tu vas obtenir beaucoup moins de
calories de graisse parce que cette production-là a un coût énergétique important, et ça, ça participe à la perte de poids. Je l'ai détaillé aussi pour les hyperprotéinés, je l'ai détaillé pour tous les régimes dans ce document, si vous voulez vraiment y rentrer en détail, mais ce coût métabolique adaptatif est certainement pour beaucoup dans la perte de poids revendiquée pour tous ces régimes.
Alors, ce qui est important pour moi quand même de retenir dans tous ces régimes excluants, on a presque fini avec les régimes excluants, c'est de penser quand même à une chose, comme je vous l'ai déjà dit en fin de première partie, la force biologique de l'humain c'est l'adaptabilité, ce n'est pas la spécification.
Or le fait de fonctionner à très long terme sur un seul nutriment ne fait pas travailler cette adaptabilité, bien au contraire elle spécialise l'organisme à l'extrême. Si vous ne pouvez pas vous sentir bien, si vous consommez un nutriment et que vous êtes obligé de l'évincer, ce n'est pas un signe de force, c'est un signe de faiblesse.
Et d'ailleurs ça se comprend très bien en situation de pénurie alimentaire ou dans la nature, d'un seul coup si tu n'es pas capable de fonctionner de manière adéquate en mangeant ce que la nature te donne, ce que tu vas trouver sur ton chemin, c'est plus une faiblesse et une fragilité qu'une force. Et ça c'est très très intéressant, et c'est valable d'ailleurs dans tous les domaines, on l'a montré avec finalement l'adaptation, avec quand il n'y a pas l'allèle de persistance à la lactase, et bien finalement les bactéries vont produire,
les enzymes vont produire des éléments qui vont permettre de digérer la lactase. Je vous dis, la caractéristique de l'humain c'est son adaptabilité, la restriction de la palette alimentaire c'est quelque chose qui est totalement anti-naturel, anti-intuitif et qui n'a jamais existé dans l'histoire humaine.
Et ça, ça vaut le coup de s'interroger. Alors, avant de passer à la troisième partie, j'avais quand même quelques mots à dire, c'était important, sur le prosélytisme des régimes par exclusion. Parce que c'est assez marrant, parce que quand on rentre, les gens qui rentrent dans des régimes par exclusion, je lui dis souvent ce qui se passe c'est que tu as le gars qui se lance dans le véganisme par exemple extrême, puis qui d'un seul coup va devenir un carnivore, ou le cétaux qui devient un high-carb, puis le high-carb qui devient un cétaux.
Et chaque fois on a l'impression qu'il faut qu'ils brûlent leur ancien amour pour mieux appartenir à leur nouvelle case idéologique. Il y a quelque chose comme ça. Mais c'est assez amusant parce que les arguments de diabolisation ils sont utilisés par chacun des camps.
Et comme je vous dis, chaque camp peut dire « Moi ça a marché, il va trouver des gens qui vont témoigner moi j'ai perdu du poids, moi j'ai guéri telle maladie, moi j'ai guéri telle maladie.
» mais pourtant ces guéguerres continuent. Alors par exemple je vais vous dire un exemple que j'ai vu il n'y a pas longtemps, diabolisation des sucres. Une personne qui d'un seul coup est rentrée en religion c'est tôt on va dire d'une certaine manière, qui te montre un carré de sucre en te disant voilà, ça c'est la quantité de sucre qui circule dans le sang en permanence, il y a 7 litres de sang, une glycémie normale c'est pas tout à fait un gramme de sucre par litre de sang, donc on va dire que voilà ce qui circule
en permanence c'est 5 grammes de sucre. Alors déjà ce que cette personne montre c'est un morceau de saccharose, ce n'est pas du glucose alors que ce qui circule dans le sang c'est que du glucose, donc déjà ce n'est pas du tout le même produit, tu n'as pas l'impression que tu as un sucre qui circule en permanence, il faut savoir où il est, tiens, il est dans la jambe, hop, il est dans l'épaule, hop, il est dedans.
Donc ce n'est pas comme ça que ça se passe du tout, et puis après cette personne te dit, regarde une banane par exemple, c'est 30 grammes de sucre, donc c'est 6 carrés de sucre, donc immédiatement tu dis, Oulala, mais s'il faut 5 g de sucre dans le sang et qu'on amène 30 g de sucre, une banane ça va me tuer.
Alors, là où tu te rends compte que finalement pour prouver la validité d'une démarche qui quelque part est totalement antinaturelle, il faut rentrer dans la caricature, parce que n'importe qui peut faire l'expérience facilement, je vous propose de mettre la vidéo en pause, allez manger une banane, il y a 99,9999 % de chances que vous soyez capable d'appuyer dans 5 minutes sur le bouton pour remettre la vidéo en lecture.
Vous ne serez pas mort, pourquoi ? Pourquoi ? Parce qu'en fait il faut comparer les choses qui sont comparables. Le sucre quand tu consommes une banane, tu consommes un produit avec sa matrice alimentaire, déjà tu ne consommes pas un morceau de sucre, tu ne consommes pas 6 morceaux de sucre, même si tu consommais 6 morceaux de sucre, il y a la vitesse de digestion, il y a la vitesse d'assimilation, et particulièrement il y a un système adaptatif à l'intérieur de l'organisme qui a pour fonction de stabiliser les pics
de sucre, de relarguer du sucre quand il n'y a pas et de permettre à l'organisme de s'adapter. C'est précisément ça. Et le fait de le présenter de manière partisane comme ça, c'est au mieux une incompréhension de la physiologie, au pire de la malhonnêteté intellectuelle.
Et ça on va le trouver dans tous les éléments. Par contre j'ai pris un autre exemple, la diabolisation des graisses par exemple, à l'inverse. Oui, d'ailleurs j'avais marqué, tu vois par exemple quand on fait cet exemple-là, tout de suite tu as un high-cap qui va te dire moi non, moi je mange du riz, du sucre, du sucre blanc, il y en a qui prennent du sucre blanc, et des jus de fruits, peut-être pas au même temps, peut-être pas au même repas,
il ne faut pas abuser, mais voilà, je consomme du riz blanc, du sucre et du jus de fruits, et ma glycémie n'a jamais été aussi stable. Alors tu te dis, la démonstration avec le sucre et la banane, il y a un moment où ça ne tient pas, mais non, ça ne tient pas, parce que physiologiquement ça ne tient pas, on a des mécanismes régulateurs dans le corps, on sait très bien qu'il y a des populations entières qui ont consommé des sucres complexes et des sucres simples en quantité pendant des milliers d'années,
et qui n'avaient pas pour autant une insuline chroniquement élevée, des problèmes de diabésité comme on dit, donc de diabète et obésité, donc voilà, ça ne marche pas, la démonstration ne marche pas.
À l'inverse, tu as la diabolisation des graisses, D'ailleurs c'est marrant parce que c'est à peu près l'argument symétrique, dans certains milieux militants végans en particulier, dans lequel on veut diaboliser les produits gras animaux, on te dit finalement le gras alimentaire vient boucher tes artères, une cuillère d'huile c'est 14 g de gras qui vont passer dans votre sang, le cholestérol que vous mangez devient le cholestérol qui obstrue vos vaisseaux, ce qui est totalement faux, puisqu'il y a quand même un processus qui
s'appelle le processus digestif dans lequel le cholestérol c'est une molécule très complexe, elle est composée de beaucoup d'acides gras, mais il y a un processus digestif qui décompose la molécule de cholestérol dans une multitude d'acides gras, donc en fait ce n'est pas parce que tu as mangé du cholestérol issu d'un cochon que tu vas te retrouver avec du cholestérol de cochon qui circule dans tes veines, non, c'est du cholestérol humain produit par le foie à partir des éléments simples
décomposés à partir de notre alimentation. Et donc ils te disent voilà, le fait de consommer comme ça des matières grasses ça va obstruer les artères, ça va causer des maladies cardiovasculaires et ainsi de suite.
Problème, c'est qu'en pratique ce n'est pas vrai. Il y a énormément de personnes qui vont adopter un régime très riche en graisse et qui vont te dire non, au contraire on a une amélioration de nos marqueurs cardiovasculaires, de nos marqueurs de cholestérol.
toujours pareil, parce que ça va de paire avec une diminution des aliments ultra-transformés. Et c'est ça le facteur qui est actif, ce n'est pas le fait de supprimer les graisses ou de supprimer les sucres, ou de mettre des graisses ou de mettre des sucres, c'est le fait de supprimer les aliments ultra-transformés.
D'ailleurs on s'est rendu compte, il y a ce qu'on appelait, c'était marrant à l'époque parce qu'il y a eu une diabolisation volontaire des matières grasses, et en particulier des matières grasses saturées à la fin des années 70, c'est un lobbyiste américain qui avait amené ça, Et en fait il avait produit quelques études dans lesquelles on corrélait la consommation d'acides gras saturés, alors on ne disait pas, mais en vérité ce qui avait été utilisé c'était des acides gras trans,
donc ça veut dire c'était des graisses transformées à haute température, donc alimentation ultra transformée, c'était ça la problématique, mais ça il ne disait pas. Donc on corrélait les graisses saturées avec une augmentation des maladies cardiovasculaires et ainsi de suite, en fait c'était pour pousser l'industrie du maïs avec le sirop du maïs et ainsi de suite. Sauf qu'ils avaient un problème, parce qu'il y avait une région de France, le Gers, dans lequel les gars se gavaient de matière grasse non transformée,
saturée, et dans lequel l'incidence des maladies cardiovasculaires était extrêmement faible. Donc les gars ne se sont pas gênés, ils ont appelé ça le French Paradox, le paradoxe français.
Le paradoxe français était juste simple, c'est que vous pour faire vos études vous avez utilisé des produits ultra-transformés, et que vous en avez déduit que le problème c'était les acides gras, alors qu'en fait le problème c'était les ultra-transformés.
Et que quand vous retrouvez face à un exemple qui invalide totalement tout ça, non, c'est un paradoxe, c'est le paradoxe français, si on croirait que c'est Astérix qui résiste contre les méchants envahisseurs.
Non, c'est simplement parce que le problème c'est l'ultra-transformé, c'est pour ça que j'insiste et que je vous dis qu'il y a des grandes chances, je le postule, j'ai peu de moyens de le prouver formellement parce qu'il faudrait faire deux études en même temps sur la même personne ce qui est formellement impossible, mais je postule que l'essentiel des bénéfices de ces régimes tient à l'éviction des aliments ultratransformés, plus quelques bénéfices spécifiques à chaque régime comme on les a décrits,
mais l'essentiel en tout cas sur le long terme c'est l'éviction des aliments ultratransformés. Et donc ça on peut le faire sans avoir les inconvénients qui sont liés à l'exclusion d'un macronutriments. Bon, le dogme du low fat a été totalement invalidé. Alors qu'est-ce que j'ai marqué ?
Oui, j'avais traduit, j'avais fait une petite conclusion, vous verrez qu'il est encadré. « Ni le sucre ni le gras ne sont intrinsèquement dangereux dans leur forme alimentaire brute consommée en contexte.
Ce sont les ultra transformés, les déséquilibres prolongés, l'absence des coupes corporelles, le mode de vie global qui produisent les pathologies modernes. » OK, donc on en est à quel stade là ?
On en est, bon, on m'a montré que les régimes basés sur les groupes sanguins, bon c'était peine perdue, les groupes sanguins il y en a autant que d'individus dans le monde, donc en fait il y a un régime par individu.
OK, là on est d'accord là-dessus, mais ce n'est pas ce que disent les régimes par groupe sanguin. Les régimes par génotype ou les régimes basés sur des analyses nutrigénotypiques je crois qu'on dit, là aussi gros problème, Gros problème, parce qu'en fait ce qui est actif dans notre vie, ce qui conditionne notre qualité de vie maintenant et le fonctionnement métabolique de notre corps, ce ne sont pas nos gènes nucléaires, c'est principalement la génétique du
microbiote intestinal qui elle varie très rapidement à l'échelle de quelques jours, c'est l'induction enzymatique qui elle aussi varie en quelques jours, Et c'est l'expression épigénétique de notre système génétique cellulaire qui lui varie en quelques mois.
Ok, donc on ne peut pas s'appuyer là-dessus. On a vu les catégorisations en médecine traditionnelle, intéressant si on prend un corpus global, très cohérent, symbolique, très cohérent, par contre qui peuvent donner très rapidement lieu à des dérives fortes, qui conduit toujours pareil à une espèce de catégorisation ultra-rigide des individus si on extrait l'alimentation de son corpus global.
Après, on a parlé des régimes par exclusion, dans lequel finalement on montre que certainement la majorité des bénéfices sont liés à l'éviction des ultra-transformés et à tout le cortège de bénéfices qui s'ensuit, la diminution de l'ultra-palatabilité, la diminution de la densité calorique, plus qu'aux régimes eux-mêmes, et que ces régimes d'exclusion si sur du court terme peuvent être intéressants, sur du long terme, la stratégie d'exclusion a un coût métabolique important, un coût
physiologique important, et surtout une taxation de la capacité adaptative du corps qui a des conséquences extrêmement lourdes. Ok ? Bien joué tout ça ! Bon, on a un seul truc sur lequel on peut s'appuyer, éviction de l'ultra transformé.
Ça c'est un truc je crois qu'à peu près tout le monde est d'accord. Ok, cool. D'ailleurs vous remarquerez que dans le corpus régénère, souvent les gens me parlent du régime régénère, je tendance à leur dire expliquez-moi ce que c'est que le régime régénère parce que moi-même je ne sais pas ce que c'est, par contre c'est assez évident, alimentation peut ou pas transformer.
On est dans la catégorie 1 NOVA avec le régime régénère, le régime régénère qui n'existe pas. Ok, alors aucune, tel que je vous le présente, Aucune des catégorisations qui sont communes actuellement ne peuvent nous renseigner efficacement sur les besoins métaboliques, sur les besoins alimentaires de ton organisme, de mon organisme aujourd'hui.
Et je précise bien, individualisation entre toi et moi, on n'a pas les mêmes vies, on n'a pas les mêmes niveaux d'activité, on n'a pas le même âge, on n'a pas les mêmes origines, donc effectivement il y a une individualisation, et individualisation temporelle.
Mes besoins d'hier ne sont pas forcément mes besoins d'aujourd'hui, parce qu'aujourd'hui j'ai peut-être plus de stress ou plus de repos, ou plus d'activité physique ou moins d'activité physique, et donc mes besoins d'aujourd'hui ne sont pas ceux d'hier.
Alors comment on fait là-dedans ? Comment on fait ? Il y a quelqu'un qui va nous donner une clé, et vous allez voir cette clé est incroyablement simple, incroyablement proche, et pourtant pour la plupart d'entre nous tellement inconnue. La clé elle est à l'intérieur.
Comme disait Kenny Harkana, la solution est en toi parce que la vie est en toi, et la vie est en nous. La vie est en nous et le meilleur diététicien est en nous.
C'est ce qu'on va voir tout de suite, ça s'appelle l'aliésthésie. Ok, on arrive à la troisième partie, peut-être la plus intéressante de toute cette vidéo. J'espère que je ne vous ai pas perdu par ce long exposé, mais c'était important de faire un topo complet.
Et voilà, je vous encourage à regarder cette vidéo, à la réécouter, à vous référer aux documents papiers parce que ça va vous donner énormément d'éléments. Et on en arrive à cette question, donc voilà, si aucune catégorie extérieure fonctionne, comment s'y retrouver ? Et bien la réponse nous a été donnée par un scientifique français, un physiologiste qui s'appelle Michel Cabanac, qui a travaillé à l'université de Laval au Québec, et qui a créé un mot qui s'appelle alièsthésie. Aliès ça vient de alios, du grec alios qui signifie autre,
et aesthesia qui signifie sensation. Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que l'expérience première de Michel Cabana, qu'il en a fait plein d'expériences, mais qu'est-ce qu'il fait finalement ? Il donne une solution sucrée à des participants et il leur demande de juger du niveau de sucre, de leur appréciation du niveau de sucre dans cette solution, et du plaisir que cela procure.
Et il se rend compte que l'appréciation du niveau de sucre et du plaisir est conditionnée par l'état glycémique de l'organisme préalablement. C'est-à-dire qu'en fait, plus tu es en hypoglycémie, plus tu vas avoir de plaisir et de sensation de satisfaction à la consommation de la solution sucrée, et plus tu es déjà saturé de sucre, plus cette solution va devenir d'abord neutre puis finalement écœurante.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Alors que c'est exactement la même solution. Qu'est-ce que ça veut dire ? Alors cette expérience il l'a fait avec de multiples aliments. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire qu'en fonction de l'état physiologique interne, le corps peut modifier la perception des aliments qui nous entourent, notre appréciation des aliments qui nous entourent, pour moduler leur ingestion.
Il va rendre très appétant un produit qui contient des nutriments dont nous avons précisément besoin. Ça c'est fabuleux, parce que ça répond spécifiquement à ce besoin d'individualisation, c'est l'individualisation extrême.
Pour toi ça va être agréable au goût, tu vas avoir envie d'en manger, pour moi je ne vais pas l'avoir envie d'en manger parce que toi tu as besoin de ces nutriments et moi je n'en ai pas besoin. Et d'ailleurs Michel Cabanac va montrer qu'il y a l'aliésthésie gustative au goût, et il y a même l'aliésthésie olfactive, c'est-à-dire le parfum des aliments va déjà nous renseigner et sur les besoins de notre organisme.
Et l'organisme va amplifier la perception du parfum d'un produit qui contient des nutriments qui nous seront utiles, et il va diminuer la perception olfactive d'un produit... Excusez-moi, ça a coupé.
Donc il va augmenter la perception de l'odeur d'un produit qui contient des nutriments dont nous avons extrêmement besoin et diminuer la perception, voilà. C'est ce qui fait que par exemple deux personnes vont rentrer dans une pièce remplie de produits très odorants, par exemple des fruits, puis il y en a un qui va dire ça sent super bon les fraises, et l'autre il va sentir que les pommes ou que les oranges ou que les ananas.
Il se dit mais comment ça se fait que toi tu sentes les fraises alors que moi je sentais les ananas ? Franchement, les ananas sentent beaucoup plus fort que la fraise. Et l'autre dit non, non, non, c'est les fraises qui sentent plus fort que l'ananas.
La réponse en vérité c'est que ni l'un ni l'autre ne sentent plus fort, c'est que pour chacun, le corps va moduler la sensibilité des récepteurs olfactifs à tel ou tel parfum en fonction des besoins physiologiques du corps.
L'alièsthésie c'est le phénomène par lequel le plaisir gustatif et olfactif d'un aliment varie en fonction de l'état physiologique interne du corps à un instant donné. Alors là, on a la solution incroyable, puisque finalement le but quand même de toutes nos recherches, de toute notre quête en matière d'alimentation, c'est de répondre de la manière la plus exacte aux besoins de notre organisme, tous ces régimes, ces génotypiques et ainsi de suite qu'on a créé c'est pour ça,
et là d'un seul coup on nous dit mais en fait à l'intérieur de ton organisme il y a cette fonction, elle est là, il suffit juste de l'activer. Et d'ailleurs Kabanach et les chercheurs qui ont prolongé ces travaux ont ensuite démontré que ce phénomène se manifeste sur tous les besoins physiologiques, par exemple pour la chaleur, voilà, si tu as froid et que tu rentres dans un bain chaud, au début ça va être très agréable, très agréable, puis petit à petit tu
vas commencer à te sentir mal, tu vois, avoir un sentiment d'inconfort, c'est que voilà, c'est bon, tu as fait le plein et maintenant il n'y a plus besoin. Et c'est valable pour tous les besoins, et c'est rassurant d'ailleurs parce que tu te dis finalement l'humain a pu survivre à une époque où il n'y avait pas de diététicien, ça c'est extraordinaire, moi je pensais que l'histoire de l'humanité commençait à l'avènement du diplôme de diététique, et bien non,
en fait les gens ont su comment se nourrir de façon spontanée. Les animaux le savent aussi alors qu'ils n'ont pas de diététiciens, donc ils sont officiellement autorisés, c'est de la pratique illégale de la médecine par les animaux certainement, mais ils arrivent à réguler leur quantité calorique, d'ailleurs on voit très bien que par exemple des animaux dans leur milieu naturel, ils n'ont aucun problème, ils n'ont pas de problème d'obésité, ils n'ont pas de problème de surcharge,
ils n'ont pas de maladie métabolique et ainsi de suite, et quand les animaux commencent à goûter à l'alimentation ultra transformée humaine dont on va voir qu'elle perturbe complètement les mécanismes alliés stésiques, et bien à ce moment-là il commence à développer les mêmes maladies que l'humain.
Donc en fait on se dit finalement la diététique est peut-être une mauvaise réponse à un mauvais problème, le mauvais problème étant l'ultra-transformation des aliments. Donc, première des choses, le corps parle, le corps parle à travers la sensation gustative et olfactive, et il dit avec précision ce dont il a besoin à un instant donné.
Alors pour ceux que ça intéresse, je décris le mécanisme, mais là je prends mes notes parce que c'est très précis, le mécanisme physiologique précis. Les centres hypothalamiques, donc de l'hypothalamus, de la faim et de la satiété, qu'on appelle le noyau arché, le noyau paraventriculaire et le noyau ventromédian, ils intègrent en permanence des dizaines de signaux internes, ils reçoivent des signaux de tout le corps, la glycémie, la lipidémie,
le statut en acide aminé, des signaux hormonaux, l'insuline, la leptine, la gréline, le GLP1, le PYY, qui sont des hormones intestinales de la satiété, le cortisol. Il reçoit aussi des signaux thermiques, la température corporelle interne, des signaux en macronutriments, statu en sodium, en fer et en certaines vitamines.
Et à partir de cette intégration, l'hypothalamus envoie des projections nerveuses, notamment vers le cortex insulaire et l'amidale, qui sont les structures cérébrales de la perception gustative et qui modulent en temps réel l'évaluation édonique des saveurs et des odeurs.
Édonique donc liée au plaisir. Le mot édonique vient du grec « édoné » qui signifie plaisir, et désigne tout ce qui relève du circuit cérébral du plaisir gustatif. Il s'oppose à l'homéostasie qui désigne tout ce qui relève de la régulation des besoins physiologiques internes.
Concrètement, un même aliment produit des stimulations identiques sur les récepteurs gustatifs de la langue, mais l'interprétation cérébrale de ces signaux est différente selon l'état hormonal interne. Donc en fait, l'aliment va toujours faire la même chose sur vous, mais votre corps va amplifier ou diminuer ce signal en fonction de ses besoins physiologiques. Par exemple, quand vous avez faim et que vous ressentez un attrait pour un fruit mûr, ce n'est pas un caprice, c'est votre hypothalamus qui vous dit à
travers la sensation gustative que votre corps a besoin de sucre rapide à cet instant parce que votre gréline est haute et votre glycémie est basse. Alors, on l'aborde tout de suite, il est certain, et c'est d'ailleurs ça des régimes basés sur l'approche sensorielle, par exemple comme l'instinctothérapie à son époque, il y en a eu quelques-uns, Et ce qui est intéressant avec ces régimes, c'est que ces régimes ont toujours adopté une alimentation crue non transformée, mais pas par posture idéologique.
C'est parce que Michel Cabanac montre au travers de ses travaux que moins un aliment est transformé, plus l'identification aliésthésique va pouvoir être précise, et plus un aliment est transformé, plus le signal est brouillé.
C'est-à-dire que si tu as 4 éléments mélangés, 5 éléments aliments mélangés, le corps réagit à quoi ? Il ne peut pas te donner une information précise, il ne peut pas te dire tiens, moi là j'ai besoin spécifiquement de carottes, si ta carotte est mélangée avec tout, c'est difficile pour lui, parce que peut-être que dans ton plat il y a un produit dont tu as éminemment besoin, et un produit par contre dont tu n'as pas besoin.
Et là, il est là, j'amplifie la carotte ou je diminue l'oignon ? Parce qu'il n'a pas besoin d'oignon, difficile à savoir. Et c'est ça qui va rouiller tout le message. Alors, la question qu'on se pose immédiatement c'est, bon, cette notion sensorielle on est d'accord, elle est établie en biologie, elle est connue, elle est valable chez les animaux, enfin voilà c'est quelque chose, ce n'est pas une théorie, c'est une réalité de l'alièsthésie.
L'alièsthésie olfactive et gustative existe, tous les êtres vivants ont cette fonction-là, mais est-ce que cette dimension sensorielle peut nous guider dans un monde globalement ultra-transformé ? Si l'alièsthésie, donc la formulation je l'ai formulée, je dis si l'alièsthésie est notre boussole biologique, et si l'environnement moderne a été conçu littéralement, conçue par l'industrie pour court-circuiter cette boussole et la tromper, alors comment faire confiance à ces sensations d'aujourd'hui ?
Comment savoir si ce que l'on a envie de manger vient d'un vrai besoin physiologique ou d'un piège industriel ? Alors c'est certain, 99 % de l'histoire de l'humanité, on ne va pas faire goûter sur les théories historiques en cours, mais la majorité du temps de vie de l'humain sur cette planète, le plaisir et le besoin physiologique étaient corrélés, et c'est-à-dire qu'en fait tu avais du plaisir quand tu mangeais quelque chose qui était physiologiquement adapté pour toi.
Pourquoi ? Pour la bonne et simple raison que ce qu'il y avait disponible dans la nature c'était des aliments bruts non transformés, que l'humain ne les transformait quasiment pas, ou pas du tout, et donc en fait ces mécanismes anesthésiques s'exprimaient en plein.
Quand un truc n'était plus bon à n'importe qui, ça arrêtait de le manger, c'est évident. Quand un truc n'a plus de goût, que ça sent comme du carton, Si vous n'avez jamais fait cette expérience, c'est fascinant, vous pouvez manger des aliments, la première bouchée va être sublime, et puis petit à petit le plaisir va diminuer, et si vous forcez vraiment, si vous continuez à manger, manger, manger, au bout d'un moment le goût va devenir désagréable et vraiment détestable.
Le corps vous dit stop, stop, il faut que tu t'arrêtes. Cette expérience est extraordinaire, mais pour le ressentir à plein il faut le faire avec un produit unique d'une certaine manière. Donc pendant l'essentiel de l'histoire de l'humanité, et le plaisir et le besoin physiologique étaient couplés. Et ça c'est fabuleux, fabuleux parce que maintenant il y a toute cette philosophie finalement du plaisir coupable et des choses comme ça, dans lequel on est dans un monde complètement schizophrénique, dans
lequel finalement le plaisir généré par des aliments ultra transformés qui trompent nos mécanismes aliesthésiques, qui trompent par leur hyper palatabilité nos centres de régulation, fait qu'on a du plaisir à consommer des trucs qui nous font du mal.
Et ça c'est une perversion maximale, parce que normalement le plaisir d'un point de vue évolutif, le plaisir est associé à quelque chose de bien pour l'organisme, et d'un seul coup le plaisir est associé à quelque chose de mauvais.
Donc toi tu es là, tu as du plaisir, mais tu sais que c'est mauvais. Donc d'un côté tu as la parole diététique qui te dit oula ça c'est mauvais pour toi, et puis de l'autre côté tu as ton corps qui te dit c'est très bon.
Et quand c'est très bon, normalement au niveau des mécanismes archaïques c'est très bon, donc c'est bon pour ta physiologie. Donc là d'un seul coup tu as c'est bon pour ta physiologie, ce n'est pas bon pour ta physiologie.
Et là, tu es complètement perdu. Le couplage entre plaisir et besoins physiologiques, il est très précis. Je cite par exemple ce que j'ai écrit, « Le goût sucré signalait l'énergie rapidement disponible qui était rare et précieuse pour un chasseur-cueilleur.
Le goût salé signalait les minéraux particulièrement rares dans la nature pour qui ne vit pas près de la mer ou des sources minérales. Le goût gras signalait l'énergie dense. L'umami signalait les protéines complètes, le goût umami, le fameux goût umami qu'on retrouve dans la cuisine japonaise.
L'amer signalait à l'inverse les toxines potentielles, ce qui explique pourquoi les enfants rejettent spontanément le café qui est très amer, ou certains produits qui sont relativement amers, l'amertume, ce n'est pas quelque chose vers lequel on va aller spontanément parce que biologiquement ce qui était amer c'était souvent des antinutriments qui n'étaient pas favorables à la consommation humaine, ou en tout cas en petite quantité.
Le plaisir était associé aux besoins. C'est ce que ressentir le plaisir voulait dire biologiquement, signaler à l'organisme qu'il avait trouvé quelque chose de précieux et de rare. Le problème c'est qu'à partir des années 50-60, une nouvelle discipline a émergé dans les laboratoires des grandes industries alimentaires, c'est la science du goût appliquée à l'industrie.
Et la science du goût s'est appliquée à tromper nos récepteurs gustatifs de manière à faire en sorte que ce que nous mangeons soit toujours bon, que son niveau de stimulation des centres du plaisir soit maximal, de manière à tromper nos circuits et qu'on mange de plus en plus.
C'est la problématique à laquelle on se retrouve. Donc les trois pièges auxquels on se retrouve actuellement, la palatabilité artificielle. Le système édonique du cerveau est activé maximalement par une combinaison sucre, sel, gras et arôme.
Et sucre, sel, gras et arôme c'est ce qu'on trouve dans la plupart des biscuits et des gâteaux. D'ailleurs souvent il y a un peu de sel, même dans les biscuits sucrés il y a un peu de sel.
Pourquoi ? Je te dis, ce sont des exhausteurs de goût, mais ce sont des produits qui te rendent addict et qui trompent tes circuits de récompense plaisir. On a envie, on mange, on n'est pas rassasié parce que le système lui n'a rien reçu de ce qu'il attendait.
D'ailleurs, il y a une étude qui a été faite qui est très intéressante en 2019, on donne à des personnes le même régime, enfin au sens calorique, le même nombre de calories, le même nombre de lipides, glucides, protéines, pareil.
Sauf que certains c'est de l'alimentation ultra-transformée, et d'autres c'est de l'alimentation brute. Eh bien, on se rend compte qu'automatiquement, les personnes qui consomment une alimentation ultra-transformée vont tout manger, vont aller jusqu'au bout de leur ration et vont prendre du poids.
Alors que les personnes qui consomment une alimentation non ultra-transformée, alors qu'il y a les mêmes lipides, glucides, protéines et les mêmes calories, eh bien ne vont pas obligatoirement aller au bout de leur assiette et ne vont pas prendre du poids.
C'est pour ça qu'on te dit finalement que c'est un problème de caloïdes, non, c'est un problème d'ultra-transformation et de trompage des mécanismes anesthésiques du corps et de perturbation de tous les systèmes hormonaux.
Et c'est ce qu'on montre en long et en large dans la formation « Obésité et perte de poids » sur Régénère TV. Deuxième piège, alors bien sûr ça c'est très moderne, le conditionnement émotionnel.
Manger en réponse au stress, à l'ennui, à la fatigue, à la solitude, à l'anxiété sans aucun signal nutritionnel réel. Et ça c'est lié aussi au brouillage des signaux nutritionnels, C'est-à-dire qu'on est tellement habitué à manger, à être stimulé à manger alors que nous n'avons pas faim, alors que notre aliésthésie ne nous dit pas de manger, que finalement au bout d'un moment on est complètement perdu, on n'a plus de boussole en fait.
Cette boussole est complètement déréglée. Troisième signal, le brouillage chronique qui est le piège le plus subtil. En fait quand on est exposé en permanence à des aliments hyper palatables, le seuil de plaisir gustatif se réajuste à la hausse.
C'est-à-dire qu'un aliment naturel va te paraître fade à force de manger des trucs hyper sucrés, hyper salés, et finalement tu vas devenir de plus en plus accro dans une espèce de course infinie, sans limite au produit ultra, de plus en plus ultra transformé.
Les gens disent par exemple qu'ils n'arrivent pas à aimer les légumes, ils n'arrivent pas à se réjouir de croquer une carotte parce qu'en fait leur niveau de perception gustative est complètement altéré, et ça il faut un temps de désaccoutumance pour retrouver le plaisir de croquer simplement une carotte, de goûter ses sucres, de goûter toutes ses saveurs, de goûter sa richesse minérale.
Alors, pour faire simple, on va définir à peu près 4 niveaux de transformation alimentaire et voir où est-ce que l'alièsthésie s'applique, où elle ne fonctionne pas. Parce que l'un des torts des approches qui ont été faites par rapport à l'alimentation sensorielle jusqu'à présent, c'est souvent de présenter ça comme un tout ou rien, c'est-à-dire que soit tu consommes des aliments bruts totalement non transformés et l'alièsthésie fonctionne, soit il y a un peu de transformation et
l'alésthésie ne fonctionne plus. En vérité ce n'est pas blanc ou noir, l'alésthésie va toujours fonctionner, mais elle va fonctionner de façon plus ou moins précise. Si tu consommes des aliments bruts, peu transformés, l'alésthésie va être relativement précise, si c'est totalement bruts, totalement non transformés, l'alésthésie va être très précise, et plus tu vas évoluer dans la transformation, plus l'alésthésie va être non rigoureuse, voilà, imprécise. mais tes appétences te renseignent toujours sur tes besoins physiologiques.
Par exemple, quelqu'un qui se gave de fruits, qui d'un seul coup va avoir envie de chips par exemple, alors tu vas me dire oui, mais les chips c'est ultra transformé, oui d'accord, mais les chips en fait c'est le sel, et la personne sait qu'en fait son organisme lui demande du sel, et dans son référentiel à elle, elle va aller chercher le sel dans les chips.
ça reste quand même des mécanismes aliésthésiques même si c'est une mauvaise réponse, mal adaptée en tout cas, si tu peux manger un paquet de chips ça ne va pas te tuer, on n'est pas dogmatique ici, mais bon voilà une monoliètre de chips globalement ce n'est pas très compliqué, ultra transformée, ça va avoir les conséquences que vous pouvez imaginer.
Alors niveau 1 les aliments bruts, fruits crus, légumes crus, noix, graines, herbes, aromatiques, poisson cru, oeuf cru, viande cru, l'aliésthésie fonctionne pleinement avec sa précision maximale, C'est le terrain de prédilection du mécanisme.
Et c'est pour ça que je vous dis que les régimes qui ont choisi de focaliser sur l'aliésthésie, ils ont choisi de consommer des aliments crus, non pas par idéologie crudivore, mais simplement parce que c'était là où l'aliésthésie se manifestait le mieux.
Le signal léodonique et le signal homéostatique sont parfaitement couplés parce qu'aucune transformation industrielle n'a découplé l'un de l'autre. Niveau 2, les aliments cuits simples. légumes cuits à la vapeur, à l'eau ou au four, viande grillée, poissons grillés ou pochés, féculents bouillis, œufs au plat, tous ces aliments sans mélange complexe ni ajout industriel.
Sur ce niveau, l'aliésthésie continue à fonctionner avec une certaine fiabilité qui est difficile à évaluer, mais elle peut quand même nous renseigner. La personne qui va avoir besoin d'acide gras va avoir envie de manger des œufs, de manger des avocats, de manger des produits gras, il va y avoir cette propension.
Ce n'est pas précis, ça ne va pas te donner qu'on pourrait faire une aliéstésie sur des aliments bruts, la quantité exacte de produits à consommer, mais ça va quand même te donner une direction. Le niveau 3, c'est les aliments traditionnellement transformés, les fromages affinés, les pains au levain, tout ce qui est fermenté, les légumes laco-fermentés, la charcuterie traditionnelle, les beurres, les huiles pressées à froid et ainsi de suite.
L'aliéstésie là continue à diminuer parce qu'on a des produits dans lesquels il y a des saveurs nouvelles qui apparaissent. La fermentation fait apparaître des saveurs nouvelles, des saveurs artificielles qui ne sont pas présentes dans le produit naturel.
Donc là l'anesthésie continue à fonctionner mais en moindre mesure. Et puis après il y a les aliments ultra transformés, le niveau 4, biscuits industriels, plats préparés, sodas, snacks préparés, viennoiseries, céréales du petit déjeuner, sauces préparées, glaces industrielles, charcuterie industrielle avec plein d'additifs, plein d'adjuvants, plein de colorants, plein d'additifs alimentaires, pied d'exhausteur de goût, exhausteur de goût ça dit bien ce que ça veut dire,
un exhausteur de goût c'est fait pour tromper tes centres d'appréciation du plaisir et donc des besoins. Là l'alliésthésie elle est court-circuitée et elle ne peut pas nous guider de manière fiable.
Donc sur l'échelle nova, tout ce qui est échelle 4 hyper transformée, ça ne marche pas, ça ne marche pas. Le signal édonique est saturé, le signal homéostatique est déconnecté, et le couplage entre plaisir et besoin est complètement rompu. L'alièsthésie ne fonctionne plus comme outil de guidage fiable.
Alors, comment ? Voilà, donc je disais le sensoriel peut nous guider sur les trois premiers niveaux de transformation, il ne peut pas nous guider de manière fiable sur le quatrième niveau. Donc l'idée ce n'est pas de se méfier de toutes ces envies, c'est de savoir que nos envies et nos pulsions peuvent nous renseigner sur les besoins physiologiques de notre organisme à partir du moment où ils s'expriment sur des aliments peu ou pas transformés.
Et là ça va être génial, parce que finalement l'aboutissement de tout ça est l'aboutissement de toute cette vidéo, et vous n'allez pas être déçu parce que c'est du pur régénère, là où on vous propose des grilles extérieures, c'est l'écoute intérieure comme aboutissement.
l'écoute intérieure, l'écoute intérieure de nos besoins, mais qui ne peut s'exprimer que dans un cadre très précis, c'est celui des aliments bruts peu ou pas transformés, pas ou peu transformés, pas c'est mieux, peu ça marche encore, et qui va nous guider de façon très très précise. Alors une alimentation par sensation qui consiste, alors le principe qui consiste à présenter au corps une succession d'aliments crus et non mélangés,
et à manger chaque aliment tant qu'il reste agréable, et à s'arrêter quand il devient indifférent ou désagréable. Ce n'est pas un régime au sens classique, et ça c'est très important parce qu'il y en a un qui parle d'alimentation sensorielle ou d'instinctothérapie à l'époque comme d'un régime alimentaire, ce n'est pas un régime, c'est même l'anti-régime par excellence.
Quelque part, le choix d'aliments crus est une conséquence des conditions d'utilisation de l'outil aliésthésique et ce n'est pas un choix délibéré. Donc présenter ça comme un régime c'est totalement faux, il n'y a aucune exclusion, tu peux consommer de tout à part des aliments ultra transformés, mais les aliments altruistes transformés ce ne sont pas des aliments naturels, tu peux consommer de tout, en quantité comme tu le veux, tu n'es pas limité, tu n'es pas restreint,
donc à ce niveau-là ce n'est pas un régime. Donc l'idée bien sûr ce n'est pas de pratiquer ce type de test tous les jours, c'était là, l'idée ce n'est pas de pratiquer ce genre de test tous les jours, on est d'accord, c'est très compliqué, d'ailleurs c'est ce que témoignent tous les gens qui ont pratiqué peu ou prou ce type d'alimentation, c'est au bout de moment, c'est extrêmement désocialisant, c'est très compliqué à mettre en oeuvre, il faut avoir une palette alimentaire suffisante, enfin voilà, c'est très difficile.
Mais ce qui peut être intéressant c'est de temps en temps, surtout quand vous êtes perdu au niveau alimentaire, que vous ne savez plus quoi manger, et bien de remettre l'indexation à zéro. Alors l'idéal d'ailleurs pour faire cette expérience, c'est de partir au moment où vous avez vraiment faim, c'est-à-dire par exemple vous faites un jeûne intermittent, vous arrivez vers midi, 13h-14h, vous commencez à avoir vraiment faim, c'est là où les mécanismes aléastésiques vont le mieux s'exprimer.
Et là, vous allez prendre une diversité d'aliments en ayant la palette la plus large possible, et vous allez les tester, et vous allez voir au goût qu'est-ce qui vous parle le plus maintenant, parce que c'est quelque chose qui sera peut-être plus valable demain.
Donc, il faut faire une indexation puis la refaire assez régulièrement. Et vous vous rendez compte, c'est ça vraiment la différence avec un régime cadré absolu, c'est que là, vous allez pouvoir vous indexer aussi souvent que nécessaire.
Vous allez pouvoir réévaluer votre régime alimentaire aussi souvent que nécessaire. Moi je l'ai déjà raconté, mais dans ma découverte de l'alimentation sensorielle, c'était un moment où j'étais en très grande faiblesse, et alors que j'étais dans une approche végétarienne molle, je n'étais pas un végétarien vegan à l'époque comme ça, mais j'étais dans une approche végétarienne molle de façon olfactive, ce qui est ressorti c'était de la viande de grâce. Et quand j'ai osé enfin en consommer, j'ai senti dans mon corps un bien-être,
et je pense qu'à l'époque c'était la meilleure recommandation diététique qu'on aurait pu me faire parce que j'étais dans un état d'épuisement avec mes réserves nutritionnelles qui étaient le plus bas possible, mon corps n'avait plus aucune énergie, et dans ces matières grasses animales et dans ces protéines animales que j'ai trouvées, j'ai trouvé des aliments prédigérés d'une certaine manière, préélaborés qui ont permis de me reconstruire comme aucun autre aliment n'aurait pu le faire.
Donc c'était parfaitement adapté, mais ce n'est pas mentalement que j'y suis arrivé, c'est olfactivement, c'est mon corps directement qui a court-circuité mes mécanismes mentaux pour en arriver là. Donc l'idée est de poser ce mode d'alimentation comme la référence théorique la plus proche des besoins biologiques dont on peut s'inspirer même partiellement et qui éclaire en retour toutes les autres approches.
Alors je fais une petite référence, je ne vais pas développer outrancièrement dans ce domaine, mais je renvoie à tous les livres et tous les travaux de Dominique Guyot que j'ai cités, à qui j'ai dédié une partie de cette vidéo.
Donc, Dom a énormément travaillé dans ce domaine avec une approche totalement non dogmatique, et si vous trouvez ses livres, on les trouve un peu difficilement, mais on les trouve encore en occasion, je vous recommande vraiment de vous les procurer, parce que vous allez avoir une grille, une matrice de pratiques qui va être extrêmement inspirante, qui va vous montrer comment au quotidien vous pouvez régulièrement vous réindexer pour savoir quels sont les aliments qui actuellement sont vos aliments, qui apportent les nutriments dont vous
avez besoin. Après, je dis, l'idée ce n'est pas de les consommer uniquement de façon brute, non transformée juste à la croque comme ça tout le temps, on a la liberté de se faire des petites préparations, mais au moins on sait ce qu'on met dans nos préparations. On utilise notre alésthésie pour savoir qu'est-ce qu'on va utiliser, et ensuite on l'utilise dans les préparations. Alors, c'est le moment de répondre à cette question, parce que je vous ai dit dans des commentaires, j'ai vu des gens me dire Ah ouais,
mais bon, on n'est quand même pas fait pour manger comme les grands singes. Et puis alors moi j'ai réfléchi, j'ai dit mais si, on est absolument fait pour manger comme les grands singes.
Parce que comment ils mangent les grands singes ? Ils mangent à l'instant, chaque grand singe soi-disant mange exactement à un instant donné les aliments dont il a besoin. Nous sommes faits pour manger comme les grands singes, par contre nous ne sommes pas faits pour manger pareil que les grands singes, mais d'ailleurs on n'est même pas fait pour manger pareil que notre voisin, que notre femme ou que nos enfants, On n'est même pas fait pour manger pareil que hier, on est fait pour manger exactement ce dont le besoin physiologique
nous demande pour cette journée. Et pour certains ça va être du gras, pour d'autres du sucre, pour d'autres des protéines, pour d'autres tels macronutriments, pour d'autres tels micronutriments, et donc vous voyez l'énorme risque qu'il y a à s'être inféodé à une grille qu'elle soit génotypique, qu'elle soit régime par exclusion, parce que si votre corps a besoin d'acide gras et que vous êtes parti bille en tête dans un régime fort en sucre et en excluant les matières grasses,
votre corps ne va pas pouvoir le trouver, et qu'est-ce que ça va faire ? Ça va faire un stress énorme pour l'organisme, il va essayer de compenser, il va s'épuiser et ça ne marche pas, ça ne marche pas.
Et vraiment l'idée du régime régénère c'est d'abord un régime qui laisse la porte la plus ouverte à partir d'aliments bruts et non transformés, qui laisse la porte la plus ouverte à toutes les classes d'aliments, de manière à ce que chaque jour vous puissiez aller puiser dedans vos besoins physiologiques du jour.
Donc oui, nous sommes faits pour manger comme les grands singes, mais nous ne sommes pas faits pour manger pareil qu'eux, ni pareil que notre voisin, nous sommes faits pour avoir la même démarche, et la même démarche qu'elle est-elle ?
C'est aller questionner son environnement, et c'est vraiment une posture interrogative quotidienne d'ailleurs qui pourrait s'exprimer dans tous nos besoins. De quoi ai-je besoin aujourd'hui ? les régimes, plus c'est contraignant, plus ça rassure, plus ça nourrit notre besoin de sécurité extérieure. On se dit quelqu'un réfléchit pour moi, ok, je supprime les graisses, ce n'est pas compliqué, je supprime les sucres, ce n'est pas compliqué,
d'ailleurs c'est ce qui fait quand tu vas faire les courses, est-ce que c'est kéto ? Est-ce que c'est vegan ? Tu vois la petite étiquette vegan, tu dis ah ouais c'est bon, par contre ton produit il est ultra transformé, c'est de la merde en barre, mais ça par contre tu ne le vois pas, non parce que tu as vu le petit V de vegan et tu es rassuré, je sais bien, je suis du bon côté, je suis dans le bon camp,
d'accord ? Mais ça ce n'est pas la voie de la physiologie, ce n'est pas la voie de votre biologie, c'est la voie de l'intellect et de ses peurs. Et l'attitude de la biologie c'est une attitude qui se lève tous les matins avec une envie d'aventure, une envie de découverte et une question, de quoi ai-je besoin aujourd'hui ?
Et la démarche de Régénère et la démarche que je vous propose c'est ça. Sans vous dire il faut faire comme ça, c'est cette démarche. Alors, en guise de conclusion, parce que là on est sur une grosse vidéo, désolé, c'était difficile de le faire de façon succincte, donc vous prendrez le temps qu'il faut.
En guise de conclusion, qu'est-ce qui personnalise réellement notre alimentation ? On a vu que ce n'est pas notre génotype, ce n'est pas notre groupe sanguin, ce n'est pas notre typologie symbolique réduite à sa portion congrue, ce n'est pas notre régime par exclusion.
Reste donc à répondre à la question positive et concrète qui s'impose maintenant, qu'est-ce qui personnalise vraiment notre alimentation ? Et la réponse est plus simple que toutes les grilles théoriques, et en même temps beaucoup plus exigeante, parce qu'elle déplace la personnalisation du registre intellectuel vers le registre du dialogue corporel en temps réel.
Ce qui personnalise réellement votre alimentation est beaucoup plus simple et beaucoup plus immédiat, ce sont des paramètres dynamiques qui évoluent d'heure en heure, de jour en jour, de saison en saison.
Aucun de ces paramètres ne peut être capté par une grille théorique préalable parce qu'aucun n'est stable. Le vivant c'est un dialogue, comme je vous le disais au début, c'est un dialogue permanent.
Et en fait la santé et la vie c'est coller avec cette vie qui est à l'intérieur de vous, qui va et c'est elle qui mène la danse. Et la santé c'est ça, c'est suivre ce mouvement en permanence, arriver à ressentir ce mouvement, développer sa connaissance de soi-même, moi je pense que le chemin de santé c'est d'abord un chemin de connaissance de soi-même, une introspection interne pour aller découvrir ce dont nous avons besoin réellement.
« Votre état physiologique du moment, la faim que vous ressentez maintenant, n'est pas la même qu'il y a 2 heures, ni celle que vous ressentirez ce soir. Votre digestion en cours d'un repas précédent module votre disponibilité pour les suivants.
Votre statut hydrique du moment modifie vos seuils gustatifs. » Alors, c'est vraiment très intéressant parce que ça paraît complexe, mais moi je peux vous dire bon, j'ai découvert cette dimension sensorielle de l'alimentation, c'était en 2007, on est en 2026, donc ça fait 20 ans que je l'ai intégré peau-proue.
au début en le pratiquant de manière très rigoureuse voire rigoriste, et puis petit à petit en lâchant le mou, mais j'observe que je n'ai besoin de pas grand-chose maintenant pour connaître exactement mes besoins, et je ressens intuitivement vers quel type d'aliments je dois me diriger quand j'ai faim.
Là je sais tiens, là j'ai besoin de fruits, ok, je vais aller manger des fruits, je ne me pose pas la question de savoir est-ce que c'est kéto, là je vais avoir besoin plutôt de manger plus dense, des noix, des avocats, de la viande, du poisson, voilà, j'ai besoin de manger de plus de densité, il y a un appel vers les protéines, vers les gras et ainsi de suite.
Et ça, ça se ressent très bien, et une fois que l'on ressent ça, c'est magique, c'est fantastique, parce qu'on est libéré de tous ces il faut, de toutes ces injonctions, de toutes ces culpabilités, on peut enfin vivre la liberté de la connexion avec la vie à l'intérieur.
Et c'est pour ça que je produis cette vidéo, parce que j'ai envie que chacun de vous puissiez connaître cette liberté, cette tranquillité, cette sérénité. Alors, qu'est-ce que j'ai noté, hop, hop, hop, donc qu'est-ce qui détermine ?
Le niveau d'énergie, j'ai décrit un petit peu, j'ai décrit, ce n'est pas particulièrement intéressant dans la vidéo, vous pourrez le lire dans le document papier, notre énergie, notre activité physique, notre microbiote intestinal aussi détermine énormément de nos besoins, la composition de notre microbiote varie sous l'effet de notre alimentation des derniers jours, de notre stress, de notre exposition à différents produits, et chacune de ces compositions différentes module différemment la
façon dont on digère, assimile et utilise les aliments. Notre environnement immédiat, notre état émotionnel, tout ça vient moduler notre alimentation, et c'est d'ailleurs l'un des gros problèmes avec toutes ces grilles physiologiques, enfin toutes ces grilles alimentaires de régime qui te disent voilà il faut manger, exclure ça et tout, ça exclut complètement les dimensions émotionnelles de l'alimentation.
Or la dimension émotionnelle de l'alimentation elle est présente, Je me souviens, une amie un soir qui m'avait téléphoné, ça y est plusieurs fois qu'on se téléphonait, il faut raconter une vieille anecdote, on ne va pas prendre des heures encore, mais elle me contacte et puis elle me dit qu'elle se sentait super mal et ainsi de suite, ça faisait un temps fou, elle était dans un régime extrêmement excluant, très rigoriste, et je lui dis écoute, je veux bien te consacrer du temps au téléphone, mais par contre promets-moi un truc,
tu fais exactement ce que je te dis de faire, promets de le faire. Elle n'habitait pas très loin de Montpellier, il écoute ce soir tu prends ta bagnole, tu vas dans un resto, tu te payes un bon repas, tu oublies tous tes principes alimentaires, tu te payes un bon repas, et après tu vas dans un bar, tu bois un coup dans un bar, donc de l'alcool, alors qu'elle était des kilomètres de ça, tu vas danser, tu t'éclates, elle a passé une soirée inimaginable,
elle a relancé toute une dynamique, elle a décoincé son rigorisme alimentaire, et à ce moment-là cette alimentation, ce petit alcool qu'elle a consommé, le fait de se coucher tard qui sont totalement anti-physiologiques sur le papier était pourtant exactement en adéquation avec ses besoins physiologiques.
Donc, inclure la dimension émotionnelle est vraiment essentiel. Je termine, donc notre environnement immédiat, les besoins du jour, et je conclue en disant que le corps ajuste en permanence ses priorités.
En disant bien que l'alimentation optimale d'hier n'est pas celle d'aujourd'hui, et ça aussi c'est un gros travers de penser que finalement ce qu'on a fait hier c'est valable aujourd'hui, mais ça c'est totalement faux, 2 jours différents.
Donc là ça invalide complètement la notion de régime fixé. La seule grille adéquate c'est celle que le corps tient en temps réel. Alors, je vous propose 3, pour terminer cette vidéo, 3 focus essentiels.
Cette compréhension apporte 3 libérations concrètes. La première, on n'a plus à se soucier de grille fixe, qu'elles soient génétiques, sanguines, ethniques ou par profil, aucune de ces grilles ne capte la réalité dynamique de notre dialogue avec l'environnement.
On peut s'y intéresser, c'est intéressant, mais il ne faut pas en faire un modèle fixe, un modèle rigide. De la même façon, on n'a pas à s'enfermer dans un régime par exclusion macronutritionnel, prolongé. On peut s'y intéresser, là pareil, ça peut répondre à certaines problématiques, surtout s'il y a eu une surcharge préalable, mais ce n'est pas un modèle fixe qui va nous bloquer. On n'a plus à choisir son camp, ça aussi c'est génial,
les débats entre les CETO, les high carb, les vegan, les non vegan, les carnivores qui s'insultent mutuellement, vous pouvez sortir de ça, vous êtes complètement en dehors du game.
Donc ça c'est quand même une sacrée libération. Et 3 pistes maintenant pour pratiquement accéder à cette liberté. Essayez d'observer son anesthésie au quotidien, avant chaque repas prendre quelques secondes pour se demander simplement Est-ce que cet aliment me plaît vraiment ou est-ce que je le mange par habitude, par routine ou par convalence sociale ?
Pendant le repas, essayez d'écouter le moment précis où l'aliment commence à devenir moins agréable, s'arrêter à ce moment-là. Cette observation pratiquée régulièrement rétablit progressivement le dialogue entre le corps et l'aliment qui a été appauvri par des années d'alimentation industrielle. Deuxième piste, sortir des aliments ultra-transformés, c'est essentiel pour votre santé.
Pour que ces mécanismes anesthésiques marchent, c'est la première des choses à faire. C'est le truc sur lequel tout le monde est d'accord. Donc si vous devez prendre une décision aujourd'hui c'est arrêter de faire vos cours dans les supermarchés, en plus comme ça plutôt que d'aller manifester dans les rues vous faites tomber le système de la grande distribution qui est une monstruosité pour les sols, pour les paysans, pour les gens qui y travaillent et pour la planète toute entière.
Je veux dire il suffit de ne plus y aller, donc vous faites tomber le système de l'agro-industrie. Donc arrêtez les ultra-transformés, allez consommer des produits que vous allez acheter au marché uniquement, chez les petits producteurs locaux, et là d'un seul coup en plus vous avez une dimension totalement politique à votre investissement en plus de transformer votre santé.
Troisième piste, explorer ponctuellement des séances d'alimentation type aliésthésique. Prendre un aliment cru et brut à la fois dans un état de calme et d'attention et écouter, sans en faire un mode de vie quotidien si cela ne convient pas, mais comme exercice régulier d'écoute, une fois par semaine par exemple, où vous êtes tranquille, vous pouvez même le faire avec vos enfants, ça marche très bien, les enfants adorent faire ce genre de jeu.
Ok, est-ce que c'est bon ? Jusqu'à quand c'est bon ? Est-ce que ça sent bon ? Vous allez voir, ils adorent, et ça permet de se réindexer. Alors, en termes de conclusion, en guise de conclusion de cette très longue vidéo, c'est simple, le vivant et dialogue à chaque niveau, le vivant et dialogue permanent à chaque seconde, à chaque niveau, à chaque sensation.
Le système hormonal et la colonne vertébrale physiologique, c'est pour ça qu'on est dans la série sur le système hormonal, c'est lui qui pilote l'alliéstésie, c'est lui qui dialogue avec l'environnement, c'est lui qui paie le coût des régimes par exclusion, et c'est lui qui se calibre par les signaux que nous lui envoyons.
Alors, dans le document, le gros document que vous pouvez télécharger, je vous rappelle, en téléchargement gratuit juste en dessous de la vidéo, vous trouverez toutes les références scientifiques qui sont en lien avec cette vidéo, vous trouverez le texte complet de cette vidéo avec plein de développements, parce que je suis allé vite sur certaines parties qui sont intéressantes à l'écrit, qui ne sont pas obligatoirement intéressantes à l'oral, Et mon envie dans cette vidéo c'était
vraiment de vous faire passer cette dimension de la liberté alimentaire. Et c'est aussi pour montrer que l'approche régénère que certains se plaisent à caricaturer comme une espèce d'approche enfermante, sectaire, dogmatique, c'est tout l'inverse.
Il n'y a pas plus adogmatique que l'approche régénère. Je suis incapable de savoir quels sont vos besoins physiologiques alimentaires aujourd'hui, je ne suis incapable de connaître mes besoins alimentaires de demain, par contre demain me renseignera sur demain.
Je recevrai mes informations pour moi, vous recevrez vos informations pour vous, et ainsi vous pourrez vous guider au mieux. J'espère vraiment que cette vidéo vous aura été utile. Dites-moi en commentaire, n'hésitez pas, si ce format long vous plaît, est-ce qu'il vous paraît suffisamment accessible ? Est-ce qu'avec le support papier ça vous apporte un plus ?
Si vous avez déjà expérimenté ce type d'alimentation, n'hésitez pas à témoigner, échanger entre vous cet espace de commentaire, il est là pour ça. Allez-y à fond, je vous rappelle encore que pour quelques jours Le parcours est en parcours obésité et perte de poids basé sur nos sensations et le respect du fonctionnement du système hormonal est en promotion sur Regener.tv. Et puis moi je vous donne rendez-vous avec la prochaine vidéo, on va parler quand même enfin de la thyroïde.
Belle vie à vous tous ! Juste un petit ajout, j'ai ma caméra à la main, je remonte juste de tourner la vidéo. Je me disais à la fin de la vidéo que si parmi vous il y en a beaucoup qui sont intéressés pour qu'on développe une vidéo spécifique sur la pratique de l'anésthésie et de l'alimentation sensorielle, alors n'hésitez pas à le dire en commentaire, et ça pourrait être vraiment le sujet spécifique de toute une vidéo, parce que là j'ai développé un petit peu, mais ça pourrait demander beaucoup plus
de développement avec des exercices pratiques par exemple pour expliquer comment ça se passe, donc n'hésitez pas à le dire en commentaire et j'en tiendrai compte. Bye bye, belle vie !
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